V. PiACINTlIIUM
* PLADERA. rot. pu an. Genre de la famille des Gentianées et de la Tétrandrie Monogynic , L. , établi par Solander et adopté par Roxburgli ( Flur. Indica, 1 , p. 417), qui lui a assigné les caractères essentiels suivans : calice cylindrique, à quatre dents inégales; corolle infundibuliforme , à limbe irrégulier; une des élamines beaucoup plus grande que les autres; stigmate bilobé; capside uniloculaire à deux valves. Le genre Canscora de Lamarck correspond parfaitement au Pladera; mais il a été fondé sur une seule espèce, cl ses caractères n'étaient pas exacts. Aussi les auteurs modernes , cl particulièrement Sprengel ( Syst. f'"eget. , 1 , p. 42), Chainisso et Schlectendal (Linnœa, fasc. 2 , p. 198), ont-ils adopté la dénomination employée par Solander et Roxburgli. Le genre Pladera se compose de cinq espèces , connues déjà sous divers noms génériques. La première, Pladera pttsitla, Roxb., est l' Hoppea dichotoma, \alil et VVilldenow ; la deuxième, P. virgata, est le Gcntiana diffusa , Yalil , ou Exacum diffusum, Willd. , Canscora diffusa, R. Brown ; la troisième , P. pe/fo/iata, Roxb. , ou Canscora perfoliata, Lamk. ; la quatrième, P. decussata, Poxb.,ou Exacum alatùnty Rotb. ; et la cinquième , P. scssilijlora, Roxb. , ou Geniiààà lieteroclita , L. , Exacum heteroclituin , Willd. Ces Plantes ont des tiges petites , létragones , quelquefois ailées par la décurrence fies feuilles qui sont opposées , scssiles , ordinairement ovales, lancéolées , et à fleurs petites, avillaires ou terminales, Elles croissent toutes dans l'Inde-Orict\tale. (g..n.)
* PIJESCONIE. Plœsconia. micr.
Genre de la famille des Cétliaroïdces dans l'ordre des Crustodés , que caractérise un corps composé de molécules adhérant au fond d'un test cristallin, uni valve, évidé parles bords et conformé en manière de petite
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barque. L'Animal nage avec agilité , le cèle concave toujours en dessus.
Les cirres vibra tiles sont situés aux deux extrémités et se prolongent sérialement sur un côté du test en nacelle. LesPlacsconies qui nagent constamment sur le dos , c'est-à-dire ayant la convexité du test en dessous , offrent des rapports avec ceux des En- , toniostracés qui nagent de la même manière. Nous n'en connaissons que de marines ; elles persistent dans l'eau qui devient fétide ; elles sont au nombre de trois : Plœsconia Vannus , N. ; Kerona , Midi. , In/. , lab. 55 , fig. 19-20, Encycl. , pl. 18 , fig. 6-7. — Plœsconia Charoii , N. ; Trichoda , Miill. , Encycl. , pl. 17 , f. 6-i4. — Plœsconia Arca , Himanlopus chaton , Miill. , lab. 34, f. 22. (b.)
PLAGIANTHE. Plagianthus. bot.
phan. Forsler {Char. Gêner. , tab. 45) a établi sous ce nom un genre de la Monadelphie Dodécandrie , L. , et qui a été placé par De Candolle dans la famille des Bombacées. Voici ses caractères principaux ; calice simple, court, à cinq divisions fort petites; corolle à cinq pétales ovales, dont deux plus rapprochés et écartés des trois autres ; environ douze étamines réunies en tube par leurs filets , terminées par des anthères ovales; ovaire très-petit , ovale , surmonté d'un style filiforme , renfermé dans le tube staminal , et surmonté d'un stigmate en tête de clou; fruit bacciforme, dont l'organisation n'est pas connue. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce découverte dans la Nouvelle- Zélande, par Forster , qui l'a nommée Plagianthus divaricatus. C'est un Arbrisseau ou un Arbre dont les rameaux sont divariqués , alternes , revêtus d'une écorce brune , garnis de feuilles fort petites , fasciculées , étroites, linéaires, un peu aiguës, rétrécies presque en pétiole à leur base , longues de quatre lignes , réunies au nombre de trois ou quatre à chaque fascicule. Les fleurs sont solitaires , portées sur des pédoncules uniflores beaucoup plus courts que
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les feuilles. Cette Plante est cultivée dans les jardins d'Angleterre depuis 1821. Il serait à désirer qu'on donnât une description bieu complète de ses organes floraux , car celle de Forster laisse beaucoup d'incertilude. (g..n.)
* PLAGIEUSE ou PLAGIDSE.
pois. Espèce du genre Pleuronecte.
* PLAGIMYONES. Plagirnyona.
moll. Latreille, dans les Familles naturelles du Règne Animal , p. 21a, partage l'ordre premier des Conchifères , ses Patulipalla , en deux séchons , les Mésomyones et les Plagimyones. Ceux-ci , qui correspondent assez bien aux Ostracées à deux muscles deCuvier, ne contiennent qu'une seule famille , celle des Arcacés, qui , sous le rapport de la disposition du manteau qui est complètement fendu , peut servir d'intermédiaire entre les Monomyaires et les Dimyaires ; cependant, le trop grand rapprochement des Animaux de cette famille avec ceux des Huîtres est, nous croyons, une faute de plusieurs Méthodes dans laquelle Lamarck n'est pas tombé. (d..h.)
* PL AGIO LE. Plagiola. moll. Premier sous-genre du genre Obliquaire de Rafinesque (Monographie des Coquilles de l'Ohio), caractérisé par l'axe extra-médial ; la dent lamellaire courbe ; le ligament courbe ; la forme variable, mais non oblique.
Le genre Obliquaire ne pouvait être conservé , parce qu'il est démembré inutilement des Mulettes ; à plus forte raison les sous-genres qui le composent. F. MuLETTE. (D..H.)
PLAGIOPODA. BOT. PHAN. V.
Grévillée.
PLAGIOSTOME. Plagiostoma.
conch. Genre de Coquilles bivalves , très-voisin des Limes par ses caractères , et qui probablement se confondra avec elles, lorsqu'on l'aura étudié avec plus de soin. C'est à Sowerby que l'on doit la création de ce genre. Il fut bientôt après adopté
et rectifié par Lamarck, qui le mit en rapport immédiat avec les Limes , et le considéra comme intermédiaire entre ce genre et les Teignes ; mais Lamarck rassembla dans le genre Plagiostome plusieurs Coquilles qui lui sont étrangères; malgré cela, il fut admis par plusieurs zoologistes qui ont donné des systèmes de conchyliologie. Férussac , Latreillc et blainville lurent de ce nombre. Nous observerons que ce dernier savant , d'accord avec Defrance , a proposé la réforme du genre. Les espèces de l'iagiostomes de la Craie qui , par l'ouverture du crochet, ont des rapports avec les Téréhralules , en furent séparées sous la dénomination générique de Pachite ( V. ce mot ). Il n'est pas douteux que cette réforme, laite sur de bons caractères , ne soit adoptée parles conchyliologistes avec d'autant plus de raison, qu'elle s'accorde aussi avec un fait géologique assez curieux. Les véritables Plagiostomes ne se montrent jamais dans la Craie ni au-dessus ; ils sont toujours inférieurs à cette substance, tandis que les Pachiles ne se rencontrent jamais ailleurs que dans la Craie. La séparation des deux genres peut être utile aussi à la géologie par ce seul fait , qu'ils indiquent des terrains différais. Les caractères génériques sont exprimés de la manière suivante : coquille subéquivalve , libre, subauriculée, à base cardinale , transverse , droite; crochets un peu écartés; leurs parois internes s'étendant en facettes liansverscs, aplaties, externes; l'une droite , l'autre inclinée obliquement ; charnière sans dents ; une fossette cardinale , conique , située au-dessous des crochets, en partie interne, s'ouvraut au dehors et recevant le ligament.
Ces caractères sont ceux donnés par Lamarck, et nous pensons qu ils sont insuflisans; car ils peuvent s'appliquer complètement et en totalité au genre Lime. Quelques espèces en effet sont subéquivalvcs ; niais toutes sont libres, subauriculées , à bord cardinal droit ; leurs crochets sont
aplatis , écartés , taillés en biseau aux dépens de la face interne d'une manière analogue à ceux des Spoudyles.
La charnière est également sans dents dans les deux genres. Il y a une fossette conique pour le ligament. Cette identité n'existe pas seulement dans les caractères essentiels; elle se voit aussi dans ceux qui sont plus accessoires. Les Limes, dit Lamarck, se distinguent encore des Plagiostomcs par le bâillement des valves qui donne passage à un byssus, tandis que les Plagiostomcs , n'ayant point ce bâillement, devaient être dépourvus de cette partie ; mais ce moyen de distinguer les deux genres est bien incertain , puisque le Lima gibbosa , Sovv. , espèce fossile, est coin plétcmen i fermé , et le Lima squamusa , Lamk. , l'est presque toujours complètement, tandis que les Plagiostomes que nous avons pu examiner toutes leslois qu'ils étaient dans un état satisfaisant de conservation , nous ont présenté un bâillement antérieur quelquefois assez grand, semblable en tout à celui du Lima squamusa, par exemple.
11 résulte de cette comparaison des deux genres, qu'ils devront se réunir. Iîn donnant ici notre opinion , nous attendrons que d'autres observateurs l'aient approuvée ou contredite , avant de la considérer comme définitive. Nous citerons , comme exemple , l'espèce suivante :
Plagiostomf. sëmi- lunaire , l'iagiosloma semi-lunaris , Lamk., Anim.
sans vert. T. vi, p. 160, n. 1 ; Knorr, Pétrif. T. iv, part. 2 , 11 , 1 , c, lab. 21 , fig. 2 ; Encycl. , pl. 238, fig. S , a , b. Coquille qui prend quelquefois un assez grand volume; elle est trigone , arrondie inféricurenientet postérieurement; le coté antérieur est le plus épais; il est droit, subcarené et enfoncé vers les bords ; il se relève vers le bord cardinal pour donner naissance à une oreillette très-courte ; du côté posléaeur, l'oreillette est beaucoup plus grande ; des stries longitudinales , nombreuses , peu profondes , descendent des crochets à la circonférence, et elles sont coupées
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par des stries transverses , irréguiièrcs, qui sont dues aux accroisseineDS. Cette Coquille pétrifiée se trouve à Carantan , à Mamers et aux environs de Nancy. (d..h.)
PLAGIOSTOMES. pois. La famille de Poissons à laquelle Duméril a donné ce nom , dans sa Zoologie ana- Jy tique , répond à celle des Sélaciens. y. ce mot. Il y range les genres Rhinobate , Rhina , Raie, Myliobate, Pastenague , Céphaloptère , Torpille , Squatine , Roussette, Carcharias, Lamie , Marteau , Milandre, Griset , Emissole, Cestracion , Aguillat, Humantin , Leiche , Pèlerin et Aodon.