‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 7 sur 274 · L. V. P.LETJB.ONECTE. (B · texte numérisé non relu

L. V. P.LETJB.ONECTE. (B

PLANAIRE. Planaria. annel. ?

Ce génie , fondé par Millier , comprend un très-grand nombre d'espèces sur l'organisation desquelles on est encore si peu instruit qu'on hésite si on doit les regarder comme des Vers ou comme des Annelides. Plusieurs espèces offrent aussi une très-grande ressemblance avec certains Mollusques ; en sorte que la place et la composition de ce genre sont, dans l'état actucL de la science, extrêmement incertaines. Les caractères qu'on lui a assignés, quoique extrêmement vagues , ne peuvent s'appliquer à environ soixante espèces qu'on y range.

Voici ceux de Laraaick (Hist. nat.

des Anim. sans vert. T. ni , p. 176) : corps oblorjg , un peu aplati , gélatineux , contractile, nu , rarement divisé, ou lobé ; deux ouvertures sous le ventre (la bouche et l'anus). Le genre Planaire mérite donc d'être étudié à fond et nous entendons par là qu'on ne devra pas se borner à réunir sans examen les espèces souvent mal décrites et plus mal figurées encore par les auteurs en en formant ce qu'on appelle trop gratuitement une monographie, mais qu'il faudra pénétrer plus avant dans l'étude de ces êtres anomaux en faisant connaître les points essentiels de leur organisation.

C'est alors seulement qu'on pourra préciser ce qu'on entend par Planaire, et ranger définitivement dans ce groupe toutes les espèces qui lui appartiennent en circonscrivant ensuite dans de nouveaux cadres toutes celles qui s'en éloignent. La plupart des espèces auxquelles on donne le nom de Planaire ont une forme en général très-aplatie et ovalaire ; le corps esttrès-mou etd'un aspect gélatineux, sans articulations. Sa partie anté-

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rieure est quelquefois pourvue de points noirs qu'on a regardés connue les yeux, et de deux petits prolongemens tentaculaires. Au premier aspect , on prendrait ces Animaux pour de petites Sangsues. Quelques espèces fourmillent dans nos eaux douces. On en trouve un bien plus grand nombre dans la mer; dans plusieurs cas , leur nourriture paraît être végétale. Celles qu'on trouve dans nos mares et dans nos étangs sont abondantes vers le mois d'avril. Elles commencent à disparaître vers la fin de juillet. On connaît quelques particularités sur leur mode de reproduction. Bosc dit qu'elles sont ovipares, et que c'est vers le mois de mars qu'elles se débarrassent de leurs œufs qui sont ordinairement amoncelés sur 'un des côtés de leur corps. Draparnaud dit aussi qu'elles sont ovipares , mais seulement au printemps; car elles deviennent gemmipares en automne et d'une manière curieuse; à cette époque leur corps se divise transversalement en deux parties qui continuent de vivre , qui croissent , et qui, dix jours après, constituent chacune une Planaire complète. On peut même à volonté opérer cette multiplication, soit que l'on coupe l'Animal en travers ou en long; les portions isolées ne tardent pas à reproduire ce qui leur manquait. Blainville (Dict. des Scienc. natur.) semble ajouter peu de foi à ces expériences , et il trouve très-simple de les entacher d'inexactitude en disant : « que Draparuaud les a faites probablement avant qu'il eût acquis l'habitude d'observer. »

INous accordons que ce naturaliste distingué a pu se méprendre sur quelques points d'organisation; mais pour ce qui regarde les expériences sur la reproduction , elles sont très-exactes.

Johnson {Philos. Trans. oft/ie R. S.

of London, 1822} a obtenu des résultats semblables; il s'est assuré que plusieurs Planaires sont ovipares, mais qu'il existe encore un autre mode de reproduction par une division de leur corps en deux parties , la tête reproduisant alors une queue

et celle-ci une tête. Nous pouvons nous-même apporter notre témoignage à l'appui de ces observations , car depuis plusieurs années nous avons entrepris sur ce sujet des recherches anatoiniques el physiologiques auxquelles nous mettons , dans ce moment, la dernière main; elles feront connaître, dans toutes leurs périodes et par la voie de l'expérience, les phénomènes curieux qui accompagnent la reproduction ^emmipare de ces singuliers êtres. Bosc et Lamarck établissent dans le genre Planaire plusieurs divisions basées sur l'absence, la présence et le nombre des points oculaires. Blainville crée aussi plusieurs groupes. Il les fonde principalement sur la forme plus ou moins allongée, courte, épaisse, mince, tronquée , etc. , etc., du corps. Ces diverses sections comprennent plus de cinquante espèces offrant entie elles des différences telles que lorsqu'elles seront mieux connues , on les séparera nécessairement en plusieurs genres. Nous ne citerons ici

3ue quelques espèces. Les ouvrages e Pallas el de Miillcr sont les sources principales auxquelles on devra remonter pour avoir un tableau plus complet.

f Sans point oculiforme.

La Planaire noire, Pl. nigra, Bosc, Lamk. , Miill., Zool. Dan., 5, tab. iog, fig. 3 , 4. Eaux douces d'Europe.

La Planaire des étangs , Pl. stagnalis , Bosc, Lamk., Millier. Eaux douces d'Europe.

D'autres espèces de cette section se trouvent dans l'Océan et dans les mers du Nord.

tt Un seul point oculiforme, La Planaire glauque , Pl. glauca, Bosc, Lamk , Miill Eaux douces.

La Planaire ignée, Pl. rutilons, Bosc , Lamk. , Miill. , Zool. Dan. , 3, tab. 109, fig. 10, 11. Mer Baltique.

tft Deux points oculiformes.

La Planaire rrune, Pl. fusca, Bosc , Lamk. , Pallas , Spicit. Zool. ,

10 , tab. 1 , fig. 1 3 , a , b. Eaux douces.

La Planaire cornue , Pl. comuta, Bosc , Miill. , Zool. Dan., 1 , lab. 22 , fig. 5,7; Encyclop. , pl. 81 , fig. 5,6,7. Mer de Norvège.

La Planaire traverse, Pl. torva, Bosc, Hist. natur. des Vers, T. 1, p. a5g, pl. 9, fig. 9, grossie; Millier , Zool. Dan. , 5 , tab. 109 , fig. 5, 6. Eaux douces.

i+tt Trois points oculiformes.

La Planaire gesserienne , Pl.

gesserensis , Bosc , Miil 1 . , Zool. Dan . , 2 , tab. 64 , fig. 5,8; Encycl. Mélh. , pl. 80 , fig. 5,6,7, 8. Mers du Nord.

ttttf Quatre points oculiformes.

La Planaire tronquée , Pl. truncata , Bosc, Lamk , Miill., Zool.

Dan. , 5 , tab. 106 , fig. 1.

tttttf Plus de quatre points oculiformes.

La Planaire trémellée , Pl. tremellans , Bosc , Lamk., Miill. , Zool.

Dan. , 1 , tab. 5a , fig. 1 , 2. Mer Baltique, (aud.)

PLANAIRE, bot. phan. Pour Planère. y. ce mot. (b.)

PLANANTHE. Planant/tus. bot.

cr-ïpt. Ce genre , proposé par Palisot de Beauvois aux dépens des Lycopodes, n'a pas été adopté. Le L. se-* laginoides en était le type. (b.)

PLANARIA. int. On lit dans Déterville que Goeze a établi sous ce nom qui serait un double emploi, un genre d'Intestinaux qui est le même que celui ojui nous a occupé dans ce Dictionnaire sous le nom de Monostome. V . ce mol. (b.)

* PLANARIUM. bot. phan. Genre de la famille des Légumineuses, et de la tribu des Hédysarées , proposé par Desvaux ( Ann. se. natur. , 9, p. 4i6), et qui a pour type la Plante qu'il avait précédemment décrite sous le nom de Poiretia lalisiliqua (Desv., in Ann. Soc. Linn. 1825 , p. 3o8.) Les caractères de ce nouveau genre sont

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un calice presque campanulé ; des etamines diadelphes et unegoussestipitée comprimée , articulée, marquée sur le milieu de chaque face d'une nervure saillante et longitudinale; les articulations sont au nombre de huit à dix , et les pièces qu'elles réunissent ont une forme parallélogramatique.

Ce genre ne se compose que de l'espèce citée précédemment , et qui croît au Pérou. (a. H.)

* PLANAXE. Planaxis. moll. Les auteurs anciens, aussi bien que Linné et Bruguière, confondirent les Coquilles de ce genre parmi les Buccins. Ils en ont effectivement l'apparence ; mais ils ressemblent davantage à certaines Pourpres , ayant comme eux la columelle plate, mais l'éebancrure beaucoup plus petite. Lamarck est l'auteur de ce genre. Il le proposa dans le tome vu des Animaux sans vertèbres ; et lui trouvant des rapports avec les Pbasianelles , il le plaça entre les Turbos et ce genre. Cependant, si l'on fait attention que Lamarck ne connaissait pas l'opercule de ce genre , on se demandera quels ont été les motifs de sa détermination ; car rien dans ces Coquilles ne ressemble aux véritables Phasiauelles, que la forme générale, encore d'une manière peu satisfaisante. Il faut dire que Lamarck réunissait aux Phasianclles plusieurs Littorines {V.

Turbo), qui ont la columelle aplalie , mais point échancrée àla base; ce qui sans doute aura conduit le savant auteur des Animaux sans vertèbres à une erreur peu grave.

Depuis long- temps nous possédions dans notre collection plusieurs individus de ce genre avec l'opercule. Cela nous conduisit , après une comparaison aussi complète que possible, à les rapprocher des Mélanopsides. Nous donnâmes à Blainville un de ces individus operculés , et il a jugé de la même manière que nous; car dans son Traité de Malacologie . les Planaxes sont immédiatement après les Mélanopsides , dans la famille des Enlomostomes. Nous de-

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vons faire observer que les rapports établis par Blainville sont fort diflerens de ceux de Lamarck. Ce dernier place les Mélanopsides , aussi bien que les Planaxes, dans les Coquilles à ouverture entière, et dont les Animaux conséquemmeul ne sont point siphonifères. Blainville, au contraire, les range parmi les Mollusques, qui sont toujours pourvus d'un siphon, tels que Céi ite, Vis, Eburne, Buccin , Harpe, Tonne, Cassidaire, Casque, Ri:

cinule, Pourpre, Canceliaire etConcholépas. Si nous nous en rapportons àla description de l'Animal des Mélanopsides queFérussac a donnée dans la Monographie de ce genre (Mém.

de la Soc. d'Hist. nat.T. i, p. if>3), il serait nettement séparé des Cérites et autres genres voisins, à tel point que cet auteur n'a point hésité, dans sa méthode, à laisser ces Coquilles, à l'exemple de Lamarck, parmi celles qui ont l'ouverture entière. Si l'on admet le rapprochement des Planaxes et des Mélanopsides, les deux genres liés entre eux par leurs rapports devront subir les mêmes changemens de famille. Peut-être la connaissance de l'Animal des Planaxes pourra servir à déterminer leur place et celle des Mélanopsides dans la série. Les caractères génériques sont les suivans : Coquille ovale , conique , solide; ouverture ovale, un peu plus longue que large.; columelle aplatie et tronquée à la base , sépnrée du bord droit par un sinus étroit et plus courte que lui ; face intérieure du bord droit sillonnée et rayée , et une callosité décurrente à son origine; opercule corné , presque complet, ovale, mince, subspiral. Animal inconnu.

Lamarck n'a caractérisé dans ce genre que deux espèces , et signalé une troisième, figurée par Born , sous le nom de Buccinum sulcatum. Nous croyons pouvoir y rapporter une petite Coquille fort commune dans les collections , et qui a été rangée par Lamarck sous le nom de Purpura Nucleus. Nous l'avons munie de son opercule , et nous pouvons dire qu'il

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n'existe aucune différence avec celui dos Plauaxes, et que du reste la Coquille que nous citons a tous les caractères du genre où nous proposons de l'introduire. Nous pensons qu'on pourrait y ajouter encore une Coquille fossile du bassin de Paris , que Lamarck avant l'établissement desPlanaxcs avait mise parmi lesCérites. II lui a donné le nom de Cérite thui icoïde. Cette espèce , par ses accidens extérieurs , s'éloigne assez des autres Plauaxes , dont elle présente cependant les caractères essentiels , quant à la forme de la columellc , sa troncature et le bourrelet dccurrent du bord droit ; les stries iuternes de ce bord ne sont pas non plus si nombreuses ni si fortement marquées.

Peanaxe buccinoïde , Planaxis buccinoides , Nob. ; Buccinum sulcatutn, Von Born , Mus. Cœs. vind. , pl. 10 , lig. 5,6; Buccin, grive ( var. a),Brug., Dict. Encyclop. , p. 2 55 , il. 16. Coquille ovale, conique, à spire pointue , plus allongée que dans les autres espèces du génie ; les tours de spire sont peu arrondis ; ce qui rend la spire régulièrement couique ; elle est noire, parsemée de quelques petites taches blanches , qui n'ont rien de régulier dans leur disposition ; l'ouverture est toute blanche, aussi bien que la columellc et le bourrelet du bord droit , dont le limbe seul est brunâtre.

Peanaxe Noyau, Planaxis Nucleus, N. ; Purpura Nucleus, Lamk., Auim. sans vert. T. vu, p. 249, n. 5o ; Buccinum Nucteus , Bruguifirè , loc.

cit., u. i4; Lister, Synop. Concà. , tab. 976, fig. 02 ; Martin, Conch.

T. iv, tab. 1^5, lîg. 1180. Petite Coquille ovale , pointue , d'une couleur bruu-marron en dedans et eu dehors, composée de cinq tours de spire lisses , un peu arrondis ; le dernier reste lisse dans le milieu; mais à la base et vers le bord droit , il offre plusieurs stries profondes, qui s'arrêtent à peu de distance du bord droit; l'ouverture est ovalairc, striée en dedans ; la columellc est large , aplatie et un peu recourbée ù la base; la callosité

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du bord droit est de la même couleur que le reste ; elle est plus courte à l'intérieur. (d..ii.)

* PLANCEIA. bot. ph an. Les espèces d' ' Andryala , L. , dont l'aigrette est plumeuse , ont été séparées par Necker en un genre distinct qui a reçu le nom de Planccia. Ce genre n'a pas été adopté, du moins sous ce nom. (g..n.)

* PLANCDS. ois. Sous ce nom , Klein , dans sa Méthode ornithologique, avait formé un genre pour recevoir les Palmipèdes de haute mer, répartis aujourd'hui en plusieurs genres , et qui sont : le Pélican , le Grand Fou , le Fou commun , le Cormoran, le Paille-en-Queue et l'Anhinga.

(less.)

PLANE, bot. fhan. Espèce du genre Erable. V. ce mot. C'est par erreur que les Platanes ont été appelés quelquefois aussi Planes, (b.)

PLANE DE MER. rois. L'un des noms vulgaires de la Plie. Espèce du genre Pleuronecte. P~. ce mot (b.)

* PLANER, rois. V. Pétromyzon.

PLANERA, bot. m an. Genre établi par Gmelin {Syst. Veget.), trèsvoisin de l'Orme, et appartenant, comme lui , à la famille des Ulmacées ou Cel (idées , e,t à la Polygamie Monœcic , L. Ce genre offre les caractères suivans : les fleurs sont mâles cl hermaphrodites , rarement femelles, réuuies ensemble , cl formant de petits faisceaux , donllcs fleurs mâles occupent la partie supérieure. Ces fleurs mâles ont un calice membraneux, subcanipanulé , à quatre ou cinq divisions peu profondes ; lesétamincs sont au nombre de quatre à six , saillantes au-dessus du bord du calice. Dans les fleurs hermaphrodites , le calice est semblable à celui des Heurs mâles. Les ët aminés sont en même nombre et disposées de la même manière. L'ovaire est ovoïde , rugueux ou lisse , terminé par deux stigmates oblongs , divei gens et glanduleux. Le fruilestune capsule globuleuse , membraneuse , à une seule

loge indéhiscente , et contient une seule graine ovoïde et terminée en pointe. Par les caractères de sa fleur et par son port , ce genre a beaucoup d'analogie avec le genre Orme ; il en diffère surtout par ses fleurs polygames et sa capsule globuleuse et non plane et ailée dans son contour. On ne connaît encore que trois espèces de ce genre. Ce sont de grands Arbres à feuilles simples, alternes, rudes, accompagnées de deux stipules trèscaduques. L'une de ces espèces , Planera Richardi , Michx. , Flor. Bor.

Amér. , ou Vlmus polygama , Rich. , est un Arbre de taille moyenne qui croît à la fois dans l'Amérique septentrionale , et aux environs de la mer Caspienne. On le cultive facilement en pleine terre, aux environs de Paris , et il est connu sous le nom vulgaire , mais faux , d'Orme de Sibérie. Ses jeunes rameaux sont pu- ■bescens, ses feuilles sont ovales, oblongues , presque sessiles , glabres à leur face supérieure , pubescentes à l'inférieure , et bordées de larges crénelurcs obtuses. Le fruit est lisse.

One seconde espèce est le Planera Gmelini, Michx., ou Planera aquaiica, Gmel. , qui croît dans les lieux humides de la Caroline. Ses jeunes rameaux sont grêles, effilés et rougeâtres ; ses feuilles ovales et allongées en pointe , pétiolées, dentées en scie, très-lisses et luisantes à leur face supérieure. Les fruits sont recouverts de petits tubercules écailleux. Enfin , une troisième espèce a été réunie à ce genre par Schultes , c'est le Planera abelicea ou Ulmus abelicea de Sibthorp qui croît dans les îles de la Grèce. Les deux premières espèces, ainsi que nous l'avons dit, se cultivent dans les jardins. On les multiplie en les greffant sur l'Orme commun, (a. r.)

* PLANIC AUDATI. mam. V. Pla-

NJQUEUES.

PLANICADDES. rept. saur. Duméril désigne sous ce nom une famille de Ficptiles qui , dans sa Zoologie analytique, contient les genres

PLA

Crocodile, Dragone, Lophyre, Basilic, Tupinambis et Céroplate. V.tous ces mots. (b.)

* PLANICEPS. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères , famille des Fouisseurs , tribu des Pompiliens. Dans notre Gênera Crust. et Insect. (T. rv, p. 66 ), nous avons donné le nom de Planiceps à une espèce de Pompile du midi de la France , remarquable par ses ailes supérieures , n'ayant que deux cellules cubitales complètes ; par sa tête très-aplatie , concave au bord postérieur , avec les yeux très écartés ; par ses antennes insérées à son extrémité antérieure , très-près des mandibules; par la longueur du prothorax et la brièveté des deux pâtes antérieures , qui sont d'ailleurs éloignées des autres, courbées en dessous , avec les hanches et surtout les cuisses grandes, disposition qui donne à ces pâtes une certaine analogie avec celles que nous désignons sous le nom de Ravisseuses. Les yeux sont proportionnellement plus allongés que ceux des autres Pompiliens. La seconde nervure récurrente des ailes supérieures est insérée sous la troisième cellule cubitale , ou celle qui est incomplète ; caractère qui distingue les ailes de ces Insectes de celle des Aporus de Spinola. Si , à ces traits distinctifs , l'on ajoute , ainsi que l'a observé Van-der-Linden ( Observ.

sur les Hyménopt. d'Europe, première partie , p. 85 ), que les tarses antérieurs ne sont point pectinés , et que les jambes postérieures n'ont que quelques épines latérales et courtes , on aura des motifs sùffisans pour séparer ces Insectes des Pompiles , en former un genre propre, et c'est ce que nous avons fait dans notre puvragC sur les Familles naturelles du Règne Animal. Ce profond naturaliste a décrit l'espèce qui nous a servi de type , et lui adonné le nom àeLa/rcillei. Là femelle, seul individu qu'il ait vu, est longue de six lignes , noire , à l'exception des trois segmens de l'abdomen, qui sont d'un rouge fauve

tm dessus ci sur lus cAuii, aveu laur boni postérieur noirâtre) le premier

M| . 1 1 ■ r> r. i muge «tu dessous. Lu BUBS sont noirâtres. Carccl , si souvent

, ne e| & juste titra par Lapelletiei 'I'1 flajnl-Fargeau dans sa Monographie Aï-, Tentbrédine* , pou» en » montra1

mu' seconda «W|ièue, trouvée pur lui

nux environ! d Angersi (i-atk.)

PLANIFQRMEfl on omaluidi.S. inh. Nom donne* par Du'mértl ( '/mil. analyt. ) a sa dix -neuvième famille du < ioléoptoi aaTétr^mare». Il n caractérisa ainsi : antennea eu

masse , non pol ices sur un bec j corps

déprimé. Cette famille renferme lot genre* l-.yt:t« , Colydle, Trogosslie, Ducufa , Hétérocire , ips et Mycétophaga. (o.)

PLAWPSNNES. FlaniPtnneê- Latreille désigne ainsi ( nanti nat> do Règne Anim. ) la troisième famille de ['ordre dea NévroptàTea , section îles FilicorneSi Ses caracteréi s<mi :

mandibules très-distinctes , grondai

ou moyennes; antennes tentât sélacérs , tantôt plus grosses » leur extrémité , multiarticidécs 5 ailes inlé-

liaures étendues ou simplement un peu repliées ou doublées au bord in»

in m-, leur largeur no surpassant jamais notablement celle dus supérieures.

Cette famille est composée de huit tribus, r. I'anojii'atks , FoiTRMImons , H6MBIIOJJW8 , 1'ko(,iijji.i.i:s , 'l'ijiMi riM.s , IIai'iiidini.s , Sr.Mitudjî.s et PjtRMDSB. (o.)

PL AN 1QUKU ES . l'/aiiicaudati.

imam. La famille établie sous ce nom pai Vicq-IJ'A/.yr, maisqui n'a pas été adoptée par les mammalngistes inodernes , contenait les Castors, les Ondatras elles Desmans. tous ces mots. (b.)

. PLAN1ROSTRES. ois. Dumiril, dans sa Zoologie analytique , a nom* nié Planirostres ou Omalorampbes ,

les Oiseaux de lu sixième famille di s Passereaux qui comprend les genres Martinet, Hirondelle cl Engoulevent. (LEBM.)

l'LA jfi

* l'LANlTK. Vlaniteê- vùhx.Qtnavt

proposé par Ue lia. m pom |e8 AnimoniteS qui sont a peine involvés , < i dont l'accroissement se l'ail insensiblement , de soi te que ces Coquilles restent discoïdes , mais fort aplaties.

Nous ue croyons pas que ces caractères soient sullisans pour rétablissement d'un genre, surtout lorsque par le grand nombre d'espèces , ou trouve entre elles une fusion insensible île tous les caractères tirés de la loi me. /A AmMO.NITK. (l)..H .)

l'LANO. l'ois. L'un des noms vulgaires de la Mie. Lspècc du genre

Pleuroncate. V. ce moi. (a.)

PLANOllIUv l'ianorbis. MOIX. Ce genre fut autrefois indiqué par Lister dans sou Synopsis concttylioriim. Il fait à lui seul une petite section parmi le» Coquilles (luviatiles, el il se dislingue de toutes les autres par sou modo d'enroulement. Lister m: lit pas la faute grossière de confondre les Planorbef avec les Ammonites. Son exemple aurait dû servir aux conebyliologueS plus nouveaux, qui tombèrent néanmoins dans cette erreur.

Dès 17S6 , Cnicttard caractérisa ce genre d'une manière fort exacte, en y faisant entrer les caractères de l'Animal et ceux de la coquille. 11 lui donna le nom qu'il n conservé depuis , celui de l'ianorbis. C'est dans son Mémoire pour servir à former quelques caractères des coquillages, publié dans les Mémoires de l'Académie ries Sciences , que ce genre fut établi. L'année d'après, Adanson le conlirma , «n proposant nussi un genre pour les Pl.morbcs. Il lui donna le nom de Goret , qui n'a pas été adopté. Geoffroy , dans son excellent Traité des Coquilles de J'aris, a adopté le genre l'iarioilft; institué par G-ueltard. Comme lui , il le caractérisa d'après l'Animal et sa coquille.

Malgré ces nntécédens, Linné confondit les l'Ianorbes, ainsi que beaucoup d'autres genres non moins distincts, avec le» Hélices , réunissant ainsi des types d'Animaux diveis pour la manière de vivre cl l'organi-

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sation. Quoique souvent imitateur de Linné , Mullev cependant sut éviter cette faute, en admettant le genre Planorbe. En cela , il fut imité par Bruguière. Ainsi, dès la Un du dernier siècle , le genre Planorbe avait été sanctionné par des zoologistes célèbres , et caractérisé dès son origine aussi bien et aussi méthodiquement qu'on pouvait le désirer , à tel point qu'il serait à souhaiter que tous les genres de Mollusques le fussent aussi rationnellement que celui-ci. Les travaux modernes n'ont fait que confirmer de plus en plus ce genre. Lamarck , Draparnaud , Roissy, le consacrèrent dans leurs ouvrages; mais il manquait ce qui manque encore à beaucoup de genres , une anatomie bien faite et complète. Cuvier a rem-

Eli cette lacune importante, en puliant dans les Annales du Muséum d'abord, et ensuite séparément , un 'excellent Mémoire analomique. Il s'agissait non de confirmer le genre , car tout ce que l'on en connaissait était bien suffisant pour cela , mais d'en établir définitivement les rapports.

Etait-ce un Pectinibranche ou un Pulmoné? Il fallait décider la question. Draparnaud avait pressenti les rapports de ce genre avec les Limnées et les Physes. Il en l'ait une section de ses Gastéropodes; et, sans les caractériser par les organes de la respiration , il arrive , en ignorant leur nature, à un même résultat; mais Geoffroy déjà l'avait fait , il faut le dire, d'une manière fort incomplète.

Draparnaud a , de plus, le mérite de n'avoir pas imité les premiprs travaux de Lamarck , qui , entraîné par quelques rapports de Coquilles seulement , mit dans sa méthode les Planorbes entre les Ampullaires et les Hélices, en les éloignant à tort des Limnées, qu'il venait de séparer des Bulimes" de Bruguière. Le travail de Cuvier ne laissa plus de doute; il vint confirmer l'opinion de Draparnaud et les rapports qu'il avait établis. Bientôt après Lamarck revint de son erreur , cl proposa dans l'Extrait du Cours la famille des Limuécns,

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qu'il composa des genres Lhnnée , Physe , Planorbe et Conovule ; mais ce dernier avec un point de doute , et bien justement. Depuis cette époque, on ne remarqua plus aucune variation dans les ouvrages des zoologistes, relativement à la place des Planorbes dans la série générique. Il est donc inutile de citer des opinions | semblables , quoiqu'elles fussent celles de sa vans recommandables.

Les Planorbes ont une organisation très-voisine de celle des Limnées , ayant des habitudes semblables , vivant dans les mêmes lieux. Ils diffèrent plus par la forme de la coquille et la modification qui, doit en résulter pour la forme du corps, que par des caractères auatomiques. La plus grande différence extérieure entre les Animaux des Planorbes et des Limnées ; existe dans la forme des tentacules ; ils sont longs , minces et pointus , et portent les yeux à la partie interne de la base. Le pied , toujours proportionné à l'ouverture de la coquille , est petit et fort court ; il s'attache au cou par un pédicule assez long et très-étroit; la bouche, qui est fendue en forme de T, présente à l'intérieur une dent semi-lunaire non dentelée et une langue courte, qui ne se prolonge pas en arrière ; elle est hérissée de petits crochets cartilagineux; ellè aboutit à un œsophage qui , comme dans les Limnées , est fort long et droit ; l'estomac est fait de même : le gésier est seulement un peu plusallongé et plus cylindrique; le reste des intestins etle foie sont disposés d'une manière semblable ; cependant le rectum est plus épais et plus renflé. L'espèce qui a été anatomisée est la plus grande de celles de nos rivières; elle est tournée à gauche, et tous les organes ont également changé de position ; c'est-àdire que tous ceux qui sont à droite oïdinaircment , sont ici à gauche, tandis que ceux qui sont à gauche se Irouvcnt à droite. L'ordre normal se ' rétablit dans les espèces dexlres. Les caractères génériques sont exprimés de la manière suivante : Animal co-

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nique, très-allongé , fortement enroule; manteau simple; pied ovale ; tentacules filiformes , sétacés , fort longs; yeux à leur base interne; bouche armée supérieurement d'une dent en croissant, et inférieurement d'une langue hérissée , presque exsertile ; coquille mince, discoïde, à spire aplatie, et dont les tours sont appavens eu dessus et en dessous ; ouverture oblongue, à bords désunis, non réfléchis; point d'opercule.

Les Planorbes sont des Coquilles d'eau douce , oii elles se trouvent quelquefois en grande abondance ; elles sont toutes discoïdes; c'est-àdire que la spire est horizontale , de manière à ne faire aucune saillie.

Tous les tours dont elle est composée sont visibles aussi bien en dessus

?|u'en dessous; elles sont minces, ragiles et légères. Les pays tempérés et froids des deux hémisphères paraissent leur convenir plus que les régions méridionales , d'où on n'en a pas encore rapporté, du moins à notre connaissance. On en trouve plusieurs espèces fossiles dans les terrains tertiaires de France , d'Angleterre et d'Allemagne; quelques-uns ont leurs analogues; mais le plus grand nombre sont jusqu'à présent des espèces perdues.

Une Coquille remarquable par sa grandeur comparativement aux autres espèces de Planorbes , présentant presque tous les caractères de ce genre , y avait été placée par presque tous les auteurs; cependant sa spire est un peu saillante ; rien néanmoins n'aurait déterminé à un changement à son égard, si on n'avait su qu'elle est operculée. Sowerby le premier fit connaître ce fait, et transporta par suitc\c Planorbis Cornu-Arietis parmi les Ampullaires.

Planorbe corné , rianorbis corneus , Lamk. , Anim. sans vert. T. VI, p. îôa , n. 3j Hélix cornea , L. , Gmel., p. Ô620, n. 3"5; Planorbis comeus , Drap., Moll. terr. et fluv.

de France , pl. j , fig. 42 à 44 ; Encyclop., pl. 46o, fig. i, a , b. Coquille opaque, peu concave en dessus ,beau-

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