‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 47 sur 274 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

* POLYCHROME, acal. Espèce du genre Céphéc. V. ce mot. (b.)

* POLYCHROME, min. ( Hauss-

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mann. ) Svn. de Plomb phosphaté. |

POLÏCKRTJS. REPT. OPI1. V. \\ Marbré.

POLYCLTNE. Polyclinum. moll. 1 Genre de Tuniciers établi par Savi- I gny sur des caractères de peu de va- 1 leur. Guvier ( Règne Animal ) ne l'a 1 adopté qu'en y réunissant cinq à six 1 de s genres de Savigny. Tel que ce sa- 1 vaut observateur l'a conçu , le genre 1 Polycline ne pourrait faire qu'une 1 section des Botrylles. V. ce mot. I

POLYCLONOS. bot. phan. I L'Armoise chez les anciens , selon 1 Mentzel. , (B.) 1

POLYCNÈME. Polycnemum. bot. 1 phan. Genre de la famille des Chéno- 1 podées et de la Triandrie Monogynie, I L. , offrant les caractères essentiels II suivans : involucre composé de deux I bractées presque épineuses; calice 1 ou péi ianthe à cinq folioles ; capsule 1 utriculaire , pseudosperme , supère , Il verticale, renfermant un embryon I périphérique. Ce genre , qui a des I affinités avec le Salsola , a pour type I le Polycnemum aruense , L. , Plante il rampante et rameuse, à feuilles li- Il néaires et mucronées , et à fleurs fort I petites et sessiles dans les aisselles I des feuilles. Elle croît dans les II champs un peu arides et sur les bords J des chemins de l'Europe. Plusieurs il auteurs, et particulièrement Pallas , il ont augmenté le genre Polycnemu m de plusieurs espèces indigènes de la; Sibérie et de Ta Russie orientale ; mais la plupart d'entre elles ne se rapportent pas parfaitement au genre Polycnemum, cl se confondent, soit avec les Salsola, soit avec les sfnaùasis de Marschall-Bieberstein. (o..n.)

POLYCOME. Polycoma. bot.

crypt. ( Chaodinées. ) Il est vrai , comme le dit Léman , que Palisot de i Beauvois avait donné ce nom à l'un des genres d'Algues qu'il indiqua si vaguement, el qui est le même que notre Thorea; mais il est faux qu'il eut l'antériorité dans l'établissement du genre, comme il est dit dans le '

DDL

Dictionnaire des Sciences naturelles.

* PO LYCONQO ES. Po/yco/ickacea.

moll. Blainvillc a d'abord employé cette dénomination pour les Animaux, que depuis il a nommés Polyplaxiphores; ce sont les Oscabrions des auteurs. V. PoLYPLAXirHonus et

OsOADUION. (D..H.)

POLYCYCLE. moli.. Lamarck (Anim. sans vert., 5, p. 10S) appelle ainsi uu genre d'Ascidies agrégées qu'il établit pour une espèce de Botrylle décrite et figurée par Renieri , professeur à Padouc ( Lettre à Olivi , Opuscul. de Milan , T. XYI, t. 1 , fig. j-12 ). Ce genre ne diffère des Bo- Iryllcs proprement dites, qu'eu ce que la cavité artificielle, où les individus sont groupés en étoiles , est plus profonde , et que les Animaux y sont plus nombreux et forment uu grand nombre de cercles opposés. Le Polycyclus Renieri, Lamk, ioc. cit. , vit dans la mer Adriatique, (a.r.)

* POLYCY CLIQUES. Polycyclica.

m i ' i i Dans les familles naturelles du Règne Auimal, p. 1 64 , Latreille établit sous cette dénomination une seconde tribu dans la famille des Céphalopodes polvthalamcs. Les caractères de cette tribu sont exprimés d'une manière assez vague , et cela devait être par le nombre de genres qu'ils réunissent et le peu de rapports naturels qu'ils ont entre eux. Elle est partagée , d'après la forme de l'ouverture , en deux grandes sections :

i° coquille à ouverture circulaire, à bord continu; celte première seclion est elle-même partagée en plusieurs groupes : le premier contient les genres Spirale-, Oréade, Jésite et Charybde ; le second les genres Scortime , Linthurie et Périple; celle section répond aux Cristacés de Lamarck; le troisième groupe renferme les genres Astacole , Cancride et Pénéroplc; le quatrième enfin est pour le genre Turrilitc lui seul; 2V coquille à ouverture non circulaire , quelquefois en forme de fente pratiquée dans l'épaisseur du test. Cette

l'OL ,*7

seconde section est divisée en trois groupes seulement : le premier poulies genres Cibicide, Cortale, Cidarolle et Storille; le second pour les genres Ellipsolite, Amaltbé , Planu- 1 î te cl Ammonie; et le troisième pour le seul genre Simplégade.

Cet arrangement de Latreille est loin d'être naturel ; il résulte en partie de la trop grande confiance qu'il a eue dans les travaux de Montfort , et aussi de la fausse appréciation de plusieurs caractères qui font que , dans la même section , se trouvent les Spirilles et les Turrilites, dont les Coquilles offrent bien des différences avec toutes les autres qui appartiennent à des genres de Microscopiques sans sipbons , et qui, même à les croire pourvus de cette partie essentielle, ne pourraient aucunement s'allier par de bons caractères avec l'un des deux genres que nous venons de citer. Dans la seconde section l'arrangement n'est pa6 moins défectueux ; Latreille semble ignorer que les Eliipsolitcs , les Amalthés et les Planulites sont de véritables Ammonites, ou bien croire avec Montfort que le Nautile ombiliqué , nommé par lui Ammonie , est véritablement le type vivant des Ammonites; dans l'une et l'autre circonstance Latreille serait dans l'erreur. Quant au genre Simplégade, il est intermédiaire entre les Ammonites et les Nautiles, mais il appartient plutôt aux premières qu'aux seconds. Les genres qui composent le premier groupe de cette section , appartiennent , comme d'autres que nous îPvons signalés, aux Multiloculaires microscopiques sans siphons, et en conséquence ne peuvent convenir ni aux Ammonites ni aux Nautiles. D'après ce qui précède, nous ne croyons pas que l'on admette la famille des Polvcycliques de Latreille. (D..n.)

POLYD ACTY LE. Polydactylus. fois. Le genre institué sous ce nom par Lncépèdc ne pouvait être conservé et rentre dans le genre Polynème. P". ce mot. (B.;

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POLYDÈME. Polydesmus. ins.

Genre de l'ordre des Myriapodes, famille des Chilognates, établi par La treille qui L'a démembré du grand genre Iule de Linné, et ayant pour caractères : corps linéaire, composé d'un grand nombre d'anneaux qui portent chacun , pour la plupart , deux paires de pâtes. Segmens comprimés sur les côtés inférieurs , avec une saillie en forme de rebord ou d'arête au-dessus. Antennes presque filiformes, courtes, de sept articles , dont le troisième est allongé. Les Polydèmes diffèrent des genres Gloméris et Iule par la forme du corps ; ils se distinguent des Folyxènes, parce que ceux-ci ont le corps membraneux , très-mou , et terminé par des pinceaux de petites écailles. Les Polydèmes ont les antennes, les organes de la manducalion et ceux du mouvement conformés à peu près de même que dans les Iules. Le nombre des pâtes et des anneaux n'est pas aussi considérable que dans ces derniers Insectes. Latreille a vu sur ces anneaux des apparences prononcées de stigmates, ce qui rapproche encore davantage les Polydèmes des Scolopendres. Le plan supérieur de ces segmens ressemble à une écaille presque carrée ; il offre quelques inégalités. Latreille a observé les organes sexuels de l'espèce la plus commune de ce pays, le Polydesmus complanatus , Iulus complanatus de Linné. Il a reconnu que les organes sexuels occupent la place d'une paire de pâtes dans les mâles, et que c'est à cette particularité* que l'on doit attribuer la différence qui existe entre les descriptions que Geoffroy et Degéer font de cet Insecte. Le premier lui donne soixante pâtes, et n'a^ par conséquent observé que des mâles; le second, qui n'a observé que des femelles , lui donne une paire de pa les de plus. Les organes de la génération de cet Insecte sont situés à l'extrémité postérieure et inférieure du septième anneau; ils 6ont composés de deux tiges membraneuses qui s'élèvent d'une base également

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membraneuse et un peu velue : ces deux tiges sont presque demi-cylindriques , convexes et lisses à leur face antérieure , concaves sur la face opposée; du sommet de ebacune part un crochet écailleux , d'un jaune clair , long , arqué du côté de la tête , avec un avancement obtus , dilaté à sa base , et une dent vers le milieu interne du même côté. Latreille a également cherché les parties de la femelle ; il croit les a voir aperçues sous le troisième anneau, et répondant à la seconde paire de pâtes; elles ne s annoncent par aucun signe extérieur. L'Iule aplati s'accouple en automne; on rencontre souvent alors les sexes réunis ; leurs corps sont de la même grandeur, appliqués l'un contre l'autre par leur face inférieure , couchés sur le côté , et l'extrémité antérieure du corps du mâle dépassant cel ni de la femelle. L'ovaire remplit une bonne portion de la cavité intérieure du corps de la femelle ; il forme une espèce de boyau aboutissant à une fente placée au bout postérieur du corps. Les Polydèmes se roulent en cercle comme les Iules ; ils vivent sous les débris de végétaux , sous les pierres , dans les lieux frais et près des étangs ; ils se nourrissent , comme les Iules , de substances animales et végétales , mais mortes ou décomposées. L'espèce qui sert de type à ce genre est :

Le Polydème aplati , P. complanatus, Latr. ; Leach, Zooi. ïïjiscell., t. 3 , pl. i35 ; Iulus complanatus, L. ; Scolopendra fusca, etc., Geoff. (g.)

* POLYDENDRIS. bot. phan. Du Petit-Thouars a ainsi nommé une Orchidée des îles de France et de Mascareigne, qui se rapporte à VEpidendrum polystachyum de Swartz.

POLYDONTE. Polydonta. moll.

Nouveau genre qu'on ne peut adopter, proposé par Schumacher dans son Système de Conchyliologie , poulies Trochus qui ont le bord denticulé. On sait que cette deutelure est la terminaison des cannelures qui 6e

tol

voient à l'intérieur de la coquille sur sa face supérieure. (d..ii.)

POLYDORE. Polydora. annel.

I Genre de l'ordre des Néréidées, établi par Bosc (Hist. nat. des Vers, T. 1, p. i5o) qui lui assigne pour caractères : corps allongé , articulé , à anneaux nombreux , garnis de cbaque côté d'une rangée de houppes de soie, et de mamelons rétracliles qui portent les branchies à leur base postérieure. Queue articulée, nue, terminée par une ventouse prenante. Un trou simple entre deux membranes pour bouche. Ce genre est très-voisin des Spios de Fabricius; il lui ressemble surtout par deux fdets préhensiles que l'on voit à la partie antérieure du corps , qui le surpassent en longueur lorsqu'ils sont complètement étendus, m;iis le caractère vraiment distinctif consiste dans la structure de la queue qui présente une sorte de disque ou de ventouse comme dans les Sangsues, et au moyen duquel l'Animal peut se fixer aux corps solides qu'il rencontre. Aucun autre naturaliste que Bosc n'a encore eu occasion d'observer cette Anuelidç curieuse. Savigny ( Description d'Égypte, Syst. des Annelides, p. 45) en parle dans une note, et croit qu'elle se rapproche du genre Spio. On ne connaît encore qu'une espèce , la Polydore cornue , Polydora cornuta , figurée par Bosc (loc. cit., pl. 5, fig. 7 et 8 ). Elle a été trouvée sur les côtes de la Caroline; on la rencontre communément dans la rade de Charlestown ; sa grandeur ne surpasse guère trois à quatre millimétrés. Elle se cache, comme lesNéréides,dans les interstices des pierres, et se lait un léger fourreau de soie couvert de vase.

Oken a établi sous le même nom de Polydore un genre de la famille des Sangsues , et qui correspond à celui que Savigny a fondé antérieurement sous le nom de Branchellion.

V ■ ce mot. (aud.)

POLYERGUE. Po/yergus. ms.

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Geuie de l'ordre des Hyménoptères , section des Porte-Aiguillons, famille des Hétérogynes, tribu des Forniicaires, établi par Latreillu aux dépens du grand genre Fourmi dos auteurs, et ne diflérant des Fourmis proprement dites {V. ce mot) que par leurs antennes qui sont insérées près de la bouche et non sur le milieu du front , comme cela a lieu chez cellesci , par leurs mandibules qui sont étroites, arquées et très-crochues, tandis qu'elles sont triangulaires , épaisses et dentelées intérieurement dans les Fourmis. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce propre à l'Europe ; ses mœurs sont très-curicuses , et quoique nous ayons déjà donné à l'article Fourmi quelquesdctails sur les mœurs des Fourmis ordinaires, la manière de vivre de celle-ci mérite que nous en fassions mention.

La PoLYERGCE ROUSSATRE, .Po/per-

gus rufescens , Latr. , Hist. nat. des Fourmis, p. 186, pl. 7, fig. 38; la Fourmi roussàtre, Huber , Recherches sur les Fourmis indigènes, p.

210, pl. 3, fig. i-4. Elle est longuede trois à quatre lignes; la femelle est entièrement d'un fauve marron pâle; son corps est glabre , luisant ; ses yeux sont noirs ; les mandibules brunes ; le dos du corselet continu , sans enfoncement. Les ailes sont blanches, avec leur point marginal et les nervures d'un roussàtre clair. Le mâle est noir , avec les organes sexuels roussâtres. L'extrémité des cuisses , les jambes et les tarses sont pâles.

L'ouvrière a le second segment du corselet petit , rabaissé, ce qui forme un enfoncement sur le dos. Elle est plus petite que la femelle et le mâle. Les Polyergues font leur nid dans la terre ; elles vivent , comme les Fourmis , en sociétés composées de trois sortes d'individus. Mais on voit souvent, dans ces réunions, des Fourmis connues sous le nom de Noir-Cendrées et de Mineuses, qui sont réunies à la société et qui s'occupent de l'intérêt commun, travaillent, le plus souvent seules, à apporter tes provisions nécessaires à la fourmi-

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lière , à les distribuer , et à soigner les larves en les transportant au besoin dans les différons étages de l'habitation. Ces Fourmis mêlées aux Polyergues sont ce que l'on peut appeler leurs esclaves; elles se les procurent en allant chercher de vive force les nymphes d'ouvrières dans les fourmilières des Noir- Cendrées ou des Mineuses , et en, les apportant dans leur nid. (g.)

POLYGALE. Polygala. bot. puan.

Type de la famille des Polygalées. Ce genre, d'abord placé parmi les Pédiculaires, peut être caractérisé de la manière suivante : les fleurs sont hermaphrodites , renversées; le calice se compose de cinq sépales, réunis ensemble par leur base et adhérens entre eux , dont trois extérieurs égaux entre eux, et deux intérieurs plus grands et en' forme d'ailes. La corolle est irrégulière, caduque, formée de cinq pétales réunis entre eux au moyen des filets slaminaux , et imitant une corolle monopétale , irrégulière et hypogyne ; le pétale supérieur , qui est devenu inférieur par le renversement de la fleur, est le plus grand ; il est en général concave, souvent marqué d'une crête et frangé, contient les élamines. Les deux pétales inférieurs, qui sont devenus supérieurs, sont égaux et rapprochés, et les deux moyens sont très-petits et quelquefois sous la forme de deux petites dents. Les élamines , au nombre de huit, ont leurs filets soudés en une sorte de tube fendu sur un de ses côtés dans toute sa longueur , et divisé supérieurement en deux faisceaux. A leur sommet les filets sont distincts et se terminent chacun par une antbère ovoïde, allongée, dressée, à une seule loge, s'ouvïant par sa partie supérieure. L'ovaire est libre , comprimé , à deux loges, contenant chacune un ovule suspendu.

Le style est terminal, plus ou moins dilaté , et recourbé vers sa partie supérieure qui porle un stigmate irrégulier, quelquefois concave et comme bilabié; d'autres à deux lobes, su-

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perposés et inégaux. Le disque n'existe pas généralement, cependant il est très-manifeste et unilatéral dans le Polygala Charncebuxus , L. Le fruit est une capsule comprimée , lenticulaire , souvent cordiforme et ailée sur son contour , à deux loges séparées par une cloison extrêmement étroite. Chaque loge contient une seule graine pendante, quelquefois velue, accompagnée à sa base d'un arille de forme variable, à deux ou trois lobes.

Cette graine contient un embryon renversé comme elle et placé dans un endosperme charnu. Les espèces de ce genre sont extrêmement nombreuses. Le professeur De Candolle en cite environ cent soixante dans le premier volume de son Prodrome. Ce sont des Plantes herbacées , annuelles ou vivaces , de petits Arbustes ou des Arbrisseaux assez élevés. Leurs feuilles , constamment simples et sans stipules, Ion t généra lementéparses, plus rarement opposées ou verticillées. Les fleurs, accompagnées de bractées, sont tantôt solitaires et axillaires, tantôt en épis simples , tantôt en espèces de corymbes. Parmi les espèces de ce genre, dix ou douze {Polygala vulgaris , amara , ausiriaca , Ckamœbuxus , exilis , mouopeliaca , etc.) croissent en Europe. Environ soixante -dix espèces sont distribuées dans les deux Amériques , et près de quarante croissent au cap de Bonne-Espérance. Le professeur De Candolle a partagé toutes ces espèces en buit sections, qui ont en général l'avantage de conserver les stations géographiques.

Plusieurs espèces ont été retirées de ce genre pour former des genres particuliers. Ainsi les Polygala Pencea, L. ; P. diversifolia , L. ; P. domin— geusis , Jacq. ; P. acuminala , VVilld., forment le genre Badiera de De Candolle, ou Penœa de Plumier, qui n'est pas le même que le genre décrit sous ce dernier nom par Linné. hePolygala spinosa sert de type au genre Mundia, de Kunth. Le genre Muraltia de Necker , ou Heisleria de Bergius, renferme un grand nombre d'espèces originaires du cap de Bonne-Espé-

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rance, et autrefois placées dans le .! genre Polygala. V. Badiera au Supplément , Mundja , Muraltia et Heisteria. (a. r.)

POLYGALÉES. Polygaleœ. bot.

pphan. Le genre Polygala avait été i placé parmi les Pédiculaires. Le pro- ! ïesseur Richard fut le premier qui, t! en démontrant que la corolle du Po- : lygala, qu'on avait considérée jusi qu'alors comme monopétale, était au contraire polypétale , et que la • soudure des pétales était due à la «connexion des filets staminaux, fit : sentir la nécessité d'éloigner le genre i des Pédiculaires ou on l'avait placé

Sour en former le type d'un ordre istinct. Cet ordre ou famille a été établi par Jussieu (Aun. du Muséum, i4, p. 586), et depuis il a été adopté par tous les botanistes modernes , et eu particulier par R.

Brown , Kunth et De Candolle. Voici les caractères qu'on peut assigner à cette famille : les fleurs sont hermaphrodites, quelquefois renversées. Le calice se compose de quatre , ou plus souvent cinq sépales égaux ou inégaux, deux étant en général plus intérieurs et plus grands et sous forme d'ailes. Ce calice est ou persistant ou caduc. La corolle se compose de cinq pétales, dont un à quatre peuvent avorter. Ces pétales, en général inégaux, sont plus ou moins soudés à leur base, et imitent une corolle monopétale, irrégulière; l'un de ces pétales est souvent plus grand, concave , glanduleux , relevé d'uue crête et fimbi ié sur son bord. Souvent les étamincs varient de deux à huit; elles sont monadelphes , forment un tube fendu dans toute sa longueur et divisé supérieurement en deux faisceaux. Les anthères sont uniloculaires, et s'ouvrent eu général par leur sommet au moyen d'un petit opercule. Ces étamincs , de même que les pétales, sont liypogynes. L'ovaire est libre, à une ou deux loges; dans le premier cas il contient deux ovules collatéraux et pendans ; dans le second chaque loge contient un

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seul ovule suspendu. Le style est plus ou inoius recourbé , quelquefois élargi, terminé par un stigmate simple ou irrégulier et à deux lèvres inégales. Le fruit est une capsule comprimée , quelquefois mince et membraneuse dans son contour, à deux loges monospermes , ou une sorte de drupe sèche ou charnue, indéhiscente et monosperme. Les graines, qui sont pendantes, sont quelquefois munies à leur base d'un mille bilobé. Leur tégument propre recouvre une amande, tantôt formée par un endospenne charnu, contenant un embryon homotrope et inclus, tantôt formée par l'embryon seul, dont les cotylédons sont alors plus épais. Les Plantes réunies dans cette famille sont tantôt des Herbes , tantôt des Arbustes et des Arbrisseaux; leurs feuilles, généralement alternes, sont quelquefois opposées ou verticillées. Les fleurs, rarement solitaires et axillaires , forment en général des épis simples ou des espèces de corymbes. On trouve dans cette famille les genres Polygala , Tourn.; Salomunia , Lour. ; Comesperma , Labill. ; Badiera, D. C. ; Soulamea, Lamk. ; HJt/raltia, Necker ; Mundia , Kunth; Monnina, Ruiz et Pavon ; Securirfaca, L. ; Krameria, Lœfl. Les Polygalées forment une famille très-naturelle, maisdoi>lla place n'est pas facile à déterminer dans la série des ordres naturels. Par l'aspect de sa fleur elle a des rapports avec les Légumineuses et avec les Fumariacées, et nous pensons qu'elle ne saurait être très - éloignée de cette dernière famille. Cependant la plupart des auteurs placent les Polygalées auprès des Violacées. (a. r.)

POLYGALOIDES. bot. phan.

(Dillcn.) Syn. de Polygala C/iamœ-

bu.VUS. fr. PoLYGALE. (B.)

POLYGALON. bot. phan. (Gesner) le Sainfoin; (Cordus) une Astragale ou une Coronillc ; ( De Candolle) une section du genre Polygala.

POLYGAMm. bot. phan. Dans le

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Système sexuel de Linné, ce nom est employé, i° pour désigner la vingttroisième classe du Système sexuel de Linné; 2° pour les ordres de la Syngénésie ou dix-neuvième classe du même Système. Dans le premier cas, la Polygamie, comme classe, renferme tous les Végétaux qui ont à la fois des fleurs hermaphrodites mélangées avec des fleurs unisexuées, et comme tantôt ces fleurs diverses sont réunies sur le même pied , sur deux pieds différons , ou enfin sur trois individus distincts; la Polygamie se divise en trois ordres , savoir : la Polygamie Monœcie , ex. : les Erables; a0 la P. Diœcie, les Frênes; 3° la P. Polyœcie , comme les Figuiers.

Comme nom d'ordres, le mol de Polygamie est employé dans la Syngénésie qui se divise en six ordres.

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