‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 236 sur 274 · RIV · texte numérisé non relu

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des noms vulgaires du Delphinium Consolida. V . Dauphineele. (u.)

RISUM. bot. phan. PourOryza.

r. Riz. (b.)

* RITINOPHORA. bot. phan.

(Necker.) Syn. d'Icica. V. ce mot. (c.)

RIT- BOCK. mam. Espèce du genre Antilope. F^. ce mot. (b.)

RITR.O. bot. phan. Espèce du .

genre Echinope. V. ce mol. (b.)

RITTERA. bot. phan. Schreber avait substitué ce nom à celui de Possira d'Aublet , qui lui-même rentre dans le genre Swartzia. V. Swartzie. (G...N.)

* RIVERIA. bot. phan. Sous ce nom, K uni h (Nov. Gêner, et Spec.

Plant, œquinoct. T. Vil, p. 266) a établi un genre appartenant à la famille des Légumineuses , mais dont le fruit seul est connu. C'est une gousse obliquement elliptique , légèrement comprimée, stipilée, mucronée . de consistance de parchemin , monosperme et bivalve. La graine est oblongue, réniforme , munie dans sa partie où est le. point d'attache , d'une substance blanche , friable, recouverte d'un tégument membrane ux-chartaeé. L'embryon , sans albumen , est composé de cotylédons, charnus, conformes à la graine; la radicule , située au-dessous du sommet de l'embryon , se dirige inférieuremerit. Ce genre se distingue du Geoffrœa par son fruit coriace et bivalve; peut-être est-il congénère de l' Andira? Le Riveria nitens, Kunth , /oc. cit., tah. 65g bis, est un Arbre dépourvu d'épines , à feuilles alternes, imparipinuées , quelques-unes ternées , un peu coriaces , portées sur un rachis ailé. Les pédoncules sont presque terminaux et ne portent chacun qu'une seule gousse. Cet Arbre croît dans la province de Bracamoros près de Jaeu dans l'Amérique méridionale. . (G..N.)

RIVIÈRE, géoi.. Cours d'eaux qui alimentent les (leuves. P~. ce mol et Bassins. Nous ajouterons à ce q^ui a

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(Sté dit des Rivières dans les nrticles ou nous renvoyons ce que Brard rapporté d;ms le Dictionnaire des Sciences naturelles , de certaines Rivières qui ne coulent plus , mais dont le lit n'eu est pas moins très-bien conservé. « Ou appelle Rivières , dans certaines parties de la France, dit ce savant, des vallées étroites , sinueuses, dont Je fond est généralement occupé par des prairies, mais où il ne coule plus d'eau , si ce n'est quelques faibles sources qui s'échappent du pied des montagnes qui les bordent à droite et à gauche. Ces petites vallées ont en effet tous les caractères de l'ancien lit des Rivières qui auraient cessé découler. Les angles rentra us, correspondent exactement aux angles saillans des bords opposés. Les bancs calcaires , au milieu desquels ou observe le plus ordinairement ces espèces de lits sinueux, semblent avoir été corrodés à diverses hauteurs , et paraîtraient porter les traces successives de la retraite des eaux; mais quand on examine ces prétendues traces de la Rivière desséchée, on s'aperçoit qu'elles ue sout autre chose que l'effet de la gelée sur les lits ou les bancs qui n'ont pu résister à son action, et qui se sont creusés à la longue, tandis que les autres, plus compactes et plus solides, ont résisté et font saillie. On ne peut affiimer que les peliies vallées dont il est ici question , n'aient pas réellemeut servi de lit à des Rivières antiques, mais il paraît à peu près certain que leur disparition remonte. à une époque antérieure aux temps historiques. La partie calcaire des déparlemeus du Lot et de la Dordogne présente plusieuis exemples de ces Rivières sèches, parmi lesquelles on .peut citer celle qui renferme les ruines piltoiesques du grand château de Comorc. » (b.)

RI VIN E. Rivina. bot. phan. Genre de la famille des Chénopodées, présentant pour caractères : un calice à quatre divisions profondes et étalées ; quatre, huit ou douze éiamines

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dressées et hypogynes; un ovaire globuleux, un peu comprimé, à une seule loge monosperme, surmonté d'un style un peu oblique, au sommet duquel est un stigmate discoïde et entier. Le fruit est charnu, globuleux et monosperme. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses; ce sont des Piaules herbacées, des Arbustes ou des Arbrisseaux qui croissent dans les diverses contrées de l'Amérique méridionale. Leurs feuilles sont alternes; leurs (leurs petites , formant des épis ou des grappes. On mange quelquefois les feuilles de certaines espèces , à, la manière des Epinards. . • (a. h.)

RI VU L AIRE. Riuularia. bot.

ciiyi'T. ( Ckaodinées. ) Roi h forma sous ce nom un genre dont les caractères étaient loin d'être exacts , et que n'en adoptèrent pas moins, sans les vérifier ,1a plupart des algologues , Agardh y compris; mais le judicieux Lyngbye a senti la nécessité de le diviser, en rejetant une désignation fort impropre , puisqu'elle pouvait convenir HidifTéieniment à toutes les petites Plantes des ruisseaux. Les Riv nia ires de Roth sont réparties aujourd'hui parmi les Chœtophorcs et les Liukies. f. ces mots. (b.)

* RIVULINEES. Riuulineœ. BOT.

CUYI'T. Rafine>que propose sous ce nom l'établissement d'une famille de ce qu'il appelle encore Algues , et oii rentreraient les genres R 'wularia , Nos/oc, Endusperma , cl autres de son invention, et peu connus, (b.)

RIVURALES. conçu. Montfort donne ce nom aux Coquilles qui habitent les rivages et les eaux douces, par opposition avec celles qu'il désigne sous le nom de Pélagiennes , qui ne se trouvent que dans les hantes mers. (d..h.)

RIZ. Oryza. bot. piian. L'un des genres les plus important de la famille des Graminées , et de l'iJexandrie Digynie, L. , qui peut être caractérisé de la manière suivaule : les fleurs sont disposées en panicule; les épillels

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uniflores; lalépicène formée tic deux valves subulées , étroites et très-courtes ; la glume également à deux valves beaucoup plus longues , l'extérieure comprimée , naviculairc, plus convexe supérieurement , sillonnée , brusquement terminée à son sommet par une arête plus ou moins longue , droite, manquant quelquefois ; l'intérieure , aussi longue que la précédente , mais plus étroite et moins convexe , est terminée en pointe brusque à son sommet. Lesétamines, au nomforé de six, ont leurs anthères linéaires obiuses à leur sommet, légèrement bifides à leur base. L'ovaire porte deux styles qui se ' terminent chacun par un stigmate en forme de goupillon ; à la base de l'ovaire sont deux très-petites écailles rapprochées, tronquées obliquement au sommet, et formant la glumelle. Le fruit est allongé , terminé eu pointe à son somme! , et recouvert par la iépicène et la glume qui sont persistantes. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce , qui présente un très-grand nombre de variété?, dont quelquesunes ont été considérées comme des espèces distinctes.

Il 17, cultivé, Oryza satina, h., Lamk. , 111., tab. 264. C'est une Plante annuelle qui croît de préférence dans les lieux bas et inondés ; cependant certaines variétés désignées sous le nom de Riz sec , réussissent également dans les terrains à Froment. Son chaume s'élève à environ trois ou quatre pieds; il est épais et cylindrique ;ses feuilles assez larges, très-longues, sont munies à l'orifice de leur gaîne d'une collerette entière ou bilide. Les fleurs , avec ou sans arête, forment une panicule plus ou moins bien garnie. Le Riz est originaire de l'Inde. Il croît , et on lë cultive dans presque toutes .les contrées de ce vaste continent ou il est la base de la nourriture des peuples qui l'habitent. Les Grecs et les Romains connaissaient le Riz , et Dioscoridc et Pline en ont parlé sous les noms iVOriitsa et Oryza. Mais il paraît que, dans ces temps reculés , il était pres-

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que uniquement employé à faire des tisanes , et que tout celui qu'on consommait alors était tiré de l'Inde. Ce n'est que beaucoup plus tard que le Riz a été introduit et cultivé en Grèce, puis en Italie et en Espagne.

Plus tard encore la culture du Riz a été tentée et continuée dans les deux Amériques , en un mot , dans toutes les contrées qui , par la nature de leur sol et leur température, étaient favorables au développement parfait de ce précieux végétal. Quoique plusieurs parties de nos provinces méridionales se trouvent dans des circonstances très-favorables à ce genre de culture, cependant le Riz n'y est nulle part cultivé. Ce n'est pas que le climat y apporte aucun obstacle.

En effet, la température de la Provence et du Languedoc par exemple, est certainement au moins égale à celle des plaines de Novare et de Verceille en Piémont ou des environs de Bologne, où l'on cultive spécialement le Riz , en Italie. De même dans ces deux provinces méridionales de la France , par exemple , entre Montpellier et Aigues-Mortes , et dans une foule d'autres localités, il y a de vastes terrains très-bas , très-humides , oii le Riz croîliait avec facilité, et deviendrait pour ces pays une nouvelle source de richesse. On pourrait surtout tenter la culture de la variété nommée Riz sec , et qui croît en effet dans des terrains où l'on pourrait cultiver les autres céréales. C'est , nous croyons , une chose importante, qui devrait fixer l'attention de propriétaires riches et éclairés de ces contrées. Cependant il ne faut pas se le dissimuler, la culture du Riz n'est pas sans quelques inconvéniens graves. Les irrigations Continuelles qu'elle exige , le séjour long-temps prolongé de l'eau stagnante, rendent fort mal sains les lieux où l'on cultive le Hiz; il paraît mémo que ce sont ces inconvéniens qui ont fait abandonner celle culture dans le petit nombre de localité-, où on l'avait lentée en France. Mais d'abord tous ces inconvéniens pourraient être en par Ira

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«Hités , eu ne cullivaul que le Riz sec ou de montagne ; enseeondlieu, pour étabKr des rizières, on peut choisir les endroits éloignés des habitations et ceux qui sont parleur nature même propies à ce genre de culture. Aiusi, qu'un terrain bas et humide naturellement malsain , à cause des miasmes qui s'en élèvent pendant les grandes chaleurs, soit couvert de mauvaises herbes ou de sillons chargés de Riz, son voisinage n'aura pas plus d'inconvénient dans l'un et dans l'autre cas , et néanmoins les résultais sciont totalement diderens. Nous ne conseillons pas d'établir des rizière» artificielles et à irrigations continues dans le voisinage des villes ou des villages ; mais pourquoi ne tenterait-on pas cette culture dans ces terrains abandonnés, éloignés des habitations , et que peut- être on finirait même par assainir avec le temps? La France produit plus de blé qu'elle n'en cousomme annuellement ; l'introduction dans notre patrie de la culture du Riz nous affranchirait d'un des tributs que nous sommes obligés de payer aux étrangers.

Ainsi que nous l'avons dit précédemment , le Riz offre un grand nombre île variétés; les unes sont barbues , les autres sans barbes; les unes ont leurs écailles teintes en brun , ou en violet , les autres sont sim pleincut jaunâtres. Le voyageur français Leschcuault de la Tour a publié, dans le sixième volume des Mémoires du Muséum . des détails sur la culture du Riz dans l'Iudc ; il en cite trente variétés différentes , qui différent beaucoup les unes des autres , par le temps qu'elles metleut à mûrir et qui varie de trois à huit mois.

Le Riz est un aliment extrêmement sain. Dans les diverses contrées de l'Inde, de la Chine, dans presque toute l'Asie, en un mot, en /inique, en Amérique, le Riz est la base delà nourriture. On le mange après l'avoir fait bouillir dans l'eau. On a prétendu que , sur la surface du globe , il y a incomparablementplusd'habitans qui se nourrisscut de Riz qu'il n'y

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