‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 259 sur 274 · RUS · texte numérisé non relu

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aussi à une li ès-grandc hauteur. Ses rameaux sou t presque dépourvus d'aiguillons; ses folioles sont larges, déniées, d'un vert assez sombre, mais glauques, Ses fleurs sont grandes et blanches : le tube du calice est ovoïde. Les variétés de cette espèce sont nombreuses. On voit souvent dans les jardins celles que l'on désigne sous les noms vulgaires de Cuisse de nymphe, de Belle-Aurore, de Rosier à feuilles de Chanvre , etc. , etc.

Indépendamment des espèces décrites précédemment, plusieurs autres mériteraient encore d'être mentionnées ici ; telles sont les Rosa Eglanteria, L., espèce à fleurs jaunes ou orangées , mais d'une odeur peu agréable; Rosa rubiginosa , L. , indigène de nos bois , dont les feuilles , la tige, les calices et les pédoncules sout couverts de glandes rougeâtres, qui répandent une odeur agréable de Pomme de Reinette. On en cultive dans les jardins un assez grand nombre de variétés; Rosa tomentosa, L. , également indigène de nos bois, et dont plusieurs variétés figurent dans nos collections ; enfin l'espèce si commune dans les haies , Rosa canina , L. , dont les fruits charnus et allongés sont désignés sous le nom de Cynorrhodon , et employés en médecine comme légèrement astringens.

La culture des Rosiers est tellement répandue aujourd'hui que nous croyons devoir la présenter ici en peu de mots. Les Rosiers sont les plus beaux ornemens de nos jardins , par l'éclat et les variétés de leurs couleurs , par leur parfum si suave ; ils méritent , à juste titre, les hommages qui leur ont été rendus de siècle en siècle. Presque toutes les espèces de Rosiers , si l'on en excepte trois ou quatre qu'il faut rentrer dans l'orangerie, peuvent se cultiver en pleine terre sous le climat de Paris. Cependant certaines espèces, comme la Multiflore , la Rose de Banks , la Musquée et la Rose de Macartney sont parfois assez sensibles au froid , cl il est plus prudent , pour ne courir aucun risque, de les empailler pendant

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l'hiver. Les Rosiers ue sont pas Irèsdiflicilcs sur la nature du terrain, néanmoins ils se plaisent mieux dans une terre .franche et légère, un peu fraîche , et qu'on amende de temps à autre avec de bon terrçau. L'exposition à mi-soleil est celle qui leur convient le mieux. On cultive les Rosiers soit à basse lige francs de pied , soit à basse tige greffés, soit greffés sur Eglantiers , soit en palissades. La première de toutes ces méthodes est sans contredit celle qui mérite la préférence ; mais elle n'est pas toujours praticable , et demande d'ailleurs beaucoup plus de temps pour former de beaux sujets. Pour obtenir des Rosiers francs de pied , on les multiplie s.oit en en séparant les vieux pieds , soit en les marcottant , soit par les boutures ou les semis. Nous reviendrons tout-à-l'heure sur ce dernier mode de multiplication.

On greffe les Rosiers à haute tige sur des Eglantiers , c'est-à-dire sur des individus sauvages arrachés dans les haies et les bois. En général on prend la Rosa canina pour les espèces fortes et vigoureuses ; mais pour les espèces plus faibles , on préfère la Rosa rubiginosa , qui pousse avec moins de vigueur. Le bois des Eglantiers doit avoir au moins deuxans. On choisira autant que possible des sujets bien droits, non noueux, ni mousseux. On ne doit les greffer que lorsqu'ils sont en place et bien repris. Cette greffe peut se faire de deux manières , en fente ou en écusson. Pour la greffe en fente , on choisit les sujets les plus forts. Tantôt on ne met qu'une seule greffe , tantôt on en place deux sur deux poiuts opposés du sommet de la tige que l'on a préalablement rabattue à la hauteur convenable. La fente , le bout de l'Eglantier et celui de la greffe sont ensuite recouverts de cire à greffer.

Quant à la greffe en écusson , c'est celle que l'on pratique le plus fréquemment. On peut la faire à œil poussant ou à œil dormant, c'est-àdire au printemps ou à la fin de l'été . à la sève d'août. Tantôt on place deux

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