‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 151 sur 274 · TOME XIV · texte numérisé non relu

TOME XIV

QUE 4i7

tribu de la famille des Paronychiées, qui ue se compose que du seul genre Queria. y. ce mot. (G..N.)

QULRQUEDULA ois. Nom scientifiquement spécifique de la Sarcelle.

V ■ Canard. (b.)

* QUER - QUER. ois. Sous ce nom, Maximilien de Wied (Voyage au Brésil, T. I, p. 107) indique un Vanneau fort commun au Brésil, et qui est le F~anellus cayennensis.

(less.)

QUERULA. ois. (Schwencfeld).

Syn. de Sizeriu. (B.)

* QUETELE. ois. Les Brésiliens ont donné ce nom, suivant Pisou ( Ilist. pat. du Brésil, p. 92), à la Peintade , Nu/nida Me/eagris , originaiie d'Afrique, et qui fut introduite en Amérique par les Européens, (less.)

QUETHU. ois. Molina (Hist. nat.

du Chili, p. 219) nomme ainsi son Diomedca chiloensis qui est Vjipnodyles c/ùluensis de Gmclin et de Latham , et qui n'est ti è=-pi obablement que le Catarac/es c/irysocuma non encore adulte. (LESS.)

QUEUE. Cauda. zool. On nomme Qui ue, en appliquant ce mot suivant des manières de voir très-diverses , à tout prolongement qui part de la partic posiérieurc d'un Animal ; mais une définition aussi vague ne peut êire admise, et la Queue, pour être rigoureusement distinguée, a besoin d être considérée dans les diverses séries des èlres. Dans la première cla-se , ou celle des Mammifères, la colonne vertébrale repose sur le sacrum , et celui-ci est terminé par des portions soudées ou de petils os qui en sont le prolongement, et dont le dernier, nommé Coccyx, rcsle libre, engagé dans le tissu cellulaire; de sorte que la Queue n'existe point , car elle ne doit son existence qu'à ces os coccygiens prolongés et saillans en dehors du corps, el accompagnés de proluugemens musculaires , vasculaires et tégumenteux. La longueur de la Queue résulte uniquement de

4i8 QUE

la quantité de ces os. Dans la plupart des autres Animaux , soit Quadrumanes, soit Carnassiers, soit Rongeurs , soit Marsupiaux , la Queue existe et varie en dimensions , en formes, suivant le nom.bre.etla grosseur des os coccygiens détournés de leur primitive origine ( f. Mammifères ). Des muscles épais , munis de tendons robustes, un épidémie revêtu de poils , ou d'écaillés , ou de squamelles , concourent à la former; mais la Queue , accordée aux Mammifères par une nature sage cl bienveillante , ne l'a point été comme un vain ornement ou par luxe; le plus souvent elle a reçu une destination utile. Ainsi, bien que la plupart des Quadrumanes et certains Marsupiaux aient été dotés de la plus grande adresse dans les mouvemens des membres antérieurs , leur Queue souple leur sert encore comme d'une cinquième main , et par elle ils s'accrochent, se tiennent sur les branches lorsqu'ils emploient tous leurs membres pour saisir leur pi oie. La Queue, chez les Castors , est encore une véritable main, mais destinée à d'autres fonctions que la préhension. Les grands Quadrupèdes, au contraire, dont les formes lourdes ne permettent point aux quatre membres qui les supportent de mouvemens rapides pour se garantir des Insectes, trouvent dans leur Queue mobile, et terminée le plus ordinairement par des poils en touffes , beaucoup plus longs que sur le-: autres parties du corps, un moyeu efficace de s'en débarrasser, en la faisant onduler suivant leur volonté sur les diverses parties de leur corps.

La Queue toutefois est l'une des parties du corps d'un Animal qui varie le plus; aussi n'a-t-on jamais pu s'en servir comme d'un bon caractère pour la distinction des genres ; car souvent de deux Animaux qui ont les plus grands rapports d'organisation, l'un sera muni d'une longue Queue, et l'autre n'en aura qu'une petite'! H n'y a guère que la famille des Singes dans laquelle on ail dislingt é des genres par l'absence, la

QUE

présence ou la forme de la Queue ; de sorte que le genre Orang {V. ce mot), le plus voisin de l'Homme , privé luimême de Queue, s'en rapproche aussi en cela comme en bien d'autres points.

Dans tous les autres ordres, elle n'a guère fourni qu'un caractère spécifique lorsqu'il s'agit de donner à un Animal l'épilhète de rnacrourus (à longue queue) par opposition avec un autre du même genre qui en a une petite.

Les poils qui recouvrent la Queue sont plus ordinairement longs et touffus, surtout à l'extrémité , parfois courts et ras; le tissu cellulaire se charge souvent de graisse, comme ou en a un exemple dans une espèce de Mouton {V . ce mot ). D'autres fois la surface de la Queue est nue ou garnie de squamelles d'entre lesquelles sortent quelques poils rares.

Chez les Tatous, les Pangolins, elle est enveloppée, comme l'ensemble du corps , de bandes épaisses et solides; quant à la forme, elle varie, soit en longueur, soit en épaisseur; elle se termine en pointe, ou bien elle forme un bout arrondi et épais, etc. , etc.

Dans la classe des Oiseaux , ce qu'on nomme Queue est une partie toute différente de celle ainsi appelée chez les Mammifères. Les os coccygiens des Oiseaux se terminent un peu au-delà du bassin en se redressant; ils supportent un corps musculo-glandulaire fait en forme de Liùfle recouvert par l'épiderme , et dans lequel s'implantent de longues plumes, de laiges et fortes pennes qu'on nomme lectrices, et qui constituent la Queue. On conçoit alors que'cette Queue, formée d'un nombre borné de ces lectrices (de dix, douze , et quelquefois quatorze , seize, dix-huit), varie de forme, de longueur, et qu'elle manque même souvent. Le but de cette Queue est de servira l'Oiseau de gouvernail peur le diriger dans le vol.

La Queue, dans les Reptiles, est .

comme chez les Mammifères , le prolongement de la colonne vertébrale.

Dans les Poissons , elle n'est que l'é-

QUE

L (anouissement tendineux des muscles llilu corps attaches aux dernières ver- |i ebres qui s'avancent en rayons dans |j e sens vertical, et se festonnent en ||>!obcs destinés à servir de rame pour

■ ider le Poisson à se mouvoir au sein e l'eau. La Queue des Cétacés n'est

■MVfians analogie avec celle des Pois- Iiods, bien qu'elle soit horizontale; (.lie est musculo-leudineuse, formée joie deux immenses lobes mobiles , Jdossésà la terminaison de la colonne eiertébrale , mais sans être le prolout ementet l'enveloppe.

• Ce que l'on nomme Queue dans les uutre.s classes n'est plus qu'une parée arbitraire qui teimine le corps de certains Insectes , de certains Mo 11 usuues. Ainsi , on dit la Queue d'un ccorpion , la Queue d'un Salpa, la (vueue d'un Murex , etc. ; mais ces orlanes terminant le corps sous une j'pparencc de forme caudale , jouis- USn t d'une organisation si différente lt si variée dans les mêmes genres, nue ce mot ne veut dire qu'un prolongement qu'on ne sait à quoi rapporter, ou qui est innominé. (less.)

Le mot Queue est aussi devenu oom propre quand on l'a accompaee certaines épilhètes; ainsi l'on a ppelé, entre les Animaux et jus- ! -ue chez les Plantes :

■ i Queue d'Abondé ou d'Abon- - telle ( Bot. Phan. ) , le Sagittaria t jquatica , L.

|! i Queue de Biche (Bol. Phan.), 6 Andropogon saccharoides , Swartz.

'r ' Queue blancue ( Ois. ) , le Pygaruue. V. Faucon.

i- ' Queue de Ciieval (Bot. Phan.), t, Wippuris vulgarh.

, ' Queue en ciseaux (Ois.), une !< espèce du genre Engoulevent.

t 1 Queue de Crabes (Moll.), ks Osabrions.

1 Queue en évent l ( Ois. ) , une

spèce du genre Gros-Bec.

I, < Queue foubchue (Ins.). (Gcofr t>'°y-)- Le Bombyx vidua.

t. ' Queue oazée (Ois.) (Levaillant.) , ,• ; Mérion binnion.

QUI 4ig

Queue d'Hebmine (Moll. ) , le Conus mustcllinus.

Queue jaune ( Pois, et Ins. ) , le Scomber càrysurus ,- le Phalœna uticata de Linné. V. Botys.

Queue de Lion (Bot. Phan.), le P/ilumis Leoiiurus.

Queue de Lour (Bot. Phan.), le Mtilampy rum arvense , L.

Queue de poêle (Ois), la Mésange à longue queue.

Queue de Pourceau (Bot. Phan.), le Peucédan ollicinal.

Queue de Kenaro ( Bot. Phan. et Crypt.), les Prêles, une Amaranthe , Y /llopccurus ou Vulpin.

Queue rouge ( Ois.) , le Moiacilla /i/js , L. f. Sylvie.

Queue de soie (Ois.) , le Jaseur de Bohême. '

Queue de Souris (Bot. Phan.) , le genre Myosurus et le Cacte flabelli- Foxme, etc , etc. (b.)

QUEUITA ou QUEUJTA. pois.

L'espèce de Pleuronecte à laquelle on donne ce nom sur les côtes de Norvège est encore trop peu connue pour qu'on la puisse classer avec certitude, (b.)

QUEUJTA. pois. V. Queuita.

* QUEULS. bot. phan. Nom de pays du Gumoricga de la Flore du Pérou. (B.)

QUEUiNERON. bot. phan. L'un des noms vulgaires de la Camomille puante. (b.)

QUEUX, min. L'un des noms vulgaires de la Pierre à rasoir ou Schiste cuticule. (n.)

QUICKHATCH. mam. Ellis, dans son Voyage à la baie d'Hudson, indique sous ce nom V'Ursus luscus de Linné, ou la Wo'.vcrennc de Buflbn et de Pennant. V. Glouton, (less.)

QUIINIER ou QU1NIER. bot.

pn.v.v. Nom donné par quelques auteurs au genre Quina d'Aublet. V.

QuiNA. (A. B.)

QUILLAJA. bot. phan. Genre de la famille des Rosacées, et rapporté

4ao QUI

à la tribu des Dryadées par De Candolle, à cause de l'estivation valvaire des sépales. Il a d'abord été constitué sous le nom de Quillaja ou Quillaï du Chili d'après Molina, par Jussieu dans son Gênera P lantarum , mais il fut publie plus tard par Ruiz el Pavon sous le nom de Smegmadermus que Willdenow changea en celui de Smegmatia. Voici ses caraclères essentiels d'après Kunth [Nou. Gêner. Amer. , 6, p. 1 36 , inadnot.'): fleurs polygames par avortement; calice persistant , à cinq lobes ovës , aigus, à eslivation valvaire; cinq pétales caducs ; disque quinquélobé, couvrant le fond du calice; dix étamines naissant du sommet des lobes du disque; cinq ovaires épais , cohérens par leur base, et se terminant en styles subniés ; autant de capsules trigones , coriaces, étalées ; graines bisériées , imbriquées , ailées au sommet. Ce genre se compose de deux espèces Quillaja Smegmadermos et Q. Molinœ , D. C. , Prodr. Sjsi. Veget. , 2 , p. 547, décrites l'une et l'autre sous le nom de Quillaja saponaria par les auteurs. Ce sont des Aibres du Chili, à feuilles éparses, simples, très-entières, accompagnées de stipules petites et caduques. Les rameaux portent un petit nombre de fleurs à leur sommet. Le Quillaï du Chili est précieux dans ce pays, à raison de son écorce qui, pulvérisée el mêlée à une suffisante quantité d'eau, rend celle-ci mousseuse comme de l'eau de savon ; elle sert à dégraisser les étoffes de laine, et on en fait un commerce assez considérable. (G..N.)

* QUILLES et PETITES- QUIL- LES, bot. crypt. Paulet. dans sa nomenclature bizarrement figurative, appelait ainsi, et Petits Pjlons , certaines Clavaires , notamment le Clavaria cœspilosa . (B . )

* QUILLOBO. bot. FH.AN. Il paraît que la Plante du Congo mentionnée sous ce nom par Marcgraaff , et qui serait leGuingombo ou Quigombo des Portugais au Brésil , selon Pison , est Y Hibiscus esculentus. (b.)

QUI

* QUILLU-CASPI. BOT. PHAN,| Joseph de Jussieu avait rapporté ebj figuré sous ce nom de pays une Plante! du Pérou qui paraît être YEscubediàX de Ruiz et Pavon. y. Escobédie. (b.j|

* QUILTOTON. ois. (HeruandezJ Syn. d'Amazone Tarabé. V. PEnno-l|

Page 1