V. Cafselle. (g..n
ROELLANA. bot. i«han. (Commerson.) Syn. d'Erythioxyle. V. ce mot. (b.)
ROELLE. Roella. bot. phan.
Genre de la famille des Campanulacéeset de la Penlandrie Monogynie, L. , offrant les caractères suivans :
calice adhérent à l'ovaire, turbiné, persistant, à cinq divisions lancéolées, quelquefois dentées; corolle iufundibulifonne ou campanulée , attachée au sommet du calice, ayant le tube plus long que celui-ci , et le liinbe à cinq segmens ovales; cinq étaniines dont les filets sont dilatés à la base, elles anthères subulées, conniventes; ovaire oblong , surmonté d'un style delà longueur desétamines, et de deux stigmates aplatis et divergens ; capsule cylindrique couronnée par les découpures du limbe calicinal, à deux loges, s'ouvrant à son sommet par un trou arrondi, renfermant un grand nombre de graines petites et anguleuses. Ce genre se compose de huit à dix espèces qui croissent toutes au cap de Bonne-Espérance. Celle qu'on peut considérer comme type est le Roella ciliala,L., Lamk., lliustr., tab. ia3,
ROE
f. 1; Séba, Mus., vol. 1, lab. 16, f. 1. C'est une petite Plante ligneuse qui s'élève au plus à huit ou dix pouces , donl les tiges sont courtes, très-ramifiées , garnies de feuilles nombreuses fort petites , linéaires , subulées, droites, un peu carénées et bordées de cils blanchâtres. Les fleurs, dont la corolle est d'un pourpre violet, sont solitaires et sessiles aux extrémités des plus jeunes rameaux ; elles sont enveloppées de feuilles semblables à celles de la tige , mais plus grandes. Cette Plante croît , non-seulement au cap de Bonne-Espérance , mais encore en Ethiopie et dans quelques autres contrées d'Afrique.
ROEMERIA. bot. phan. Indépendamment du genre Rœmeria que Raddi a inutilement proposé pour quelques espèces de Jongermannes , les auteurs ont créé sous ce nom, parmi les Phanérogames, plusieurs genres qui tous, un seul excepté, sont ou des doubles emplois ou des genres mal établis. Ainsi le Rœmeria de Mœnch , fondé sur X Amaranthus poligonoides , n'a pas été adopté. Le Rœrneriaou Rohmeria deThunberg, doit , selon R. Rrown , être réuni au Myrsine; selon quelques-uns, au Rumelia ou au Sideroxylum ; et suivant d'autres au Cassi/ie. Trattinik a constitué un genre Rœmeria qui est identique avec le Stephania. Zéa en publia aussi un autre (in Rœmer. et Schult. Syst. Veget.t 1 , p. 61 et 287); mais de l'aveu de Rœmer même, qui en fit une déclaration à De Candolle, ce genre, que Zéa décrivait comme très-singulier et comme devaut être le lien entre les familles des Graminées et des Cypéracées, s'ejfclrouvé appartenir à un genre de Graminées déjà connu. Enfin ,1e genre Rœmeria établi par Medicus , et appartenant à la famille des Papavéracées, a été adopté par De Candolle (Syst. Veget.t 2 , p. 92) qui l'a ainsi caractérisé : calice à deux sépales velus ; corolle à quatre pétales; seize à vingt élamiues; capsule en forme de silique, à deux, trois ou quatre valves qui s'ou-
ROE
▼rent du sommet à la base , uniloculaire parce que les placentas ne sont pas unis entre eux par une cloison cellulaire; graines réniformes , marquées de fossettes , dépourvues de crête glanduleuse. Ce genre touche aux genres Clielidonium , Glaucium et Papaver, et doit être admis par ceux qui séparent le GJaucium du Clielidonium ; il diffère de celui-ci parle «ombre et le mode de dëhiscence des valves , ainsi que par ses graines sans arille; du Glaucium, par le nombre des valves et par sa capsule uniloculaire ; et du Papaver, par ses capsules allongées. Le type de ce genre est le Rœmeria hybrida , D. C. ; Rœmeria violacea, Medik.; Clielidonium liybridum , L. , Plante commuDe dans les Vignes et les lieux cultivés de toute la région méditerranéenne. De Candolle y a joint deux espèces orientales qui ont reçu les noms de Rœmeria réfracta et Rœmeria bivalvis. Ce sont des Herbes annuelles , grêles , tendres, pleines d'un suc jaune; leurs feuilles sont pétiolées , profondément pinnatiiides , à lobes linéaires terminés par des soies. Les Heurs sont violettes et solitaires au sommet des pédoncules opposés aux feuilles.
RŒMERIA. bot. crytt. Dans sa Jungermannia etrusca , Raddi a proposé sous ce nom un genre qui se composerait des Jungermannia pinguis , multifida et palmata. Ce genre n'a pas été adopté. (g..n.)
* ROEPERA. bot. rnAN. Genre de la famille des Zygophyllées et dcl'Octandrie Monogynie , L. , établi en i8a5 par Adrien De Jussieu (Mém.
sur les Rutacées , p. 71 , tab. i5 , n. 5) qui l'a ainsi caractérisé : calice persistant , profondément divisé en quatre segmens; corolle à quatre pétales longs, onguiculés; huit étamines dont les filets sont nus à la base; ovaire muni à la base de quatre petites écailles opposées au calice, marqué de quatre cotes , à quatre loges biovulées;les ovules pendans et atla-
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ebés à l'angle interne au-dessous du sommet; style et stigmate à quatre sillons; fruitcapsulaire , àquatreangles formant des ailes marquées de veines en réseau , à quatre loges , dont trois souvent ne renferment rien; graines solitaires par avortement , ovées-aiguës, comprimées, scabres , pendantes , ayant l'embryon renfermé dans un périspenne mince, et la radicule rapprochée du hile. Ce genre est voisin du Zygophyllum aux dépens duquel il a été formé. A. De Jussieu n'en indique que deux espèces [Rœpera fabagifolia, ou Zygophyllum fru/icu/osum, D.C.,el\eR. Billardierii ou Z. Billardierii, D. C.) Ce sont des Arbrisseaux à rameaux étalés, à feuilles opposées, accompagnées de stipules géminées, bifoliolées , et portées sur des pétioles aplatis. Les pédoncules, solitaires ou géminés dans les aisselles des stipules , ne portent chacun qu'une seule fleur qui est d'un jaune pâle dans les échantillons desséchés. Ces Plantes croissent sur la côte occidentale de la Nouvelle- Hollande.
Sprengel , dans le troisième volume de son Syslema Vegetabilium , publié en 1826, a inutilement substitué le nom de Rœperia à celui de Ricinocarpos proposé par Desfontaines. V.
ce mot. (O..N.)
ROESLINIA. bot. phan. Mœnch a donné ce nom à un genre dont le type serait le Cliironia baccifera , L. , qui se dislingue de ses congénères par sa capsule ebarnue , bacciforme. Ce genre n'a pas été adopté. V. Chironie.
ROESTELIA. bot. cryft. ( Urédinées.) Nom donné par Link à une section de son genre Cœorna. Cette section correspond à une partie du genre sEcidium, et comprend les espèces dont le faux péridium se prolonge en un tube membraneux qui s'ouvre au sommet, y. JEcidium.
(ad. b.)
* ROGAS. IN3. Genre de l'ordre des Hyménoptères , section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu
ROG
ROG
des Ichneumonides , établi par Nées d'Esenbecls , et dont les caractères nous sont inconnus. (g.)
•ROGATSCH. mai (Scopoli.) Syn.
de Cerf- Volant , Lucanus Ce/vus , L. , en Carniole. (b.)
ROGENSTEÏN. min. Syn. allemand d'Oolithe. V. ce mot. (g. t>el.)
* ROGERIA. bot. piian. Nouveau genre de la famille des Pédalinées de Brown , proposé par Gay (Annales des Sciences naturelles, avril i8a4, p. 457) pour trois espèces de Plantes extiêmement voisines du genre Pedalium, mais qui s'en distinguent, selon l'auleur, pa.r le nombre des loges de la capsule. Dans la Centurie des Plantes d'Afrique du voyage de Cailliaud, p. 78, tab. 2 , fig. 3, Dclile a décrit et figuré l'espèce la plus remarquable, sous le nom de Rogeria adenophylla , que Gay lui avait imposé. Ce genre diffère si peu du Pedaliurn , par les caractères, et s'en rapproche tellement par le port de ses espèces, que nous pensons, avec DeliJe, qu'on n'aurait pas dû les séparer. En conséquence, nous ne tracerons pas ici les caractères génériques; ils se trouvent d'ailleurs implicitement dans la courte description que nous donnons de l'espèce principale.
Le Rogeria adenophylla a une tige droite, glabre, obiusément tétragone , garnie de feuilles pétiolées , opposées en croix, trilobées, trinervées , dentées etsinuées sur les bords, glanduleuses-glauques, ou simplement glauques en dessous. Les fleurs sont opposées, trois a trois dans les aisselles des feuilles. Leur calice est très-petit, urcéolé , à cinq petites dents. La coiolle est jnfundibuliforme, eu gueule, quinquélobée , les deux lobes de la lèvre supérieure pl us saillans , les trois de la lèvre inférieure plus courts; il y a quatre étamines didynarnes qui ont leurs filets attachés à la base du tube de la corolle ; les deux supérieures séparées par une cinquième étamine rudimentaire. Le style est filiforme, de la
longueur des étamines, et terminé par un stigmate à deux ou trois lames. La capsule est coriace, ovoïde , irre— gulière, hérissée de cinq ou six épines, terminée par une forte pointe, bossue au côté externe. Elle s'ouvre incomplètement en deux ou rarement en trois valves; elle renferme quatre ou six loges incomplètes, dont deux demi-loges monospermes , indéhiscentes , placées au côté le plus étroit de la capsule. Deux poitions de loge polysperme , communiquant l'une avec l'autre par leur partie postérieure , occupent le cô'.é renflé de la capsule. Les cloisons naissent sur le milieu des valves et se joignent vers l'axe du fruït où elles se replient pour former des placentas auxquels sont attachées des graines au nombre de huit à dix dans chacuue des grandes demi-loges , et d'une ou deux dans chacune des deux trèspetites demi-loges opposées. Ces graines sont irnbi iquées , pendantes , noires , triquèlres , recouvertes d'une espèced'arille marquédefosseltes. Celte Plante remarquable a été trouvée au Sénégal et dans la Nubie.
Les deux autres espèces indiquées avec de courtes phrases spécifiques , par Gay, /oc. cit. , portent les noms de Rogeria Longiflora et Rog. brasilienais. (o..V.)
ROGNE, bot. phan. L'un des synonymes vulgaires de Cuscute. F- ce mot. (b.)
ROGNON ARGENTÉ, micb. Joblot appelle ainsi des Kolpodes. V. ce mot. (b.)
ROGNON DES ARBRES, bot.
CRYTT. Paulet , dans son style bizarrement pittoresque, appelle ainsi la Sphérie concentrique. (b.)
ROGNONS, min. On désigne sous ce nom les très-petits amas de substances minérales que l'on trouve dans l'épaisseur des couches de nature différente, surtout lorsqu'ils sont solides , et que leur forme plus ou moins arrondie est comme étranglée en ditféreus points. On réserve le nom
non
noi 6*?
fie Noyaux à des amas d:un volume encore plus petil, qui ont la l'orme d'une amande, et paraissent s'être modelés dans des cavités préexistantes, (g. del. )
* ROGOA. pois. Espèce arabique de Bodian. V. ce mot. (b.)
* ROHAN. fois. L'uu des synonymes vulgaires de C.mude, espèce du genre Labre. V- ce mot. (b.)
♦ROHDRA. bot. pu an. Roib a ainsi nommé un genre de la famille des Aroïdées et de l'Hexandrie Monogynie , L. , lequel a pour type V Oronlium japunicum de Thunberg, ou O. coc/ti/icàine/ise de Louieiro. Ce genre avait déjà élé indiqué par Richard père, sous le nom de Fluggea qui a reçu un autre emploi. V.
Ohonce. (g..N.)
ROHMERIA. bot. ph an. (Thunberg.) Pour Rœmeria. V. ce mot. (B. )
ROHRIA. bot. phan. (Thunberg et Vahl.)Syn. île Berckeya. (Schreber.) Syn. de Tapura d'Aublet. P.
ces mots. (g..n.)
* ROHWAND. min. C'est-à-dire Pierre brute ou rude. Le YVandstein des mineurs de Syrie et deCarinthie ; l'Ankérite de Haidinger. Cette substance a été introduite comme espèce par Mohs , dans sa Caractéristique, sous la dénomination de Kalk-Haloïde Paratome. Elle est composée de carbonate de Chaux et de carbonate de Fer, mais on ignore dans quelles proportions. Sa couleur est le blanc , nuancé de gris ou de rougeâlre. Son éclat est vitreux , et se rapproche du perlé ; elle est faiblement translucide ; elle est facile à casser; sa dureté est supérieure à celle du carbonate de Chaux pur , et inférieure à celle du Fluoré. Sa pesanteurspécifique est de 3,o8; elle est clivable avec facilité parallèlemcntaux faces d'un rhomboïde de 1060 ia', qui est ainsi sa forme primitive. Elle s'est présentée soit en cristaux isolés ou groupés , soit en masses à structure grenue. Ses formes cristallines sont la primitive , et cette même forme modifiée sur ses sommets
ou sur ses arêtes culminantes. La, dernière espèce de modification conduit à un rhomboïde plus obtus dont le grand angle est de i55°54' , et dont les faces sont fortement striées. La face qui remplace les sommets est âpre au toucher. Ce Minéral se rencontre dans les lils subordonnés au Micaschiste de Rahhausberg en Salzbourg ; il est aussi disséminé dans les couches de Fer carbonate , à Goli ath et à Eiseuerz en Stirie; enfin on le trouve dans une formation plus récente au mont Raiding près de Yordernberg , et au Rothsol sur le Veitschalpe. Ce Minéral est employé avec avantage pour faciliter la fusion des minerais de Fer. (g. del.)
ROI. zool. La taille, la beauté , la force ou la férocité de certains Animaux , leur a valu ce nom , symbole de prédominance, en y ajoutant quelque épithète caractéristique ; ainsi l'on a appelé :
Roi des Abeilles (Ins.), l'Abeiîle mère qui règue dans la ruche , et qui , pour les naturalistes , en est la reine et non le Roi.
Roi Redelet, Bery , Bouti ou Bit etatjd (Ois.), le Troglodyte en divers cantons de la France.
Roi des Brochets (Pois.), variété individuelle de Brochet, remarquable par ses belles marbrures et des couleurs fort vives.
Roi des Cailles (Ois.), la Gallinulc de Genêts, Rallus Crex , L. V .
Gallinule. On a quelquefois étendu ce nom au Torcol.
Roi des Ghevhotains (Mam.) , le Guevei , espèce d'Antilope. V. ce mot.
Roi DEsCoRBEAUx(Ois.),le Drongo. P. ce mot.
Roi des CouRouMous(Ois.), même ebose que Roi des Vautours. V. ce mot.
Roi des Fourmiliers (Ois.), espèce du genre Fourmilier. V ' . ce mot.
* Roi des Fourmis (Rept. oph.), l'Amphisbœne, à la Guiane, où l'on suppose que ce Serpent est aveugle, et que, se nourrissant d'oeufs de Four-