‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 20 sur 274 · HE. (G · texte numérisé non relu

HE. (G

PLINTHIN1TES. min. Forsler donne ce nom au Cuivre oxidulé ferrifère, le Ziegelerz des Allemands.

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PLO A S. Ploas. ins. Genre de Diptères de la famille des Tauystomes, tribu des Bombyliers , établi par Latreille aux dépens des Bombyles d'Olivier , et ayant pour caractères : tête sphérique ; trompe peu allongée; lobes terminaux allongés , charnus ; lèvre supérieure à peu près delà longueur de la trompe, obtuse; langue de la longueur de la trompe , très-pointue ; soies ca-

fiillaires un peu plus courtes que la angue; palpes avancés, cylindriques, terminés par une petite pointe aiguë ; antennes très-rapprochées à la base , divergentes , de la longueur de la tête ; premier article très-épais , très-velu , assez allongé , en cône tronqué ; deuxième court, velu , troisième menu , nu , fusiforme , légèrement comprimé ; style court , biarliculé, conique; yeux contigus dans les mâles, séparés par un large front dans les femelles ; trois yeux lisses sur le vertex. Ce genre se compose de cinq espèces dont quatre sont exclusivement propres au midi de la France ; celle qui se trouve aux environs de Paris est le Ploas hirlicornis de Latreille , Bombylius virescens , Olivier, (g.)

PLOCAMA. bot. phan. Genre de la famille des Rubiacée.s , et de la Pentandrie Monogynie, L. , établi par Aiton {Hort. Kew. , p. 292), et admis sans changemens par les auteurs modernes. L'orthographe de ce nom a seulement été viciée en celle de Vlacoma par Gmelin et Persoon. Voici les caractères qui lui ont été assi-

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gués : calice persistant, fort petit , à cinq dents ; corolle monopétale , campanulée , à cinq découpures oblougues; cinq élamines, dont les filets sont courts et insérés sur le tube de la corolle , terminés par de3 anthères linéaires droites et pendantes ; ovaire infère globuleux, surmonté d'un style filiforme plus long que les élamines, et terminé par un stigmate simple et obtus ; baie presque globuleuse , triloculaire , contenant des graines solitaires dans chaque loge, linéaires et oblongues. Le Plocama pendilla, Ait., loc. cit. , Poiret , Encyclop. siippl. , est un Arbrisseau ui a presque le port d'un Galium , ont les tiges sont cylindriques, trèsglabres , ainsi que toute la Plante ; les rameaux opposés , un peu étalés , garnis de feuilles sessiles , opposées, très-étroites , presque filiformes , accompagnées de stipules interpétiolaires, courtes , concaves et obtuses.

Les fleurs sont solitaires , petites et axillaires , portées sur des pédoncules très-courts. Cette Plante a été trouvée dans l'île de Ténérifle. (g..n.)

PLOCAMIA. bot. crytt. (Stackhouse.) V. Plocamie.

PLOCAMIE. Plocamium. bot.

crypt. ( Hydrophyles. ) Lamouroux fonda ce genre de l'ordre des Floridées aux dépens des Fucus de Linné, eu lui donnant pour caractères : une fructification consistant en tubercules un peu gigartius; la compression des tiges et des rameaux , lesquels devenaient cloisonnés à leur extrémité; Si ce dernier caractère eûtété profondément exact, les Plocamies eussent fait le passage des Floridées aux Céramiaires; mais outre qu'il n'est pas bien constant , il manque précisément dans l'espèce type , et Lyngbye a été plus heureux, quand il a dit que ce genre était fondé sur sa tige comprimée , distique, très-rameuse, ayant les derniers rameaux pectinés et uncinés , avec des capsules latérales ou des séininicules nus aux extrémités.

En effet, il y a bien distinctement dans les Plocamies deux sortes de

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fructification, l'une tuberculaire , l'autre gigarline. Les espèces de ce genre qui ne sont pas fort nombreuses , sont toutes de la plus grande élégance et relevées de belles couleurs pourprées , souvent de la plus grande vivacité. La plus commune sur nos .côtes, dont on retrouve îles variétés jusque dans les mers australes , était le Fucus coccineus de Turncr , Hist. Fuc. , pl. 5g; Plocamium vulgare de Liuué , dont Roth faisait un Ceramium et Agardh une Delcsséi ie. Dans nos ports de mer , on en forme de petits cadres, et des arbrisseaux de paysages fantastiques pour la décoration des chambres.

Agardh a dispersé les espèces du genre qui nous occupe dans plusieurs des siens, et particulièrement dans un Bonnemaisonia , qui ne saurait être adopté. (b.)

PLOCAMIER. bot. PHAN. Pour Plocama. V ■ ce mot. (B.)

* PLOGARIA. bot. crypt. [Lichens.) Ce genre, créé par Nées d'Esenbcck( Ilor. Physic. Be/o/., p. 12, p. 6), et adoplé par lisehweilcr [Syst. Ltich. , p. a3), sur uni: Plante du Bengale , doit disparaître île la famille des Lichens. Il a été reconnu que ce prétendu Lichen n'était autre chose que le Fucus lichenoides , L. , Spherococcus lichenoides , Agardh.

* PLOCARIEES. bot. ciiypt. [Lichens.) Eschweiler donne ce nom à la sixième cohorte établie dans sa méthode. Il y renferme les Lichens fruticuleux, dont le thalle cylindrique est revêtu d'une enveloppe corticale ; l'apolhécie est arrondi , immargé ou libre , et immaiginé. Cette cohorte répond presque exactement à noire tribu des Sphici ophorcs. (a.f.)

*PLOCEUS. ois. (Cuvier.)Syn. de Tisserin. V. ce mol. (dji..z).

* PLOCHIONE. Plochionus. tufs.

Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pentamèrc» , famille des Carnassiers, tribu des Carabiques , établi par Dcjeàn , et auquel il donne

PLO 67 pour caractères (Spéciès îles Coléoptères de sa collection , T. 1) : crochets des tarses dentelés eu dessous ; le dei nier article des palpes labiaux assez foi tement sécuriforme ; antennes plus courtes que le corps , plus ou moins moniliformes ; articles des tarses courts , eu cœur et profondément dchancrés; corps court et aplati ; tête ovale , presque triangulaire , peu rétrécie postérieurement; corselet plus large que la tête , coupé carrément postérieurement; élyties planes, en carré long. Ce genre ne se compose jusqu'à présent que de deux espèces dont les mœurs sont inconnues; l'une trouvée aux enviions de Bordeaux sous fies écorces de pins , par Boufils auquel Dejean l'a dédiée , se trouve aussi dans l'Amérique du nord et à l'ilc de France ; la seconde espèce, Pl. iinotalus, Oej. , vient des îles Malouincs. (g.)

* PLOCOGLOTTIS. bot. poan.

Genre de la famille des Orchidées et de laGynandrie Diandrie, L. , établi par Blume [Bijdragcn tôt de Flora van nederlandsch X/idië , p. 58o ) qui l'a ainsi caractérisé : périanlhc en masque, dont les sépales extérieurs sont les plus grands, les latéraux extérieurs connés inférieuremcnl; labelle soudé à la base et de chaque côté avec des plis membraneux appliqués au gynoslème, ayant son limbe convexe indivis , d'abord étalé, puis dressé; gynostème libre supérieurement; anthère biloculaire placée dans la partie supérieure et interne du gynostème; masses polliniques , au nombre de quatre , arrondies , comprimées, pulpeuses-céréacées , soutenues par paires sur des pédiccllcs , et placées au moyen d'une glande commune sur l'éch;iucrure du stigmate. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce , Plocoglollis indica , qui est une Herbe croissant immédiatement sur le sol , à racines fibreuses , à feuilles solitaires sur un pétiole renflé , oblongues , lancéolées , marquées île nervures, el membraneuses.

La hampe est dressée, multillorc; les

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fleurs sont pédicellées et accompagnées de bractéoles. Cette Plante croît dans les lieux ombi'agés et humides , aux pieds des monts Salak, Pautjar, etc., de l'île de Java. On la trouve en fleurs depuis juin jusqu'eu septembre. (g..n.)

PLOIÈRE. Ploiera, ras. Genre de l'ordre des Hémiptères , section des Hétéioplères , famille des Géocorises , tribu des Nudicolles , établi par Scopoli aux dépens des Cimex de Linné ou des Gerris de Fabricius, et adopté par Latreille. Les caractères de ce genre sont : corps linéaire ; tête allongée, petite, portée sur un cou distinct, ayant un sillon transversal qui la fait paraître bilobée ; son lobe postérieur large , arrondi ; yeux placés sur le lobe antérieur de la tète, près du sillon transversal; antennes coudées après le premier article, longues , grêles , presque sétacées , composées de quatre articles , les deux premiers très-longs , le troisième" court, le dernier encore plus court , un peu en massue ; bec arqué , court , ne dépassant pas la naissance des cuisses antérieures , de trois articles , le premier court , le second long , cylindrique, le dernier en forme de boule allongée à son origine , diminuant ensuite , et se terminant en pointe conique; corselet allongé, rétréci antérieurement, un peu aplati en dessus , comme composé de deux lobes , l'antérieur plus court ; élytres plus longues que l'abdomen ; celui-ci convexe en dessous , ses bords un peu relevés , composé desixsegmensdont le dernier ne recouvre point l'anus ; ces segmens ayant chacun , de chaque côté , un stigmate un peu étalé ; anus des mâles entier; pâtes antérieures ravisseuses , courtes , grosses , avancées , avec les hanches et les cuisses allongées, celles-ci garnies de poils roides en dedans ; leurs jambes ét leurs tarses courts, s'appliquant sur les cuisses pour retenir la proie qui sert à la nourriture de l'Insecte; les autres pâtes très-longues et fort menues. Ce genre se compose de deux

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ou trois espèces. Celle qui est bien connue , et qui lui sert de type est le Cimex vagabundus de Linné , Cimex culiciformis , Degéer , T. ni , p. 323 , pl. 17 , fig. i-8. Sa larve ressemble à l'Insecte parfait. Elle vit dans les ordures des maisons, (g.)

PLOMARD. ois. Syn. vulgaire du Garot femelle. V. Canard. (dr..z.)

PLOMB, pois. L'un des noms vulgaires du Squalus Zygena , L. V.

Squale. (b.)

PLOMB, moll. Nom vulgaire et marchand du F~oluta Pyrum , L. Espèce du genre ïurbinelle. V. ce mot. (B.)

PLOMB. Plumbum. min. Bley, Werner. Ce Métal peut être considéré comme le type d'une famille composée d'au moins quinze espèces minérales , dans lesquelles il existe, ou libre, ou combiné avec les minéralisateurs , tels que l'Oxigène , le Soufre , le Sélénium , et avec differens Acides. Les minerais de Plomb ont pour caractères communs : d'avoir une grande densité , de noircir au contact d'un hydrosulfure , et de se réduire aisément sur le charbon avec ou sans addition d'un fondant alcalin. Nous allons indiquer leurs caractères spécifiques, en commençant par ceux dont la composition chimique est la plus simple et nous élevaut graduellement jusqu'aux plus composés.

Plomb natif. On doute de l'existence du Plomb à l'état métallique dans la nature. Il se peut que l'action des feux volcaniques sur quelque minerai de Plomb préexistant eu ait opéré la réduction, et telle est probablement l'origine de celui qu'on a cité dans les laves de l'île de Madère où il est engagé sous la forme de grains ou de petites masses contournées. Le Plomb natif, si ou l'admet comme espèce, doit donc être considéré comme n'ayant qu'une existence lout-à-fait accidentelle. Au reste , les caractères auxquels on pourra le reconnaître sont les mêmes

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que ceux que les chimisles assignent au Métal pur , obtenu par les procédés de l'art. On sait que le Plomb est une substance simple, métallique , d'un blanc bleuâtre passant facilement au gris livide, pesant spécifiquement il, très-malléable et fusible à un léger degré de cbaleur ; c'est peut-être le moins sonore des Métaux ; il est facile à réduire en lame, mais sa ténacitt* est très-faible et on ne peut le tirer qu'en fils trèsgrossiers; il est aisément attaquable par l'Acide nitrique , et sa solution précipite en blanc par les sulfates , en noir par les bydrosulfatcs. Le Plomb est l'un des Métaux les plus employés à cause de la grande abondance de ses minerais, de la facilité avec laquelle ou parvient à l'en extraire, et des usages variés auxquels il se prête. Il sert à la couverture des édifices , à la conduite des eaux, à la construction des réservoirs et des chambres où se fabrique l'Acide sulfurique ; on l'emploie pour faire des balles et de la grenaille. Allié à l'Etain , il forme la soudure des plombiers ; à l'Antimoine , il constitue les caractères d'imprimerie. C'est de la Galène ou du Plomb sulfuré que l'on extrait presque tout le Plomb versé dans le commerce.

Plomb sulfuré, Bleyglanz , W., vulgairement Galène, bi-sullure de Plomb. Substance d'un gris de plomb douée de l'éclat métallique, aigre, clivable avec facilité parallèlement aux faces d'un cube; pesant spécifiquement 7,58. Elle fond et se réduit aisément sur un charbon en répandant une odeur sulfureuse. Sa solution , dans l'Acide nitrique étendu , précipite en blanc par un sulfate ou donne des lamelles de Plomb sur un barreau deZiinc. Lorsqu'elle est pure, elle contient deux atomes de Soufre pour un atonie de Plomb , ou en poids i5 parties de Soufre, et 87 de Plomb ; mais clic est fréquemment mélangée de sulfure d'Argent et de sulfure d'Antimoine. La forme primitive de la Galène est le cube; ses cristaux se présentent sou-

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vent sous cette forme ou sous celle de l'octaèdre plus ou moins modifié; ils offrent rarement les faces du dodécaèdre rhoniboïdal. Ses variétés de formes accii'^'Jielles ou de structure sont peu nombreuses. On distingue particulièrement : la Galène globuleuse , en masses mamelonnées et terminées par des cristaux saiilans; la Galène stalactilique , en concrétions cylindriques ; la Galène pseudomorphique , en prismes hexaèdres provenant de la décomposition du Plomb phosphaté ; la Galène incrustante, en enduit recouvrant des cristaux de Chaux carboualée ou de Chaux Ouatée; souvent ces cristaux ont disparu et il en est résulté une soi te de moule vide ou de carcasse plus ou moins solide ; la Galène lamellaire , en petites lames brillantes , entrecroisées dans tous les sens; la Galène grenue ou saccharoïde , on la nomme ordinairement Galène à grains d'acier; la Galène compacte, le Bleyschweifàes Allemands; son grain est terne et si fin qu'on ne

fieut l'apercevoir qu'à la loupe ; a Galène striée ou palmée, dont la surface est couverte de slries divergentes et plus ou moins larges ; elle contient ordinairement de l'Antimoine ; la Galène spéculaire, dont la surface a été polie naturellement et fait l'office de miroir ; cette variété se rencontre dans les filons du Derbystine, où elle est associée à la Baryte sulfatée ; elle y est connue sous le nom de Plomb foudroyant , parce que la matière du filon se détache en faisant explosion aussitôt que le mineur en attaque les salbandcs. Quelques variétés de Galène sont irisées à la surface, ce qui tient probablement à un commencement d'altération qu'éprouve la substance.

Les variétés provenant du mélange de la Galèue avec d'autres substances sont les suivantes :

1. La Galèue sélénifèrc, mêlée de séléniure de Plomb. Cette variété , que l'on trouve à Fahlun en Suède, et à Tilgerode au Harz, se reconnaît aisément à l'odeur de rave qu'elle

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exhale lorsqu'on la chauffe au chalumeau.

a. Lu Galène argentifère, mêlée de sulfure d'Argent. Cette variété , qui est ordidairement à petites facettes ou à grain d'acier , est exploitée comme mine d' Argent. La quantité de.ee Métal qu'elle contient va quelquefois jusqu'à 10 et même jusqu'à j5 pour 100.

3. La Galène antimonifère , Dun- Ales W 'eissgùlligerz , Wcin. , vulgairement Mine d'Argent blanche. Sulfure de Plomb mêlé de sulfure d'Antimoine. Trouvé à Sala en Suède.

4. La Galène bismuthifère , JVismuth-Bleyerz , en masses amorphes , à cassure grenue , ou en cristaux capillaires; sa solution dans l'Acide nitrique précipite en blanc par l'eau, puis par un sulfate , et donne de l'Argent sur une lame de cuivre. C'est donc un mélange de sulfure d'Argent et de sulfure de Bismuth avec le sulfure de Plomb. On ne l'a encore trouvée que dans une seule mine de la Forêt-Noire.

5. La Galène antimonifère et argentifère , Lichtes Weissgiiltigerz , Wern. Substance d'un gris de plomb passant au noirâtre ; cassure à grain fin : elle décrépite fortement et fond aisément sur la pince au chalumeau.

D'après l'analyse de Klaproth , c'est un mélange de sulfure de Plomb , de sulfure d'Argent et de sulfure d'Antimoine. On la trouve dans la mine de Himmelsfurst près de Freyberg.

6. La Galène antimonifère et arsénifère , Bleyschivimer. Variété analysée par PfafF, et que l'on a trouvée en Sibérie. Elle est accompagnée de Cuivre pyriteux.

La Galène est le seul minerai de Plomb qui se trouve en dépôts considérables dans la nature. On la rencontre dans presque tous les terrains depuis les primitifs jusqu'aux secondaires; elle forme fréquemment des filons , et quelquefois des amas dans les Granits , les Gneis , les Micaschistes et les Schistes argileux; telles sont les exploitations de Villefort et Viallas dans la Lozère , de Vienne dans

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le département de l'Isère , de Pesay dans la ïarentaise. On la trouve dans le Calcaire grenu à Sala en Suède , à Schwarzenberg en Saxe , et à Zmeof en Sibérie. Elle existe en plus grande quantité dans les terrains intermédiaires , oii elle est le plus souvent en couches, au milieu des Siénites , des Amygdaloïdes, des Grauwackes et des Calcaires compactes. Les mines de Poullaouen et de Huelgoat en Bretagne, celles de Klausthal, de Zellerfeld et de Laulenthal au Harz appartiennent au terrain de Grauwacke ; celles de Bleyberg en Carinthie , du Derbyshire et du]Northumberlaud en Angleterre , se trouvent dans les Calcaires qui terminent la période intermédiaire. La Galène est encore très-abondante dans les assises inférieures des terrains secondaires où elle se présente presque toujours en couches. On la trouve dans le terrain de Grès rouge et au milieu du Zechstein et du Calcaire magnésien de la même époque. Les substances miuérales, auxquelles la Galène est le plus ordinairement associée, sont le sulfure de Zinc qui ne la quitte presque jamais, le Fer sulfuré, le Cuivre pyriteux, le Cuivre gris, l'Argent rouge, etc. ; les substances pierreuses qui lui servent de gangues dans les filons , sont le Quartz , la Baryte sulfatée, la Chaux Ouatée, la Chaux carbonatée , etc.

Le principal usage de la Galène est de servir à l'extraction du Plomb que consomme le commerce. On y parvient en grillant le minerai et en le fondant dans un fourneau à réverbère chauffe au bois ou à la houille.

Si ce minerai est argentifère , le Plomb qu'on eu obtient prend alors le nom de Plomb d'œuvre ; on le soumet à la coupellation , pour en séparer le métal précieux , si celui-ci est en quantité suffisante pour couvrir les dépenses de l'opération. La Galène est employée immédiatement par les potiers de terre sous Je nom d'Alquifoux; ils la réduisent en poudre et revêtent leurs vases d'une couehc de celte poudre qui , par l'ac-

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tiûii il'uu feu violent, tonne un enduit vitreux à la surface de ces vases.

Plomb sùllniubé , bi-séléuiuro de I'ionib. Ce Minéral ressemble beaucoup, quant à son aspect extérieur , au sulfure de Plomb; mais sa couleur , qui est aussi le gris de plomb clair et vif, tire sur le bleu rougeàtre; sa structure est grenue, laminaire et compacte comme celle de la Galène. Malgré sa tendance à cristalliser , on n'a point encore pu reconnaître sa forme. Sa pesanteur spécifique est de 7,69. Traité au chalumeau sur le charbon, il développe une forte odeur de raves putréfiées.

Chauffé dans un tube ouvert , il dégage du Séléniure que l'on reconnaît à sa couleur rouge. Ce Minéral a été trouvé dans le Ilarz oriental , près de Zorgc , dans des liions ferrugineux , traversant des couches de Diorite et de Schiste argileux. Il a pour gaugue immédiate une Dolomie lamellaire; il renferme , d'après l'analyse de Rose, 71,81 de Plomb et 27,59 de Sélénium ; sa composition est ainsi très-rapprochée de celle du Séléniure artificiel , qui est représentée par les proportions suivantes ; 60,92 de Plomb et 24,47 de Sélénium. Le Plomb séléniuré se rencontre encore dans une autre localité du Ilarz, à Tilkerode ; il y est pareillement dans un filon , et s'y trouve accompagné de quelques parcelles d'0«r natif; il renferme une assez grande quautité d'Argent. On a aussi observé du Séléniure de Plomb dans les mines de Clausthal et de Zellerfeld ; mais il est rare de rencontrer ce minerai parfaitement pur ; il est fréquemment mélangé de Séléniure de Cobalt , de Séléniure de Cuivre et de Séléniure de Mercure.

Plomb oxidé jaunl ou Massicot, bi-oxide de Plomb d'un jaune citron, et d'un aspect terne et terreux ; facile à réduire en Plomb métallique sur le charbon. Celte espèce est rare cl ne se reucontre que sous la forme d'un enduit pulvérulent à la surface de quelques minerais de Plomb , priuci-

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paiement de ceux que l'on exploite à Frcybei g.

Plomb oxinû uouoe ou Minium, tri-oxide de Plomb. Cette espèce , comme la précédente, 11'exisle qu'à l'état pulvérulent à la surface des autres minerais de Plomb , et surtout du sulfure. Sa couleur est le rouge foncé; on le dislingue du Cinnabre terreux, en ce que celui-ci est volatil, tandis que le Minium , chauffé sur des charbons, se réduit facilement sans se volatiliser. Ou L'a trouvé pour la première fois à Laugenbeck dans le pays de Hesse-Cassèl , et depuis à Schlangeubcrg en Sibérie , dans l'île d'Augle.-iey eu Angleterre , à Brilon eu Westphalie, à Badcnwciler dans le pays de Bade , et à Breiuig près d'Aix-la-Chapelle. L'oxidc rouge de Plomb est emplo\é dans la composition des émaux et dans celle du verre dit /lint-glass ; il est en oulre usité dans la peinture ainsi que le Massicot , que l'on emploie aussi dans l'art de la polerie.

Plomb carbonate, ff 'eiss-Blcyerz, VVeru. , vulgairement Plomb blanc , cl autrefois Céi use native. Substance pierreuse, blanche, limpide, d'un éclat vitreux et adamantin ; trèspesaute , tendre et fragile. C'est une combinaison d'un bi-oxidede Plomb avec deux atomes d'Acide carbonique. En poids , elle est formée de 16 parties d'Acide carbonique cl de 84 parties d'oxide de Plomb ; sa pesanteur spécifique est de 6,5; elle jouit de la double réfraction à uu trèshaut degré; elle est soluble avec effervescence dans l'Acide nitrique étendu ; sa solutiou précipite par l'Acide sulfuriquc et donne des lamelles de Plomb sur un barreau de Zinc ; elle décrépite au feu et se réduit facilement sur le charbon. Sa forme primitive est un prisme rhomboïdal droit de 1170 et 65° ; ses formes secondaires sont assez variées; parmi les variétés qu'elles constituent, on distingue : le Plomb carbonate octaèdre, en prisme rhomboïdal terminé par des sommets dièdres; le Plomb carbouaté dodécaèdre, offrant

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