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héroïques de leurs écorces. Ces espè- garni de poils, et qui contient unll ces sont les seules que nous mention- matière cristalline très -astringente;! nerous dans cet article, après que Les fleurs sont roses ou blanches il nous aurons donné les caractères du d'une odeur suave, disposées eu um| genre Cinchona. Le calice est adhé- panicule terminale. L'écorce de Quinl rent avec l'ovaire qui est infère -, son quina gris , telle qu'elle se trouv limbe est à cinq dents; la corolle est dans le commerce, se présente sou inonopélale , régulière , infundibuli- la forme de morceaux roulés er forme, à cinq divisions égales; le tuyaux, d'une longueur variabl tube est légèrement anguleux; les d'une demi-ligne h une ligne d'épais cinq étamines insérées au tube de la seur. Leur surface externe est iné corolle sont incluses. L'ovaire est sur- gale et rugueuse, recouverte d'ui monté d'un style simple , terminé par épiderme marqué de fentes longiluun stigmate bilobé. Le fruit est une dinales et transversales, d'une coucapsule ovoïde , allongée, couronnée leur grise-blanchâtre, souvent comm< par les dents du calice , à deux loges nacrée, ou bien terne et brunâtre renfermant chacune plusieurs graines quelquefois offrant des Lichens foliaplanes ut membraneuses sur les bords, ces ou filamenteux, parmi lesquel et s'ouvrant naturellement en deux on distingue des espèces des genre valves. Les espèces de ce genre sont Parmetia , Lecanora , Usnea , ele nombreuses. Ce sont en général de Leur surface interne est fauve 01 rauds et beaux Arbres, majestueux brunâtre; la cassure est nette dan ans leur poi l, ayant des feuilles op- les échantillons minces , fibreuse ver: posées , entières , munies de stipules la partie interne dans ceux don intermédiaires; des fleurs blanches l'épaisseur est plus grande. L'odcui ou roses foi niant de vastes pauicules est faible, du moins dans les écorce: thyrsoïdes. Toutes ces espèces crois- desséchées , et la saveur, d'abord faisent dans l'Amérique méridionale, hle , devient bientôt amère et as- On les trouve surtout dans la Co- tringente, et laisse dans la bouche lombie et le Pérou. Auguste Saint- après qu'on l'a mâchée , un goût dou Hilaire a aussi observé de véritables ceâlre. La poudre est d'une bell< espèces de Quinquina dans diverses couleur fauve. Pour l'usage médical contrées du Brésil. Les espèces prin- on doit en général choisir les écorce: cipales de ce genre, celles surtout les plus minces, les plus lourdes , e dont les écorces sont employées en celles dont la cassure est la phu médecine , sont peu nombreuses, nette et la plus compacte. Généra- Nous allons eu donner ici la descrip- lement les droguistes estiment beaution: coup celles qui abondent en lichens \
Quinquina gris ou de la Conda- néanmoins ce caractère n'est pas Mine , Cinchona Conciaminea , llumb. toujours l'indice d'une qualité supéet Bonpl. , Pl. Equin., 1, p. 53, t. io; rieure, car on trouve souvent de; C. ojftcinalis , L., Sp. 244. Celte es- Quinquinas gris de première qualitt pèce forme un grand et bel Arbre dont l'épidémie est totalement nu. qui croit dans les Andes du Pérou , Dans tous les cas on doit avoir soin, aux environs dj2 Loxa et d'Ayavaca , avant de réduire les écorces en pouainsi que dans la république de Co- dre, de les débarrasser de ces lilombie. Les jeunes rameaux sont chens quand ils y existent. A celle presque carrés, portant des feuilles espèce doivent être rapportées com4 opposées, glabres, ovales, lancéolées, me de simples variétés les écorcea luisantes, presque coriaces, portées connfies dans le commerce sous les sur un pétiole long d'environ un noms de Quinquina gris brun dd pouce, et offrant à leur face infé- Loxa, Quinquina de Lima, Quin-I rieuie, à l'aisselle de chaque neivure, quina Havane, Iluanuco , ferrugi-^ une petite fossette dont le bord est neux, elc.
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Quinquina oiiangé, Cinchona tânciful/a, Mutis; C. angustifolia , Ruiz et Pavon. Arbre de trente à quarantecinq pieds clelevalion, portant des feuilles rapprochées vers le sommet des rameaux, pétiolées, ovales, lancéolées , aiguës , glabres , longues d environ deux pouces et accompagnées de deux stipules très-petites et lancéolées. Les Heurs blanches ou roses forment une panicule trichotome qui termine les ramifications de la tige. La capsule, longue d'environ six ligues, est ovoïde, oblongue, noirâtre, striée, à deux loges contenant chacune un assez g,aud nombre de graines lenticulaires, à rebord membraneux. Cet Arbre croît sur les pentes escarpées des montagnes; on le trouve aux environs de Parapamarcha, Chacabuassi , Chuchéro, ele Lccorcc de Quinquina orangé est assez rare dans le commerce. Elle est pesante, compacte, en morceaux Plans ou roulés: leur épiderme est brunâtre, fendillé; leur surface interne est d'un jaune paille; leur cassure est fibreuse. La saveur de celte espèce est amère et aromatique, et sa poudre et son iniusion aqueuse sont a un fauve clair.
Quinquina jaune, Cinchona conlifolia, Mutis: C. pubescens , Vahl- C pallescens, Ruiz, Quinolog. Cclte'cspèce est un Arbre de vingt à vingtcinq pieds, dont les jeunes rameaux sont pubescens et grisâtres ; les feuilles ovales , lancéolées , échancrées en coeur a leur base, longues d'environ cinq pouces sur une largeur de trois pouces Les fleurs, dont la corolle est légèrement tomenteûse en dehors forment une panicule terminale,' ayant ses ramifications pubescentes <-ette espèce a été trouvée dans les provinces de Cuença et de Loxa L, écorce de cette espèce est aussi désignée sous le nom deCalisaya, nom dune des provinces du Pérou, oii elle est fort commune. Elle se présente sous deux formes principalestantôt elle est en morceaux roulés dé la grosseur du pouce, ayant l'éoiderme grisâtre , fendillé, et parfois
QUI 4,5 chargé de lichens; leur surface intérieure est d'un jaune clair, leur épaisseur d'uuerà deux lignes; taniôt ce sont des morceaux non roulés, iriéguliers, sans épiderme, de deux à quatre lignes d'épaisseur , ayant leur texture esseniiellemcnt fibreuse'. Uu des caractères les plus tranchés de cette espèce, c'est la saveur essentiellement amère, sans aucune trace d asirmgence, et surtout sa texture fibreuse et brillante. Sa poudre est •l'un jaune pâle, de même que son infusion aqueuse.
Quinquina rouge, Cinchona mag-
Ruiz et Pav0ri î oblongifolia , Mutis. Cette espèce est une des plus grandes du genre. Sou tronc seleve quelquefois jusqu'à quatreviugl et même cenl pieds. Ses feuilles assez longuement pétiolées , sont elliptiques, oblongues, glabres et luisantes supérieurement, offrant à leur face intérieure des veines souvent purpurines: elles acquièrent quelquefois jusqu'à deux pieds de longueur, sur une largeur d'environ six pouces. Les fleurs sont blanches, d une odeur très-suave , disposées en une grande panicule qui termine les rameaux. Celte espèce est commune aux enviions de Su.la-Fé de Bogota et dans quelques provinces du Pérou!
Il ecorcede Quinquina rouge est trèsabondamment répandue dans le commerce Llle se présente en général sous la lorme de morceaux, tantôt Plans , tantôt roulés , compactes , lourds , recouverts quelquefois d'un épiderme comme crétacé et hlancliâfre, fendille, rugueux, d'un brun rougeatie intérieurement, à cas-urc compacte et comme résineuse dans sa moitié externe, fibreuse dans sa moitié interne; dans les morceaux tres-epais et qui ont éle recueillis sur le tronc et les grosses branches , la césure est partout fibreuse, la saveur est amère, mais surtout astrin- -ge.nte; la poudre est d'un brun rougeatre.
/ #tnNnY'NA ,,LANC> Cinchona oÀtjfolia Mut.s; C. mauoearpa, Vahl Qu.nolog. ,, p. 65 t;(b ; c ^
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espèce n'a guère qu'une douzaine de pieds de hauteur; ses rameaux triangulaires el soyeux portent des feuilles ovales, presque, obtuses , Luisantes à leur face supérieure, soyeuses inférieurement , péliolées et longues de quatre à six pouces. Les (leurs, dont la panicule est dressée, sont petites et blanches. Elle est originaire des Andes péruviennes. On la trouve aussi aux enviions de Santa-Fé de Bogota dans la république de Colombie. L'écorce de Quinquina blanc est rare dans le commerce. Elle est en général mince , à épiderme grisâtre et verruqueux ; sa cassure est fibreuse , sa saveur amère , un peu astringente et désagréable.
Telles sont les espèces les plus remarquables du genre Cinchona, celles surtout dont les écorces se trouvent répandues dans le commerce et fournissent ce précieux médicament , qu'on doit regarder comme un des plus beaux présens du Nouveau- Monde à l'ancien continent. Le Quinquina en effet est un des médicamens les plus énergiques et les plus efficaces de la thérapeutique. Il paraît que les habitans du Pérou connaissaient les propriétés fébrifuges des Quinquinas avant que leur pays fût découvert par les Européens. Mais néanmoins ce ne fut que long-temps après cette époque célèbie que ces derniers en furent instruits. On rapporte qu'en i638 la comtesse del Cinchou , femme du vice-roi du Pérou, tourmentée depuis fort longtemps par une fièvre intermittente, qui avait résisté à tous les médicaroens jusqu'alors employés, en fut guérie promptement par le gouverneur de Loxa , qui lui fit prendre de la poudre de Quinquina, dont un Indien lui avait révélé les propriétés.
Ce succès fut l'origine de la réputation du Quinquina. A son retour en Europe, en 1 64o, la comtesse del Cinchou en rapporta une assez grande quantité, qu'elle distribua en Espagne. Mais ce médicament fut peu connu jusqu'en 1649, époque où les jésuites établis à Home , en ayant
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reçu une très-grande quantité , le ré-| pandirent dans toute l'Italie. Comme!
ils le donnaient en poudre , ainsi!
que l'avait fait la comtesse del Cin-ij chon en Espagne , ce médicament!
porta successivement les noms de poudre de la Comtesse et de poudre»
des Jésuites. Mais ce précieux remède, j connu seulement de quelques individus, était resté un secret, surtout!
en France, pour le plus grand nom-I bre des médecins. En 1679, LouisXIV en acheta la connaissance d'un An-1 glais nommé Talbot, contemporain!
de Sydeuham , et la rendit publique.!
Ce fut à dater de cette époque seule-) ment que le Quinquina fut réellement connu et apprécié à sa juste valeur , et que son emploi devint!
général en France , en Allemagne et!
dans le reste de l'Europe.
Cependant quoiqu'on connût la pa-j trie du Quinquina, on ignorait alors!
sa véritable origine, c'est-à-dire l'Arbre qui le produisait. Le célèbre La Condamine, membre de l'Académie des sciences de Paris , qui était parti en 1730 pour mesurer, dans plusieurs points des Cordillières du Pérou , quelques degrés du méridien terrestre, fut le premier qui , à sont retour en Europe , fit connaître, dans! t les Mémoires de l'Académie pour! t 1768 , l'Arbre qui produit le Quin-I l quina. Linné le décrivit sous le nomlL de Cinchona qfficinalis. Mais comme!»
par la suite l'usage de ce médicament] ' était devenu très-fréquent, et sa con-j I sommation beaucoup plus considé-^ i rable , les négocians du Nouveau-! [ Monde mélangèrent ensemble les) \ écorces de plusieurs autres espèces du! imême genre , qui arrivaient toutes en Europe sous le même nom. C'est aux botanistes voyageurs , qui ont) exploré celte partie du Nouveau-^ Monde , que l'on doit la connais-!
sance et la détermination d'un grand nombre des espèces de ce genre, dont les écorces sont répandues dans le!
commerce. Parmi ces savans, nous de-\ vous citer ici particulièrement, Mutis , directeur de l'expédition botanique de Santa-Fé de Bogota; Ruiz
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:t Pavon, auteurs de la Flore du Hhili et du Pérou , Zca et Tafalla eurs successeurs , et enfin les célèjres voyageurs Humboldt et Bon- )land , dont les recherches daus les •e'gions équinoxiales ont jeté tant de umières sur l'histoire naturelle de ies contrées. Aux noms de ces natualistes célèbres, qui ont eu l'inapjréciable avantage de pouvoir com- )arer les écorces du commerce avec elles des diverses espèces qu'ils vaient l'occasion de voir croissant lans leur site naturel , on doit encore jouter ceux de Vabl , Lambert, Laulert et quelques autres botanistes ou iharmacicus qui , dans des écrits péciaux sur ce sujet , ont réuni tout e qui avait été publié avant eux sur £S diverses espèces de Quinquina.
Le nombre des espèces d'écorces de Ouinquina qu'on trouve aujourd'hui jians le commerce est extrêmement oonsidérable. Mais néanmoins , comme un grand nombre de ces espèces iae sont que de simples variétés les unes des autres, et qui dépendent ooit des différences de localités , des îlifferences d'Age des rameaux >ur lesuuels elles ont été recueillies , et que Généralement on ignore l'espèce boanique qui les produit, nous avons nru ne devoir citer ici que quelquesunes de ces espèces qui sont les mieux Mon nues et que l'on trouve plus fréirUemment dans le commerce.
Avant de parler des propriétés médicales des Quinquinas, nous croyons evoir indiquer ici le résultat des analyses que les chimistes ont faites ce ces écorces, d'autant plus que, eepuis un petit nombre d'années, 0 f-es analyses nous ont appris à connaître le principe actif du Quinquina tt à pouvoir l'isoler des autres maièrc^ qui en masquent l'efficacité.
>>ans parler ici des premiers essais tentés sur les Quinquinas , nous rappelerons que Descliamps de Ly on, Fourroy et Vauquelin y avaient démonré l'existence d'un Acide particulier, uquel ils avaient donné le nom d'/lirle qu'inique. Plus lard Gomez de Lisbonne y avait trouvé un principe
QUI *afif immédiat nouveau, qu'il avait appelé Cinchonin. C'est surtout pour obtenir ce principe nouveau et en étudier la nature, que dans ces dernières années deux habiles chimistes, Pelletier et Caventou , se sont livrés à une nouvelle analyse des Quinquinas. Le Quinquina gris de Loxa est la première espèce sur laquelle ils ont opéré; ils y ont retrouvé le principe que Gomez avait nommé Cinchonin , mais dont il n'avait pas connu la nature. Les deux chimistes français ont constaté que ce principe était une base salifiable , ayant même une capacité de saturation plus grande que la Morphine découverte dans l'Opium ; et pour rendre son nom plus conforme à la nomenclature chimique , ils l'ont appelé Cinchonine. D'après ces analyses, le Quinquina gris se trouve composé :
i°de Cinchonine unie à l'Acide quinique; a" d'une matière grasse verte; 5° d'une matière colorante rouge peu soluble ; 4" de Tannin; 5° d'une matière colorante jaune; 6° de Quinate de Chaux ; 7° de Gomme; 8° enfin d'Amidon et de Ligneux. Après avoir signalé dans le Quinquina gris l'existence d'une substance alcaline , il était important de s'assurer si le même principe se retrouvait dans les autres espèces; à cet effet les deux chimistes ont analysé le Quinquina jaune. Mais la substance alcaline qu'ils eu ont retirée est en masses solides , poreuses, non cristallisables , d'un blanc sale , peu soluble dans l'eau, soluble dans l'Alcohol et l'Ether sulfurique , formant avec les Acides des Sels qui cristallisent facilement; eu un mot elle leur a offert des caractères tellement différens de la Cinchonine , qu'ils l'ont regardée comme un principe distinct , auquel ils ont donné le nom de Quinine.
Ayant enfin analysé le Quinquina rouge , ils y ont trouvé réunis les deux principes qui existent isolément dans le Quinquina gris et le Quinquina jaune , c'est-à-dire la Cinchonine et la Quinine
Ce qui a surtout donné de l'im-
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fiortance aux résultats de cette anâyse , c'est que l'expérience à prouvé que ces rleux Alcalis et surtout leurs sels solubles , sont la partie véritablement active des Quinquinas. Or cftte substance, toujours identique, n'a pas l'inconvénient des ècorçés de Quinquina qui trop souvent varient beaucoup dans leur efficacité. D'après les analyses de Pelletier et Caventou , le Quinquina rougs devrait être l'espèce la plus efficace, puisque non-seulement il contient les deux substances alcalines réunies, mais que ces substances y sont l'une et l'autre en plus grande proportion que dans les deux autres espèces. Cependant de nouveaux essais ont fait reconnaître à ces deux chimistes l'existence d'une petite quantité de Quinine dans le Quinquina gris et de Cinchonine dans le Quinquina jaune.
Le Quinquina doit être placé à 1 ; tête des médicamens toniques , c'està-dire qu'il possède au plus haut degré la propriété d'exciter dans toute l'économie animale , un mouvement général , qui active et accélère les diverses fonctions. Mais la propriété la plus caractéristique du Quinquina , celle qui le rend un des médicamens les plus précieux de la thérapeutique , c'est son action antipériodique dans les fièvres et en général dans toutes les maladies intermittentes. En effet l'expérience a depuis long-temps constaté l'efficacité du Quinquina dans ces fièvres intermittentes de tous les types , qui résistent souvent à tous les autres agens thérapeutiques, et que le Quinquina seul fait disparaître et quelquefois comme par enchantement.
C'est surtout contre ces fièvres que leur gravité et la promptitude avec laquelle elles deviennent souvent mortelles au bout de quelques accès , ont fait appeler fièvres pernicieuses , que le Quinquina ne peut être remplacé par aucun autre médicament.
Cependant pour être suivie de succès, l'administration du Quinquina demande quelques précautions. Ainsi
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il est essentiel de combattre d'aborB les complications qui pourraient s'opB poser au succès du Quinquina : s'fl y a embarras gastrique, il faut admfl nistrer un vomitif, ou faire usage dm boissons acidulés; s'il existe des s S gnes d'embarras intestinal , ou doS prescrire un purgatif, que l'on ehoiff sira de préférence dans la classe dejt purgatifs toniques , comme la rhu barbe par exemple; enfin on a re cours à la saignée, si la fièvre inter mittente est accompagnée de symj tomes inflammatoires très-marquéi Ce n'est qu'après a\ oir rempli c< diverses conditions que l'on doit ar ministrer le Quinquina. Jusqu'en c< derniers temps, c'était la. poudre qi l'on prescrivait à une demi-once , une once el même au-delà , selo l'âge de l'individu et la gravité d( symptômes. Mais donné de celte m; riière, le Quinquina est un médief meut fort difficile à faire prendre, cause de son grand volume et de so excessive ameilume; celle dose di vail être partagée en cinq ou s pai lies que l'on administrait suGGei sivement dans l'intervalle d'uu acci à un autre. La découverte des prii clpes actifs des Quinquinas a simpl fié singulièrement l'administratif, de ce remède ; en effet , d'après 1 expériences d'un grand nombre c praticiens habiles , il a été consla que douze à seize grains de sulfa de Quinine agissaient avec la mên force que six à huit gros de poudrée Quinquina. Or on conçoit qu'il de être extrêmement facile d'admiui trer celte petite quantité de médic; ment que l'on partage aussi en tre ou quatre prises , pour en masquer saveur excessivement amère; tant on enveloppe chaque piise qui e communément de trois grains daj une feuille de pain azyme , dans il pruneau ou une cuillerée de coni turc. La même dose , que l'on dim nue ensuite graduellement, doit êt continuée encore pendant quelqi temps, même quand les accès o disparu , afin d'en prévenir le retou si la fièvre n'avait pas été coupée ,
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dose déviait être augmentée à l'accès suivant.
fJc toutes les préparations de Quinquina , la poudre est, avec le sulfate de Quinine , celle que l'expérience a e plus généralement trouvée efficace pour combattre les fièvres inta mitantes graves. Cependant il est des ndividus dont l'estomac ne peut supoorter une dose aussi considérable pie celle que l'on est obligé d'administrer à la fois et qui le vomissent mresque aussitôt qu'ils l'ont avalé ; t'est pour prévenir ce fâcheux résiliât que l'on mélange au Quinquina a pondre de Canelle ou l'Opium.
Ouirc la poudre, le Qirinquiua peut lire administré sous plusieurs aures formes. Ainsi on prépare une nfusion et une décoction ; on peut tonner la teinture , l'extrait mol , extrait sec connu sous le nom de fel essentiel de Lagaraye, le sirop, i vin de Quinquina , etc. ; niais ces (verses préparations ne peuvent être mplo\ ées que dans les c is de fièvi es ceu graves ; dans les fièvres périlleuses on doit leur préférer la pOUtre de Quinquina ou le sulfate de 'uiniiie. (a., n.)
i QUlNSON. ois. L'un des syuoymes vulgaires de Pinson, ce >ot.
1 QDINTEFEDILLE. bot. imian. om vulgaire de diverses Potcnliiles, ftrticulièrement du Putciititla ijitinluefulia , L. (n.)
' QUINTICOLOR. ois. Divers Oieaux ont reçu ce nom , notamment in Gros-Bec et un Guêpier. V. ces
iJlOtS et SoUIMANGA. (B.)
(QUINZE-Èl'INES. pois. L'un des oms vulgaiies de l'Épinoclie. V.
VASTKROSTEE.
' QUIQUI. mam. Sous ce Tiom Mona , p. 375, ilécrit une espèce de larte du Chili , qu'il nomme Mi/.s/e/a ''A'uiqui , et qui est fort douteuse.
IfLESS.) "QlJIRlVVA.ois. Espèce du genre ? ' jiouliou. V. ce mot. (b.)
QUIRI YEL. Quiriuelia. bot. viian
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Un Arbrisseau de l'île de Ceylan, ou il porte le nom de Kiriwacl , avait été placé parmi les Apocynum par Burmann el Linné. Celui-ci l'avait désigné , dans son Systema Vegctabilium, sous le nom à' /Jpucyiium frutescens.
Lamatck , àjant reçu des exemplaires de cette Plante, recueillis par Sonnerat, se convainquit qu'elle n'appartenait ni au genre Âpocynum , ni même à la famille des Apocyuées ; néanmoins il n'in Hqna point à quel autre groupe de Végétaux elle pouvait se rapporter. Poiret , qui a fait connaître ces détails dans l'Encyclopédie méthodique , a proposé d'en faii c un genre particulier sous le nom de Quïrivéâa, mais dont l'adgtission ne peut être définitivement adtnWj puisque plusieurs partie-, de la fructification ne sont point suffisamment connues. Son caractère essentiel consiste dans le fruit qui est une petite capsule mince , ovale , supérieure, très-courte, environnée à sa base par le calice, à une loge et à cinq valves. L'Ai l>i isseau, qui fait le type de ce genre douteux , est figuré dans Burmann [Thesaur. Zeylan. , lab. 13 , fig. i); il a des rameaux d'un brun îoussâtrc , légèrement pubescens, garnis de feuilles opposées, ovales, lancéolées el réticulées en de-sous. Les fleurs sont petites, el naissent en petites grappes axillaires ou terminales sur des pédoncules rameux et pubescens. Les corolles sont tubuleuses, velues à l'orifice du tube, et ayant leur limbe partagé en cinq découpures ouvertes en étoile. (g..n.)
QU1SCALE. Quiscalus. ois. Vieillot a démembré ce genre de Vlcterui de Brisson , si fréquemment disloqué par les auteurs systématiques, sans que pour cela les genres proposés puissent être adoptés d'après les caractères qui sont toujours liés— arbitraires et peu prononcés. Les Quiscalcs ne diffèrent en effet des Cassiqucs, des Troupiales, des Carouges, des Léisics , que par leur bec épais, courbé, anguleux à la base, et par une queue étagée et
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cymbiforme. Ils auraient pour type les Gracula Quiscala et Corvus mexicanus de Linné, que Ions les ornithologistes ne séparent point des Troupiales. V. ce mot. (less.)
QUISQUALIS. bot. piian. Ce genre, créé par Linné, d'après Rumph, appartient à la Décandrie Mouogynie, et à la famille des Combrétacées. Il offre les caractères suivans : calice dont le tube est grêle, longuement développé au-dessus de l'ovaire , et dont le limbe est à cinq petites divisions; corolle à cinq pétales ovalesoblongs, obtus, plus grands que les divisions calicinales ; étamines au nombrede dix(de huit, selon Blume), saillantes, insérées sur l'entrée du tube calicinal , alternativement plus courtes; ovaire • ovoïde-oblong , renfermant quatre ovules : style filiforme, obtus, saillant , agglutiné inférieurement, selon Blume, au tube du calice; drupe sèche , à cinq angles, ne contenant qu'une seule graine dont les cotylédons sont charnus, très-grands, plans et convexes. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces qui croissent dans l'Inde et dans l'Afrique intertropicale. Le Quisqual.is indica, L. ; Rumph, Herb.
Amb. , 5 , tab. 38 ; Lamarck , illustr. , tab. 35y; Bol. Regist., tab. 4ga , est un Arbrisseau à rameaux grimpans qui ressemblent à des cordes , et se tournent en divers sens près des Arbres voisins , sans cependant les enlourer ni les serrer. Les feuilles sont opposées , ou rarement alternes , très-entières et ovées. Les fleurs sont disposées en épis courts , terminaux ou axillaires. Elles sont trèsvariables dans leurs couleurs, car Rumph dit que le matin elles sont blanches , rouges après midi , et roses vers le soir. Celte Plante croît dans l'Inde, principalement à Java et à Amboine. Palisot de Beauvois (Flore d'Oware, 1 , p. b-j , tab. 54) a décrit et figuré sous le nom de Quisqualis cbracteala, uue espèce qu'il a trouvée dans le royaume d'Oware en Afrique.
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QUISQDILIUM. bot. i-han. ( PliJ ne. ) Syn. de Quercus coccifera , L. ,|l P. Chêne. (b.J 1
QUIVIS1A. BOT. PHAN. Du HOIÏïl
de Bois de Quiuis qu'on lui donnes aux îles de France et de Mascareigne.
Genre de la famille des Méliacées et} de la Monadelphie Décandrie. L.J établi par Commerson et Jussieu ( Gênera Plant. , p. s64) , et ainsi ca-! ractérisé : calice urcéolé à quatre oui cinq dents ; corolle à quatre ou cinq] pétales courts , lancéolés , obtus J soyeux extérieurement, et attachés a la base du tube qui porte les anihè-| res , huit à dix étamines à anthère, sessiles sur un tube court , urcéolé «ovaire supère , globuleux, sillonné surmonté d'un style simple, plu long que le tube des anthères , et ter miné par un stigmate capité ; capsuldl coriace, à quatre ou cinq loges , dé-l hiscente par le sommet en quatre oui cinq petites valves qui portent desl, cloisons sur leur milieu; les loge»
renfermant chacune deux graines!
Gmclin , Willdenow et Smiih oni adopté pour ce genre le nom de Gi-W liberlia , qui ne peutlui rester, non-fl seulement à cause de la priorité din Quivisia, mais encore parce qu'il y m un autre Gilibcrtia créé par Ruiz eu Pavon. C'était encore à ce genre quai Commerson, dans ses manuscrits I avait donné le nom de Barretia cri hommage à sa femme de chambra Barret, qui, éprise de l'amour de* t voyages , avait voulu accompagne:
l'ardent botaniste , et s'élait déguisé* en homme pour mieux accomplir se projets. Les quatre espèces connue) de Quiuisia ont été décrites et figurée par Cavanilles (Diss. 7, p. 067 et 368 t. 211 à 2i4) sous les noms de Quiuisia opposilifolia, ovataelheterophyila ce sont des Arbrisseaux rameux , i feuilles alternes ou opposées, extrêmement variables quant aux forme.-; dans une espèce {Quifisia heterophyl la) mentionnée par Bory de Saint- Vincent dans sou. Voyage aux îlei australes d'Afrique. Les fleurs son petites cl disposées en grappes cour-'