LA1RE. (B
PRUNELLA. ois. L'un des synonymes de Fauvellc brune ou Mou— chet. (B.)
PRUNELLE. Prunelle, bot.phan.
Ce genre , de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie , El., avait été primilivement nommé Brunella par Tournefort. Nous ignorons pourquoi Linné en varia la dénomination ; aussi Lamarck, Mœnch, Jussieu , De Candolle cl beaucoup d'autres , qui ne se sont pas crus enchaînés par l'autorité de Linné , ont rétabli l'orthographe du nom tel que le proposa Tournefort. Cependant , comme le nom de Brunella pourrait être facilement confondu avec celui du genre lirunellia établi par Ruiz et Pavon , la plupart des botanistes sont maintenant d'accord pour conserver le nom de Prunella au genre dont il est ici question . Voici ses caractères essentiels : le calice est nu pendant la maturation, à deux lèvres , la supérieure grande, plane , à trois dents , et presque tronquée au sommet , l'inférieure bilobée.
La corolle a le tube rentlé vers l'orifice , le limbe à deux lèvres; la supérieure, concave, inclinée vers l'entrée du tube, l'inférieure réfléchie vers le calice , et partagée en trois lobes obtus, celui du milieu large et crénelé. Les quatre étamines didynames ont leurs filets fourchus au sommet , l'une des pointes nue , l'autre portant une anthère. Le style s'élève du milieu des quatre parties de l'ovaire , et se bifurque au sommet. Ce genre se compose d'une quinzaine d'espèces qui croissent dans les diverses régions du globe; quelques-
PRU Imiq.
unes sont assez communes en France, dans les prés, les bois, le long des chemins , sur les collines , etc. ; telles sont les Prunella vulgaris , laciniata et grandiflora. Ce sont de petites Plantes herbacées à feuilles un peu velues, dentées ou pinnatifides , à fleurs bleues , rouges ou blanches , et disposées eu capitule ou épi terminal serré, sépaiées entre elles par de larges bractées opposées, ciliées et colorées. On faisait autrefois usage en médecine du Prunella vulgaris comme détersif et vulnéraire. Les autres espèces de ce genre croissent aux États-Unis et dans l'Amérique méridionale. (G..N.)
PRUNELLES, bot. than. Fruit du Prunellier. V . ce mot et Prunier.
* PRUNELLIER, bot. fhau. Espèce du genre Prunier, vulgairement nommé sauvage ou épineux et Epine noire, dont les fruits sont d'une astringence remarquable. V. Prunier.
PRUNIER. Prunus, bot. piian.
Genre de Plantes de la famille des Rosacées , tribu des Drupacées. Les anciens botanistes, et en particulier Tournefort , considéraient comme autant de genres distincts, les Pruniers ( Prunus ) , les Cerisiers ( Cerasus), et les Abricotiers ( Armeniaco.); mais Linné crut devoir réunir en un seul ces trois genres , et lui conserva le nom de Prunus. Cependant Jussieu rétablit les trois genres de Tournefort, et son exemple a été suivi par presque tous les botanistes modernes.
Nous ne traiterons donc dans cet article que du genre Prunier proprement dit , en renvoyant aux mots Abricotier et Cerisier. Le genre Prunier peut être caractérisé de la manière suivante : son calice est monosépale; le tube est subcampanulé, tapissé sur toute sa face interne par un disque pariétal peu épais ; le limbe à cinq divisions réfléchies, ta corolle de cinq pétales égaux et étalés; les étamines en grand nombre insérées à la partie supérieure du tube
3io PRO
calicinal; l'ovaire est sessile, ovoïde, uniloculaire , contenant deux ovules suspendus et collatéraux ; le style se termine par un stigmate simple , et le fruit est une drupe , à peau lisse glabre , toujours glauque , contenant un noyau osseux , rugueux, comprimé, et ayant son bord aigu , creusé d'un sillon. Les Pruniers sont des Arbres ou des Arbrisseaux à feuilles alternes pétiolées, simples, munies de deux stipules à leur base. Les Heurs sont blanches , s'épanouissanl avant les feuilles, et portées sur des pédoncules axillaires et uniformes. Parmi les espèces de ce genre, nous mentionnerons ici les suivantes , qu'on voit le plus souvent figui er dans nos jardins :
Prunier épineux ou Prunellier, Prunus spi/iosa , L. Cette espèce est extrêmement commune dans nos haies et nos bois. Ses fleurs sont petites , très-nombreuses , ses rameaux terminés en pointe roide et aiguë; ses fruits sont petits et excessivement âpres. C'est avec ces fruits non mûrs que Ton prépare en Allemagne un extrait astringent connu sous le nom à' Acacia nostras.
Prunier de Briançon , Prunus Brigantiœ , Vill., Fl. Dauph., 3, p.
555. Celte espèce, qui croît dans les Alpes du Dauphiné , a ses fruits jaunâtres , fades et peu agréables ; on retire de leur amande une huile grasse, légèrement amèie, et qu'on emploie aux mêmes usages que l'huile d'olive : elle est connue sous le nom vulgaire à' Huile de Marmotte.
Prunier cultivé , Prunus domestica, L. C'est un Arbre de moyenne grandeur qui paraît originaire de la Syrie, mais qui est naturalisé en Europe depuis un temps immémorial , et qui par suite de la culture a produit daus nos vergers un grand nombre de variétés, relatives à la forme , au volume , à la couleur et à la saveur des fruits. Ces variétés sont à fruits violacés ou à fruits jaunâtres ou verdâlres ; parmi les premières nous distinguerons : la Prune de Monsieur , le gros Damas, la Reine-Claude violette, la Royale de Tours, la Couets-
chen , etc. Au nombre des seconde»
on trouve : la Reine-Claude, la Mirabelle, la Sainte-Catherine, etc. Le Prunier est un Arbre assez rustique, uis'accommodedes différentes sortes e terrains, pourvu qu'il ne scitpas trop glaiseux ni trop sablonneux. De même que la plupart des autres Arbres fruitiers , une terre franche et légère est celle où il prospère le mieux ; l'exposition du levant ou même celle du midi sont celles quilui sont le plus favorables. Les Pruniers se multiplient de deux manières , par les semis ou par le moyen des rejetons qui se développent auprès des vieux pieds.
Toutes les variétés se conservent et se propagent par la greffe.
Lorsque les Prunes sont parvenues à leur maturité parfaite , les bonnes variétés , comme la Reine-Claude, la Mirabelle , la Sainte-Catherine , forment un des meilleurs fruits de nos climats; leur saveur douce et sucrée est rendue encore plus agréable par un arôme délicat, aussi en fait-on une très-grande consommation pendant les chaleurs de l'été. Cependant, mangées en trop grande quantité , elles finissent par devenir laxatives, et occasionent souvent des diarrhées opiniâtres. Ces fruits ont le trèsgrand avantage de pouvoir être conservés pendant Phiver ; séchésau soleil, .après avoir été passés au four, ils forment les Pruneaux qui sont à la fois un aliment et un médicament; ceux qu'on prépare avec les grosses espèces , comme la Sainte-Catherine, la Reine-Claude, la Couelschen, ont une saveur agréable et sucrée, et ou les sert sur nos tables au dessert. Les meilleurs viennent de la Touraine et des environs d'Agen. Leur usage est permis aux convalescens , et précède en général celui des alimens plus substantiels tirés du règne ani-.
mal. Mais quand les Pruneaux ont été faits avec la petite Prune de Damas, ils ont une saveur moins sucrée, un peu âpre, et ils agissent comme laxatifs ; on les donne fréquemment aux enfans pour les purger doucement, ou leur décoction serld'exci-
picnt à la manne , au séné , ou à d'autres substances purgatives dont plie masque en grande partie la saveur désagréable. La saveur douce eL • sucrée des Prunes parvenues à leur maturité complète, annonce en elles ; l'existence du sucre qui y est en quantité assez notable pour que quelques chimistes aient proposé de l'eu ex- I, traire. On ne s'étonnera donc pas i que dans quelques pays, eu Alsace, | par exemple, on retire des Prunes, ; parla fermentation , uoe très-grande quantilé d'alcohol qui y est employé aux mêmes usages que celui qu'on extrait du vin. On voit souvent suinter du tronc et des grosses branches des vieux Pruniers une matière visqueuse qui se sèche, se durcit, et firme une véritable gomme ; cette gomme indigène est peu solublc dans l'eau , d'une saveur douce , fade ; elle est un peu colorée; elle jouit des mêmes propriétés que la gomme arabique, et pourrait être employée au* mêmes usages.
Indépendamment des espèces mentionnées ci-dessus, on cultive encore dans les jardins d'agrément les suivans : Prunier à fleur de Cerisier , Prunus Cha/nœcerasus , L.; Prunier couché, Prunus prostrata , Labill.; Prunier delà Chine , Prunus sinensis, L. ; Prunier cotonneux , Prunus incana, etc. (a. a.)
PRUNIER D'AMÉRIQUE, bot.
pu an. Un des noms vulgaires de l'Icaquier , Ckrysobalanus Jcaco , L.
PRUNIER EPINEUX. Nom donné aux Antilles , par les Européens , à la Ximénie épineuse , Xinienia americana, L. , et synonyme de Prunellier.
f. ce mol et Prunier. (b.)
PRUNIFER A - ARBOR. bot.
viian. Ce nom assez impropre fut d'abord donné par d'anciens botanistes , après la découverte du Nouveau-Monde , à divers Arbres qui portaient des drupes charnus et la plupart mangeables , tels que le Laurus persea , îc Sapindus Sapona-
PSA 5.fi
ria , Anacardium occidentale , etc.
PRUNUS, bot. fiian. V. Prunier.
* PRUSSIQUE. min. F. IIyb-hocyanique à l'article Acide.
PRYCKA. pois. Pour Pricka. V.
PÉTROMYZON.
* PRYPNUS. ins. Nom donné par Schceunherrà un genre de Charanson. V. Ruynciiopuores. (g.)
* PSACALIUM. bot. phan. Genre delà famille des Synanlhérées , tribu des Adénostylées , établi par H. Cassiui sur le Cacalia peltala de Kunih , Nov . Gen. et Spec. Plant œquinoct. , vol. îv, p. 170, tab. 36 1. Ce genre est voisin de Y Adcnostyles dont il diffère principalement par les deux grandes bractées qui naissent immédiatement de la base de l'involucre.
Il se distingue aussi du Ligularia de Cassini , par sa calathide sans rayons. Le Psacaliumpeltatuin , Cassini, est une Plante herbacée , haute de quatre, à six pieds , dressée, rameuse, garnie de feuilles , les radicales longuement pétiolées et ayant leur limbe presque orbiculaire etpclté. Les calathides sont composées île fleurs verdâtres , et foi ment une panicule terminale, garnie de bractées ovalesoblongues , aiguës et entières. Cette Plante a été trouvée par Humboldt et Bonpland dans les bois des environs de Pazcuaro au Mexique. (o..N.)
* PS ADIROME. Psadiroma. moli,.?
C'est un de ces genres incertains dont Rafinesque a encombré la Zoologie et sur lequel il ne nous est permis d'avoir aucune opinion ; car l'auteur n'en a donné aucune figure, et il l'a décrit si vaguement, que ce qu'il en dit est applicable à un grand nombre d'espèces. Il a , suivant lui , pour caractères ■ corps fixe , polystome , plan, irrégulier; plusieurs bouches supérieurement en forme de fossettes, urcéolées et à huit tubercules intérieurement. I\;:lincsque rapporte à ce nouveau genre une seule espèce qui , sans doute, se trouve dans les
3ia PS A
mers de Sicile , et dont le corps aplati, friable, blanchâtre, lobule, oflVe des bouches rougeâtres. L'auteur rapproche ce genre des Synoïques et des Botrylles; il le décrit dans un journal de Sicile et dans le Journal de Physique pour l'année 1819, p.