‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 13 sur 274 · PUE · texte numérisé non relu

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qui, d'ailleurs , appartient au même groupe de Végétaux que le Gelsemium.

Une seule espèce constitue ce genre ; elle a été nommée Plectaneia T/iui/arsi par Rcemer et Schultcs qui l'ont placée dans la Pentandric Monogynie. C'est un Aibuste volubile, très-lactescent, à feuilles opposées, et à (leurs petites et disposées en corvmbes. Il croît à Madagascar.

* PLECTANTHERA. bot. tiian.

Le geure établi sous ce nom par Martius ( Nov. Gêner. Plant. Brasil. , 1 , p. 3g ) est identique avec le Lu.rern-

. burgia d'Auguste Saiut-Hilaire. V .

Luxembourg je. (g..n.)

* PLECTE. Plectes. ins. Fischer ilonnc ce nom à un nouveau genre voisin des Carabes proprement dits, et qui n'eu diffère que par l'aplatissement du corps. Ce genre n'a pas été adopté, et les espèces l'ont toujours partie du genre Carabus des auteurs modernes. (o.)

* PLECTOCARPON. bot. crypt.

{Lichens. )Cc genre appartient à notre tribu des P..rméliacées , sous-ordre des Stictcs ; il est ainsi caractérisé dans notre méthode : thalle coriace , cartilagineux, foliacé, fortement lobé, villeux en dessous et pourvu de cyphelles; apothécie orbicul.iire , épais , plissé dans la jeunesse , fixé au centre, libre dans sa circonférence; lame proligère épaisse, discoïde , composée d'une multitude de tubercules noirs. Ce genre est établi sur une espèce unique à laquelle nous avons imposé le nom de Plectocarpon Pseur/o - Sticta , Ess. Crypt.

Ecorc. oflicin. , p. g4 et g5 , tab. a , fig. i5 {sub Delisea) Sticta Delisei , Fée , in Monogr. Lich. De/is. T. ix , fig- Ô2. Le thalle est rufescent probablement par suite tic son séjour dans l'herbier , glabre , sous-villeux intérieurement ; les cypbclles sont creusées assez profondément, blanches; les laciniures sont sinuées et lobées , leur marge est déchiquetée ; les apothécies sont fermés avant leur entier

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développement, et plissés d'une manière aussi élégante que régulière; bientôt ils s'épanouissent et montrent un disque très-noir , composé de granulations verruciformes , distinctes, remplies degongyles nichés dans une pulpe abondante qui sort du périthécium ? par une fente vers le sommet. On trouve cette belle Plante à l'île de King (Nouvelle-Hollande).

Nous avons cherché à établir ailleurs que la lame proligère ( V . ce mol ) étant le principal organe du Lichen , pouvait servir dans plus d'un cas à l'établissement des genres; or, la lame proligère du Plectocarpon a une organisation tellement distincte , qu'elle se rapproche du réceptacle rlc certaines Plantes hypoxylées; elle est donc une véritable anomalie dans la famille des Lichens, et jamais la création d'un genre ne nous parut tire plus nécessaire. Nous avions nommé d'abord ce genre Delisea , mais nous ignorions, en faisant cette dédicace, qu'avant nous feu Lainouroux avait consacré à Delise un genre Delisea qui ligure parmi les ïhalassiophytes. (a. f.)

PLECTOG N ATH ES . pois. C'est , dans la Méthode ichtbyologique de Cuvier , le troisième ordre de la classe des Poissons , le premier de la seconde série ou Poissons osseux. Il tient encore aux Chondroptérygicns par l'imperfection de ses mâchoires et par le durcissement tardif de son squelette; cependant ce squelette est fibreux , et en général toute la structure est celle des Poissons ordinaires.

Le principal caractère distinctif consiste dans l'os maxillaire qui est soudé ou attaché fixement sur le côté de l'intermaxillairc qui forme seul la mâchoire , et dans l'arcade palatine qui s'engrène par suture avec le crâne, et qui n'a, par conséquent , aucune mobilité. Les opercules et les rayons sont en outre cachés sous une peau épaisse , qui ne laisse voir à l'extérieur qu'une petite fente brachiale.

On n'y trouve que de petits vestiges de côtes; les vraies ventrales man-

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queut. Le canal intestinal est ample , mais sans cœcum , et en général la vessie natatoire est considérable. Cet ordre comprend deux familles trèsnaturelles caractérisées par la manière dontlesmâchoires sont armées.

Ce sont les Gymnodontes et les Sclérodermes. V. ces mois. (b.)

PLECTORHYNQUE. Plectoihynchus. pois. Genre de l'ordre des Acanthoptërygiens , famille des Squammipennes , dont les caractères consistent dans le préopercule qui est dentelé ; une rangée de petites dents perçant à peine les gencives , et des ventrales plus larges et pourvues de rayons plus nombreux qu'à l'ordinaire. On ne connaît qu'une espèce de ce genre appelée Chélodonoïde j)ar Lacépède (T. m,p. 1 35, pl. 1 3, et fig. 2 du T. n). Elle est fort belle, ayant huit grandes taches éclatantes, avec beaucoup de plus petites éparses sur un fond de couleur très-foncée. On la trouve dans les mers des indes. (b.)

* PLECTORITE. pois. foss. On appelle ainsi des Glossopètres que leur forme fit comparer à des becs d'Oiseaux. (b.)

PLECTRANTHE. Plectrantkus. bot. pu an. L'Héritier [Stirp., i,p. 85, tab. 4i ) a fondé ce genre qui appartient à la famille des Labiées et à la Didynamie Gymnospermie , L. Lamarck, dans l'Encyclopédie botanique, lui donna plus tard le nom de Germanea , n'ayant sans doute pas connaissance du genre Plectrantkus.

Mais il n'en est pas moins certain que l'établissement de celui-ci est antérieur au moins de deux années à celui du Germanea de Lamarck. Aussi le nom de Plectranthits a-t-ii été adopté par Vahl, Jussieu , Willdetiow, Rob. Brown , et par tous les botanistes modernes, excepté Poirel.

Voici les caractères essentiels qui lui sont assignés par Rob. Brown ( Pro~ <hvm. Flor. Nov.-Holland. , p. 6o5 ) :

calice strié, bilabié , bossu en dessous après la maturité des akènes ;

la lèvre inférieure divisée ; corolle I dont la lèvre supérieure est trifide ; la division du milieu bilobée ; la lèvre inférieure plus longue, entière (ordinairement concave) ; étamines didynames, déclinées , à filets dépourvus de dents ( quelquefois cohérens par la base ) , à anthères uniloculaires imberbes. Un des caractères les plus saillans que présente le Plectrantkus fruticusus , L'Hér. , espèce type du 1 genre , mais qui paraît ne pas exister dans toutes les espèces , puisque Rob.

Brown l'a négligé, c'est davoir le tube de la corolle terminé inférieurement d'un côté par une sorte d'éperon que L'Héritier considérait comme un nectaire. Rob. Brown a réuni à ce genre les espèces à'Ocymum de Linné , dont les filets des étamines sont dépourvus de dents , ainsi que les genres Dentidea , Barbula et Coleus de Loureiro. 11 en a aussi rapproché \eLauandula carnosa de Linné , Suppl. , qui offre des caractères semblables dans sa corolle , ses étamines et son stigmate, mais qui , s'en éloignant par son calice et son inflorescence , pourrait former un genre particulier. Le genre Plectranthus est donc voisin de \'0cymurn , puisque plusieurs espèces , placées parmi les auteurs dans ce dernier , doivent lui être réunis ; il se rapproche aussi du genre Scutellaria par quelques caractères et par le port de certaines espèces. On compte environ quinze espèces de Pleclranthes qui habitent le cap de Bonne- Espérance , l'Arabie , l'Inde orientale et la Nouvelle-Hollande. Ce sont en général des Plantes sous-frutescentes, plus ou moins velues et glanduleuses , d'une nature succuleute , surtout dans l'articulation des pétioles; ce qui rend leur dessiccation fort difficile. Leurs feuilles larges, ovales et crénelées , offrent quelques ressemblances avec celles des Lantana ou de quelques Orties. Les fleurs , dont la couleur est ordinairement bleue , sont terminales et disposées en verticilles qui forment des grappes rameuses. (G..N.)

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PLECTRONIA. bot. phak. N. L.

Burmann ( Tlor. Cap. Vrodr. , p. 6 ) , décrivit sous le nom de Plectronia i corymbosa une Plante du Cap , à la- I quelle il rapporta la figure g4 , don- ; née par J. Burmann dans ses Décades i Plaiitaruin africanarum , et dont il fit I le type d'un nouveau genre de la i Pentandi ic Monogynie. Linné adopta i ce genre ; mais il changea le nom ? spécifique en celui de uentosa. Une : seconde espèce de Plectronia fut pu- ; bliée par Loureiro , dans sa Flore de ( Cocliinchine , sous le nom de P. chinensis. Cependant le Plectronia de , Burmann était si mal caractérise , et ; la figure si insuffisante, qu'il était fort difficile d'en débrouiller les affinités. Le professeur De Candolle, ayant examiné les échantillons authentiques et originaux de l'herbier de Burmann, aujourd'hui en la pos- ■ session de B. Delcssert , a vu qu'il i existait dans cet herbier deux Piaules i très-diûerentes ; l'une qui paraissait • devoir être réunie au Celastri/s , sous I le nom de C. Plectronia ; l'autre , qui i est une Rubiacée , et à laquelle la ! figure des Décades de Piaules d'Afrique paraît appartenir. Il résulte de ces recherches , que le genre Plectronia de Burmann est établi sur des ohiets trop mal décrits pour mériter d'être adopté. Il faudra en cousé-

Juence étudier de nouveau la Plante c Loureiro, pour savoir à quel genre elle appartient. (G..N.)

* PLfXTRONIAS. bot. i>jian.

(Mentzel.) Nom que les anciens donnaient à la grande Centaurée. T^.\ce mot. (G..N.)

PLECTRONlTE.^pois. fos. Même chose que Plcctorite. ce mot. (b.)

* PLECTROPHANE. Plectrophanes. ois. Sous ce nom, John Selby a décrit récemment un genre d'Oiseau , démembré des Embei izes , et destiné à recevoir le Fringilla lapponica de Linné , avec VEmberiza calcarata du Manuel d'Ornithologie deTemminck. Ce genre Plectrophane , primitivement nommé parMeyer , est le même que le genre Passerina de Vieillot ,

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établi pour le Bruant des neiges. Celui-ci , en effet , avec le Bruant de Laponic, forment dans Tcmminck une section que cet ornithologiste a nommée Bruaus éperouniers , et que leur organisation place sur les limites des géni es Alauda et Emberiza. LeP/ectrophanes lapponica , Selby ( Trans.

Soc. Zéinn. ofLondon , T. xv, p. 1 57 ), ayantélédécrit sous le nom deBruant montai ii , T. 11 , p. 5^6 de ce Dictionnaire, nous y renvoyons le lecteur.

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