‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 59 sur 274 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

POMADERE. bot. piian. Pour Pomaderiis. T~. ce mol. (b.)

POMADERRIS. bot. phan. Genre de la famille des Rhamnées et de la Pentandrie Monogynie, établi par Labillardière , et ayant pour caractères;: calice turbiné, adhérent avec l'ovaire ; limbe à cinq divisions étalées; corolle de cinq pétales plans et onguiculés, qui manquent quelquefois; cinq étamines dressées; point de disque ; ovaire à trois loges monosperines, surmonté d'un st\le trifide. Fruil semi-infère , à trois coques monospermes , indéhiscentes, présentant inléncurcment un trou par lequel sort la graine qui est attachée à un podosperme épais , charnu et court. Les espèces de ce genre sont toutes originaires de la Nouvellc- Hollande. Ce sont des Arbustes rameux , couverts d'écaillés en étoiles , portant des feuilles alternes, des (leurs en corymbe. Dans une espèce , Pomaderiis apeta/a, Labill. , fa corolle manque. Notre collaborateur Adolphe Brongniart , dans sa Dissertation sur les Rhamnées, a réuni au genre Pomaderiis les Ceanothus globulosus et C. spathulatus de Labillardière. (A. 1t.)

ig8 POM

POMA1UA. bot. ph an. Genre de la famille des Légumineuses , tribu des Césalpinées , et de la Décandrie Monogynie, L., établi par Cavauilles, et ainsi caractérisé par De Candolle (Prodrom. Sysl. Keget. nat. , a, p.

485) : calice à cinq sépales soudés par la base en un tube presque persistant; les lobes caducs, oblongs et obtus; corolle à cinq pétales à peine lus longs que le calice ; dix étamines ont les filets sont velus à la base , distincts entre eux et déclinés ; style filiforme; stigmate capité ; légume oblong, comprimé, bivalve, uniJoculaire , et renfermant deux graines ovées. Ce genre, qui est très-voisin de V Hoffmanseggia , également établi par Cavanilles, ne renferme qu'une seule espèce , Pornaria glandulosa , Cav. , Icon. , 5, tab. 4o2. C'est un Arbuste à feuilles bipinnées sans impaire , couvertes , ainsi que les branches et les fleurs , de glandes fort saillantes, à stipules pinnatifides, et à fleurs jaunes, disposées en grappes axillaires. Cette Plante croît près de Queretaro dans la Nouvelle-Espagne. (g..n.)

*POMARIN. ois. Syn. vulgaire du Stercoraire Cataracte. V. Stercoraire. (DR. .Z.)

♦ POMATHORIN . Pomathorinus.

ois. Horsfield , dans son Travail sur les Animaux de la grande île de Java, travail très-recommandable, a créé le genre Pomathorinus pour une espèce de Soui-Manga, dont les caractères étaient très-distincts de ceux des vrais Cynniris. Horsfield et Vigors y ont ajouté depuis deux espèces, et nous -même en avons découvert une à la Nouvelle-Guinée , ce qui porte à quatre tous les Pomathorins connus. Les caractères de ce nouveau genre de l'ordre des Passereaux ténuirostres , sont : un bec allongé , droit à la base , se recourbant un peu au-delà des narines, et comprimé brusquement sur les côtés ; à arête très-apparente, carénée, entière au sommet. Narines recouvertes d'un opercule oblong, convexe, à

POM

ouverture oblique , étendue jusqu'au front. Ailes arrondies ; queue longue, ronde au sommet. Doigt du milieu plus long; ongles comprimés, recourbés ; le postérieur le plus grand , le plus robuste. On ne connaît rien des habitudes et des mœurs des Pomathorins , qui sont tous des parties chaudes des terres d'Asie.

POMATHORIN TEMPORAL , Poma-

thorinus lemporalis , Vigors et Horsf. , Trans. Soc. Linn. Lond. T. xv, p.

33o. Cet Oiseau, qui est le Dusly bee eater de Latham, Gen. Hist.

T. iv, p. i46 , nç 3i, a le plumage fauve cendré , passant au fauve jaunâtre en dessous. Il a le front , les tempes , la gorge et la poitrine de couleur blanche, et une ligne légère au-dessus de chaque œil , et noire ainsi que la queue; l'extrémité de celle-ci est blanche. Le bec est noir et blanchâtre vers le front. Il a de longueur dix pouces trois lignes, et l'individu qui a servi à établir cette espèce a été trouvé à Shoalwater-Bay , sur les côtes de la Nouvelle-Hollande,en août 1802, par R. Brown.

Pomathorin A souRdES, Vomathorinus superciliosus , Vigors et Horsf., /oc. cit. Cette espèce est d'un fauve brunâtre ; la ligne qui passe audessus des yeux s'étend jusqu'à la nuque. La gorge , la poitrine , la partie antérieure del'abrlomen, ainsi que l'extrémité de la queue , sont de couleur blanche. Le bec et les pieds sont noirs. Le corps a de longueur totale sept pouces neuf lignes. Cet Oiseau a été découvert sur la côte sud de la Nouvelle-Hollande par R.

Brown . Ces deux espèces appartiennent à la Nouvelle-Hollande. On sait en effet que la partie intertropicale de cette grande terre a les mêmes productions animales que les terres environnantes des Moluques et de la Nouvelle-Guinée. Aussi nous ne doutons pas que c'est par transposition d'étiquette qu'on indique la deuxième connue du sud de 1 Australie; elle doit être plutôt de la portion nord.

Pomathorin des montagnes , Pomathorinus montantes, Horsf. {lies, in

PO M

Java). Celle espèce habite les montagnes boisées de Java à sept mille pieds au-dessus du niveau de la mer.

Elle a sept pouces et demi de lon-

. gueur totale; son plumage est marron; la tète est d'uu noir cendré; un

i trait blanc passe derrière l'oeil; la yoi ge et la poitrine sont d'un blanc

! pur. C'est le Bokkrek des Javanais.

POMATHORIN d'IsIDORE , Poma-

thorinus Isidorii , N. Cet Oiseau , i de la Nouvelle-Guinée, a neuf pouces de longueur totale, du bout du bec à l'extrémité de la queue. Le bec est long d'un pouce , légèrement recourbé, de couleur jaune, tiès-comprimé vers sa pointe. Ln commissuie est garnie d'un rebord , et recouvre la mandibule inférieure. Les tarses sont robustes, garnis de larges semelles. Les doigts sont robustes, garnis d'ongles comprimés. Celui du pouce est plus fort que ceux de devant; le doigt du milieu est le plus long. La queue est composée de dix pennes élagées. Elle est longue d'un peu moins de quatre pouces. Les ailes sont courtes, à pennes presque égales , allant jusqu'aux deux tiers de la queue. Les quatre, cinq et six rémiges sont les plus longues, la première étant la plus courte de toutes. Le plumage de cet Oiseau est en entier d'une teinte assez uniforme ; les ailes et la queue sont d'uu marron assez vif, plus clair sur la gorge et sur la poitrine , plus terne sur le ventre, et mêlé à du gris sur la tête et sur le dos. L'extrémité des plumes caudales est fréquemment usée. Les tarses sont d'un brun roux , et les ongles jaunâtres. 11 habite les forêts des alentours du havre de Dorery, à la Nouvelle -Guinée. Nous l'avons dédié à notre ami et collaborateur Isid. Geoffroy Saint-Hilaire. (less.)

POMATIE. Pomalia. moll Grosse espèce vulgaire du genre Hélice, (b.)

POM.AT1QUE. moll. Même chose que Pomatie. V. ce mot. (b.)

* POMATIUM. bot. pha.n. Gaertner fils (Carpolugia , p. a5a, t. sa5, fig. 10) a fondé sous ce nom un genre

POM 1 1)9

de la famille des llubiacées , qu'il considère com me voisin tic l Hamelia, mais suffisamment distinct par son fruit bacciforme, biloc.ulairc.Ce genre aurait pour type une Piaule d'Afri que,conservéeilans l'herbierde L'Héritier sous le nom de Geaipa Lyrata.

Sa tige est frutescente, pubesceute; ses fleurs sont brièvement pédonculécs et disposées en un épi dense; ses feuilles sont ovées-lancéolées , pubescentes et ferrugineuses eu dessous, munies de stipules interpétiolaires.

On ne connaît pas les détails de l'organisation llorale, excepté ceux du fruit mûr. (g..n.)

POMATOME. Pomatomus. pois.

Genre de la tribu des Parsèques , de la nombreuse famille des Percoïdes , et de l'ordre des Acanthoptérygiens , dont les caractères sont : corps épais , comprimé ; opercules lisses ; deux dorsales fort écartées; écailles larges et tombantes sur la tête; opercules écailleuses et entaillées dans le haut de leur bord postérieur; museau court, nullement décliué ; dents en velours ; œil d'une grandeur extraordinaire; sept rayons aux ouïes ; anale très-adipeuse.

On en dislingue deux espèces : le Télescope qui estl'Ugliassoudcs mers de Nice, Pomatopus Telescopusde Risso, dont la taille est d'un pied environ ; beau Poisson agile qui se tient dans les plus grandes profondeurs; et le Skibou Perça Skibea de Bosc, qui fut le Gasterostewt Saltatrix de Linné.

Cette dernière a la caudale très-fou rchuc; le dos verdâtre; le ventre argenté; les pectorales jaunâtres , avec une tache noire à la base. Le Skib fréquente l'embouchure des rivières, à la Caroline , ou il acquiert uu pied de long , et ou l'on estime beaucoup sa chair qui est ferme et savoureuse.

Il dépasse rarement six pouces de longueur , et saute hors de l'eau avec la plus grande agilité. (b.)

* POMAX. bot. phan. (Solander.) Syn. d'Operculaire. V. ce mot.

POMBALIA. bot. pu an. Vandclli avait établi 3ous ce nom un genre

•loo . POM

pnrticulier pour une Violette du Brésil, donl la racine y est connue sous le nom A' Ipécacuanha blanc. "Ventenat plus tard (H un genre lonidium, dans lequel doit rentrer le Pombulia, nom qui aurait dû être préféré à cause de son antériorité; mais l'usage a fait prévaloir le nom de Ventenat.

Plus tard, de Gingins, dans le Prodrome de De Candolle, a rétabli le Pombalia de Vandelli comme genre distinct de Vïonidium. Mais Auguste de Saint - Hilaire a de nouveau démontré que ces deux genres ne pouvaient être séparés. V. Ionidion.

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