‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 61 sur 274 · V. Pomme d'Assyrie · texte numérisé non relu

V. Pomme d'Assyrie

Pomme de mer , les Oursins sur certaines côtes.

Pomme de merveille, le Momordica Balsamina.

Pomme d'or , les Oranges et la Tomate.

Pomme de paradis , les Bananes.

Pomme de Pérou , la Tomate.

Pomme de Pin , les fruits des Conifères, etc. , et le Toit chinois , Turbo Pagodus , Coquille dont Monlfort a fait son genre Teclus. Paulet avait aussi donné ce nom à un Agaric.

Pomme poison , la Morelle mammiforme.

Pomme Raquette , les fruits des- Cactes à expansions aplaties.

Pomme Rose , les fruits du Jam— bosier , du genre Eugenia.

Pomme royale ou purgative, le Médicinier du genre Jatropha.

Pomme de Sauge, la galle qui se développe sur le Salvia pomifera , L.

Pomme savon, le fruit du Sapiridus Saponaria.

Pomme de Sidon, le Coing.

Pomme de Sodome, le fruit d'un Solarium qui n'est peut-être que la Mélongène.

Pomme de terre , la racine nourricière et devenue un trésor pour l'humanité, d'un Solarium originaire de l'Amérique méridionale. On a étendu ce nom très -impropre aux tubercules de V Helianthus luberosus , et à une espèce de Curcurna de Saint- Domingue, (b.)

Linné appelait Pomum , dans l'acception générale , une manière de fruits semblables aux Pommes, et que dans la terminologie actuelle on désigne sous le nom de Mélonide. ,

POMMEREDLLA. bot. phan. Linné fils dédia ce genre à une dame De Pominereuil, fort instruite

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dans la botanique , mais qui n'a rien publié. Il appartient à la fa- . mille des Graminées , à la Triaudrie I Digynie, et il a été adopté par Jussicu et Palisot de Beauvois. Yoici ses cai ractères essentiels : chaume rameux : I fleurs disposées en épis simples , à . épil Jets sessiles , distiques , presque

I unilatéraux. Lépicènc dont les valves sont courics et renferment cinq à

i six petites fleurs. Valve inférieure de

II la glume à quatre dents ou laciniures I séti gères , surmontée d'une barbe qui I s'élève du milieu des dents ; valve * supérieure entière. Style profonds?

; ment divisé en deux branches, suri montées de stigmates en goupillon.

! L'espèce sur laquelle ce genre a i été fondé , Pommereulla Cornucol jnœ , L. , Suppl. , p. io5 ; Palisot i de Beauvois, Agiostogr., p. g5, tab.

i 18, fig. 6, est une Herbe glauque I dont la fleur, pour nous servir des 1 expressions de Linné fils, ressemble r à une fleur de Caryophyllée tnons- [ trueuse, ou plutôt à l'instrument de 1 jeu que l'on nomme Volant. Cette 1 Plante croît dans l'Inde orientale,

ainsi qu'une seconde espèce qui a : reçu le nom de Pommereulla mo- ■ noica. (o..N.)

POMMETTE, bot. pdan. L'un des noms vulgaires des fruits de I'Azé- . rolicr. (b.)

POMMETTE ÉPINEUSE, bot.

i phan. Le Dalura Stramonium., L.

POMMIER. Malus, bot. tuan.

l Genre de la famille des Rosacées, 1 tribu des Pomacées et de l'Icosandrie I Ben ta gy nie , distingué par Tournel fort , mais réuni par Linné aux ) Poiriers. Cependant il offre quelques différences , fort peu importantes 1 il est vrai, et que nous allons si- I gnaler: le calice et la corolle sont les 1 mêmes dans l'un et l'autre genre; les t étamines dans les Poiriers sont dres- ; sées et rapprochées les unes cont tre les autres , tandis qu'elles sont t étalées et divergentes dans les Pommiers. Dans les premiers , les cinq Styles sont distincts, ils sont soudés

entre eux à leur base dans les seconds; le fruit des Poiriers est ombiliqué à son sommet seulement , celui des Pommiers est ombiliqué à son sommet et à sa base. D'ailleurs les différences qui existent entre ces deux sortes d'Arbres sont Irop facilement appréciées par les personnes étrangères à la botanique, pour que nous n'ayons pas cru devoir en traiter séparément dans ce Dictionnaire. Les espèces de Pommier sont peu nombreuses; mais les variétés du Pommier commun sont en quelque sorte innombrables. Parmi les premières , on cultive quelquefois dans les jardins : le Pommier hybride, Malus lijbritla, Desf. , Arb. , 2, p. i4i, qu'on croit originaire de la Sibérie r et dont les fruits , de la grosseur et de la couleur d'une prune de Mirabelle , relevée de quelques zones rougeàlres, sont acerbes et semi-transparens; le Pommier toujours vert, Malus sempervirens , Desf. , loc. cit. , de l'Amérique septentrionale. Ses feuilles sont vertes, luisantes et un peu coriaces ; le Pommier a bouquets , Malus spectabilis , Desf. , loc.

cit. Celte espèce , qui est originaire de la Chine, forme un Arbre de moyenne grandeur et du plus joli effet. Ses fleurs naissent en bouquets à l'extrémité des rameaux ; elles sont roses et semi-doubles ; aussi sont-elles généralement stériles. On cultive encore le Pommier dioïque, le Pommier baccifère, etc. ; mais de toutes ces espèces la plus importante est la suivante :

Pommier commun, Malus communia., D. C. , Fi. Fr. C'est la souche

frimitive de toutes les variétés que on cultive dans nos jardins et dans les vergers de plusieurs provinces de la France. Le Pommier qui vit sauvage dans nos forêts est un Arbre de moyenne grandeur qui , lorsqu'il croît en liberté dans nos champs, foi nie une têle hémisphérique , et ressemble eu quelque sorte* un vaste parasol très-bombé. Ses fleurs sont grandes, d'une couleur rosée, ets'épanouissent au mois de mai. (^uant à ses fruits, leur forme, leur cou-

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leur, leur grosseur sont différentes suivant les diverses variétés. Les unes sont bonnes à manger, les autres au contraire , d'une saveur âpre et désagréable, sont principalement cultivées pour la fabrication du cidre.

Nous citerons ici quelques-unes des variétés les plus remarquables parmi celles que l'on mange , et surtout celles qui méritent la préférence; telles sont : le Calville blanc d'hiver, ou Bonnet carré, à fruit conique, relevé de côtes, à peau luisante, d'un jaune clair , et à chair trèssucrée; le Calville rouge d'automne , excellente Pomme dont la chair est arfumée de violette ; les Fenouillets, istingués en gris et en jaune; les Reinettes, savoir la Reinette franche, qui est une des variétés que l'on conserve le plus long-temps ; lu Reinette d'Angleterre , ou Pomme d'or; la Reinette du Canada, remarquable par la grosseur de ses fruits ; les Reinettes grises,- le Pigeonnet , Pomme moyenne, rouge, très -bonne; les Rarnbours ; Y Api , ainsi nommée parce que ce fut C. Appius qui rapporta, dit-on, celte variété du Péloponèse.

Son fruit est petit , mais aussi bon que beau , et une foule d'autres encore. Disons maintenant quelques mots de la culture du Pommier et de ses moyens de multiplication.

Les racines du Pommier ne sont pas pivotantes comme celles du Poirier ; aussi cet Arbre peut-il prospérer là où le Poirier ne saurait réussir. En général le terrain qui lui convient le mieux est une terre franche , légère et humide ; il ne peut végéter dans les terrains secs, sablonneux ou trop calcaires. Mais les Arbres cultivés en plein champ fournissent un cidre d'autant meilleur , qu'ils croissent dans un terrain plus pierreux et plus en pcnle, parce que leurs fruits sont plus petits, et que les sucs qu'ils coulieunen t sont moins aqueux et plus élaborés. On multiplie le l'ommier par plusieurs procédés.

Pour se procurer des sujets , on peut les aller chercher dans les foi cls , moyen peu usité , mais qui néan-

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-moins fournit les sujets les plus vigoureux, et surtout les plus durables ; ou bien on sème les pépins ou graines, tantôt des espèces sauvages, tantôt des espèces cultivées. Lorsque ces sujets sont formés, ils doivent être ensuite greffés ; on s'en sert pour les espèces de plein vent qui doivent acquérir un assez grand développement. Mais pour les petites espèces, et pour celles que l'on désigne communément sous le nom de Pommiers nains ou Pommiers paradis , on les greffe sur deux variétés de Pommiers sauvages obtenus jadis par le moyen de graines , et désignées sous les noms de doucin et de paradis. Les sujets greffés sur doucin sont un peu plus forts que ceux qui proviennent de paradis. Le choix du sujet sur lequel on doit opérer la greffe est très -important. Ainsi, comme nous l'avons dit précédemment , pour faire une plantation en plein champ ou dans un grand verger , il fautautsut que possible employerdessauvageons ou, à défaut de ceux-ci, des égrins ou sujets provenus de semences de Pommiers sauvages, parce que ces Arbres durent extrêmement longtemps. Pour les Pommiers de jardin, on peut prendre, soit les sujets provenus des pépins de Pommes à couteau , soit les Doucins ou les Paradis. Ces derniers durent à peine quinze à vingt ans , ce qui est un grand inconvénient, mais ils le rachètent par plusieurs avantages ; ainsi un sujet greffé sur sauvageon ne donne de fruit que dix ou douze ans après avoir été grefié ; sur égrin ou sur des sujets venus de graines d'espèces à couteau , il faut six à huit ans ; tandis que sur doucin ou paradis on a des fruits au bout de deux ou trois ans au plus tard. Remarquons encore que les fruits des Paradis sont toujours beaucoup plus gros que ceux des autres variétés. Pour multiplier les variétés on se sert de la greffe ; la greffe en fente est celle qui devrait toujours être préférée, mais on ne l'emploie guère que pour les individus de plein veut ; pour les paradis

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on se sert de la greffe en écusson , qui -est beaucoup plus facile et moins ilongue à exécuter. Le bois du Pomunierest assez compacte; non-seulement il est très-bon à brûler, mais à cause des veines qu'il présente, on ! l'emploie aussi pour des ouvrages de i: menuiserie. (a. h.)

POMPADODR. ois. On a donné iice nom à une espèce de Pigeon, ainsi ;qu'à un Cotinga; il est synonyme de r'Pacapac. V. ce mot. (b.)

* POMPADOURE. Pompadoura.

i BOT. PUAN. y. CALYCANTHE.

POMPELMOUSE.bot.phan. Pour i'Pamplemouse. V. On anger . (b.)

POMPHOLIX. OHM. min. Un des i anciens noms de l'Oxide de Zinc pré- I paré par le feu. (g. del.)

POMPILE. Pompilus. pois. Esi pèce du genre Corypbœne. V. ce iimot. (b.)

POMPILE. moll. T. Nautile.

POMPILE. Pompilus. ins. Genrede 1 l'ordre des Hyménoptères, section des l Porte-Aiguillons , famille des Fouis- • seurs , tribu des Pompiliens, établi par Latreille aux dépens du genre S Spbex de Linné, sous le nom dePsammochare auquel il a substitué celui de i Pompile que lui donnait Fabricius l dans le même temps , et ayant pour I caractères : tète comprimée, de la lar- . geur du corselet; trois petits yeux lis- : ses disposés en triangle sur le vertex. . Antennes longues, presque sétacées , i insérées au milieu de la face antérieure i de la tète , composées d'articles cylin- I driques , le premier plus gros , le I second petit, au nombre de douze dans les femelles et de treize dans les mâles ; labre entièrement caché ou | peu découvert; mandibules dentelées . au côté interne; mâchoires coriaces , i terminées par un petit appendice ar- ; ro»idi. Palpes maxillaires notablement ( plus longs que les labiaux, pendans de six articles, le troisième plus gros, conico-ovale ; les trois derniers presque égaux en longueur; les labiaux

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de quatre articles à peu près égaux.

Lèvre trilîde , sa division intermédiaire plus large et échancrée à son extrémité. Premier segment du tronc plus large que long , transversal , éebancré postérieurement ; ses côtés piolongés jusqu'à la naissance des ailes. Ailes supérieures ayant une cellule radiale petite, courte; son extrémité ne s'écartant pas de la côte, et quatre cellules cubitales ; la première aussi longue ou plus longue que les deux suivantes réunies ; la seconde recevant, au-delà de son milieu, la première nervure récurrente, la troisième recevant la deuxième nervure récurrente, et la quatrième commencée. Abdomen brièvement pédiculé, ovalaire, composé de cinq segmeus outre l'anus dans les femelles , en ayant un de plus dans les mâles. Pâtes longues, les postéiieures surtout; jambes finement dentelées à leur partie extérieure , les intermédiaires et les postérieures munies à l'extrémité de deux épines longues et aiguës, les antérieures d'une seule.

Tarses ciliés de poils roides , leurs crochets unidentés à la base. Ces Hyménoptères se rencontrent dans toutes les parties du monde ; ils vivent dans les localités chaudes et sablonneuses.

C'est dans le sable que les femelles creusent un trou dans lequel est leur nid. Quelques espèces s'emparent des trous qu'elles trouvent tout faits dans le bois. Les Pompiles varient beaucoup pour la taille, ils sont trèsvifs ; les femelles piquent très- fort.

Ces Insectes se nourrissent du miel des fleurs; ils les fréquentent aussi pour tâcher d'attraper des Diptères ou des Araignées qu'ils apportent dans leurs trous et qui sont destinés à servir de nourriture à leurs larves qui naîtront de l'œuf déposé avec ces cadavres. On connaît plus de soixante espèces fie ce genre ; Vandcr-Linden, dans un ouvrage très-bien fait ayant pour titre : Observations sur les Hyménoptères d'Europe de la famille des Fouisseurs, fait connaître quarante-trois Pompiles propres à l'Europe. Parmi ceux ci , nous citerons

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comme le type du genre, le Pompile voyageur, Pornpilus Pia/icus,Fnh., Latr., Panzer, Faun. Germ., fasc. 67, 1- 16; Sphex viatica, Linn. Il est long de huit à neuf lignes, le mâle est beaucoup plus petit : les deux sexes sont noirs , avec les trois premiers anneaux de l'abdomen d'un rouge ferrugineux, bordés de noir postérieurement. Il est très-commun aux environs de Paris. (g.)

. POMPILIENS. Pompilii. ins. Troisième tribu de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs , établie par Latreille et à laquelle il donne pour caractères (Fam. uat., etc.) : les deux pieds postérieurs une fois au moins plus longs que la tête et le thorax.

Antennes des femelles au inoins formées d'articles allongés, peu serrés et souvent contournés ; prolhorax en forme de carré, soit transversal , soit longitudinal, avec le bord postérieur presque droit. Abdomen ovoïde sans rétrécissement , en forme de long pédicule à sa base. Côté interne des deux jambes postérieures offrant une brosse de poils. Latreille distribue de la manière suivante les genres de cette tribu :

I. Palpes presque d'égale longueur ; les deux derniers articles des maxillaires et le dernier des labiaux, beaucoup plus courts que les précédens.

Languette profondément bifide, à lobes étroits et aigus.

Genre : Pepsis.

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