‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 66 sur 274 · TOME xiv · texte numérisé non relu

TOME xiv

POl\ aog l'histoire naturelle des Sangsues , p. 96) , que si on place dans de l'eau de puits ou dans de l'eau commune les Sangsues marines , elles y meurent en une ou deux heures. Elles y vivent très-long-temps au contraire si on y jette du Sel marin, de manière à donner à l'eau une saveur analogue à celle des flots de la mer. » Moquin-ïandon observe que l'œsophage est long et liès-élroit: que les estomacs sont médiocrement larges, peu dislincts et réduits à un tube longitudinal, sinueux sur les bords et plus large postérieurement. « Il n'y a, dit-il, qu'un seul cœcum assez Lai •ge et de la longueur du rectum.

Le rectum est étroit, sinueux et dilaté postérieurement, de manière à formei- un cloaque près l'ouverture de l'anus. La vésicide séminale est très-petite, à peu près de la forme de celle des Néphélis. Les canaux déférens sont courts cl dirigés antérieurement. Les testicules sont à demi déployés. Les vésicules séminales, supplémentaires, ajoute-t-il , sont très- petites, ovales, presque pyriformes ; on n'en observe que cinq paires. » Le genre Pontobdelle de Leach ou Albione de Savigny, correspond au genre Gôl d'Oken, et à celui de P/iurmio de Goldluss et Schinz. Il renferme, suivant Savigny, deux espèces :

L Albione épineuse, sllbione muricata, ou U Pontobdella miiricata de Lamarck. C'est la Pontobdella spinulosa de Leach , et Vffirudo miuicata de Linné et de Cuvier. On la trouve communément sur nos cotes de l'Océan et de la Méditerranée; elle s'attache aux Raies et à d'autres Poissons.

L'Ai-bione veriujoceuse, âlbione verrucata, ou la Pontobdella verrucata rie Leach, qui est la même espèce que l' Iluudv pisciurn de Basler. Elle vit comme l'espèce précédente, et se trouve dans les mêmes lieux. '

Moquin -Tandon (/oc cit.) ajoute une troisième espèce, et Blainville (IJict. des Se. nat. T. xlvii, p.

en admet en tout sept. (aud.)

aïo PON

» PONTOCARDE. Poniocardia.

ACA.L. Nous avons créé ce nouveau genre dans le tome ni des Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Paris, pour y placer un Zoophyte fort obscur trouvé pendant notre voyage sur la corvette la Coquille , et que nous avons figuré ; mais il est si facile de prendre des parties de Zoopbytes pour des Animaux entiers, que , malgré l'exactitude de notre dessin, nous ne répondons pas de l'existence réelle de ce genre que nous définissons ainsi : corps libre , simple , gélatineux , consistant , ovafifonne , éebanci é supérieurement de manière à affecter une forme de cœur , et aminci et rétréci en bas. Nulle trace de viscères. Un canal translucide en croix occupant l'intérieur , et composé d'une branche plus longue , transversale , et, d'une plus courte, verticale, ayant à son sommet une bouche correspondant à une autre ouverture placée à la partie inférieure du Zoophyie ; hyalinité parfaite. La place de ce genre serait peut-être à côté de celui nommé Gleba, ou dans les Acalèphes libres, près des Diphies.

La seule espèce de ce genre , dont le nom tiré du grec signifie cœur marin , est le Pontocaf.de croisé , Pontocardia cruciata, Less. C'est un Zoo-

Ehyte de consistance mollasse, d'un lanc de cristal hors de la mer , nuageux , et ne paraissant que comme une croix délicate dans l'eau. Le pourtour de la bouche inférieure est d'un jaune pâle. On ne voit aucune trace de nucléus. Des sortes de trèspetits tubes entortillés et blancs sillonnent le dedans de la croix. Ce Zoophyte est un peu moins grand qu'une pièce d'un franc ; il est assez régulièrement cordiforme ,etl echancrure supérieure profonde et concave. Nous le primes le 18 septembre 1823 , par les 270 5o' de latitude sud , en nous rendant de Waigiou aux Moluques , et près de l'île de Guébé.

(less.)

* PONÏONIE. Ponlonia. crust.

Genre de Salicoques , voisin des Al-

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phées , mentionné par Latieille(Fam.

INalur. , etc.), et dont nous ne connaissons pas les caractères. (g.)

PONTOPHILE. Pontophilus.

cnusT. Nom donné par Leach {Mat. Podophil. Bhtàn. ) à un genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures , tribu des Salicoques , qui ne diffère des Crangons de Fabricius que parla longueur relative des deux derniers articles des pieds-mâchoires extérieurs , ou du premier article du pédoncule des antennes inférieures.

Dans les Ponlophiles , cet article se prolonge au-delà du milieu de la longueur de l'écaillé annexée au pédoncule ; le dernier article des piedsmâchoires extérieurs est presque une fois plus long que le précédent et pointu. Dans Tes Crangons, il est de sa longueur et obtus; le premier article des antennes est plus court. Risso avait établi ce genre sous le nom d'Egeon. Lalreille ne l'a pas adopté et il les réunit à ses Crangons. V.

ce mot. (g.)

PONTOPIDANA. bot. phan. Scopoli a donné ce nom au Couroupita guianensis d'Aublet , ou Lecythis bracteata , Willd. V. Couroupita et Lecythis. (g..n.)

POO-BOOK. ois. Espèce du genre Engoulevent. F. ce mot. (b.)

* POOPO-AROWRO. ois. Syn.

d'Eclatant, espèce du genre Coucou.

F. ce mot. (b.)

POPEL. MOLii. (Adanson.) Dénomination appliquée au Ceritliium radula. F'. Cérite. (aud.)

POPETDÉ. ois. Espèce du genre Engoulevent. V. ce mot. (b.;

* POPINETTE. ois. Syn. vulgaire de Mésange à longue queue. F . Mésange. (dr..Z.)

POPDLAGE etPOPDLAGO. bot.

PHAN. V. CALTHA.

POPDLUS. bot. phan. F. Peuplier.

* PORANGA. ois. Pison (Hist.

nat. Brésil., p. 80, liv. m) a figuré

POR

. sous le nom de Mutu-Poiuinga , le Cra.r Jlector des Me thodes . (less . )

PORANE. Porana. bot. phan.

Genre de la famille des Convolvulacées et de la Pentandiie Monogynie, ; L. , offrant les caractères suivans : ca- | lice à cinq folioles lancéolées , obt tuscs , persistantes et agrandies avec 1 le fruit; corolle inonopétale , campar nulée , divisée jusqu'à la moitié en cinq segmens aigus et égaux entre i eux; cinq étamiues alternes avec les • segmens de la corolle non saillantes; i ovaire supère, presque rond, suri monté d'un style filifoime de la lonj gueur des étamines, persistant, bifide, et terminé par des stigmates i capités; fruit capsulaire bivalve. Jus- .- sieu , dans son Gênera Flanlaruin, ■ avait indiqué les affinités de ce genre ; avec l'E/ire/ia et les Borraginées , i mais tous les auteurs modernes l'ont i rapporté aux Convolvulacées. L'es- | pèce qui en forme le type , Porana i volubilis, Biirmanu , Jlor. Ind. , p.

vfl , lab. 21 , est un Aibrisseau grim- ] pant , à feuilles distantes, ovées , ; acuminées , et à (leurs en grappes I lâcbes. Cette Plante croît à Java. I Palisol-Beauvois en a décrit et figuré (Flore d'Oware , p. 65 , tab. 4g, une : seconde espèce sous le nom de Pora- , na acuminata. Enfin, dans la Flora Indica, publiée récemment à Calcutta par Wallicb, sont décrites deux nouvelles espèces sous les noms de P. racernosa et P. paniculala , dont I Sweel a fait un nouveau genre sous i le nom de Dinctus. V. ce mot au : Supplément. (g..n.)

PORANTHÈRE. Poranthera. bot.

phan. Sous le nom de Poranthera ericifolia, Rudge a décrit et figuré [l'ramact. Soc. Linn. , vol. X, p.

5oa, tab. 5a , fig. a) une Plante qui appartient à la Pentandi ie Trigynie , L. , mais dont les affinités naturelles ne sont pas bien déterminées , quoiqu il paraîtrait, d'après une note de Swcet (Ffort. Eritan., 2 , p. 492) qu'on doive le rapporter aux Rutacées. Cependant, ni Adr. De Jussieu , ni De Candolle , n'ont mentionné ce genre

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lorsqu'ils ont revu complètement cette famille. Il appartient probablement à la petite famille des Trémandrées de R. Brown, également composée de Plantes de la Nouvelle-Hollande , qui offrent des caractères à peu près semblables. Le Forant. ericifo~ lia est un Arbrisseau dont la tige est divisée en rameaux étalés , garnis de feuilles nombieuses, linéaires, imbriquées. Les fleurs forment un corymbe dense et terminal. Chacune d'elles est dépourvue de calice ; la corolle est composée de cinq pétales oblongs , très-entiers ; les étamines au nombre de cinq , ont leurs filets du double de la longueur des pétales ; les anthères quadriloculaires , terminées par des pores ; trois fruits capsulaires polyspermes. Celte Plante croît aux environs du port Jackson , dans la Nouvelle-Hollande. Elle est cultivée eu Angleterre depuis 1825.

PORAQUEIBA. bot. phan. Aublet a donné ce nom à un Arbrisseau originaire de la Guiane, qu'il décrit et figure sous le nom de Poraqueiba guianensis , Aublet, Gui. , 1 , tab. 47. Nous allons donner une description de ce genre d'après des échantillons recueillis à la Guiaue par mon père , et que nous possédons dans notre herbier. C'est un Arbuste très-touffu et très-rameux qui croît au voisinage de l'eau , ou quelquefois c'est un Arbre qui acquiert jusqu'à trente pieds d'élévation. Son écorce est cendrée et couverte de petits points proéminens. Ses feuilles sont alternes, péliolées , très-grandes, ovales, acuminées, entières, glabres , blanchâtres à leur face inférieure ; le pétiole , long d'environ un pouce, est canaliculé. Les fleurs sont très-petites, d'un jaune verdâire, très-caduques, formant des grappes ax'rUaires presque simples, et plus courtes que les feuilles. Le calice est très-petit, monosépale, à cinq divisions obtuses et persistantes. La corolle est formée de cinq pétales valvaires , légèrement cohérens entre eux par leur base , lancéolés , aigus ,

un peu épais, offrant à leur face interne une lame longitudinale légèrement proéminente. Les étammes , au nombre de cinq, sont alternes avec les pétalesjleursnletssontsubulés ou peu dilatés à leur base ; leurs anthères terminales , rapprochées , subcordil'ormes , et à deux loges introrses, s'ouvrant par un sillon longitudinal.

Los étamines sont insérées tout à-fait à la base du calice. L'ovaire est libre , globuleux , à une seule loge ; il se termine supérieurement par un style très-court, au sommet duquel est un stigmate très-petit, et qui paraît simple. Le fruit, qui n'est pas à son état de maturité parfaite , est ovoïde , tei miné en pointe , du volume d'un gros pois , charnu, accompagné à sa base par le calice.

Il est fort difficile de déterminer la place de ce genre dans la série des ordres naturels. De Jussieu l'avait rapproché des Berbéridées , mais il ne peut y demeurer. Il nous paraît plutôt avoir quelques rapports avec les Térébinthacées ou les Aurantiées.

PORC. zool. C'est l'un des noms vulgaires du Cochon. On l'a étendu à d'autres Animaux avec quelque épithète. Ainsi l'on a appelé :

Porc ou Poisson Porc , le Humanlin , sorte de Squale , le Balisles Capriscus , etc.

Ponc de rivière , le Câblais.

Porc de mer , le Marsouin.

Porc a. Musc , le Pécari, etc. (n.)

PORC-EPIC. Hystrix. mam. C'est , suivant tous les auteurs systématiques , et même suivant tous les zoologistes modernes, à l'exception de Lancépède , de Fr. Cuvier , de Rnnzani , de Temminck et de Lesson , un genre de Rongeurs à clavicules incomplètes, comprenant toutes les espèces qui présentent les caractères suivans : deux incisives supérieures très-fortes , lisses antérieurement , terminées en biseau; deux inférieures fortes et un peu comprimées latéralement; molaires au nombre de quatre de chaque côté et à chaque

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mâchoire-; toutes sont de forme cylindrique , et marquées sur leur couronne de quatre ou cinq empreintes enfoncées; tête forte; museau trèsgros elrenllé; oreilles courtes, arrondies ; langue hérissée d'écaillés épineuses; pieds antérieurs à quatre doigts , les postérieurs ordinairement à cinq; tous armés d'ongles robustes ; un rudiment de pouce avec un ongle obtus aux pieds de devant. Des piquans plus ou moins longs sur le corps, quelquefois entremêlés de poils; queue plus ou moins longue, quelquefois prenante (Cuv., Règne Anim. T. i , p. 208 ,etDesni. , Mammif. , p. 344). Ce genre, ainsi établi, comprend, dans l'état présent de la science, cinq ou six espèces assez bien déterminées, et deux ou trois autres très-obscures , répandues dans l'Europe méridionale, l'Asie , l'Afrique et les deux Amériques. Toutes se trouvent liées entre elles par des rapports que l'on doit considérer comme assez intimes pour qu'elles ne puissent être éloignées les unes des autres, mais qui cependant n'empêchent pas qu'on ne puisse signaler parmi elles plusieurs types génériques. C'est ce que Lacépède a indiqué le premier en formant aux dépens du groupe des Hystrix son genre Coendou , et ce que Fr. Cuvier a démontré d'une manière rigoureuse , dans un Mémoire où l'on pourrait peut-être signaler quelques déterminations un peu hasardées , mais que les vues philosophiques qu'il renferme , et des idées très-ingénieuses sur quelques-uns des principes de la science zooiogique , nous font regarder comme éminemment remarquable. Dans ce Mémoire, publié dans le T. ix des Méin. du Mus. , p. 4i3 , l'auteur propose de diviser le groupe des Porcs-Epics en cinq genres ou sous-genres qu'il désigne sous les noms d' Hystrix , A' Acanthion , d'E— retkizon , de Synœther et de Sphiggurus , et que nous allons rapidement passer en revue , eu indiquant seulement les caractères différentiels propres à chacun d'eux.

-f- Les Pobcs-Épics proprement dits,

Hyslrix.

Les caractères assignés par Fr. Cui vier, à ce premier groupe , sont les suivans : machelières à peu près d'égale grandeur , circulaires el divisées j par des échancrures transverses qui , i en s'effaçant, laissent au milieu de , la dent îles rubans plus ou moins ! longs , irréguliers , dessinés par l'éi mail; incisives supérieures unies et : arrondies en devant, naissant de la I partie antérieure cl inférieure* des ; maxillaires; et les inférieures, setn- I blablcs aux supérieures par la forme, uaissant à quelques lignes audessous du coudyle. Pieds planiigrades; queue rudimentaire ; œil très-petit, à pupille ronde; oreille peu étendue, arrondie; fentes des Darines longues, étroites, s'étendant, en se recoui haut légèrement sur les côtés du museau, et se réunissant au-dessus de la lèvre supérieure; la peau qui entoure le", narines, nue, épaisse et non glanduleuse; poils du dessous du corps courts , peu épais el peu épineux; de longues soies flexibles, répandues entre les longues épines du dos; côtés du museau et dessus des yeux garnis d'épaisses et longues moustaches,

Le Pouc-Epic d'Italie, Hyslrix erislata, L. ; le Porc-Epic, Bull'. T.

3Cii , pl. 5i , est la seule espèce bien connue de ce groupe. Sa taille est de plus de deux pieds, sans comprendre la queue qui est extrêmement courte. Les piquans , qui couvrent la

Ïiarlie supérieure du corps , sont coorés par de grandes zones de blanc et de noirâtre, et présentent des stries longitudinales; ils sont très-pointus, très épais , et généralement aussi trèslongs, principalement sur le dos oii l'on en voit qui ont jusqu'à un pied de long et quelquefois davantage ; le cou , les épaules , la poitrine , le ventre et les jambes n'ont au contraire que des piquans très-courts , trèsgrêles, colorés uniformément de brun noirâtre, et terminés par un filament très-flexible. Des piquans, de même nature mais beaucoup plus longs ,

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se retrouvent aussi mêlés avec un grand nombre de soies très-longues sur la nuque et le sommet de la tête où ils composent une sorte de crinière ou plutôt une buppe qui a plus d'un pied de long. C est ce caractère qui a valu au Porc-Epic d'Italie le nom spécifique A'Hystrix cristata ; niais le caractère le plus remarquable que présente ce Porc- Epic est , sans contredit , la forme des poils (nous employons ici ce mot dans son acception la plus générale ) qui garnissent la queue. Ce sonl des tuyaux creux , blancs , à parois minces, longs de deux pouces environ , coupés transversalement à leur extrémité, et supportés à leur base par un pédicule délié , long d'un pouce environ. Enfin le bout du museau et l'extrémité des pieds sont garnis de petites soies rudes, de couleur brunâtre, et les mousl.".ches , dont la longueur est considérable , sont d'un noir brillant. Ce Porc-Epic, principalement répandu dans le sud de l'Italie, existe aussi en Espagne et en Grèce. Il se nourrit de racines, de bourgeons, de graines et de fruits sauvages , et vit dans des terriers à plusieurs issues qu'il se creuse loin des lieux habites, et où il reste solitaire et cacbé pendant toute la durée du jour. Lorsqu'il est irrité ou effrayé, il redresse tous ses piquans, à la manière du Hérisson ; mais il est faux qu'il puisse, comme on l'a cru long temps, lancer des épines contre ses ennemis. Le Porc- Epic n'est pas ordinairement placé au nombre des Animaux hibernans. Il paraît cependant qu'il hiverne , mais son sommeil est peu profond, et il se réveille dès les premiers beaux jours du printemps. C'est au mois de mai que l'accouplement a lieu, et c'est au mois d'août que les petits naissent; ils ont alors neuf pouces environ , et sont déjà couverts de petits poils épineux desix ou sept lignes de long. L'accouplement se l'ait de la même manière que chez presque tous les Mammifères , quoiqu'on ait souvent dit le contraire.

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On- trouve dans l'Inde , au Sénégal , en Barbarie et au cap de Bonne- Espérance, des Porcs-Epics trèssemblables à V Hystrix cristata. Il est vraisemblable, et plusieurs auteurs ont déjà émis cette opinion , que l'on trouvera, parmi eux, le type d'une ou de plusieurs espèces nouvelles; Fr. Cuvier (ioc. cil.) a même déjà désigné l'un d'eux sous le nom d' Hystrix senegalica.

-ff Les Acanthions , Acanthion.

Fr. Cuvier n'a établi ce sous-geni e que sur l'examen de deux crânes présentant un système dentaire absolument analogue à celui du Porc-Epic d'Italie, mais dans lequel le chanfrein est presque droit , au lieu d'être , comme chez celui-ci , extrêmement arqué. Les os propres du nez , les frontaux, les pariétaux présentent aussi quelques différences ; mais il faut avouer que dans l'état présent de la science , ce genre ne peut être admis que provisoirement. Il en est de même des deux espèces indiquées par Fr. Cuvier sous les noms d\z/ca«thion javanicum et d: 'Acanthion Daube/ilonii.

■J-j-f Les Eréthizons , Erethizon.

Ce groupe , et les deux autres qui nous restent à faire connaître , sont propres à l'Amérique, et tous trois présentent des caractères communs qui les éloignent des Porcs-Epics de l'ancien monde, un peu plus que les Hystrix ne s'éloignen t des A canthion , et un peu plus que les Synœtherne s'éloignent des Sphiggurus. Les dents de toutes les espèces américaines sont plus simples et à contour moins anguleux, et la plante est susceptible de se ployer de manière à embrasser et à saisir les corps , d'où résulte , pour les Porcs-Epics américains, la possibilité de monter et de se percher sur les arbres. Quant aux caractères

firopres aux Erclhizons, Fr. Cuvier es indique à peu près de la manière suivante : os du nez courts; arcades zygomatiques très- saillantes ; pieds autériours tétradactyles ; postérieurs,

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pentadactyles; paume et plante entièrement nues , garnies de papilles très-petites; queue non prenante.

L'UnsoN , Buir. , T. xn, pl. 55, Hystrix dorsata , Gmel. ; Erethizon dursatum , Fr. Cuv. , est la seule espèce bien connue de ce groupe. Sa taille est de deux pieds environ , sans comprendre sa queue qui a elle-même huit pouces; sou corps est couvert de piquans annelés de blanchâtre et de noirâtre ou de brun , beaucoup plus courts que ceux du Porc- Epic d'Italie ; les plus grands , situés sur la croupe , n'ayant que deux ou trois pouces; ces piquans sont en partie cachés dans de longs poils hrun-roussâtres , assez rudes, et il existe en outre à la base des poils et des piquans un duvet cendré brunâtre. La queue est revêtue en dessous de poils roides , de couleur brune, et le ventre, les jambes, les pieds et le museau , de soies d'un brun noirâtre. Celte espèce , répandue dans toute l'étendue des Etats-Unis , mais fans être commune dans aucune partie de cette vaste région , s'établit ordinairement sous les rameaux des arbres creux, et*se nourrit d'écorces , de fruits et de racines qu'il recherche pendant la nuit. Cozzens , dans un article récemment publié dans les Annales du Lycée d'Histoire naturelle de New- York , cite parmi les substances végétales qui forment la nourriture la plus habituelle de l'Urson , les feuilles et l'écorce du Pinus canadensis , et du Tilia glabra.

Fr. Cuvier croit pouvoir regarder comme une seconde espèce d'Erethizon , le Porc-Epic figuré par Buffou (T. xn , pl. 54) , sousle nom de Coendou. Cette figure, dont l'original existe encore au Muséum d'Histoire naturelle, ne serait-elle pas une variété de l'Urson , remarquable par le petit nombre de poils qui se trouvent mêlés avec ses piquans?

ftff Les SynÉthèiies .„ Srnœther , ou Coeijoous ,- Coendus , Lacép.

Fr. Cuvier caractérise ainsi ce sous-

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genre, auquel Lessori (Manuel de Mamm.) conserve le nom de Cocndus eu remarquant que le nom de Lacé- : pède, ayant l'antériorité, doit être : préféré : yeux petits, saillans , et pupille ronde ; narines s'ouvrant par des orifices simples et circulaires , très-rapprochés l'un de l'autre dans une surface large, plate, couverte d'une peau lisse et non glanduleuse; oreilles très-simples ; bouche tièspetite ; lèvre supérieure entière; langue douce. Pelage presque entièrement formé d'épines tenant à la peau par un pédicule très-mince. Il n'y a de poils que sur la queue et sous le corps. Pieds de derrière télradactyles.

Le COENDOU A LONGUE queue , Buff. , Suppléai, vu, pl. 78; ITystrix prehensilis , var. P , Gmel. 1 Cuendus prehensilis, Less. ; Synéthère à queue prenante, Fr.Cuv.,est couvertsur les parties supérieures du corps de piquans de grandeur moyenne, jaunes à leur base, noirs dans leur milieu , et blancs dans leur portion terminale; sur les membres, les côtés de la tête, et dans la première moitié de la queue, de piquans courts et très-minces; enfin, sur les parties inférieures du corps , et dans la dernière moitié de la queue , de poils rudes, d'un brun noirâtre. Cette espèce a deux pieds de long , sans comprendre la queue qui atteint un pied et demi. Ce Porc-Epic, répandu dans le Mexique et dans l'Amérique méridionale , vit habituellement sur les arbres où il se tient avec facilité à l'aide de ses pâtes. On a remarqué qu'il n'emploie sa queue que lorsqu'il veutdescendre. Il scuoun itde fruits , de (euilles , de racines et de bois tendre. Nous avons eu occasion d'observer à la Ménagerie du Muséum, un individu de cette espèce , qui y vit depuis quelques années. H se tient constamment , pendant toute la durée du jour , caché dans du foin , et paraît redouter l'éclat de la lumière. Sa queue, ordinairement appuyée par terre , et dirigée horizontalement suivantl'axedu corps , est toujours enroulée sur elle-même à son extré-

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mité, comme celle d'un Sajou; mais jamais nous n'avons vu l'Animal l'employer pour saisir. Son cri , qu'il fait entendre toutes les fois qu'on le touche ou qu'on l'expose au contact de la lumière , en enlevant le foin qui le couvre, est un petit grognement plaintif.

Fr. Cuvier pense que le Iloitztlacuatzin de Demandez (chap. xn , p. Zni) est peut-être une seconde espèce de Coendou , caractérisée par la couleur noire de l'extrémité des piquans.

ttttt Les Sphiggures, Sphiggurus.

Ce groupe , que la plupart des naturalistes se refuseront à admettre comme générique, et peut-être même comme subgénérique, ne diffère du précédent que par la forme des parties antérieures de la tête qui, très-proéminentes chez les Synéthères , sont très-déprimées chez les Sphiggures.

Du reste, ce sont les mêmes caractères, les mêmes formes, les mêmes mœurs et la même patrie.

Le Couiy , Azzar. ( Hist. du Par. , Sphiggurus spinosus , Fr. Cuv. ; Tlys- Irix prehensilis , var. y, Gmel. Cette espèce, d'un tiers plus petite que le Coendou , et à queue proportionnellement beaucoup plus courte, est caractérisée par Fr. Cuvier de la manière suivante : toutes les parties supérieures du corps revêtues d'épines attachées à la peau par uu pédicule très-mince, et terminées par une pointe foi t. aiguë; les plus grandes ont de dix- huit lignes ù deux pouces de long; celles de la tête sont blanches à leur base, noires à leur milieu, et marron à leur extrémité ; celles qui viennent après , depuis la naissance du cou jusque vers la croupe, ont leur base d'un jaune soufré; celles qui garnissent la croupe et Le tiers supérieur de la queue sout jaunes à leur base et noires à leur pointe. Parmi toutes ces épines s'aperçoivent quelques poils longs et lins , niais très-rares. De petites épines se voient encore sur les membies et les parties inférieures du

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corps qui sont revêtues principalement d'un pelage grisâtre d'apparence laineuse; les parties supérieures de la queue sont garnies d'épines, couvertes d'un poil dur et noir , excepté dans la longueur de deux à trois pouces en dessus de l'extrémité où cet organe est nu.

L'Oiuco, Sphiggurus villosus , F.

Cuv. , lue. cil. , est une espèce qui , généralement semblable au Couiy , en différerait par l'existence de poils assez nombreux et assez longs pour recouvrir les piquans cacbés entièrement ou presque entièrement; les poils, blanchâtres à leur origine, et blonds à leur extrémité , sont noirs dans le reste de leur étendue. Celte espèce , établie d'après plusieurs individus rapportés du Brésil par Delalande et Auguste Saint-Hilaire , est regardée par Fr. Cuvier comme parfaitement caractérisée , et elle a été admise par notre savant collaborateur Lesson , dans son Manuel de Mammalogie. Nous sommes cependant obligé d'avouer que nous ne partageons pas l'opinion de ces zoologistes- Ayant, il y a quatre ans, examiné avec beaucoup de soin tous les Porcs-Epics qui existent au Muséum d'Histoire naturelle, nous avons dès-lors regardé comme certain que l'Orico n'est qu'une variété d'âge ou de saison AeY Hyslrix Couiy. Depuis, plusieurs faits nous ont confirmé dans cette pensée, et notre savant ami Dessalines D'Orbigny fils , si honorablement connu pour ses travaux sur Jes Céphalopodes , a bien voulu , à notre prière, faire dans le Brésil même quelques recherches qui ne nous permettent plus de conserver à cet égard même les plus légers doutes. Nous transcrivons ici textuellement la note qu'il a bien voulu nous faire parvenir sur le Couiy. « Cette charmante espèce, digne de la plus scrupuleuse étude dans ses mœurs et sou pelage changeant avec les saisons, avait attiré toute l'attention des naturalistes, et après divers examens de divers savans , il n'était pas eucore bien connu, puisque deux noms spécifi-

ques lui ont été donnés. Ce qui avait causé l'erreur est sans doute la différence complète de sa robe d'été à sa robe d'hiver. Dans l'hiver , il sort à travers les épines , de longs poils dont elles sont presque entièrement cachées, tandis que l'été ces poils tombent, et il ne reste plus que les épines dont la couleur jaunâtre , exposée à l'ardeur d'un soleil brûlant, devient rpnssâtre à l'extrémité des aiguillons. Dans une de nos courses à Rio de Janeiro , près des Forêts- Vierges du côté du Pain de Sucre, nous vîmes un individu vivant dans les mains d'un Nègre , et nous l'achetâmes. Le Nègre, questionné sur l'Animal , nouâ apprit que le poil lui tombait chaque été , et que ce Porc- Epic se renconirnit fréquemment sur le sommet des montagnes dans l'intérieur des épaisses forêts. »

Nous ne dirons rien ici du Porcus aculeatus syheslris de Séba , qui n'est connu que par la figure et la description incomplète de cet auteur ; mais nous décriions , en terminant, une espèce très- remarquable que quelques auteurs ont rangée parmi les Rats , mais qui paraît devoir être décidément rapportée aux Porcs- Epics ; c'est le Porc-Epic de Malacca , Bnff. , Suppl. vu, pl. 77; Hyslrix fasciculata , Sh. Ses formes générales la rapprochent du Porc-Epic d'Italie , mais elle s'éloignede celui-ci par sa queue de moyenne longueur, nue et écailleuse jusque vers sa pointe , mais terminée par un bouquet de poils rudes , longs et aplatis en forme de lanières que l'on a comparées à des rognures de parchemin. Le museau est revêtu d'une peau noire ; les yeux sont noirs et petits; les oreilles petites et arrondies , le dessus du corps hérissé de piquans longs, aplatis, sillonnes dans toute leur longueur d'une rainure; colorés par grands anneaux de noir et de blanc; le ventre couvert de soies blanchâtres, et les jambes de poils d'un brun noir.

Cette espèce, qui habite la presqu'île de Malacca et quelques-unes des îles de la Sonde, n'appartiendrait-

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elle pas au groupe des Acanlhious?

Et, dans ce cas , n'est-il pas vraisem- . blable qu'on devra lui rapporter X A-

canthion javanicum? Ces questions ,

auxquelles nous ne pouvons dès à | présent répondre, ne tarderont pas à . être proinptemenl résolues ; car nous . apprenons queDiard vientenfui d'en- ■ voyer au Muséum la peau et le sque- 1 lelte complet du Porc-Epic de Ma-

lacca. (is. g. st.-h.)

PORC-EPIC. Écu in. Espèce du genre Cidarite. V. ce mot. (b.)

PORCELAINE. Cjprœa. moll.

Ce beau genre , qui rassemble un grand nombre de Coquilles aussi remarquables par leur belle coloration que par le poli et le brillant de leur surface, est un de ceux qui ont excité l'admira (ion des anciens, et même , disent quelques historiens , qui est devenu l'objet de leur culte. Le nom de Coc/i/ea ou Coucha fènetif, qu'ils lui donnaient, indique assez par quelle comparaison ils l'avaient consacré à la déesse de la volupté , et ce nom conservé , au renouvellement des lettres, par Rondelet, Aldrovande et d'autres , fut changé en France par celui plus vulgaire de Pucelage, qu' Adanson lui seul voulut introduire dans la science. Le poli vitreux de ces Coquilles les a fait comparer à celui des vases de porcelaine , et , de celte comparaison , est reslé le nom de Porcelaine que tous les zoologistes ont adopté. Rondelet n'a fait connaître que quatre espèces, et elles sont toutes réunies; on pourrait donc considérer cet auteur comme le créateur du genre , aussi bien qu'Ahlrovandc ; mais l'un et l'autre, on peut le dire, n'ont fait que se laisser aller à des rapports si évirlens, si naturels, qu'il est impossible de ne pas les admettre.

Lister esl plutôt l'auteur de ce genre que ceux que nous venons de citer; il en rassembla un assez grand nombre d'espèces dont il donna les figures dans le Synopsis Conchylibrum que nous avons de lui ; elles sont rassemblées clans une même section ,

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et il y réunit , dans des chapitres particuliers , les Ovules et les Bulles:

ce dernier genre est sans doute mal placé, mais cela esl bien paidonnable dans l'état ou était alors la science.

Adanson le premier fit connaître l'Animal des Porcelaines ; mais il tomba dans une erreur qui a trouvé sa source dans la grande différence qui existe entre les jeunes et les vieux individus de ce genre. Il donna le nom de Péribole à celui ou il rassembla les premiers , et celui de Pucelage à celui qui renferme les seconds. Linné n'imita point Adanson, et donna à son genre Cyprœa des caractères tels que les Bulles , que Lister y avait confondues , durent en être séparées ; mais par un rapprochement assez singulier , Linné confondit les Ovules avec les Bulles, ce que Lister avait su éviter. Cela prouve

ficul-êlre combien le genre Porceaine est naturel , ne pouvant admettre aucune Coquille étrangère.

Bruguière sentit probablement la justesse des distinctions de Lister, et, réformant les Bulles de Linné, proposa, dans l'Encyclopédie, son genre Ovule qui fut universellement adopté. Linné avait placé ce genre entre les Cônes et les Bulles ; ces rapports devaient par la suite éprouver quelques modifications. Bruguière interposa son genre Ovule enlre lui et les Bulles. Lamarck éloigna bien davantage les Bulles ; mais du reste il imita Bruguière. Dans la Philosophie zoologique, il institua la famille des Enroulées , composée des six genres Ancillaire , Olive, Tarière, Ovule , Porcelaine et Cône. Ces rapports furent maintenus par Lamarck dans lousses ouvrages, et ils ne furent même pas contestés par Cuvier, malgré la différence de méthode de ces deux illustres professeurs. Cependant Blainville, dans son Traité de Malacologie, a apporté quelques changemcns qui ont eu lieu , surlout pour le genre Cône , qui fut transporté près des Strombes; mais les Porcelaines furent comprises dans la

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famille des Agioslomes ( V. ce mot au Supplément), entre les Marginellcs et les Ovules. Blainville , conduit par la grande confiance que lui ont inspirée les travaux d'Adanson et ;tussi par les mêmes motifs que ce naturaliste si justement estimé, adopta le genre Péri bolé que bientôt il abandonna, ayant reconnu son inutilité, comme il se plaît à l'avouer à l'article Porcelaine du Dictionnaire des Sciences naturelles.

Quelques individus d'une grande espèce de Porcelaine furent rapportés par Quoy et Gaimard de leur voyage autour du monde. Blainville, à qui ilsfu rentremis , en donna une bonne figure dans l'Atlas du voyage, et put entrer dans plusieurs détails anatomiques qui n'étaient point connus.

Les caractères génériques que Blainville donne à ce genre , sont assez étendus pour nous dispenser, en les rapportant , d'une description plus longue qui devient alors presqu'inutile ; les voici : Animal ovale, allongé, involvé, gastéropode, ayant de chaque côté un large lobe appendiculaire, un peu inégal; un manteau , garni en dedans d'une bande de cirres lentaculaires , pouvant se recourber sur la coquille et la cacher; tête pourvue de deux tentacules coniques, fort longs; yeux très-grands, à l'extrémité d'un renflement qui en fait partie ; tube respiratoire du manteau fort court ou presque nul , et formé par le rapprochement de l'extrémité antérieure de ses deux lobes ; orifice buccal transverse , à l'extrémité d'une espèce de cavité, au fond de laquelle est la bouebe véritable entre deux lèvres épaisses et verticales; un ruban lingual, hérissé de denticules et prolongé dans la cavité viscérale; anus à l'extrémité d'un petit tube situé tont-â-fait en arrière dans la cavité branchiale; organe excitateur linguiforme , communiquant par un sillon extérieur avec l'orifice du canal déférent, plus en arrière que lui. Coquille ovale , convexe , fort lisse , presque complètement iuvolvée ; spire tout-à-fait pos-

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térieure, très-petite, souvent cachée par une couche calcaire, vitreuse, déposée par les lobes du manteau; ouverture longitudinale très-étroite , un peu arquée, aussi longue qui; la coquille, à bords rentrés, dentés le plus souvent dans toute leur longueur , et échancrée à chaque extré- \ mité.

La partie postérieure du corps de | la Porcelaine est formée par les vis- I cères de la digestion et de la généra- | tion , et en cela ces Animaux suivent I la règle commune à tous les Mollus- [ ques à coquille spirale ; mais ce qui j est particulier à ce genre , c'est la forme du muscle columcllaire qui I s'attache au pied dans toute la Ion- I gueur et qui, formé de faisceaux fi- | breux nombreux qui laissent entre I eux de petits intervalles, produit les dentelures de l'ouverture. Léman- | teau , dans les individus adultes , a une disposition particulière, formée de deux grands lobes ; ils se relèvent sur la coquille , l'enveloppent complètement et sécrètent sur la surface extérieure cette matière calcaire vitreuse qui est douée d'un si beau poli. On est convaincu que c'est le manteau qui fournit à cette sécrétion , par l'observation facile à faire entre les jeunes et les vieux individus de même espèce; ils ont nonseulement une coloration complètement différente, mais , à un certain âge, ils ont une forme qui présente si peu de rapports, que des zoologistes très -recommandables n'ont pas hésité d'en faire un genre à part, comme nous l'avons vu précédemment. Cette différence de coloration tient , comme le prouvent les observations d'Adanson, à ce que le manteau n'est point encore développé ; il ne commence à prendre un accroissement considérable que lorsque la coquille, de bulloïde qu'elle était, cesse toute espèce d'accroissement en grosseur par le renversement en dedans du bord droit.

On ne conçoit guère aujourd'hui comment un aussi bon observateur que Bruguière a pu soutenir une hy-

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pothèsc comme celle qu'il a publiée dans le Journal d'histoire naturelle.

Remarquant quedans la même espèce de Porcelaine on trouvait des individus de tailles diverses , reconnaissant l'impossibilité d'un accroissement plus grand , lorsque ces Mollusques ont terminé l'enroulement des deux bords de leur coquille , Bruguière , au lieu de trouver là un fait naturel facile à expliquer , établit la supposition que loisque l'Animal d'une Porcelaine est trop à l'étroit dans sa coquille , il la quitte pour en sécréter une autre en harmonie avec Je nouveau volume du corps de l'Animal ; mais outre qu£ cet Animal est lié à la coquille d'une manière invincible, ne doit-on pas raisonner, par analogie avec les autres êtres dont on trouve des individus de tailles variables, ce qui tient â des circonstances qu'il ne nous est pas toujours donné de pouvoir apprécier? Dans les Mollusques, ce sont souvent les causes locales qui agissent le plus fortement sur le développement des espèces ; mais comme dans chaque individu ce développement ne dépasse pas certain âge et certaines limites, il doit en être de même dans tous les Mollusques. Dans les uns , le terme de l'accroissement se montre par un bourrelet à l'ouverture de la coquille; ici il est indiqué par le renversement du bord droit. Dans le genre qui nous occupe , le terme de l'accroissement peut être d'autant plus voisin du jeune âge que l'Animal a un puissant moyen de rejeter au dehors de la coquille, par la sécrétion de son manteau, toute la matière calcaire, qu'à l'exemple de presque tous les autres Mollusques, il ne peut déposer à l'intérieur ou sur le bord droit.

Le genre Porcelaine , qui a commencéavcclesquatre espècesde Rondelet, s'est accru fort rapidement, et notamment par l'ouvrage de Lister.

Gmelin porta le nombre des espèces à cent quatorze-, Bruguière réduisit ce nombre , et Lamarck n'en décrivit que soixante-six ; Gray , dans une Monographie fort bie>i faite, a aug-

mente ce nombre , que Duclos , après des rectifications nombreuses et bien entendues, a augmenté d'une vingtaine d'espèces. Il est à regretter que le travail approfondi de Duclos , travail fondé sur l'observation des espèces à tous les âges et dans tous les états, n'ait point été publié; il ne pouvait manquer d'être d'une grande utilité à la scieuce.

Les espèces fossiles de ce genre ne sont répandues que dans les terrains tertiaires ; leur nombre ne saurait se comparer avec celui des vivantes.

Celles-ci se trouvent dans presque tous les parages ; cependant nous n'en connaissons pas dans les mers du Nord. Les grandes espèces sont toutes des régions équatoriales.

Nous allons indiquer ici quelquesunes des espèces les plus remarquables. Porcelaine cervine, Cyprœa ceivina , Lamk., Anim. sans vert.

T. vu, p. 575, n. 1; Cyprœa occellata, L. , Gmel. , p. 34o3, n. 18 ; Chemn., Conch. cab. T. X, tab. i45, fig. i345; Encycl., pl. 35i , fig. 5. — Porcelaine Argus, Cyprœa Argus, L. , loc. cit., n. 4; Chemn. T. I, tab.

28, fig. 285, 286; Lister, Conch. , tab. 705 , fig. 54 ; Encycl. , pl. 35o , fig. 1 , a , b. — Porcelaine Lièvre , Cyprœa testudinaria , L. , Gmel., n.5; Lamk. t loc. cit.,i\. 4; Lister, Conch. , tab. 689, fig. 36; Chemn.

T. 1, tab. 27 , fig. 271 , 272; Encycl., pl. 35 1 , fig. 2. — Porcelaine géographique , Cyprœa /nappa , L. , Gmel. , lue', cit. , n. 2; ibid. , Lamk., loc. cil. , n. 6 ; Favann. , Conch. , pl.

29, fig. a , 5; Chemn. T. 1, t. 25, fig. a45 , 246; Encycl. , pl. 552 , fig. 4. Cette Porcelaine est une de celles que l'on recherche dans les collections; elle est connue dans le commerce sous le nom de Carte de géographie.

Nous en avons fait figurer une belle variété avec les Porcelaine à bandes, Cyprœa vittata, et Porcelaine ocellée, Cypiœa ocellata, dans les planches de ce Dictionnaire. — Porcelaine arabique , Cyprœa arabica , L. , Gmel. , n. 3; ibid-, Lamk. , loc. cit., n. 7; Encycl. , pl. 552 , fig. 1 , 2. Coquille des

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plus communes de l'Océan des Grandes-Indes ; on la nomme vulgairement la Fausse Arlequine; elle présente quelques variétés fort belles par la disposition des taches. Nous pourrions citer, parmi les fossiles d'Italie , quelques analogues d'autant plus reconnaissaLles, que quelquefois on les retire des couches fossiles avec des restes bien caractérisés de couleurs. Nous pouvons indiquer le Cyprœa Mus et le Cyprœa Gula comme deux analogues parfaits. Aux environs de Paris , deux espèces sont trèsremarquables par les stries élégantes et régulières dont elles sont ornées; ce sont les Cyprœa daclylosa et elegans , que l'on trouve aussi à Néhou près Valognes. (d..ii.)

PORCELAT ou PORCELET.

Zool. On a donné ce nom vulgaire au Cobaie ou Cochon d'Inde , et dans quelques provinces de France on appelle ainsi les Cloportes. (b.)

* PORCELET, bot. piiak. L'un des noms vulgaires de la Jusquiame noire. (b.)

P0RCÉL1E. Porcelia. bot. puan.

Genre établi par Ruiz et Pavon , appartenant à h. famille des Anonacées, et caractérisé de la manière suivante : le calice est à trois divisions profondes ; la corolle est formée de six pétales dont les trois intérieurs sont plus grands. Les étamines sont extrêmement nombreuses, courtes et presque sessiles. Les pistils varient de trois à six ; les carpelles sont sessiles, coriaces , cylindriques ou toruleux , un peu charnus, contenant un grand nombre de graines disposées sur deux rangées longitudinales. Ce genre , auquel on avait réuni plusieurs espèces, ne se compose que d'une seule, Porcelia nitidifotia , Il et P., grand Arbre originaire des montagnes du Pérou. (a. n.)

+ PORCEEIN, PORCELLANIE et PORCHAILLES. bot. phan. Noms divers du Pourpier eu vieux français.

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* PORCELLA.NE. moll. Espèce du genre Crépidule. V. ce mot. (b.)

PORC EL LAN E. Porcellana.

cnusT. Genre de l'ordre des Décapo- i des, famille des Macroures, tribu des ( Galathines , établi par Lamarck et I adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : antennes latérales insérées au côté extérieur des yeux, sélacées, longues, les intermédiaires très-petites et logées entre les yeux dans deux cavités longitudinales , et creusées au-dessous du [ front. Pieds - mâchoires extérieurs ayant leur second , troisième , quatrième et cinquième articles comprimés et dilatés en dedans , surtout le second ; le sixième étant en forme de triangle allongé, garni d'une série de très-longs poils surson bord interne; pales de la première paire ou serres grandes terminées par une main plus ou moins comprimée, didactyle; celles des seconde , troisième et quatrième paires assez grandes et terminées par un article ou un angle pointu ; celles de la cinquième très-petites, filiformes, mutiques, repliées de chaque côté du test , cachées ou peu apparentes. Cirapace presque orbiculaire, déprimée, légèrement honibée en dessus , un peu réti'écie en poiule à son extrémité antérieure. Abdomen toutà-fait recourbé, et appuyé sur la poitrine, terminé par une nageoire caudale qui est formée de la dernière pièce abdominale divisée par des scissures en quatre parties distinctes , et de deux nageoires placées une de chaque côté , lesquelles se composent de deux lames portées sur un pédoncule commun. Ce genre se distingue des Eryons , Janires et Mégalopes , par ses deux pieds postérieurs qui sont petits, filiformes et repliés, tandis qu'ils ressemblent aux autres dans les trois genres que nous avons cités.

Les Galathées qui ressemblent aux Porcellanes par leurs deux pieds postérieurs en sont bien distinguées par la forme générale de leur corps qui est plus allongée , et par la queue toujours étendue. Les habitudes des

Porcellancs sont peu connues; d'après Risso elles sont faibles et timides , . et reslent pendant le jour caciiées sous les pierres des bords de la mer : elles n'en sortent que pendant la nuit pour chercher leur nourriture. Ce . genre se compose d'une quinzaine d'es- I pèces presque toutes d'assez petite taille. Leach a formé à ses dépens un ^ genre qu'il a nommé Pisiilie et qui ; est basé sur des caractères si peu im- , portans , qu'il n'a pas été adopté ; ce . genre Pisidie comprend sept espèces | parmi lesquelles on peut citer comme i types la Porcellana liiinceana de I Leach, P. Itexapus, L., et la Porcellana tongicoriiis , Latr. ; Cancer longicornis, L. ; Séba, nouvelle édition , t. 3, tab. 17, fig. 1 à 4. Les Porccllanes proprement dites sont au nombre de quatre , parmi lesquelles nous citerons la PORCELLANK A LAHGESPJNCES , Porcellana platycheles, Lamk. , Latr. ; Cancer platychetes, Penn., Zool. Brit., t. 4, tab. 6, f. 13 ; Herbst , Cancr., tab. 47, fig. 2. On la trouve dans la Méditerranée. (o.)

* PORCELLANITE. min. Même chose que Tbermantide Jaspoïde.

(G. DEL

* PORCELLANITES. moll. On a quelquefois ainsi nommé les Porcelaines fossiles. (b.)

* PORCELLARIA. ois. F. Pétrel.

PORCELLE. bot. PHAN. Nom vulgaire de' VHypochœris ratlicata que Docloens appelait Porcellia , et qui est devenu le tjpe du genre Porcellites. f. ce mot. (b).

PORCELLION. Porcellio. chust.

Genre de l'ordre des Isopodes, section des Terrestres , famille des Cloporlides , établi par Lalreille aux dépens du genre. Cloporte, V. ce mot, fit ne dillerant de ce genre que par les antennes qui n'ont que sept articles , taudis que celles des Cloportes en ont huit. Ces Insectes ont absolument les mêmes mœurs que les Cloportes, et nous renvoyons à cet article pour ce qui concerne celte

• POR im partie de leur histoire; seulement on a observé depuis que les appendices de la queue des Porcellions , ou du moins deux d'entre elles , laissent échapper une liqueur visqueuse que l'on peut tirer à plusieurs lignes de distance ; elles paraissent être des sortes de libérés. Dans les mâles , les petites pièces ou valvules qui recouvrent , sur deux rangs , le dessous de fa queue, sont beaucoup plus longues que dans les femelles , et terminées en pointe allongée : les appendices latérales du bout de la queue sont aussi plus longues. Le type de ce genre est le Porcellion rude , Porcellio scaber, Latr. ; Oniscus Asellus, Cuvier, journal d'Histoire naturelle, xxvi, 9 ; Pa.nz., Faun., Germ., fasc. 9 , fig. ai ; var. C. du Cloporte ordinaire, Geofi'. (g.)

PORCELLITES. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées, Chicoracées de Jussicu , établi par Cassini dans le Dtct. des Se. nat., et qui a pour type l' Hypoc/iœris radicata.

Il ne se distingue du genre Hypockœris de Gacrtnerque par ses fruits qui sont tous collifères, c'est-à-dire qui ont tous l'aigrette stipilée, tandis que , dans X Ily pochœris , ceux de la circonférence ont l'aigrette sessile. Le genre Porcellites se distingue aussi du Seriola par quelques caractères analogues et par son involucre formé de folioles irrégulièrement imbriquées. Au surplus ce genre est le même que Y Achyrophorus de Gaerlner. Cette dernière dénomination n'a pas été adoptée, parce qu'elle a été appliquée à des geures réellement distincts par Vaillant , Adanson et Scopoli , et qu'elle exprime une idée fausse relativement à l'aigrette. A l'article Hyfochéiiide , nous avons parlé de Y Hypochœris radicata , type du genre Porcellites , dans lequel Cassini place encore Y Ily pochœris maculata, L., et Y H. heluetica , Jacqu'n- (G..N.)

PORCELLUS. mam. Comme qui dirait Petit-Porc. Sous le nom fie Porcel/us fnimentariiis , Schwenckf

por •

désigne le Hamster ou Mus cricetus de Linné. Le Cobaie était le Porcellus indicus , etc. • (less.)

* PORCIEN. bot. crypt. (Paulet.) y. Plateau.

PORCINS. Porcini. mam. Vicqd'Azyr formait sous ce nom une famille de Mammifères dans laquelle il comprenait les genres Cochon, Pécari et Phacochère. (b.)

PORCDS. mam. Syn. de Sus. V. Ponc et Cochon.

* PORE, polyp. Ce nom fut employé quelquefois par d'anciens naturalistes pour désigner les Polypiers pierreux qui sont couverts de pores.

PORE AD et POREE. bot. phan.

Pour Poireau. V. ce mot fil Ail. (b.)

PORELLA. bot. crypt. Dillen avait donné ce nom à un genre dont la fructification avait élé mal ohservée , et plus mal figurée encore par lui (flist. musc, tab. 48); car il paraît que ce qu'il avait figuré comme tel n'était que des bourgeons ou des fructifications imparfaites. Dickson , qui reçut des échantillons en bon état de la même Plante, reconnus, par la comparaison avec l'échantillon de Dillen , pour être bien la même espèce , s'assura que c'était une véritable Jungermaune qu'il a décrite sous le nom de Jungermannia Porella (Trans. Linn. , 3 , p. ^7, tab. 20, fig. 1). Il paraît toutefois que cette espèce, ainsi que plusieurs autres Jungermannesqui croissent dans les lieux humides, est très-rare en fructification ; car , depuis Dickson , personne ne l'a retrouvée dans cet état, et cependant elle est commune en Pensylvanie.

Quant au Porella imb/icala de Loureiro (Flor. Coch., 2, p. 83g), on ignore encore ses véritables caractères ; il dit que Ses capsules sont ovales , multiloculaires , sessiles , et s'ouvrent par des pores nombreux; ses tiges dressées, rameuses , portent des feuilles lancéolées, linéaires, ondulées, insérées sur cinq rangs. Est-ce

POR

réellement un genre distinct , ou serait-ce une espèce A'Azolla ? (ad. b.)

POR.ES. zool. et bot. On appelle ainsi des ouvertures extrêmement petites, qu'on n'aperçoit qu'avec le secours du microscope et qui existent sur la surface decerlains organes dans les Animaux et les Végétaux. Dans les Animaux , on observe de semblables ouvertures à la surface de l'estomac et des intestins ou ils paraissent être les ouvertures des vaisseaux absorbans ; on en voit aussi dans l'intérieur des membranes séreuses où Bic'hat, sans aucune preuve anatomique, les considérait comme les ouvertures externes des prétendus vaisseaux exhalans. Dans les Végétaux, il existe également des Pores. On avait admis les organes sur les parois du tissu cellulaire; mais quelque soin qu'on ail mis à observer ces organes, même avec les microscopes les plus parfaits, on n'est pas parvenu, dans ces derniers temps , à y constater l'existence des Pores. Cependant, comme les cellules communiquent entre elles , et que les fluides aqueux passent des uns dans les autres à travers les parois , on peut admettre que cette transmission a lieu à travers des Pores intermolcculaires que nos meilleurs instrumens d'optique ne nous ont point encore fait apercevoir. L'existence des Pores, quoique contestée et même niée par la plupart des naturalistes , nous paraît plus certaine sur les vaisseaux. En effet, ces Pores avaient été aperçus par Lewenhoeck, et, dans ces derniers temps , le professeur Mirbel en a fait connaître l'organisation. Selon cet habile physiologiste, les Pores des parois des vaisseaux sont de deux sortes , les uns sont de très-petites ouvertures arrondies, les autres, au contraire, sont plus ou moins allongés et sous la forme de fentes. Dans l'un et l'autre cas, ils sont bordés d'un bourrelet plus épais, et qui paraît être formé de cellules. Les tubes , sur lesquels on trouve des Pores de la première sorte , sont appelés vais-

pon

seaux ou tubes poreux , ceux oh existent des Pores allongés ou fentes, sont désignés sous le nom de Pures ou vaisseaux fendus. Ainsi que nous l'avons dit précédemment, l'existence décès Pores ou de ces fentes a été généralement niée par le plus grand nombre des physiologistes. Selon Duiroclict , au lieu d'être des ouvertures , ce sont de petites vésicules pleines d'un Iluide particulier , et ; qu'il regarde comme l'ébauche du

■ système nerveux dans les Végétaux.

Les fentes des vaisseaux fendus ne

-■seraient , selon le même auteur , que ides amas en série linéaire de ces mênmes cellules. Mais nous pouvons ici joindre notre témoignage à celui du professeur Mirbel , et nous avons vu , et plusieurs fois revu chez le professeur Amici de Modène , et au moyen Ide son excellent microscope, des vaisseaux présentant des fentes transiter sa les et parallèles bordées d'un I bourrelet. Ainsi , si l'opinion si longt temps contestée sur l'existence des i fentes, dans l'épaisseur des parois de C certains vaisseaux, est aujourd'hui i mise hors de doute , c'est une présomption très-forte pour en conclure I celle de Pores qui paraissent être peu dilïércns des premiers. Il existe encore des Pores clans l'épaisseur de l'épiderme; mais ceux-ci étant plus généralement désignés sous le nom de

■ Stomates , nous en traiterons à ce mot. V. Stomates. (a. u.)

* PORESSA. crust. Espèce du Genre Crabe. V. ce mot. (u.)

PORIE. Poria.w?. crypt. [Champignons.) Genre créé par Hill pour quelques espèces de Bolets, conservé par plusieurs auteurs, mais réuni par Frics aux Polypores , parmi lesquels ils constituent une section particulière, (ad. b.)

PORILLON. bot. phan. L'un des noms vulgaires du Narcissus Pseudo- Narcissus , L. V. Narcisse. (h )

PORINE. Porina. bot. crypt. (Lichens.) Ce genre doit être ainsi caractérisé : thalle carlilaginéo-membi a-

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