TOME xiv
a conservé dans son dernier ouvrage , et qui a été adopté par presque tous les conchyliologues. Férussac, cependant, le confond avec les Lenticulines , et Blainville l'admet dans son intégrité. D'Orbigny (ils, d'après des observations nouvelles , rapporte à son genre Nonionine (F.
ce mot) les deux seules espèces de Placentules de Lamarck; effectivement, on est forcé de convenir que ces espèces rentrent bien dans ce genre. (d..H.)
PLACIDA. bot. piian. (Gaza.) Syn. de Que/eus pecliinculala , Willd.
* PLACINTHfUM. bot. civypt.
(Lichens.) Sous -genre établi par Acharius (.Lichen, uiiiv., p. 628) pour les espèces de Collema dout le thalle est crustacé et figuré vers sa circonférence. La principale espèce de ce sous-genre , le Collema nigrum , Ach. , est placée maintenant dans un nouveau genre proposé par Mcyer sous le nom de Patellaria. V. ce mot.
* PL ACOBR ANCHE. Placubranchus. moll. Genre établi par VaD- IJassclt pour un Mollusque mou de là côte de Java , qu'il considère comme voisin des Doris. On eut la première connaissaucc de ce geure dans le
Bulletin des Sciences naturelles , octobre i8'j4, p. u4o , où il est complètement caractérisé. Blainvillc l'a mentionné dans le Supplément de sou Traité de Malacologie , pag. 628 , en observant qu'il appartiendrait plutôt aux Cyclobrauches. Nous ferons remarquer que parmi les Cyclobranches de l'auteur que nous citons , se trouve aussi le genre Doris , ce qui accorde assez bien l'opinion des deux naturalistes. Comme l'Animal qui a servi de type au nouveau genre ne nous est pas connu , nous allons rapporter les caractères qui lui ont été donnés par "Van-Hasselt , ou plutôt telsque Blainville les a réduits d'après lui : corps très-déprimé , formant avec le pied non distinct une sorte de lame un peu gibbeuse au milieu ; tête distincte, arrondie en avant, avec un appendice ou tentacule concave en dessous , de chaque côté ; yeux rélractiles , très-petits , fort rapprochés sur le milieu de la tête ; bouche inférieure, avec une paire de tentacules labiaux , presque aigus , sans trompe ; branchies découvertes et formées par des lamelles très-fines, serrées , divergentes antérieurement d'uu centre commun ; anus supérieur à droite de la gibbosité dorsale; orifices des organes de la génération distans, celui de l'oviducte à droite, en avant de l'anus; celui de l'appareil excitateur mâle , à la base du tentacule droit.
Van-Hasselt donne quelques observations anatomiques que nous allons rapporter textuellement : « L'anatomie de l'unique espèce de ce genre m'a fait connaître une ouverture buccale sans trompe, et un canal intestinal tubiforme, large, et si court, qu'il ne s'étend pas plus loin que de la bouche au côté droit du bourrelet central du dos , s'y terminant en anus supérieur; l'ovaire que je vis dilaté par un grand nombre d œufs de diverses grandeurs , et dont les plus gros étaient les antérieurs , est situé immédiatement au-dessous de la surface respiratoire ; les tubes , 1 éseryoirs des œufs , se réunissent au bour-
relet dorsal pour former un canal commun , situé au-dessus de toutes les entrailles , excepté l'intestin, et qui s'ouvre au côté droit en devant du dernier.
» La verge , prolongement terminé par un bouton bleuâtre , est cachée dans un canal qui n'est que la continuation du sillon creusé sous les cornes latérales; un vaisseau déférent , très-fin , s'y rend des testicules , organes glanduleux et de forme allongée , situé au côté droit du bourrelet central. Le cœur , placé au côté gauche du bourrelet , est presque rond , et d'une couleur roussâlre.
» Les branchies sont continuellement exposées à l'influence de l'eau ambiante , même lorsque les côtés du corps sont relevés jusqu'à se touchei par leurs bords supérieurs , car ce?
Êarois forment alors au-dessus des ranchies un canal ouvert aux deus côtés où l'eau peut librement entrer; elles ressemblent à des lamelles trèsfines qui , sur le devant du dos , partent d'un point central , et se perdeni sur le bord extérieur. Dès qu'on expose la surface respiratoire à l'air , elle se couvre d'une humeur blanche et sans âcreté. »
Tout fait, présumer , d'après ce qui l'on vient de voir , que ce genre ser; conservé, la disposition des branchies étant bien suffisante pour li caractériser et le distinguer. Il ni contient encore qu'une seule espèce Placobkanche ocv.iAÂ,Flacobran chus ocellalus , Van-Hasselt, Bull des scienc. , octobre 1 824 , p. a4i . L; partie inférieure des côtés du corps ainsi que la tête , sont d'un ver olive et bordés d'une série d'ocelle; entourés d'un cercle noir; le reste de côtés présente des ocelles blancs don le centre est noir j les branchies son vertes. La longueur totale du corp est de dix centimètres. (d..hJ
* PLACODIA. bot. cnypT. {Lichens.) Sous-genre des Lecanora d'A charius , Lich. unit'. , p. 4ua , renfermant les espèces à lhalle cruslacé un peu aplati , forme de lobes sou-
PLA
Us, divergens. V. Peaco.die et Squammaria. (a. f.)
PLACODIE. Placodium. r.or .
crypt. {Lic/iens.)Ce genre, intermédiaire entre les Lécidées et les Circinaires , a été ainsi caractérisé (Fée , Méthod. lichén. , p. 4o , tab. 1 1 , fig- 9) : thalle orbiculaire , étoile , formé de squames adhérentes, indistinctes au centre, figuré en folioles vers la circonférence; apothécies marginées, discoïdes, à marge concolore, situées vers le centre. HofTinann est le créateur de ce genre adopté par De Candolle (Flore Française); nous le présentons ici modifié et formé aux dépens du genre Lecidea d'Acharius; il renferme des Lobaria et des Psora d'Hoffmann , des Gessoidea de Ventenat. La presque totalité des Placodium de De Candolle rentre dans le Squarnmaria, notre genre étant principalement fondé sur l'homogénéité et l'hétérogénéité des scutellcs. Les Placodies croissent sur les pierres et sur les murs , rarement sur la terre, plus rarement encore sur les écorces. Le thalle est
[presque toujours aplati et larlareux ; e centre est indistinct , mais l'extrémité est figurée en folioles soudées et épaisses qui se confondent au centre en une niasse indistincte , sous-pulvérulente; c'est sur cette partie seulement que se fixent les apothécies.
Le type de notre genre Placodie est l'espèce suivante :
Placodie canescent , Placodium canescens , De Cand., Fl. Fr. , sp.
1028 ; Fée , Ess. crypt. , pl. a , fig. 9 ; Lecidea canescens, Ach. , Synops.
Lichen. , p. 54. Thalle blanchâtre, orbiculaire, farineux ou tiès- raboteux, à folioles lobées , appliquées , soudées entre elles; apothécies planes, puis convexes, orbiculaircs , d'un noir bleuâtre. Cette espèce est très-commune; on la rencontre rarement avec les scutelles. Nous l'avons vue en fructification sur les vieux Saules qui boidcnt la petite rivière de Bièvre. Elle se fixe assez souvent 6ur les pierres. (a. f )