RI-H
dans une petite portion de sa base.
Mandibules munies de trois dents, les deux plus fortes placées vers l'extrémité , l'autre au côté interne.
Mâchoires allongées , presque membraneuses, velues; palpes maxillaires n'ayantquc trois articlesdistincts, le dernier plus long que le second, ovale, conique. Corselet convexe , ovale, tronqué à ses deux extrémités. Ecus'son petit , triangulaire. Elytres recouvrant les ailes et l'abdomen. Pâtes longues, les antérieures surtout; jambes minces , un peu crochues à leur extrémité; tarses ayant leur troisième article bilobé. Ce genre renfermait d'abord quelques espèces d'Europe , dont on a fait des genres distincts. Tel qu'il est adopté actuellement, il se compose de deux espèces américaines.
LeRniNE barbirostre, Rhina barbirostris , Latr ■. , Oliv. ; Lixus bardirostiis, Fabr., dont le mâle est figuré dans l'Encyclopédie , pl. 2.26, fig. i4, est quelquefois long d'un pouce et demi; il est tout noir; la femelle a le rostre plus court, et dépourvu de la barbe jaune et épaisse que l'on voit sur celui du mâle. On trouve cet Insecte au Brésil et à Cayenne.
Illiger avait décrit la femelle de cette espèce sous le nom de Rhina verrii'ostris. L'autre espèce se trouve dans l'île de Saint-Domingue et dans quelques autres îles Antilles. Il est long d'un pouce et demi , noir. Son corselet est pointillé, et ses élytres ont une tache irrégulière blanchâtre qui s'étend jusqu'au-delà du milieu. Elles sont chargées de stries, de points enfoncés. Cette espèce a été nommée par Olivier Rhine scrutateur , Rhina scrutator, Entom. T. r, p. 235 , n° a5o; Ckarans., pl. 29, fig. 4a8. (o.)
* RHINE L LE. Rhinella. micr.
(Que, dans notre tableau des Microscopiques inséré au Tome X du présent Dictionnaire , nous avons mal écrit Riuella.) Genre de la famille des Urcéolariées , la première de l'ordre des Slomoblépharés ; ses caractères sont : la totalité de l'Ani-
mal formant une coupe non totalement évidée , avec un corps interne dans le fond qui se prolonge par le centre eu un mamelon saillant du milieu du limbe béant et cilié à son pourlour. Les Rhinelles vivent libres et solitaires, nageant avec rapidité dans l'eau de mer , dans celle des marais ou dans celle qui croupit au fond des ruisseaux, souvent confondus au milieu des Raphanelles , ou remplissant des coquilles. Les espèces remarquables de ce genre sont, iv la Rhinelle myrliline, Rhinella myrlilina [V. pl. de ceDict.); diaphane, formée cte molécules et paraissant ronde quand elle n'ouvre pas son limbe pour faire saillir l'organe central qui est en cône ; on voit à la partie opposée , quand elle change un peu ses formes, un disque arrondi et comme une troncature qui ferait penser que l'Animal a appartenu à quelque groupe de Vorticellaires par un pédicule dont la partie postérieure présenterait les traces de l'ancienne implantation. Les cirres y sont fort difficiles à voir , et la plupart du temps , quand on parvient à les distinguer , on les croirait être en deux faisceaux opposés comme dans de véritables Vorticelles. 20 Rbinelle verte, Rhinella mamillaris, N.; Vorticellabursata, Miill., Inf., pl. 35, fitj. 9, 12 ; Encycl., pl. 19, fig. ia-iô {V~. pl. deceDict.); Urcéolaire Bourse, Lanik., Anim. sans vert. T. 11, p. 4i. Elle paraît pyriforme, arrondie par derrière, apointie en cône par devant, le corps remplissant tout le fourreau ; elle est entièrement verte , excepté au limbe qui foi me comme une collerette diaphane quand elle s'ouvre en bourse garnie de longs cils trèsagités ; on la trouve dans i'eau de mer; 5° Rhinelle blanchâtre, Rhinella albicans , N., arrondie, blanchâtre, diaphane, ayant le corps non adhérent à la partie postérieure du fourreau, comme dans la précédente, et qui paraît comme suspendu au milieu; ses cirres toujours fort agités sont les plus longs et les plus fournis ; 4° Rhinelle Nez , Rhinella Nasus, N.; Vorticella, Miill., tab. 57, f. ao-24;
RHI
RHI
Encycl., pl. 20, fig. 16-20; Urceolarla nasuta , L. , Anim. sans vert.
T. 11, p. 43. Plus allongée que les précédente» , postérieurement atténuée, mais obtuse et comme cylindracée ; on ilistinguequand elle s'allonge trois bandes ciliées, circulaires en anneau sur son corps ; l'organe interne y est saillant de profil comme un nezà l'ouverture du limbe où. les cirres semblent se réunir fréquemment en deux faisceaux ; vus de face, ces cirres forment la roue en rayons courbes et moins nombreux qu'on ne l'eût cru.
On trouve cette espèce dans l'eau des Lenticules. (u.)
* RHINENCÉPHALE, zool. V.
Acéphale.
RHINGIE. Rhingia. INS. Genre de l'ordre des Diptères , famille des Athéricères , tribu des Syrpliies , établi par Scopoli aux dépens du genre Conups de Linné et Musca de L)egéer , et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : hypostome très-prolongé en avant intérieurement , formant une sorte de bec conique dans lequel est renfermée la trompe. Yeux grands, espacés dans les femelles, rapprochés cl se touchant dans les mâles. Antennes très-courtes, rapprochées à leur base, avancées et penchées , insérées sur un tubercule frontal , composées de trois articles , le premier et le second très-courts, le troisième court, ovalaire , comprimé , poi tant à sa partie supérieure une soie nue , longue , uniarliculée à sa base. Suçoir trèsallongé; palpes plus courts que les soies inférieures du suçoir ; trois petits yeux lisses disposés en triangle sur un tubercule du vertex. Ecusson grand , demi-circulaire. Cuillerons assez grands , distinctement ciliés.
Ailes longues, parallèles et se croisant sur l'abdomen dans le repos.
Abdomen un peu convexe en dessus, composé de quatre segmens outre l'anus; pâtes de longueur moyenne; cuissc3 postérieures simples et muliques; tarses ayant le dernier article muni de deux crochets , sous chacun
desquels est une pelotte assez forte ; premier article des tarses postérieurs allongé et renflé. Ce genre se distingue des Volucelles , Séricomyes , Eristales , Bracbyopes et Pélocères, parce que ceux-ci ont un museau très-court et une trompe de longueur moyenne. Les genres Aphrite, Cératophyes , Cérie , Callicère , Sphécomyes, Chrysotoxe , Parague et Psare s'en éloignent, parce que leurs antenues sont beaucoup plus longues que la tête, ou au moins de sa longueur, tandis qu'elles sont plus courtes que dans les Rhingies. On ne connaît pas encore d'une manière certaine les métamorphoses de ces Diptères; tout ce qu'on en sait , c'est que Réaumur a trouvé un individu de la Rhingie à bec , éclos dans un poudrier où il avait renfermé de la bouse de vache avec des larves qui s'en nourrissaient. On trouve les Rhingies sur les fleurs dans les bois et les prairies. On en connaît peu d'espèces ; toutes sont propres à l'Europe. La plus commune aux environs de Paris est :
La Rhingie a bec, Rlùngia rostrala, Fabr. , Latr. , Meig. , Panz., Faun. Germ. , fasc. 87, fig. aa ; Conops rus/rata, L., Réaum.,Ins. T. iv, p. a3â , pl. 16, fig. 10. Long de quatre lignes; tête brune, sa partie inférieure et antérieure testacée. Antennes de celte dernière couleur.
Corselet brun, avec quatre lignes longitudinales grises sur le dos. Ëpaulettes , écusson , abdomen et pâtes de couleur ferrugineuse. Ailes un peu jaunâtres vers la côte, leurs nervures testacées. Le mâle a l'abdomen trèscilié vers les bords, avec une petite ligne courte , brune sur le milieu du second segment. (g.)
RHINIUM. bot. PHAN.(Schreber.) Syn. deTigaiea. y. ce mot. (u.)
RHINOBATE. Rkinobata. pois.
Sous-genre de Raie. y. ce mot. (u.)
* RHINOBATE. ins. Nom donné par Germar à un genre de Charan-
SOns. /". RllYNCHOFHORES. (A. H.)