‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 27 sur 274 · OR..Z · texte numérisé non relu

OR..Z

PLUVINE. rept. batr. L'un des noms vulgaires de la Salamandre terrestre, (b.)

» PLYCTOLOPHDS. ois. (Vieil- | lot.) Syn. de Kakatoès. V. Perro- j quet. (b.)

PNEDM.min. (Hanneman.)Même chose que Borax. (b.)

PNEUMODERME. Pneumoderma. MOLL. Genre établi par Cuvier dans le tome iv des Annales du Muséum , pour un Mollusque , voisin des Clios, découvert par Péron dans les mers du Sud. Ce fut à l'occasion de cet Animal, comparé aux Clios et aux Hyales , que Cuvier proposa l'établissement d'un nouvel ordre, qu'il nomma Pléropodes ; l'ordre et le genre furent adoptés. Ce fut Lamark le premier qui en donna l'exemple dès 1809, dans le tome i" de la Philosophie zoologique. Cet ordre commence la grande série des Mollusques , et il contient les trois genres

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Hyale, Clio et Pneumodermc. Dans l'Extrait du Coins , les rapports furent un peu changes par l'addition entre lesClioset le Pneumodermc des I deux genres Cléodore et Cymbalie ;

enfin, dans son dernier ouvrage, I Lamarck les sépara encore davan- ; tage , en ajoutant le genre Limacine , entre les deux que nous venons de t citer. Cuvier (Règne Animal) ne C changea rien à ces rapports , et Fé- : rtissac, en cela, n'imita pas coni- ; plétcmcnt Cuvier. Il établit une famille presque pour chacun des gen- I rcs de cet ordre. La quatrième est i destinée aux Pneumodermes et aux t Gastéroptères. Blainville ( Traité de '. Malacologie) n'a point partagé cette l opinion. Il range les Gastéroptères ■ dans la famille des Acères , la quatrième des Monopleurobrauches , tandis que les Pneumodermes , avec les Clios , l'ont une petite famille dans I l'ordre suivant, les Aporobranches ( V. ce mot au Suppl.). Celle pelite famille porte le nom de Gymnosomes. Latreille ( Familles nat. du Règne Anim. ) suivit une marche presque semblable à celle de Férussac ; c'esl-à-dire qu'il constitua une pelite famille, les Pneumodcrniites, our les deux genres Gasiéroplèrc et neumoderine. Blainville caractérise ainsi ce genre : corps libre, subcylindrique , un peu avancé en arrière , renflé en avant et divisé en deux parties ; l'une postérieure ou abdominale, plus grosse, ovale et étroite en arrière; l'autre antérieure ou céphalathorax, bien plus petite, formée par un appendice ou pied médian, accompagnéeà droite et à gauche d'un appendice natatoire ; bouche à l'extrémité d'une sorte de trompe rétractile, ayant à sa base un faisceau de suçoirs lentaculaires et pouvant se cacher dans une espèce de prépuce , qui porte au dehors deux petits tentacules; anus à droile et un peu avant les branchies; celles-ci sont extérieures, en Tonne d'il , placées à la partie postérieure du corps; orifice: de la génération dans un tubercule commun , situé à la racine de la na-

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geoire du côté droit. La description que donne Blainville de ce genre, diffère en quelques points de celle de Cuvier. JNous allons rapporter textuellement quelques-uns des passages principaux de ce premier savant, eu faisant remarquer les endroits où il n'y a point de concordance entre les deux célèbres anatomisles. c Le Pneumoderme se compose de deux parties séparées par un rétrécissement; la postérieure, beaucoup plus grosse que l'autre, est ovale , un peu atténuée en arrière et terminée par un petit corps en forme de grain d'orge , qu'on pourrait croire percé , mais à tort, et qui est analogue à ce que l'on trouve dans le même endroit dans le Clio boréal ; outre cela , ou v remarque l'appareil respiratoire, composé de deux branchies, situées horizontalement et entourant l'extrémité du corps de gauche à droite ; chaque branchie est elle-même formée de deux branchies denticulées des deux côtés, réunies par un gros péflicule commun , et les deux branchics le sont entre elles par un cordon transverse et vertical , de manière à former une sorte d'il couchée horizontalement , complètement à découvert. Il se pourrait cependant qu'il y eût un rudiment d'opercule dermoïdal; du moins sur un individu , nous avons remarqué un repli qui pouvait être regardé comme tel.

C'est en avant de ce rudiment d'opercule et du côté droit que se trouve l'anus , à l'extrémité d'un rectum , formant une légère saillie sous la peau. » Cuvier a désigné cette partie comme la veine pulmonaire, ajoute Blainville , et c'est un des points importans par où ces deux auteurs diffèrent. Sans avoir l'Animal sous les yeux , il est impossible de se décider ; on l'aurait , qu'il faudrait eu faire une anatomie bien complète avant de prononcer; car Cuvier indique l'anus sohs l'aile droite , et Blainville y trouve, au contraire, l'orifice commun des organes de la génération.

«Celte région du corps du Pneumoderme est enveloppée par uue peau

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contractile, à fibres circulaires, tic manière à former une sorte de sac , dans lequel la partie antérieure peut rentrer un peu , comme dans l'Atlas de Lesueur. Cette partie, arrondie ou globuleuse, beaucoup plus petite que l'autre, présente à sa partie infé rieure et médiane une sorte d'appendice médian très-comprimé, en forme de langue allongée , plissée , striée transversalement , libre en arrière dans une grande partie de son étendue, et qui commence par deux espèces d'auricules ovales, verticales, réunies en avant en fer à cheval.

C'est cet organe mal figuré dans le Mémoire de Cuvier , dont Péron a lait un capuchon , parce qu'il a envisagé le Pneumoderme sens dessus dessous. C'est un véritable pied conformé comme celui du Clio, et servant sans doute de ventouse pour fixer l'Animal, et peut-être pour ramper un peu. Il faut regarder aussi comme en étant une dépendance , les appendices aliformes qui se trouvent de chaque côté de cette partie du corps. Ils sont plus petits que dans les Clios; ils naissent également de la peau du tronc , dans une sorte d'excavation formée par la saillie des bords antérieurs du manteau ; ils sont minpes sur les bords, et quoiqu'on puisse aussi y apercevoir un peu les stries obliques que l'on voit sur les ailes des Clios, il est certain qu'ils ne sont pas vasculaires , et que ce sont seulement des organes de locomotion. En dedans de l'aile, du côté droit , entre elle et l'appendice linguiforme du pied, est un tubercule assez gros , qui offre la terminaison des deux parties de l'appareil de la génération. Du milieu de l'extrémité antérieure de cette partie antérieure du corps, peut sortir une sorte de trompe ou de masse buccale assez grosse , subcylindriquc , à rides ou replis circulaires. A la base et de chaque côté est un singulier tentacule aplati , ovale, et dont la surface interne est couverte d'une grande quantité de petits tubercules creux, pédiculés , servant probablement de

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suçoirs; outre cela, il existe uue j autre paire de tentacules coniques , il simples , vers l'ouverture de la trom- 3! pc. » Ce que nous venons de rappor-M ter suffira pour caractériser ce genreiâ et le faire reconnaître. Nous ne pous- il serons pas plus loin la description de J l'organisation , qui , pour le reste , al une grande analogie avec celle du 1 Clio. Ce genre ne contient encoren qu'une seule espèce :

Pneumoderme de Péiion , Pneu-m moderma Perouii , Lamk. , Anim.M.

sans vert. T. VI, p. 2g4 ; Cuvier , j Ann. du Mus. T. iv, p. 228 , pl. 5g;! Blainy. , Trait, de Malacol. , pl. 46 ,j J fig. 4 , 4 a , 4 b. Il est essentiel de i| comparer cette figure avec celle de Cuvier. (D..n.)

PNEUMONANTHE. bot. piuk.

Les anciens appliquaient ce nom à u un belle espèce de Gentiane qui croît en abondance dans les prés humides, et au milieu des bois de presque toute l'Europe. Linné lui a conservé ce nom! t spécifiquement. Schmidt (in Bœm.

Arcliiv. , 1, p. 3)afaitdecettePlante le type d'un genre particulier qu'il a nommé en conséquence Pneumonant/ie, et qui a été adopté par Link et lloffmannsegg dans leur Flore Portugaise. Ce genre ne nous semble pas:

admissible , par les raisons que nousi avons développées à l'article Gentiane. V. ce mot. (g..n.)

PNEUMONORES. Pneumonurâ.

cnusT. La treille ( Gênera Crus/, et Iasect. ) désignait ainsi une division des Crustacés branchiopodes , ou des Enlomostiacés de Miïller, composée:, des genres Calige et Binocle. Les observations de feu Jurine fils lui ayant appris que le dernier répondait à celui d'Argule de Millier, il a rétabli celte dénomination. Les Pneumonures forment dans le Règne Animal une division des Pœcilopes. V. ce mot. (o.)

PNEU MORE. Pncumora. iss.

Genre de l'ordre des Orthoptères , section des Sauteurs , famille des Acrydiens, établi par Thunbcrg aux dépens du grand genre Grv/lits de Linné , et adopté par Latrcillc et tous

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