‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 74 sur 274 · V. Baliste. (b · texte numérisé non relu

V. Baliste. (b

* PORTENSCHLAGI A. bot. phan .

Sous ce nom Trattinick a établi un genre qui a pour type VEIœodendron australe de Ventenat (Jardin de la Malmaison , a, tab. 117) , auquel il donne le nom de Portenschlagia australis ; et il en a publié une seconde espèce sous celui de Portenschlagia integrifolia. Ce genre n'a pas été

adopté. V. ElaEODENDRON . (G..N.)

PORTESIA. bot. phan. Ce genre de Cavanilles et de Jussieu a été rapporté par De Candolle [Prodtom.

Syst. Veget., 1, p. 622) au Trichilia de Linné. V. Tuichilie. (g..n.)

PORTLANDIE. Portlandia. bot.

phan. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogy-

POU

nie, L. , établi par P. Browne, adopté par Linné fils , Jussicu , Swarlz , Lamarck et tous les auteurs modernes i avec les caractères suivans : calice . grand, à cinq divisions peu profondes ; l corolle très-longue, grande, infundi- > buliforme, dont le limbe est élargi, . à cinq lobes étalés; étamines insérées au sommet du tube, à anthères lon- ; gues, dressées, à demi saillantes hors i de la corolle; un seul stigmate; capsule ligneuse , obovée , pentagoue, tronquée au sommet et couronnée par les dents du calice , à deux loges et à deux valves qui s'ouvrent par le sommet , renfermant plusieurs graines non membraneuses sur les bords.

On a rapportéà ce genre deux Plantes qui s'en éloignent par les caractères , savoir : i° le Portlandia hexandra , Jacq., Arnér., tab. 65, type du genre Couiarea , P. ce mot; 2° le Portlandia telrandra de Forster et Linné fils , qui , selon Jussieu , doit former un genre distinct, à raison du nombre quaternaire de ses parties florales et de sou fruit plus allongé. Le Portlandia corymbosa de Ruiz et Pavon est aussi une espèce douteuse; elle semble plutôt appartenir au genre Exostemma, dont les espèces avaient d'ailleurs été réunies aux Portlandies parSwartz, dans le Journal deSchrader, pour 1801.

Les Portlandia grandiflora et coccinea de Swartz , légitimes espèces du genre , sont des Arbrisseaux légèrement rameux, à feuilles très- grandes , lancéolées-elliptiques ou ovales, à fleurs aussi très-grandes , de couleur jaunâtre ou purpurine , répandant une odeur forte et agréable pendant la nuit , portées au nombre de une à trois, sur des pédoncules axillaires. Ces Plantes croissent dans les Antilles , au pied des montagues.

PORTOR. géol. min. Et non Porte-Or. Nom vulgaire d'une espèce de Marbre. V. ce mot. (b.)

PORTULA.. bot. pn an. ( Dillen et Mcench.) Syn. àaPeplis, L. A". Pé-

l'I.IDE. (G..N.)

l'OR 2 35

PORTULACA. bot. FHAIT. V.

PoUBPJER.

PORTULACARIA. bot. phan.

Genre de la famille des Portulacées et de la Pcntandrie Trigynie , L. , établi par Jacquin {Collectanea , î, p. i6o), adopté par De Candolle [Prodrom.Syst. Peget., vol. 5, p. 36o)qui l'a ainsi caractérisé : calice à deux sépales , persistant et membraneux ; corolle à cinq pétales persistans , égaux , obovés et hypogynes ; cinq étamines insérées sur les pétales , mais disposées sans rapport avec le nombre des pétales (car on en trouve quelquefois dix dont cinq stériles) , à anthères courtes souvent vides de pollen ; ovaire ovoïde-triquètre, surmonté de trois stigmates sessiles, étalés, glanduleux, niuriqués en dessus; fruit ailé, triquètre, indéhiscent et monosperme. Le Portulacaria a/'ra , Jacq., loc. cit. , tab. 22, a été décrit sous plusieurs noms par divers botanistes. C'est le ClaytoniaPortulacaria de Linné, Mantiss., et Lamk., Il/ustr., tab. i44 ; le Crassula Portulacaria de Linné, Spccies Plant. 4o6 ; l'Hœnkea crassifoliaàc Salisbury , Prodrom.

174; enfin le Portulaca fructicosaAe Thunberg, Flor. cap., p. 099. Cette Plante est frutescente, glabre, à feuillesopposées, obovées, presque rondes, planes et charnues, à fleurs petites et roses. Elle croît dans l'Afrique australe, et on la cultive en Europe dans quelques jardins de botanique où elle fleurit rarement. (G..N.)

PORTULACÉES. Portulaceœ. bot.

phan. Famille de Plantes dicotylédones, polypétales, à étamines périgynes, établie par Jussieu ( Gen.

Plant.) et ayant pour type le genre Pourpier [Portulaca) qui lui a donné son nom. Les Plantes qui composent cette famille sont herbacées ou sousfrutescentes : leurs feuilles sont opposées, rarement alternes, simples , épaisses et charnues , sans stipules ; les fleurs sont terminales ou axillaires. Leur calice se compose de deux sépales opposés, concaves, souvent réunis par leur base et formant une

a 54 POR sorte de tube ; la corolle est pentapétale , et quelquefois les pétales se soudant entre eux constituent une corofle monopétale plus ou moins régulière. Les étamincs en même nombre que les pétales leur sont opposées ; dans quelques genres elles sont en plus grand nombre. L'ovaire est libre ou quelquefois semi-iufère, à une seule loge contenant un nombre variable d'ovules , naissant immédiatement du fond de la loge on attachés à un trophosperme central. Le style est simple et se termine par trois ou cinq stigmates filiformes. Le fruit est une capsule recouverte par le calice , à une seule loge polysperme, s'ouvrant soit en trois valves, soit par le moyen de deux valves superposées et en forme de boîte à savonnette. Les graines offrent un tégument propre , souvent cruslacé et comme chagriné , et un embryon cylindrique roulé sur un endosperme farineux. Celte famille, telle qu'elle avait été présentée par Jussieu, renfermait plusieurs genres qui en ont e'té retirés. Ainsi îe Tamarix forme le type de la famille des Tamariscinées établie par Desvaux et qui entre autres caractères diffère des Portulacées par l'absence de l'endosperme. Les genres Scleranthus , Gymnocarpus , et très-probablement le Telephiurn et le Corrigiola , ont été transportés parmi les Paronychiées.

Les Portulacées ont en effet de trèsgrands rapports avec cette famille , dont ils ne diffèrent guère que par leur stigmate à trois ou cino lobes linéaires et par leur ovaire polysperme et leurs étamines opposées aux pétales. Les genres principaux de cette famille sont : Portulaca, L. , Monda, Micheli ; Trianthema , L. , Claytonia , L. , Calandrinia, Kunth ; Fouquiera, id. ; Bronnia, id. Quant au genre Tur/iera, le professeur Kunth en a fait une tribu particulière sous le nom de Turnéracées dans la famille des Loasées. (A.. H.)

PORTUMNE. Pon'i/rnni/s. crust.

pjom donné par Leach à un genre

POR

que Latreille réunit à ses Platyoniques. V. ce mot. (o.)

PORT UNE. Portunus. crust.

Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures , tribu des Arqués, établi par Fabricius aux dépens du grand genre Cancer de Linné et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères essentiels' : les deux pieds postérieurs terminés en nageoires. Test en segment de cercle plus large que long, dilaté eu avant , rétréci et tronqué postérieurement ; cavilé buccale carrée; troisième article des pieds-mâchoires extérieurs presque carré , avec un sinus ou échancrurc interne près du sommet de l'insertion du suivant. Pédicules oculaires courts; post-abdomen ou queue des mâles de cinq anneaux dislincts, de sept dans les femelles.

Ces Crustacés ne diffèrent des Crabes proprement dits que par la manière dont se terminent leurs pieds postérieurs. Ils se distinguent du genre Lupe ou Lupée de Leach , que Latredle leur réunissait avant la publication de son ouvrage sur les familles naturelles du lègue animal , parce que les Lupes ont toujours la carapace plus large et terminée, de chaque côté , par une longue épine recourbée ( Fr< Lupée ). Les Podophtalmes, qui ont encore les deux pieds postérieurs en uageoires , sont bien distincts des Porlunes , parce que leurs pédicules oculaires sont trèslongs. Enfin les genres Thie et Platyonique en sont séparés parce que leurs quatre derniers pieds sont terminés en nageoires.

Le genre Poitune renferme un grand nombre d'espèces propres à toutes les mers ; ce sont des Crustacés nageurs qui voyagent et tra»

versent souvent de grands espaces de mers. Bosc et Risso ont donné quelques détails sur les mœurs de plusieurs espèces de France et de la Caroline , qui méritent d'être rapportés ici. Ceux qui habitent les côtes de France vivent réunis en société ; ils se choisissent des demeures confor-

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