‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 17 sur 274 · QUET. (DR. .Z · texte numérisé non relu

QUET. (DR. .Z

PLÉSIOPS. rois. (Cuvier.) Nom d'une division proposée dans le genre Cbiomis. P~. ce mot. (b.)

* PLÉSIOSAURE. Plesiosaurus.

rkpt. foss. Genre formé d'aprçs les déhris d'un être gigantesque perdu , et qui , Sauricn quant à la forme du corps, Chélonien quant à celle des pâtes nageoires , était presque un monstrueux Serpent par la longueur démesurée de sou cou composé de plus de vertèbres que celui d'aucun autre Animal , et par la petitesse de sa tête. C'est dans le lias des environs de Bristol et de Hewcastle en Angle; erre, ainsi que dans le département de la Côle-d'Or, e! à Honfleur en France, qu'on a trouvé les ossemeus de l'Animal qui nous occupe, confondus :.ver ceux des Ichthyos.iures et des Crocodiles. « Le Plésiosaure, dit Cuvier (Ossem. Foss.

T. v , p. 47a) , respirait l'air, se rapprochait plus des Crocodiles que des Ichlhyosaures , et dans l'état de vie, si son cou était comme un véritable Serpent, son corps différait peu de celui d'un Quadrupède ordinaire. La queue surtout était fort courte. On

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peut croire que les poumons étaient fort étendus, et même peut-être, qu'à moins qu'il n'ait eu des écailles fort épaisses, il changeait la couleur de sa peau comme les Caméléons et les Anolis, selon qu'il faisait des inspirations plus ou moins fortes. Les dents étaient grêles et pointues, inégales, un peu arquées et cannelées iongiludinalement ; le nombre des inférieures s'élevait à vingt-sept de chaque coté. On ne connaît pas précisément celui des supérieures. Il pouvait avoir neufmè- Ires de longueur. Il eu existait probablement de plusieurs espèces. » Nous avons reproduit dans les planches de ce Dictionnaire , comparativement avec le squelette de PIchthyosaure , la figure de celui-ci , réduite du dessin qu'en a donné Cuvier, qui termine ainsi son article sur ces singulières el gigantesques créatures. « Ce qu'il est impossible de ne pas reconnaître comme une vérité désormais constante , c'est cette multitude , cette grandeur , cette variété surprenante de Reptiles qui habitaient les mers et qui couvraient la surface du globe à cette époque antique où sont disposées les couches vulgairement désignées par le nom beaucoup trop restreint de terrain du Jura , dans les lieux et les

Fays immenses où non-seulement Homme n"existait pas , mais où , s'il y avait des Mammifères, ils étaient tellement rares, qu'à peine peut-on en citer un ou deux petits fragmens. »

PLESTIE. fois. (Bonnalerre.)Syn.

de Bordelière , espèce du genre Cyprin. V. ce mot. (b.)

* PLEUPLEU , PLEUT-PLEUT , PLDIPLUI. ois. Syn. vulgaires de Pic- Vert. V. Pic. (db..z.)

PLEURANDRA. bot. phan. Genre de la famille des Dilléniacées et de la Polyandrie Digynie, L. , établi par Labillardièrc ( Nov. - Holland. , 2 ,

i>. 5, tab. i43 et i44), adopté par \. Brown et De Candolle ( Syst.vegel. nat. , 1 , p. 4i5) qui l'ont ainsi caractérisé : calice à cinq sépales ,

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ovales , persislans ; corolle à cinq pétales , ordinaùement obeordiformes; étamines, au nombre de cinq à vingt, toutes placées d'un seul côté , fertiles, à filets filiformes , libres ou légèrement soudés à la base , et à anthères ovales ; ovaires au nombre de deux ( rarement un seul ) , globuleux , portant chacun un style filiforme ; carpelles membraneux, à une ou deux graines. Ce genre est voisin de \'Hibberlia el du CandoUea. Il se compose de vingt espèces , toutes originaires de la Nouvelle-Hollande , et trouvées pour la plupart par R. Brown , qui les a décrites dans le premier volume du Systema T^egetabilium du professeur De Candolle. Ce sont des sous-Arbrisseaux très-rameux, à feuilles éparses ou ramassées , entières , linéaires, oblongues ou obovales, à une seule nervure , rarement sans nervures.

Les fleurs sont jaunes et solitaires au sommet des petites branches.

De Candolle ( loc. cit.) a distribué les vingt espèces de Pleurandra en quatre sections. La première, qu'il a nommée Daphnoïdées ( Daphnoideœ), à raison de leur port analogue à celui de certains Daphnés, ont les étamines libres , les feuilles oblongues ou obovales , un peu grandes et glabres ; elle renferme trois espèces : Pleurandra bracteata , Br. ; P. tlitida , Br. , et P. Cneorum, D. C. La seconde section se compose d'espèces qui, parles poils de leurs feuilles, ressemblent à des Alyssum , d'où le nom d'ALYSSoÏDÉES ( Alyssoideœ) , qui lui a été imposé. Les étamines y sont libres ; les feuilles sont oblonues ou obovales, couvertes sur les eux faces d'un duvet soyeux et étoilé : ce sont les Pleurandra sericea, Br., etDeless., Icon. select., 1 , t. 79; P. cinerea , Br. ; P. furfuracea , Br. et Dcless. , loc cit. , tab. 80 , et P. parvijlora , Br. La troisième section , qui a été nommée Hibbebtianées ( Hibberlianece. ) , à cause de ses affinités avec les Hibbertia , est caractérisée par ses étamines libres , ses feuilles linéaires, oblongues, petites, étalées , glabres ou du moins uon

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chargées de poils étoiles. Cette section est la plus nombreuse en espèces, parmi lesquelles on remarque celles qui ont servi de types au genre : P. ouata, Labill. , (oc. cit. ; P. scabra, Br. ; P. ri paria , Br. ; P. peduncu/ata , Br. ; P. empetrifo/ia , D. G. ; P. intermedia , D. C. ; P. ericœfotia , D. C. ; P. Iiypericoides , D. C. ; P. eneivia, D. C. ; P. acicularis , Labill. ; et P. acerosa , Br.

Enfin, la quatrième a reçu le nom de Candolleanees {Candolleaneœ) , parce que les Plantes dont elle se compose ressemblent aux Candollea.

Les étamines sont légèrement monadelphcs à la base; les feuilles sont linéaires, dressées, à peine ouvertes.

Eu raison de ses étamines un peu soudées, De Candolle incline pour eu former un genre particulier. Elle ne comprend que deux espèces : P.

stricta, Br., et P. calycina, D. C.

Rafinesque [F/or. Ludou. , p. 0,5) a publié sous le même nom de P/eurandra, et postérieurement à celui de Labillardière , un nouveau genre qui diffère si peu de X OEnothera qu'il est impossible de l'adopter. Il est fondé sur un Arbrisseau de la Louisiane , Pleurandra alba , Raf. , /oc.

cit. ; OEnothera secundo. , Robin , Ilin. , p. 4go , remarquable par ses rameaux cylindriques, fragiles , élancés , garnis de feuilles sessiles , étroites , entières , aiguës ; par ses fleurs axillaires et termiuales , portées sur des pédoncules médiocres , de couleur blanche , et exhalant le matin une odeur agréable.

* PLEUR ANTHDS. bot. phan.

Aiton a donné ce nom à un genre de Cypéracées de l'Amérique septentrionale qui a été nommé DuUchium par Richard (in Persoon Enchirid.). Cette dernière dénomination a prévalu. F-'.

Dulichium. D'un autre côté, Salisbury a établi sous le nom de P/euranthus , un genre qui ne diffère pas du Prolea , tel que l'a limité R.

Brown. V. Piiotée. . (g..n.)

* PLEURAl'HIS. bot. PUAN.Genrc

PLE r.5

de la famille des Graminées , établi par J. ïorrey { And. of t/ic Lyc. of Hist. nat. of Netv-York , septembre 18a*, p. 148) , qui l'a ainsi caractérisé : fleurs à épis hétérogames; épillets formés de trois fleurs à chaque articulation du rachis , tous sessiles , entourés à la base d'une touffe de poils ; la fleur centrale parfaite, composée d'un calice (lépicène, Ricli. ) à deux valves, d'une glume à deux valves bifides, bordées au sommet de soies; corolle (glume, Rich. ) à deux valves hyalines ; l'inférieure avec une courte soie; les fleurs latérales mâles , ayant un calice à deux valves, renfermant deux fleurs; la valve inférieure avec une soie courte sur le dos près de la base ; une corolle à deux valves nues. Ce genre ressemble , sous plusieurs rapports, à YjEgopogon de Kuiilh. Il ne renferme qu'une seule espèce, Pleuraphis Jamesii, qui a été trouvée par le docteur James dans l'expédition du major Long aux Montagnes-Rocheuses, près des sources de la rivière Canadienne, sur les plateaux élevés de formation trapéenne. (o..N.)

* PLEUREUR, bot. phan. Espèce du genre Saule. F. ce mot. (b.)

PLEUREURS, mam. Le Saï et divers autres Sajous sont désignés sous ce nom par d'anciens voyageurs, (b.)

* PLEUREUSE. iNS. Geoffroy désigne sous ce nom un Charanson de petite espèce. (b.)

* PLEURIDIUM. bot. cnYPT.

( Mousses. ) Bridcl nomme ainsi un genre auquel il avait d'abord donné le nom de P/iœridium , et qui a pour type les Pliascum a/terni fo/iutn de Dickson , et son Pliascum globiferum. Ce genre , qui ne diffère des Pliascum que par ses urnes latérales et non terminales, n'a pas été adopté, (a.r.)

* PLEURISIS. bot. phan. L'ur des synonymes anciens de Teucrium Scordium. F. Germanihiée. (n.)

PLEUROBÈME. P/euivbem a . mou. Genre proposé dans la sousfamille des Amblémides (V. ce mot )

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ar Rafinesque ( Monog. des Coq.

iv. de l'Ohio , dans les Annales générales de Bruxelles, 1820), pour réunir plusieurs espèces A'Unio des auteurs, qui présentent les caractères suivans : coquille oblongue , très - inéquilatérale ; ligament droit ou plutôt unilatéral; axe totalement latéral ou postérieur; dent lamellaire veriicale; dent bilobée , peu ridée , placée sous le sommet, qui est supérieur, terminal; quatre impressions musculaires. Mollusque semblable à célui de VUnio, mais anus et siphons inférieurs. Nous ferons encore une fois remarquer que le mot siphon n'a pas pour Rafinesque la même signification que pour nous.

V. pour ces détails les articles Nayades et Mulette. Ce genre est établi seulement d'après la forme de la coquille. Il ne peut donc être adopté.

Il pourra former une section des Mulettes. V. ce mot. (d..h.)

PLEUROBRANCHE. Pleûrobranc/ius. moll. Un Mollusque rapporté par Péron , fut le sujet du genre qui va nous occuper, et que Cuvier a proposé et décrit pour la première fois dans les Annales du Muséum , Tome v. Quoique publié en 1804 , le Mémoire qui concerne cé genre ne fut probablement pas connu de Roissy , qui ne mentionna pas ce genrë dans le Buffon de Sonnini , dont il acheva les Mollusques. Quelques années après, Lamarck l'adopta dans les Tableaux de la Philosophie zoolojnque, oii on le voit en tête de la famille des Phyllidéens, en rapportavcc lesPhyllidies , les Oscabrions , Patelles , Fissure! les et Emarginules , quoique la plupart de ces genres aient une organrsation fort différente de celle du Plein obranche. Aussi dans l'Extrait du Cours, celle famille éprouva quelques modifications utiles. Elle fui divisée en deux sections, dont la dernière est composée des deux seuls genres Phurohrniiche et Phyilidïe ; r apports qui avaient été indiqués positivement par Cuvier ; car 4 dit-il , page 1 du Mémoire précité : « J'ai

aujourd'hui la satisfaction d'ajouter à ces notions superficielles la connaissance de l'organisation intérieure des Phyllidies et celle de deux autres espèces appartenant au même genre , ainsi que d'y joindre la description d'un nouveau genre qui se rapproche singulièrement de cette petite famille, et que l'on pourrait presque nommer demi-Phyllidie ; car il n'a qu'à demi ce caractère si singulier de branchies placées autour de la base du pied , sous le rebord du manteau , "etc. »

Cependant, à la page 6, en parlant des organes de la respiration et de la circulation, il dit qu'à leur égard les Phyllidies ont plus de rapports avec les Tritonies , et le Pleui obranche avec l'Aplysie, et certainement CU7 vier a parfaitement raison; aussi le savant zoologiste se conformant à ces deux opinions, fait entrer lePleurobranche dans sa famille des Tectibranehes avec les Aplysies et les Dolabelles , et cette famille suit celle des Inférobranches , qui conticnl les Phyllidies et les Déphyllides. Ces rapports indiqués de cette manière par Cuvier dans le Règne Animal, durent nécessairement modifier l'opinion de Lamarck. Aussi remarque-t-on une bien grande différence dans la disposition respective des différeus genres ue nous avons Vu groupés autour e celui qui nous occupe. La famille des Phyllidiens , déjà partagée ea deux sections > fut divisée en deux familles , les Phyllidiens et lesSemi- Phyllidiens. Dans ces derniers furent compris les genres Pleurobranche et Ombrelle , réunis d'après la position de l'organe de la respiration ; car Lamarck reconnaît que pour le reste ces deux genres ont entre eux peu de rapports. Férussac cependant adopta , en la modifiant > l'opinion de Lamarck. La famille des demi-Phyllidiens devint le deuxième sous-ordre de ses Inférobranches, et il le divise en deux familles , les Ombrelles et les Inférobranches. Celle-ci renferme trois genres : Çleiux)bi anchie ( Pleurobranchidie, Blainv. P~. ce mot), Plein obranche et Linguellc; d'où il

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suit que les rapports de Laraarck soûl à peine changés. Bientôt après , Lati cille , dans ses Familles naturelles du Règne Animal, sépara, par la longue série des Pectinibranches , les Ombrelles , qu'il transporte près des Patelles , des Pleurobranch.es , qu'il conserve dans l'ordre des Inférobranches, ou ils forment à eux seuls la famille des Dnabranches ( K. ce mot), à laquelle il rattache d'une manière peu positive les genres Pleuroluanchie et Linguclle. Blainville , créateur de ce dernier genre , était en état, mieux que personne, d'établir ses rapports , soit avec les Pleurobranches ou avec tout autre genre ; c'est ce qu'il fit dans un Mémoire , dont un extrait fut publié d;ms le bulletin de la Société Philomatique reproduit dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, où il rapproche ce genre des Pbyllidies , et enfiu dans le Traité de Malacologie, où il l'éloigné définitivement des Pleurobranches , pour composer avec lui et les Pbyllidies la famille des Phyllidiens. Dans l'ouvrage que nous venons de citer, les Pleurobranchcs font partie de la première famille de l 'ordre des Monopleurobrancbcs ( V.

ce mot). Elle porte le nom de sub- Aplysiens ( V. également ce mot) , et elle contient les trois genres Bei thelle, Pleurobranche et Pleurobrancliidie.

Le genre Berlhelle diffère très- peu des Pleurobranchcs. Blainville l'a reconnu le premier, et il réunit les deux genres dans son article Pj.eurobrxncue du Dictionnaire des Sciences naturelles , ayant soin de le diviser en deux parties. Les caractères donnés par Blainville étant fort détaillés , nous les préférons, parce

Su'étant limités dans nos articles , s nous dispenseront d'entrer dans des détails anatomiques , qui sont d'à il I eurs connus par le Mémoire de Ctivier; les voici : corps ovale ou subcirculairc , très-mince, très-déprimé , comme formé de deux disques appliqués l'un sur l'autre ; l'inférieur ou le pied beaucoup plus large, et débordant de toute part le supérieur ;

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celui-ci, qui est le manteau, est échancré en avant comme en arrière , et contient dans son épaisseur une coquille fort mince; la tête entre les deux disques et à moitié cachée par le supérieur; deux paires d'appendices tentaculaires ; les antérieurs à chaque angle de la tête; les postérieurs unis à leur racine, plais et fendus; les yeux sessiles au côté externe de la base des antérieurs ; bouche cachée, transverse; une seule grande branchie latérale, profondément cachée et adhérente par toute sa longueur; terminaison de l'organe mâle au tiers antérieur en avant de la branchie; terminaisonde l'oviducte à la racine de l'organe excitateur à sa partie postérieure; l'anus toul-àfait en arrière de la branchie à l'extrémité d'un assez long appendice llottant; coquille grande, bien formée, à burds membraneux, ovale, concave en dessous , convexe en dessus ; les bords tranebans et réunis; le sommet subspiré, postérieur. L'espèce la mieux connue dans ce genre , est celle qu'a décrite Cuvier sous le nom de Pleurobnanchus Peronii , A.nn. du Mus. T. V, pl. i8 , fig. 1-6; ibid. , Lamk., Anim. sans vert. T. vr, p. 55g. L'espèce la plus voisine est le Pleurobranclius hesueurei , Blainv. , Traité de Malacol. , p. 470, pl. 45, fig. 2. Les espèces qui ont le manteau bombé, beaucoup plus long que le pied , à une seule paire de tentacules , à branchie en forme d'arbusculc pinné, libre , si ce n'est à la base, mais qui , du reste , ressemblent aux Pleurobranchcs , constituaient le genre Berthelle , Blainv., Pleurobranchus porosus , Blainv., loc. cit., pl. 4a, fig. 1. (D..11.)

*PLEUR.OBRAJNCHIDlE. Pleurubranchidium. moll. Genre très-voisin des Pleurobranchcs établiparMeckcl en 1 81 3 , et adopté depuis par Férussac sous le nom de Pleurobi an ché, et par Blainville sous celui de Plcurohranchidic pour éviter de le confondre avec les Pleurobranchcs à cause de la grande similitude îles dé-

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nominations génériques ; ce changement de nom ayant été proposé par Meckel lui-même. Il n'est pas douteux que ce genre ne soit très-voisin des Pleurobranches, et ne doive entrer dans la même famille ; c'est ce qu'ont fait les deux auteurs que nous venons de citer. Il n'est pas douteuxnon plus qu'il doiveêtreadopté, puisqu'il offre dans son organisation intérieure des différences notables avec ce que Cuvier a décrit du Pleurobranche. Le Pleurobranchidie a le corps ovalaire , assez bombé, lisse, pourvu d'un grand disque musculaire ou pied qui déborde le corps ; le manteau est foi t petit, ne contient aucune coquille, et ne peut, en aucune façon , recouvrirou protéger la branchie. Lamasse buccale est fort considérable, presque en forme de trompe ; elle est fendue antérieurementet verticalement; les bords de cette fente buccale , ou les lèvres, sont épais , durs et garnis à l'intérieur d'une plaque cornée qui est dans la même direction. Dans l'intérieur de la boucbe et inférieurement , on trouve une langue fort large, composée de deux plaques très-rudes par les faces qui sont en regard; réunies, elles forment un demi-cercle. On remarque aussi les orifices de deux appareils glanduleux, tous deux salivaires à ce qu'il paraît. Les glandes salivaires proprement dites sont placées dans la masse des viscères; elles sont formées de plusieurs lobes, et elles donnent naissance à un canal excréteur fort long qui s'ouvre à la paroi supérieure de la bouche. L'autre glande salivaire est unique ; elle est plus dure que ne le sont ordinairement les glandes. Cependant on ne peut douter que ce ne soit une véritable glande, puisqu'elle donne naissance à deux canaux très-fins qui s'enflent en forme de petites vessies et finissent par s'ouvrir à la partie supérieure et postérieure de la bouche. Dn œsophage très-court naît île la partie postérieure de la bouche ; il s'ouvre dans un estomac fort grand et membraneux ; ce premier estomac est séparé

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d'un second plus petit et plus charnu I par un étranglement d'une médiocre ; longueur. C'est après s'être courbé I un peu qu'il donne naissance à un j intestin qui ne fait qu'une seule cir- I convolution de gauche à droite et I d'arrière en avant pour se terminer à un anus assez grand placé à droite , 1 en dessus de la branchie, et vers le D milieu de sa longueur. Le foie , qui enveloppe une grande partie des or- I ganes digestifs , est de couleur verte ; | il fournit deux canaux biliaires qui s'ouvrent largement dans le second estomac. La respiration se fait par une seule branchie d'une médiocre grandeur placée à découvert sur le côté droit de l'Animal ; elle est composée de deux rangées de lamelles triangulaires qui s'insèrent sur un vaisseau médian ; elles sont au nombre de vingt-cinq environ de chaque côté. Ce vaisseau est la veine pulmonaire qui bientôt se dilate en une oreillette assez grande qui verse le sang dans le cœur; il est composé d'un seul ventricule qui fournit, par son extrémité gauche, trois troncs artériels, un postérieur, un moyen et un antérieur ; le postérieur se partage en deux branches , l'une pour l'ovaire et l'autre pour le foie ; le moyen se distribue à l'estomac, aux intestins et aux glandes salivaires; enfin l'antérieur , après avoir donné les rameaux céphaliques , se répand dans la peau et les muscles qui en dépendent. Les organes de la génération se composent d'un ovaire accolé à la partie postérieure du foie ; cet ovaire diminue insensiblement et se change en un oviducte qui se partage en deux branches. Celte division n'a lieu qu'après l'amincissement considérable de l'oviducte et après un grand nombre de flexions. La première branche reçoit, avant de s'ouvrir dans le vagin , le canal d'une petite vessie ovale dont les fonctions ne paraissent point connues; la seconde branche se rend à un organe arrondi assez petit , composé d'un grand nombre de filameus ; c'est, sans contredit , le testicule. Le

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canal entre dans le testicule , y fait un grand nombre de circonvolutions qui le remplissent presque entièrement, en sort, augmente insensiblement de volume, s'introduit dans une sorte de poche musculo-membraneuse oii il fait plusieurs circonvolutions et va s'ouvrir à une papille un peu saillante qui termine l'organe mâle , qui est contenu dans la même

F oche. Dans le vagin aboutit aussi orifice d'une poche membraneuse qui contient une grande quantité de matière glulineuse qui sert d'enveloppe aux œufs avant d'être expulsés dehors. La verge est conique, grosse et courte; elle est rétractile à l'aide de deux muscles. L'orifice du vagin et celui de la verge se réunissent à un tubercule commun extérieur placé du côté droit eu avant de l'origine de la branchie.

Lesyslème nerveux n'a rien de bien remarquable dans sa distribution.

Le cerveau ou anneau œsophagien est formé de cinq ganglions réunis par des branches intermédiaires; l'un d'eux plus petit est exclusivement destiné à fournir des rameaux aux organes de la génération. Blainville , auquel Meckel a envoyé deux individus de ce genre , l'a caractérisé , d'après eux, de la manière suivante (Traité de Malacologie, p. 471) :

corps assez épais, ovale, allongé,

f»lat et formé en dessous par un arge disque musculaire plus étendu en arrière qu'en avant, sans aulre indice du manteau qu'un petit bord libre , fort étroit au milieu du côté droit ; tête très-grosse , peu séparée du corps ; deux paires de tentacules auriformes; les antérieurs à l'extrémité d'un bandeau musculaire transverse, frontal; les postérieurs uu peu plus en airière , et fort séparés l'un de l'autre ; orifice buccal à l'extrémité d'une sorte de masse prohoscidale et entre deux lèvres verticales ; une seule branchie médiocre, latérale, adhérente au côté droit dans toute sa longueur , et parfaitement à découvert; Ta terminaison des orgaucs de la génération dans uu lubér-

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cule commun ; l'orifice de l'appareil dépurateur à la raciue antérieure de la branchie; anus au milieu, de la longueur de celle-ci ; aucune trace de coquille.

Ce Mollusque a été trouvé sur les côtes de Naples par Meckel. On ne connaît encore que la seule espèce qu'il a décrite. Blainville l'a nommée Pleurobranchidie de Meckel , Pleurobranchidium Meckeli , Traité de Malacol. , p. 471 , pl. 43 , fig. 5; Meckel , Fragm. d'Anat. comp.T. 1 , pl.

5 , fig. 33-4o. Animal lisse, d'une couleur blanchâtre uniforme, de deux pouces et demi au plus de longueur. Blainville fait observer que c'est probablement le même Animal que le Pleurobranche baléarique de Delaroche , et le type du genre Cyanogaster de Rudolphi. (d..h.)

PLEDROBRANCHIE. Pleurobrancltia. moll. Nom que Meckel avait d'abord donné au genre que depuis il a désigné sous le nom de Pleurobranchidie pour le distinguer davantage des Pleurobranches. Fr. Pleu-

nOBRANCIUDIE. (D..H.)

PLEUROCÈRE. Pleurocera. moll.

Genre incertain proposé par Rafinesque dans le Journal de Physique (juin 1819, p. 4a3) pour des Nérites lacustres de l'Amérique septentrionale; mais il paraîtrait , autant qu'il est possible de le présumer , d'après le peu qu'on en sait, que ce serait des Paludines qui ont l'ouverture ovale et la spire assez longues , et qui établissent le passage de ce genre aux Mélanies. Il serait utile que Rafînesque donnât, à cet égard, de nouveaux renseignemens. (d..h.)

PLEDROGYSTÉS. Pleurocysd.

Échin. Nom de la troisième classe des Oursins ou Echinodermes, dans l'ouvrage de Klein sur ces Animaux.

P LEDROGON IS. bot. pu an. (Bm uvois. ) Syn. de Pyrularia. f. ce mot.

* PLEDROGYNE. bot. phan. V.

Disque.

* PLEUROKLASE. min. Syn. de

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Magnésie phosphatée ou Wagnérite.

(G. DEL

PLEUROLOBE. bot. phan. Genre l'orme , aux dépens du genre Heclisarum, par Jaume Saint-Hilaire, et qui n'a pas été adopté. (b.)

PLEURONECTE. Pleuronectes.

rois. Genre très-remarquable de la seconde famille del'ordredesMalacoptérygieus subbrachiens , dans la Méthode de Cuvier , et de celui des ïhoraciques dans le Système de Linné.

Il eu est peu qu'on reconnaisse avec plus de facilité , à ses formes singulières, et dont les espèces offrent une chair plus délicate. Ils ont un caractère unique parmi les Animaux vertébrés , ditCuvier , celui du défaut de symétrie de leur tête, où les deux yeux sont du même côté, qui reste supérieur quand l'Animal nage, et est toujours coloré fortement , tandis que le côté ou les yeux manquent , est toujours blanchâtre. Le reste de leur corps , bien que disposé en gros comme à l'ordinaire , participe un peu de cette irrégularité; ainsi les deux côtés de la bouche ne sont point égaux, et il est rare que les deux pectorales le soient. Ce corps est trèscomprimé , haut verticalement ; la dorsale règne tout le long du dos ; l'anale occupe le dessous du corps, et les ventrales ont presque l'air de la continuer enavant, d'autantqu'elles sont unies l'une à l'autre. 11 y a six rayons aux ouïes. La cavité abdominale est petite , mais se prolonge en sinus dans l'épaisseur des deux côtés de la queue pour loger quelques portions des viscères. Il n'y •a point de vessie natatoire. Le squelette de leur crâne est curieux, parce renversement, qui porte les deux orbites d'un même côté; il présente encore celte irrégularité que les yeux sont souvent inégaux en volume ; c'est quelquefois l'œil supérieur qui l'emporte. L'instrument le plus énergique delà natation des Pleuronectes nm.-iislc dans leur nageoire caudale qui, étant horizontale, frappe l'eau du haut en bas et de bas en haut , ce

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qui leur donne la faculté de s'élever et de s'abaisser dans la profondeur des mers avec plus de rapidité que la plupait des autres Poissons. Ils se tiennent en général au fonddes eaux, comme appliqués contre la vase ou le sable-, et y glissant pour ainsi dire à plat. Ils se nourrissent de plus petits Poissons et de faibles Mollusques.

Il se trouve des individus dont les yeux sont placés du côté opposé oii ils sont ordinairement , et que les pêcheurs appellent Bistournés ou Contournés; d'autres où les deux côtés sont colorés et qu'on appelle Doubles; le plus souvent c'est le côté brun qui se répète; mais il y a des exemples où c'est le côté blanc. Le Rose-Coloure- Flounder de Shaw est un Flet accidenté de cette dernière façon. Le genre qui nous occupe se divise en quatre sous- genres , savoir :

f Plies, Platessa. Ou chaque mâchoire a une rangée de dents tranchantes et obtuses , avec des dents en pavé aux pharyngiens. Leur dorsale ne s'avance que jusqu'au-dessus de l'œil supérieur, et laisse, aussi bien que l'anale , un intervalle nu eutre elle et la caudale ; leur forme est rhomboïdale ; la plupart ont les yeux à droite. On leur observe deux ou trois cœcums. Les espèces de nos mers sont la Plie- Franche ou Carrelet, Pleuronectes Platessa, L. , Blocb , pl. 42 ; Eucycl. , Pois. , pl. 4i , fig. 162 ; le Flet ou Pccaud , Pleuronectes Fletus , L. , Bloch, pl. 44, et Passer, Eucycl. , Pois., pl. 3g, fig. jf>6, et pl. 43, fig. i65, sous le nom de Moineau , avec la Limande , Pleuronectes Limanda , L. , Bloch , pl. 46 ; Encycl. , pl. 4o, fig. i58. Toutes se trouvent fréquemment sur nos poissonneries.

ff Flétans, Hippoglossus. Ont, avec les nageoires et la forme un peu plus allongée des Plies , les mâchoires et le pharynx armées de dents aiguës ou en velours. Le Flétan proprement dit, Pleuronectes Flippoglvsstm , L. , Bloch, pl. 47; Encycl. , pl. 4o , lig. i59, est le type de ce sous-genre, qui compte plusieurs pe-

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tites espèces clans la Méditerranée , telle que le Pleuronectes Limandoides , Bloch , pl. 186, qui est la Plie rude de l'Encyclopédie , pl. 90 , f. 374. Le Flétan, qui se trouve dans toutes les mers de l'Europe, y devient l'un des plus grands Poissons; on dit qu'il y en a de dix-huit à vingt pieds de long. Dans le Groenland, où l'on en prend beaucoup, ainsi que sur les côtes de Norvège , on eu sale ta chair , qui se conserve par tranches comme de la Morue. De vieux individus sont si souvent couverts de plantes et d'animaux marins , qu'ils ne peuvent plus se tenir au fond, et que flottant malades à la surface des eaux, ils y sont dévorés par les Oiseaux pécheurs.

fit Turbots , lîhombus. Ont aux mâchoires et au pharynx des dents en velours ou en cordes , comme les Flétans; mais leur dorsale s'avance jusque vers le bord de la mâchoire supérieure) et règne, ainsi que l'anale, jusque tout près de la caudale.

La plupart ont les yeux à gauche. Ce sont les meilleurs Poissons de la mer, selon !a plupart des connaisseurs gastronomes. Les deux plus exquises de nos côtes , sont le Turbot proprement d\l, Pleuronectes maxiiHus, L., Bloch, pl. 4g ; Encycl. , pl. '*2 , fig. i63, et la Barbue , Pleuronectes rkombus , L., Bloch, pl. 47. On en connaît quelques autres dans la Méditerranée, telles que le Podar de Laroche , et le Pleuronectes rnancus de Broussonet.

t+tt Soles, Solea. Ont la bouche coulournéeel comme monstrueuse du côté opposé aux yeux, et garnie seulement de ce côté-là de fines dénis en velours serrées, tandis que le côté des yeux n'en a aucune. Leur forme est oblongue ; leur museau rond et presque toujours plus avancé que la bouche où la dorsale commence, et lègue , aussi bien que l'anale, jusqu'à la caudale. La ligne latérale est droite; le côté de la tête opposé aux yeux est généralement garni d'une sorte de villosité. L'intestin est long, plusieurs fois replié et sans cœcum. Tout le monde con-

PLE 5g

naît et aime la Sole, Pleuronectes Solea, L. , Bloch, pl. 45; Encycl., pl. 4i , fig. 160, dont il existe plusieurs variétés diversement estimées. Il eu est plusieurs autres de la Méditerranée , telles que la Sole , Pleuronectes cynoglossus , L. , et la Pégouse. Parmi les Soles étrangères, est le Zèbre de mer, Encycl. , pl. 90 , fig. 375.

fffff Monochules , Monochirus.

Qui sont des Soles n'ayant qu'une très-petite pectorale du côté des yeux, et où celle du côté opposé est presque impciccpiible ou manque tout-à-fail.

Nous en avons une dans la Méditernée, et quelques autres sont exotiques.

*■ PLEU RON ECTI DES . pois. Risso, dans son Histoire de la Méditerranée (T. ni , p. io5) , établit sous ce nom une quatrième famille dans l'ordre des Jugulaires , qui renferme ce qu'on appelle vulgairement les Poissons plats , c'est-à-dire les Turbots, les Soles, Flétans, etc. (b.)

PLEU RON ECTITE.conch. Schloteim , dans son Traité des pétrifications , a proposé de réuuir, sous ce nom générique , toutes les espèces de Peignes qui se rapprochent du Pecten Pleuronectes. Ce genre ne peut être adopté, étant fondé sur de trèsfaibles caractères. V- Peigne. (d..h.)

* PLEUROPHORE. acal. Espèce du genre Cyanée. V. ce mot. (b.)

* PLEUROPOGON. bot. phan.

Genre de la famille des Graminées et de la Triaudric Digynie , L. , établi par R. Brown {C/iloris Melvilliana, p. 3i)qui lui a imposé les caractères essentiels suivans : épillets multiflores, cylindracés ; lépicène courte, à valves inégales et mutiques; valves delà glnme ( périanthe , Br. ) distinctes ; l'inférieure mutique, obtuse, concave , nerveuse, scarieuse au sommet ; la supérieure munie sur les côtés de deux nervures qui finissent en soies; deux styles à stigmates plumeux ; caryopse libre , comprime sur les côtés. Ce genre est voisin du Glyceria par ses épillets cylindriques ;

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par ses périanlhes très-obtus , et par ses feuilles dont les gaînes sont entières ; il eu diffère par ses stigmates non découpés , sa caryopse comprimée , son inflorescence, et surtout par les soies latérales des nervures de la valve supérieure du périanthe , caractère qui ne se retrouve dans aucune autre Graminée , si ce n'est dans ï'Uniola latifolia de Michaux. Le Pleuropogon Sabinii, R. Br. , loc.

cit., tab. d, est une Graminée élégante , à feuilles planes , étroites, la gaîne entière ou fendue seulement au sommet. Les fleurs forment une grappe simple , dont les épillets sont penchés , rouges et luisans. Cette Plante croît à l'île Melville. (g..n.)

PLEDROPUS. bot. crypt. V. Me- «opus et Agabjc.

* P LEURORHIZÉ ES. bot. phan.

Premier ordre établi par De Candolle parmi les Crucifères. V. ce mot. (b.)

* PLEUROSPERMDM. bot. phan.

Hoffmann ( Umbell. Gen. , p. ix ) a donné ce nom à un nouveau genre de la famille des Ombellifères et de la Pentandrie Digynie , L., qui a pour type le Ligiisticum austriacum, L. Ce genre a été adopté par Sprengel ( in Rœm. et Schultes. Syst. veget. , vol. 6, p . xxxix ), qui l'a placé dans la tribu des Smyrniées, et lui a imposé les caractères essentiels suivans :

involucres et involucelles polyphylles ; fruit formé d'un double ufricule; l'externe à cinq lobes filiformes , adhérent avec l'interne , qui est à cinq angles.Le Pleurospermum austriacum, Hoff., tab. lit. , f. 16-22 ; : Ligusticwn austriacum, L. ; Allioni, Pedem. , tab. 4.Î ; Ligusticum Gmelini, Vill.

Dauph., 2, p. 6io,tab. i5bis, est une Plante herbacée , dont la racine est grosse , garnie vers le collet de fibres qui sont les débris des pétioles. La tige, haute d'environ un mètre, est droite , ordinairement simple ; les feuilles radicales sont grandes , pétiolées; leur pétiole se divise en trois branches, dont chacune porte trois folioles sessiles , pinnatifides , à lobes divei gens, incisés et décurrens le long

PLE

de la nervure longitudinale. Les folioles supérieures sont plus petites, presque sessiles et divisées à peu près de la même manière. Les fleurs forment une ombelle terminale , blanchâtre , à trente ou quarante rayous.

Cette Plante croît entre les rochers et dans les bas-fonds des Alpes de France, d'Italie et d'Autriche. (g..N.)

PLEUROTHALLIS. bot. phan.

Genre de la famille des Orchidées , établi par R. Brown dans la seconde édition du Jardin de Kew (vol. 5, p. 2i î ), ayant pour type l'Epidendrum luscifolium de Jacquin. Ce genre offre les caractères suivans :

les trois divisions externes du calice sont à peu près égales entre elles; les deux inférieures sont soudées plus ou moins complètement par leur côté interne; le labelle, quelquefois onguiculé, est articulé avec la base du gynostème; celui-ci se termine par une anthère operculiforme à deux loges , contenant chacune une masse polliuique solide , terminée en pointe inférieurement où elle se réunit avec celle de l'autre par un point d'attache commun.

Indépendamment de l'espèce citée plus haut, Pleurothallis ruscifolia, Brown, loc. cit., Hook., Exot. Fl. , t. 197, notre collaborateur Kunlh en a décrit trois espèces nouvelles dans le premier volume des Noua Gênera et Species Amencœ œquin.

de Humboldt. Ces trois espèces, originaires de l'Amérique méridionale , sont : Pleurothallis taurifolia , P.

sagittifera , t. 91, P. macrophylla.

Deux autres espèces nouvelles sont décrites et figurées dans VExotic Flora du professeur Hooker sous les noms de Pleurothallis racemiflora , t. 123, et Pleurothallis coccinea, t.

129. Ce genre est très- voisin des Stelis dont il ne diffère en quelque sorte

3ue par son labelle qui a une forme ifférente de celle des divisions intérieures du calice. Aussi croyons-nous

3ue plusieurs des espèces de Steiis evronl faire partie du genre Pleurothallis. (a.k.)

PLÈ

* PLEUROTHEA. bot. crypt.

( Lichens. ) Sous - ordre établi par Acharius dans le genre Parmelia , tel qu'il l'avait d'abord formé dans sa méthode. (a. F.)

» PLEUROTOMAIRE. Pleurotomaria. moll. Genre que l'on ne peut placer convenablement que dans la famille des Turbinées de Lamarck. Il a été proposé, pour la première fois , par Défiance, dans l'Atlas du Dictionnaire des sciences naturelles. Il est établi sur des Coquilles fossiles de la foi me des Daupninules, mais

3ui présentent le singulier caractère 'avoir unefente profonde sur le bord droit. Semblables en cela seulement aux Pleurotomes, les Pleurolomaires se distinguent très-facilement , en ce qu'ils ont l'ouverture entière, non échoncrée ni canaliculée à la base, caractère essenliel qui les retient dans le voisinage des T rochus et des Tuibos. Ce genre a été généralement et convenablement adopté , puisqu'il repose sur de bons caractères.

11 ne renfermait d'abord q^uc des es-

Eèces dont la forme s approchait eaucoup de celle des Daupninules.

Bientôt après , Defrance y joignit des Coquilles absolument tiochiformes , et que l'on avait rapportées jusqu'alors a u genre Trochus. D'Orbigny fils, qui avait fait un petit genre Scissurelle pour quelques Coquilles submicroscopiques qui ont la lèvre droite fendue, abandonna son genre pour ranger, peut-être à tort, les Scissurelles parmi les Pleui otomaires. P~.

Scissurelle. Enfin , après des recherches multipliées , nous avons réuni un grand nombre de Pleurolomaires , et nous avons reconnu qu'ils affectent plusieurs formes , celle des Cadrans, celle des Daupninules , celle des Troques et celle des Turbos. Il y a entre elles des passages insensibles qui s'opposent à ce que l'on établisse des coupes bien nettes.

Defrance n'avait d'abord connu que trois espèces , et Blainvillc n'en cite pas davantage. Le premier de ces savmis, à son article Plkuiiotom.uhe

PLE 61

du Dictionnaire des sciences naturelles , en ajouta deux , ce qui fait cinq espèces en tout ; mais ce nombre est bien plus considérable. Nous en avons réuni vingt espèces dans notre collection , et nous en connaissons quelques autres dans divers cabinets de la capitale , mais que nous ne possédons pas. Les caractères génériques peuvent être exprimés ainsi : coquille turbinoïde ou troebiforme, à ouverture entière, le plus souvent ombiliquée à la base; unefente plus ou moins large , mais profonde sur le bord droit.

Les Pleurolomaires sont des Coquilles qui ne se sont encore trouvées que dans les parties inférieures de la Craie , et les terraius qui sont audessous de cette formation. Ce sont les terrains ooliliques qui en offrent le plus grand nombre. On en trouve aussi dans les Argiles bleues du Havre et autres semblables. Nous allons indiquer quelques-unes des espèces les plus curieuses de ce genre : Pleu-

ROTOMA1RE TUBERCULEUSE, PleU/O-

lomaria tulerculosa , Dcf. , Dict. des scienc. natur. T. xxxxi , pag. 38a, Atlas , pl. de Foss. , fig. 5 ; P/eurolomarium lubcrculosum , Blainv. , Traité de Malacol. , pl. 61 , fig. 5. La spire est très-aplalie ; les tubercules sont ovales. Elle vient des environs de Caen. Pletjrotomaire anglaise , Pleurutomaria anglica , Def. , loc.

cit. ; Trochus sirnilus , Sow. , Miner. , Conch. , tab. i4a. Elle vient de VVcrton, prèsBath, en Angleterre. Elle a beaucoup de rapports avec une espèce de Normandie, mais elle en est distincte. Pleurotomaire granulée, Pleurotornariagranulosa, Def., loc. cit. ; Sow. , Min. Conch. , pl. 320, fig. 2. Elle est ombiliquée et de la même forme que les Cadrans. Pleurotomaire ornée , Pleurotomaria oma/a, Def. , loc. cit., pl. de Foss. , fig. 2 ; Trait, de Malacol. , pl. 61 , fig. 2. Elle est un peu variable , aplatie. On la trouve aux environs de Caen.

Nous ne pensons pas , comme Défiance , que le Trochus orna/us do Soweiby soit la même espèce. Pin -

PLE

PLE

noTOMAinE ponctuée , Pleurotomaria putictata , Nob. ; Trochus punctattis , Sow. , loc. cit. , pl. ig3 , fig. 1. Elle se trouve à Bnyeux , près Caen , et à Dundry , près Bristol , en An— gletcrre.P.LEunoTOMAiRE allongée , Pleuroto/naria elongata, Defr. ; T/oc/ius elongatus , Sow. , loc. cit., pl. ig3, fig. 2 , 3. Nous possédons cette espèce qui nous parait distincte des espèces de Bayeux, d'Athys et de Caen. On la trouve aux environs de Nancy et en Angleterre , dans la même localité que la précédente.

PLEUnOTOMAIRE FASClÉE , PleU/VtO-

maria fasciata , Nob. ; Trochus fas- ■ciatus , Sovv- , loc. cit. , pl. 220 , fig. î. On la trouve à Duuclry et Buycux. (D..11.)

PLEUROTOME. Pleurotoma.

moll. Genre que Linné confondait avec les Rochers , Bruguière avec les Fuseaux , et qui a été nettement séparé par Lamarck d'abord dans son Système de 1801 . Il avait proposé en même temps le genre Clavatule qui ne diffère des Pleurolomes que par le canal de la base qui est un peu inoins grand. Placés entre les Turbinelles et les Génies, ces genres furent transportés dans la famille des Canalifères sans changer de rapports (Philosoph. zoolog.), et restèrent de même dans l'Extrait du Cours. Cuvier n'adopta que le seul genre Pleurotome , et seulement comme sousgenre des Rochers dans la section des Fuseaux. Ce savant sentit fort bien qu'il n'existait pas assez de différences entre les Pleurototnes et les Clavatules pour les séparex". Conduit par «et exemple , Lamarck réunit en un seul les deux genres dans son dernier ouvrage, et le maintint dans les rapports qu'il lui avait assignés précédemment. Tous les conchyliologues ont adopté ce genre, et l'ont placé dans le voisinage des Rochers ■et des Fuseaux , mais surtout de ces derniers , avec lesquels il a le plus de ressemblance. Si l'on remarque dans leurs ouvrages quelques nuances dans une même opinion , elles n'ont

point assez d'importance pour avoir modifié ces rapports.

L'Animal des Pleurolomes n'est qu'imparfaitement connu. Il n'a été figuré qu'une seule fois , et c'est par D Argenville dans sa Zoomorphose.

Il offre cela de particulier d'avoir, pendant la marche , le corps fortement séparé du pied par un pédicule gros et long qui s'implante au milieu et se sépare du manteau qui déborde sur la coquille , et qui se termine antérieurement par un canal charnu placé dans le canal de la base de la coquille; cette disposition du pied, séparé du corps , fait que , pendant la marche , l'Animal est susceptible de se renverser souvent à cause du poids considérable qu'il porte. D'Argenville ne donne malheureusement pas assez de détails , et on ignore où il a pu avoir le moyen d'observer ce qu'il rapporte, ce qui donne à tout cela assez peu de certitude pour que les zoologistes désirent vivement avoir des détails pris sur le vivant , et par des hommes versés dans l'art difficile d'observer. Ce genre, comme celui des Cérites , est très-nombreux en espèces; ce sont celles fossiles qui sont les plus nombreuses ; elles se trouventdanspresquetous les terrains tertiaires ; on n'en rencontre point dans les formations secondaires. Lamarck compte vingt-trois espèces vivantes , Defrance quatre-vingtquinze fossiles, et nous en connaissons davantage des unes eldes auli rs. Caractères génériques : Animal voisin de celui des Rochers, d'après le peu qui eu est connu. Coquille soit turriculée, soit fusiforme, terminée inférieurement par un canal droit plus ou moins long ; bord droit muni dans sa partie supérieure d'une entaille ou d'un sinus.

Quelques espèces, soit vivantes, soit fossiles , présentent une petite différence dans la place de. In fente qui est dans l'endroit de la suture, au lieu d'être prise complètement dans le bord droit au-dessous de la suture. Ce caractère est accompagné aussi d'une autre différence moins

l'LE

importante, c'est l'existence d'un bourrelet plus ou moins gros au bord droit, lorsque la plupart des autres Pleurotomes ont ce bord mince et tranchant. Quelques personnes avaient ■pensé qu'on pourrait établir un nouweau genre, mais nous croyons que ^ cela serait inutile , car ces caractères s sont de très-peu d'importance. Parnmi les espèces vivantes , on peut citer li les espèces suivantes qui sont les plus i remarquables.

Pleuroloma auriculifera , Lamk. , Anim. sans vert. T. vu , p. 91 , n. 2 ; : Strombus lividus , L. , Gmcl., p.

! 35a3 , n. 4g ; Cbemn. , Conch. , tab. 1 i56 , fig. 1269 , 1 270 ; Encyclop. , pl. 1 45g , fiç. 10 , a , b ; Blainv. , Malac. , 1 pl. i5,fig.4. — Pleuroloma imperialis, I Lr.mk. , ibid. , n. 1 ; Eucyclop. , pl. ( 44o, fig. 1 , a, b. — Pleuroloma lineata, 1 Lamk. , loc. cit. , u. 10 ; Encyclop. . f pl. 44o , fig. 2 , a , b. — Pleurotoma spirata , Lamk., loc. cit., n. 11; (. Cbemn. T. S, pl. i64 , fig. i57Ô, 1 1 57* ; Encyclop. , pl. 44o , fig. 5 , a , 1 b. — Pleurotoma uirgo , Lamk. , loc.

cit.,n. 16; Favanne, Conch., tab.

■ 71 , fig. n ; Martini , Conch. T. iv , p. i45 , fig. b ; Encyclop. , pl. 409 , fig. 2. — Pl. babylonia, Lamk. , loc.

cit. , n . 17. — Murex babylonius , L. , Gmel. , p. 354 1 , n. 52 ; Lister, Conchyl. , lab. gi7 , fig. 11 ; Martini, Conchyl. T. iv , tab. i45 , fig. i53i, 1 352 ;Éncycl., pl. 439, fig. 1, a, b. — Pleurotoma tigrina , Lamk., loc. cit., 11. 20 ; Encyclop. , pl. 43g , fig. 6. — Pleurotoma nodifera , Lamk. , loc.

cit. , n. 23; Pleurotoma javana , ibid., Encycl. , pl. 43g , fig. 5.

Les espèces fossiles, comme nous l'avons dit , sont très-nombreuses ; ou en compte plus de cent. On peut reinarquerles suivantes : Pleurotoma Jilosa, Lamk., loc. cit. , p. g7, n. 6 ;id., Ann. du Mus. T. 111 , p. i64, n. 1 ; Encyc. , ' pl. 44o, fig. 6 , a , b. Fort commune aux environs de Paris. — Pleurotoma clai'icularis , Lamk. , loc cit. , n. 8 ; id. , Annal, du Mus. , n. 5 ; Encyclop. ,pl. 44o , fig. 4. Egalement des environsde Paris — Pleurotoma Borsoni , Bast. , Mém. des environs de

PLE 63

Bordeaux , p. 64 , n. 5 , pl. 5 , fig. 2. — Pleurotoma tuberculosa , id. , loc.

cit. , n. 1 , pl. 5 , fig. il. Ces deux espèces viennent de Bordeaux, et de Dax oii elles sont communes. (d..h.)

PLEUROTOMIER. moli.. Animal des Pleurolomes. (b.)

PLEDT-PLEDT. ois. V. Peeu-

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