‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 158 sur 274 · MÉTHODE · texte numérisé non relu

MÉTHODE

RACHAMACH. ois. (Bruce.) Syn.

d'Aîimoche , espèce du genre Catharte. y. ce mot. (is.)

R.ACHE. bot. rn an. L'un dès noms vulgaires de la Cuscute. V. ce mol. ("•)

RACHIS. bot. vhan. W. Axe.

RACINE. Eadix. bot. phan. Organe principal de la uulrition , la

Racine est la partie du Végétal qui ,1 le terminant inférieuremenl , croît!

dans un sens opposé à la tige, c'est-!1 à-dire s'enfonce perpendiculairement!

vers le centre de la terre, tandis quel celle-ci s'élève dans l'atmosphère, en ne devient jamais verte dans son tissu. A l'exception de quelques Agamcsl qui, plongées dans l'eau ou végétant al sa surface, absorbent les matériaux de!

leur nulrition par les diflerens points! de leur étendue , toiib les autres Vé-I gétaux sont pourvus de Racines , qui servent à les fixer au sol et à y puiserl une partie de leurs principes nutritifs: Les Racines, dans le plus grand nombre des Végétaux, sont le plus souvent implantées dans la terre.

Mais il en est d'autres qui , vivant à la surface de l'eau, présentent des Racines flottantes au milieu de ce liquide , comme ou l'observe dans certaines Lentilles d'eau. La plupart des Plantes aquatiques, .comme le Trèfle d'eau, le Nénuphar, l'Utriculaire, offrent deux espèces de Racines.

Les unes, enfoncées dans la vase, les fixent au sol ; les autres , partant ordinairement de la base des feuilles, sont libres et flottantes. D'autres Plantes végètent sur les rochers , comme les Lichens; sur les murs, comme la Giroflée commune , le grand Muflier, la ValériaDe rouge; sur le tronc ou la racine des autres Arbres, comme le Lierre, certaines Orchidées des tropiques , la plupart des Mousses. L'Orobaiichc et I Hypociste implantent leurs Racines sur celles d'autres Végétaux , et, véritables parasites , en absorbenl les matériaux nutritifs et vivent à leurs dépens. Le Clusia ivseo, Arbris seau sarmenteux de l'Amérique méridionale, le Senipervivum arboreum, le Maïs , le Manglier, les Vaquois el quelques Figuiers exotiques, outre les Racines qui les terminent inférieuremenl , en produisent d'autres de différons points de leur tige , qui J d'une hauteur souvent considérable J descendent et s'enfonceut dans la] terre. On a donné à ces Racines surnuméraires le nom de Racines adven

l'es, et un fait fort remarquable qui II.; concerne, c'est qu'elles ne com- 2iicent à se développer en diaroè- 3 que quand leur extrémité a atteint sol et y puise les matériaux de son sroissement.

lll y a différentes parties dans les Vénaux qui sont susceptibles de pro— itire des Racines. Coupez une bran-

■ e de Saule, de Peuplier; eufoncezidans la lerre, et au bout de quelce temps son extrémité inférieure a"a chargée de radicelles. Le même lénoméne aura encore lieu lors- Von aura implanté les deux extrêmes de la branche dans la terre :

une et l'autre s'y fixent, au moyen FRacines qu'elles développent. D.ins

Graminées, particulièrement le iuïs ou blé de Turquie, les nœuds teneurs de la tige poussent quelrefois des Racines qui descendent nnfoncer flans la terre. C'est sur t'te propriété qu'ont les liges et •lime les feuilles dans beaucoup de jgétaux de donner naissance à de uuvelles Racines , que sont fondées ilthéorie et la pratique du marcotage Jde la bouture, moyens de multiccation très- employés dans l'art de eultu re.

LLa Racine, considérée dans son "Semble et d'une manière générale, ut être divisée en trois parties: i° le pps ou partie moyenne, de forme line consistance variée, quelquefois i-is ou moins renflé, comme dans le vvet, la Carotte; 2° le collet ou «ud vital : c'est le point ou la ligne

■ démarcation qui sépare la Racine lia tige, et d'où part le bourgeon lia tige annuelle , dans les Racines /aces ; 3° les radicelles ou le che-

u : ce sont les libres plus ou moins liées qui terminent ordinairement

URaeinc à sa partie inférieure.

'Suivant leur durée , les Racines t été distinguées en annuelles, biinuelles , vivaces et ligneuses. i°.

s Racines annuelles sont celles des mtes qui , dans l'espace d'une ane, se développent, fructifient et mrent : tels sont le iilé , le Pied-

1 Mouette [Delphiniùm Consolida) ,

RAC 45i

le Coquelicot ( Papaver Ji/iceas ) , etc. 2°. Les Racines bisannuelles sont celles des Plantes à qui deux années sont nécessaires pour acquérir leur parfait développement. Les Plantes bisannuelles ne produisent ordinairement la première année que des feuilles; la seconde année elles meurent après avoir fleuri et fructifié, comme, la Carotte , etc. 5°. On a donné le nom de R.acines vivaces à celles qui appartiennent aux Plantes ligneuses cl à celles qui , durant un nombre indéterminé d'années, pous- :-ent des tiges herbacées , qui se développent et meurent tous les ans , tandis que leur Racine vit pendant un grand nombre d'années; telles sont les Asperges , les Asphodèles, la Luzerne , etc.

Cette division des Végétaux en annuels, bisannuels et vivaces, suivant la durée de leurs Racines, est sujette à varier sous l'influence de diverses circonstances. Le climat, la température, la situation d'un pays, la culture même, modifient singulièrement la durée des Végétaux. Il n'est pas rare de voir des Plantes annuelles végéter deux ans et même davantage , si elles sont mises dans un terrain qui leur soit convenable et abritées contre le froid. Ainsi le Réséda odorant, qui chez nous est une Plante annuelle , devient une Plante vivace dans les sables des déserts de l'Egypte. Au contraire, des Plantes vivaces et même ligneuses de l'Afrique et de l'Amérique, transplantées dans les légions septentrionales , y deviennent annuelles. La belle de nuit {Njctago hortensîs) , le Cobœa , sont vivaces au Pérou , et meurent chaque année dans nos jardins. Le Ricin , qui , en Afrique , forme des Arbres ligneux, est annuel dans notre climat. Cependant il reprend.son caractère ligneux quand il se retrouve dans une exposition convenable. En herborisant aux environs de Villel'ranche , sur les bords de la Méditerranée , au mois d* septembre 181.8, nous avons découvei t sur la montagne qui abrite l'arsenal de celte

43a RAG

■ville, au couchant, un petit bois formé de Ricins en arbre. Leur tronc est ligneux , dur. Les plus hauts ont environ vingt- cinq pieds d'élévation, et présentent à peu près le même aspect que nos Platanes. Il est vrai que la situation de Villefïanche , exposée au midi, défendue des vents d'ouest par une chaîne de collines assez élevées , la rapproche singulièrement du climat de certaines parties de l'Afrique. En général toutes les Plantes exotiques vivaces , dont les graines peuvent former des individus , 'qui fleurissent dès la première année dans nos climats, y deviennent annuelles.

C'est ce qui arrive pour le Ricin , le Cobœa , la Belle de nuit, etc. Les Racines ligneuses ne diffèrent des Racines vivaces que par leur consistance plus solide, et par la persistance de la tige qu'elles supportent ; telles sont celles des Arbres et des Arbrisseaux.

Suivant leur forme et leur structure, les Racines peuvent se diviser en : i° pivotanle(/?a<ft.i: perpendicularis) , 2° fibreuse (Radix Jibrosa ) , 3° tubérifère (Radix luberifera),i9hn\bifère [Radix bulbifera). i°. Les Racines pivotantes sont celles qui s'enfoncent perpendiculairement dans la terre. Elles sont simples et sans divisions sensibles , comme dans la Rave, la Carotte; rameuses dans le Frêne et le Peuplier d'Italie, etc. Elles appartiennent exclusivement aux Végétaux dicotylérlons. 2°. La Racine fibreuse se compose d'un grand nombre de fibres , quelquefois simples et grêles , d'autres fois épaisses et ramifiées. Telle est celle de la plupart des Palmiers.

Elle ne s'observe que dans les Plantes monocolylédones. 3°. Nous appelons Racines tubérifères celles qui présentent sur différens points de leur étendue , quelquefois à leur partie supérieure, d'autres fois au milieu ou aux extrémités de leurs ramifications , des tubercules plus ou moins nombreux.

Ces tubercules ou corps charnus , que l'on a long-temps, et à tort, regardés comme des Racines, ne sont que des amas de fécule amylacée, que la na-

RÂG

ture a , en quelque sorte , mis en rj L serve pour servir à la nutrition ati".

Végétal. Aussi n'observe-t-on jamaB,.

de véritables tubercules dans Ici.

Plantes annuelles ; ils appartienne»

exclusivement aux Plantes vivaces | tels sont ceux de la Pomme de terre! [, du Topinambour, des Orchidées, dJ C Patates. 4°. La Racine bulbifère ej E foi niée par une espèce de tubercull' mince et aplati, qu'on nomme plalL teau , produisant par la partie inféj L rieure une Racine fibreuse, et supjt portant supérieurement un bulbe ojf ognon , qui n'est rien autre chosl qu'un bourgeon d'une nature part»

culière , formé d'un grand nombrï; d'écaillés ou de tuniques appliquée* les unes sur les autres ; par exemple! dans le Lis , la Jacinthe , l'Ail , et em général les Plantes qu'on appellV bulbeuses.

Telles sont les modifications prin* cipales que présente la Racine rela-tlt tivement à sa structure particulière!!

Toutes les Racines qui ne peuven être rapportées à une des quatre mo difications principales que nous venons d'indiquer couservent le non générique de Racines.

Le chevelu des Racines, ou celt partie formée de fibres plus ou moim déliées, sera d'autant plus abondan et plus développé , que le Végéta vivra dans un terrain plus meuble Lorsque par hasard l'extrémité d'un Racine rencontre un filet d'eau , ell< s'allonge, se développe en fibrille; capillaires et ramifiées , et constitue ce que les jardiniers désignent soui le nom de Queue de Renard. Ce pliénomène, que l'on peut produire s volonté , explique pourquoi les Plan tes aquatiques ont, en général, de:

Racines beaucoup plus développées

Les Racines sont généralement orj ganisées comme les tiges. Ainsi, clans les Arbres dieotylédons , la coupej transversale de la Racine offre rfesj zones concentriques de bois disposées!

circula lircinent et emboîtées les unes dans les autres. On a dit que le ca -| ractère vraiment distinctif entre la:

tige et la Racine , c'est que cette der-i

Page 1