‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 251 sur 274 · RACINE PONCEAU · texte numérisé non relu

RACINE PONCEAU

Rollier de Temminck, Garrulus Temminckii , Vieill. , Levaill. , Hist.

des Roll. , pl. g. Parties supérieures vertes; sommet delà tête, nuque et huppe qui la garnit d'un bleu d'aigue-marine; cou, croupion , rectrices, gorge et parties inférieures d'un bleu foncé luisant; bec noir; pieds d'un brun rougeâtre. Taille, douze pouces. De l'Inde.

Rollier a tête marron , Coracias pacifica , Lalh. Parties supérieures vertes; tête et partie du cou d'un brun marron; tectrices alaires d'un bleu verdâtre ; rémiges blanches à leur origine, puis verdâtres et terminées de noir ; rectrices bleues , terminées de noir ; gorge noire entourée de blanc ; parties inférieures d'un vert bleuâtre; bec et pieds rougeâtres. Taille , neuf pouces. De l'Australasie.

Rollier a tète noire. V. Corbeau-Pie bleue.

Rollier vagabond. V. Corbeau- Pie vagabonde.

Rollier a ventre bleu , Coracias cyanogaster, Cuv. , Levaill., Ois. de Parad. , pl. 26. Parties supérieures d'un brun olivâtre; tête , cou et poitrine d'un roux nuancé de vert ; croupion et rectrices alaires bleus ; rémiges vertes à l'origine , bleues ensuite, puis noires à l'extrémité; rectrices vertes ; cou et poitrine d'un roux verdâtre ; parties inférieures bleues; bec noir; pieds gris. Taille, quatorze pouces. Le mâle a les rectrices latérales fort allongées. D'Afrique.

Rollier vert , Coracias viridis , Cuv. ; Galgulus viridis, Vieill. , Levaill., Ois. de Parad., pl. 5i. Plumage d'un vert d'aigue - marine ; front et gorge d'un blanc roussâtre; croupion et tectrices caudales d'un vert bleuâtre; rectrices bleues ; bec noir; pieds roux. Taille, douze pouces. De l'Inde.

(dr..z.)

* ROLLINlE.-Ro//t7!tC.BOT.PHAN.

Genre de la famille des Anonacées et de la Polyandrie Polygynie, L., éta bli.

[par Auguste Saint-Hilaire {fi. Bras, merid. , i , p. 28}. Il offre un calice court, caduc et à trois lobes; une (fcprolle monopétale, globuleuse, très- 1 resserrée à son sommet , qui présente ;six dents, et qui se prolonge sur ses | parties latérales en trois ailes creuses <-cn dedans ; du reste les autres caractères sont les mêmes que ceux du igenre Anona , dont le Rollinia ne l diffère que par sa corolle monopétale. •Ce caractère, qui au premier abord | paraît fort singulier dans les Anona- 1 cécs , s'explique facilement, en adi mettant que la corolle monopélale : n'est ici que le résultat de Li soudure ides six pétales. Auguste Saint- Hi- ! laire décrit trois espèces de ce genre, observées par lui au Brésil. Ce sont ■des Arbres ou des Ai bustes à rameaux pubescens, à feuilles altcr- 1 nés , simples et entières, et à (leurs : solitaires ou géminées, extra -axil- 1 laires. (a. b..)

* ROLLOWAY. mam. V. Diane au mot Guenon.

ROLOFA. bot. ph an. (Adanson.) 1 Syu. de Glinus, L. V. Glinole. (b.)

ROLLUS. moll. (Denys Montfort.) V. Rouleau.

ROM. pois. L'un des noms vulgaires du Carrelet, espèce du genre Pleuronecte. V. ce mot. (b.)

* ROM^JH. bot. phan. Nom vulgaire en Arabie du Reseda tetragyna de Forskabl. (g..n.)

ROMAINE, bot. phan. Variété la plus estimée de Laitue. V. ce mot.

ROMAN. BOT. PHAN. V. Cuman.

ROMANCETA. bot. phan. Nom de pays du La.nta.na ca/iescens. (b.)

* ROMANES ou ROUMANÈS.

bot. crypt. L'Oronge vraie , sorte d'Agaric exquis dans certaines parties de la France. (b.)

*ROMANZOWIA. bot. phan.

Cbamisso ( Horœ phys. berol.,7 1 , lab.

i4) a fondé sous ce nom un genre de la Pentandrie Monogynic , qui offre les caractères essentiels suivans : ca-

lice à cinq sépales soudés par la base; cinq pétales soudés en une corolle quinquéfide et caduque; cinq élamines insérées à la base du tube de la corolle; capsule bivalve, biloculaire et pol vsperme. De Candolle place ce genre à la suite de la famille des Droséracées, mais il se demande s'il n'appartiendrait pas plutôt aux Saxifragées. Le Romanzowia unalasc/iensis, unique espèce du genre, est une Plante berbacée qui a le port d'un Saxifrage ou de Vjdo.xa; ses feuilles sont pétiolées , ai rondies-réniformes, grossièrement dentées ; ses fleurs sont blanchâtres , dépourvues de bractées.

Cette Plante croît dans les vallées de l'île d'Uualascbka. (g..n.)

* ROMANZOWITE. min. Sorte de Grenat mélangé qui, d'après une analyse de Nordenskiold , paraît être composé de Grenat de Chaux et de Grenat de Fer , et se rapprocher de l'Aplome. On le trouve principalement dans la carrière de pierre calcaire de Kulla, paroisse de Kimilo en Finlande. . (g. del.)

ROMARIN. Rosrnarinus. bot.

phan. Ce genre , de la famille des Labiées et de la Diandrie Monogynie , L. , offre les caractères suivans : calice lubulé , comprimé à son sommet , divisé en deux lèvres droites , la supérieure entière, l'inférieure bifide ; corolle dont le tube est plus long que le calice , le limbe à deux lèvres , l'inférieure réfléchie , partagée en trois lobes , dont celui du milieu est le plus grand et concave ; deux é*amines dont les filets> sont simples, munis d'une seule dent , arqués vers la lèvre supérieure de la corolle et plus longs qu'elle terminés par des antbères simples; ovaire à quatre parties, portant au milieu un style aussi long que les étamines , terminé par un stigmate simple et aigu ; quatre akènes ovales cachés au fond du calice.

Le Romarin officinal , Rosmanus officinalis, L. , Lamk., Illustr.

lab. 19, est un Arbrisseau, haut d'un mètre et plus, divisé en ra-

meaùx grêles, allongés, garnis de feuilles nombreuses, sessiles, opposées, étroites, linéaires, ayant les bords roulés en dessous, très-fermes, vertes à la surface supérieure , blanchâtres à la surface inférieure, et obtuses au sommet. Les Heurs, dont la corolle est d'un bleu pâle ou blanche , sont opposées, presque verticillées dans l'aisselle des feuilles, à l'extrémité des branches. Cette Plan le croît spontanément sur les collines pierreuses dans toute la région méditerranéenne. On la cullive dans les jardins , à cause de l'odeur aromatique que toutes ses parties, et surtout ses fleurs et ses feuilles exhalent. Elles renferment ùne grande quantité d'huile volatile que l'on extrait par distillation , et qui enlre dans la préparation de plusieurs liqueurs spiritueuses , employées soit comme cosmétiques , soit comme médicamens. Ainsi la fameuse Eau de la reine d'Hongrie a pour base l'huile volatile de Romarin. On se sert aussi des feuilles de celte Plante pour assaisonner différens mets; elles jouissent de propriétés excitantes assez prononcées , et on les a employées en médecine comme céphaliques et fébrifuges.

Molina a mentionne* sous le nom de Rosmarinus chilensis une nouvelle espèce indigène du Chili, et facile à distinguer à ses feuilles pétiolées. (g..n.)

On a encore appelé :

Romarin de Bouème, le Lcdttm yalustre.

Romarin du nord ou de marais , le Myrica Gale.

Romarin sauvage, le Rhododendivmferrugineum, etc. (b.)

ROMBDT. rot. phan. Syn. de Çassjlha dans Adanson d'après Rumph.

K. Cassythe. (b.)

ROMBUT - PUTRT. bot. phan.

(Rumph, yJmb., g, lab. i84, fig. 760.) Même chose que Caladium. V . ce mot. (B-)

ROMISCH. ois. L'un des syho-

RON

nymes vulgaires de Rémiz. P\ Mésange. (DU..Z.)

*R0MP1IAL.eot. PHAN.(Zanoni.) Syn. A" Arum pentaphy liant , selon Sprengel , Sysl. Veg. , vol. 3, p. 76g.

ROMULLA. rot. Pli an. Genre formé par Maratti pour Vlxia Bulbocodi.um, L. , mais qui n'a point été adopté. /'. IxiE. (A.n.)

RONABÉ. Ronabea. bot. phan.

Genre de la famille des Rubtacées et delà Pentandne Monogynie, établi par Aublet, et qui paraît avoir de très-grands rapports avec les genres Psychotria et Pœderia. Il offre un calice adhérent à cinq dents très-petites ; une corolle monopétale infundibuliformc, ayant son limbe à cinq divisions étalées; cinq étamines incluses, et pour fruit une petite baie ovoïde , contenant deux nucules monospermes, planes d'un côté, convexes de l'autre. Les espèces de ce genre sont des Arbustes originaires de la Guiane , ayant les feuilles opposées ; les fleurs très-petites réunies au nombre de cinq à six à l'aisselle des feuilles. (a. R.)

RONCE, pois. Espèce de Raie. V.

ce mot. (b.)

RONCE. Rubus. bot. phan. Genre de la famille des Rosacées , tribu des Fragariacées , et caractérisé par un calice simple, à cinq divisions profondes , égales et étalées ; une corolle régulière de ciuq pétales également étalés; des étamines nombreuses , insérées de même que les pétales au pourtour d'un disque pariétal qui tapisse la partie indivise du calice; des pistils nombieux foimantun capitule arrondi, et réunis sur un réceptacle ou gvnophore qui devient légèrement charnu. Le fruit se compose de plusieurs petites baies monospermes légèrement soudées entre elles et placées sur un gynophore charnu. Les espèces de ce genre sont en général des Arbustes à rameaux grêles et très-longs, quelquefois sarmenleux, souvent munis d'aiguillons que l'on

RON

retrouve aussi sur ies nervures îles feuilles; leurs Heurs , généralement blanches ou rosées, sont solitaires ou diversement groupées. Ce genre, trèsvoisin du fraisier, s'en distingue surtout par son calice simple et par ses carpelles charnus et bacciformes. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses : le professeur De Candolle , dans le second volume de son Prodrome, en mentionne cent onze espèces qui croissent éparses dans presque toutes les contrées du globe, mais eu plus grand nombre dans les régions tempérées ou septentrionales.

On doit aussi au professeur Nées d'Esenbeck une monographie des Ronces d'Allemagne (Rubi Germanid) dans laquelle les nombreuses espèces de celte partie de l'Europe sont décrites et figurées avec beaucoup de soin. Parmi toutes ces espèces, nous allons dire quelques mots de celles qui offrent le plus d'intérêt.

Ronce des haies ou frutescente, Rubus fruticosus , L.; Nées d'Esenbeck, Rub. Germon., t. 7.

C'est l'espèce que l'on voit si communément dans nos haies ; ses longs rameaux sont glabres, anguleux sillonnés ; ses feuilles sont larges , digilées, composées delroisà cinq folioles;

• celleilu milieu , qui est la plus grande, est portée sur un pétiole plus long; toutes sont ovales-oblongues ,

: aiguës , dentées en scie , blanches et tomenleuses à leur face inférieure.

Les fleurs sont blanches ou légèrement rosées , formant une grappe terminale et très-allongée ; les fruits sont presque noirs , accompagnés par le calice qui est réfléchi. Les feuilles

' de celte l'Iante , de même que celles

■ d'un grand nombre d'espèces du même genre, ont une saveur astringente; leur décoction dans l'eau est fréquemment prescrite dans les in-

: {Intimations légères de la gorge.

'Quant aux fruits, ils ont une saveur

■ douce et assez fade; néanmoins les

• en fans les mangent.

Ronce du mont Ida ou Framboisier, Rubus Idœus , L. ; Smith , Engl. Bot. , t. s44a. Cette espèce , que

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