‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 98 sur 274 · TOME XI V · texte numérisé non relu

TOME XI V

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mydes ont les antennes simples dans les deux sexes. La taille des Piocris est moyenne. Elles ont le port des Zygènes ; mais leurs ailes ne sont pas tachées de diverses couleurs comme dans celles-ci: elles sont en général d'un vert métallique ou brunes. On les trouve dans les lieux secs des bois, dans les clairières. Elles se tiennent posées sur la tige ou les feuilles des Herbes. L'espèce qui sert de type à ce genre est :

La Procris du Statice, Procris Staticis, Latr., God., Hist. des Lépid.

de France, T. III , p. i58, pl. ua, fig. i5; Zygœna Staticis, Fabr.; Sp/iynx Staticis , L. ; la Turquoise, Geoff. , Ins. Paris, T. il, p. 129, u° 4o. Elle a neuf lignes d'envergure. Ses ailes supérieures sont d'un vert doré; les inférieures cendrées. Elle est commune dans les lieux secs et boisés des environs de Paris.

Geoffroy donnait le nom de Pi ocris au Satyre Pamphile. P'. Satyre, (o.)

PROCftîS. eot. pu an. Genre de la famille des Urticées , extrêmement voisin des Bœhmeria de Swartz , et offrant des fleurs unisexuées, monoïques ou dioïques; les fleurs mâles ont un calice;» quatre divisions profondes et quatre étamines; les fleurs femelles sont réunies en un chaton globul eux , et finissent par former uu fruit pulpeux et rugueux , qui se compose d'un réccptaclechamu, dans lequel sont enfoncés un très-grand nombre de petits akènes indéhiscens.

Les espèces de ce genre sont toutes exotiques, originaires des Antilles ou de l'archipel Indien. Ce sont en général des Plantes herbacées, vivaces, à feuilles alternes et entières.

Aucune d'elles ne mérite un intérêt particulier. (a. r.)

PROCRUSTE. Procrustes. iNs.

Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères , famille des Carnassiers , tribu des Carabiqucs abdominaux, établi par Bonelli , et adopté par Lalreille ét par tous les entomologistes. Dans l'ouvrage ayant pour titre Spécies des Coléoptères de

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la Collection du comte Dejean, cet entomologiste caractérise ainsi ce genre : les quatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, les trois premiers très-fortement, le quatrième beaucoup moins; dernier article des palpes Fortement sécuriForme , et plus dilaté dans lès maies. Antennes filiformes. Lèvre supérieure trilobée. Mandibules légèrement arquées, lisses, et n'ayant qu'une dent à leur base. Une trèsforte dent bifide au milieu de l'écliancrure du menton; corselet cordiforme; élytres allongées. Ce genre, dit Dejean, a été établi par Boneili sur le Carabus coriaceus de Fabricius. 11 a les plus grands rapports avec les Carabes , et il en diffère seulement par la lèvre supérieure qui est distinctement trilobée , tandis qu'elle est bilobée dans les Carabes. Pendant long -temps on n'a connu qu'une seule espèce de ce genre; c'est Dejean qui en a fait connaître trois autres, dont deux propres à l'Eui ope ; et la dernière trouve dans l'île de Mytilène, et communiquée par notre ami De Cérisy , ingénieur de la marine, à qui elle a été dédiée. Nous citerons comme type du genre :

Le Procruste coriace, Frocrustes curiaceus, Dej., Bon.; Carabus coreaceus, Fabr., Latr., Oliv-, Entom.

T. m, p. 18, fig. 35, n» 9, tab. 2, fig. 1, a, b; le Bupreste noir chagriné , Geoff. Il est long de quinze à dix-sept lignes, noir, avec les élytres couvertes de points enfoncés et irréguliers. On le trouve communément en France, en Allemagne et en Suède, dans les bois, les ebamps et les jardins. (°-)

PB-OCTOLESl polyp.? (Rafinesque.) P~. Physoon.

PROCTOTRTJPE. Proctotrupes.

ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans , famille des Pupivores, tribu des Oxyures, établi par Latreille, et adopté par tous les entomologistes, avec ces caractères : mandibules arquées, aiguës, sans dentelures. Palpes maxillaires,

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beaucoup plus longs que les labiaux et pciidaus , composés de quatie articles inégaux ; les labiaux de trois.

Antennes filiformes, point coudées, presque de la longueur du corps , un peu velues dans les mâles, inséiées au milieu de la face antéiieure de la tête, composées de douze articles dans les deux sexes. Tête verticale, comprimée, presque carrée, les angles arrondis et lisses. Yeux ovales, entiers ; trois petits yeux lisses, disposés en triangle sur lebauldufront. Corps étroit, allongé. Corselet long, son premier segment court: métathorax allongé, obtus, chagriné. Ailes supérieures, ayant une cellule radiale extrêmement petite, qui, avec le point marginal, forme un triangle et émet une nervure en se dirigeant vers le disque ; point d'autres cellules distinctes. Abdomen ovale, conique, lisse , comprimé , très-brièvement pédiculé , son premier segment fort grand, en forme de cloche. Anus des mâles terminé par deux valvules latérales, pointues; une tarière simple, cornée, toujours saillante, servant de conduit aux oeufs , terminant le corps dans les femelles. Pales assez grandes ; jambes antérieures sans échancrur.e. Ce genre est peu nombreux en espèces. En général elles fréquentent les Plantes , d'autres courent#ur la terre. Il est probable que leurs femelles déposent leurs œufs dans le«corps des larves ou des nymphes d'autres espèces. On trouve cinq à six espèces de Proctotrupe aux environs de Paris. Parmi celles-ci nous citerons comme type du genre:

Le Proctotrupe pallipède, F rottotrupes pallipes , Latr.; Codrus pa!lipes , Jurinc, Hym., p. 209, pl. i3; Il est long de deux lignes et demie.

Ses antennes et ses pates sont lestacées ; la tète et le thorax noirs , et l'abdomen brun. (g.)

PROCTOTRLTIEN S. Proclolrupii.

INS. Nom donné par Latreille à une famille d'Hyménoptères à laquelle il a substitué depuis celui d'Oxyures.

F~. ce mot. (b.)

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* PROCYON. MAM. (Slorr. ) Syn.

de Raton. ('■•)

PRODUCTE. Productua. FÔ5S.

iSowerby , dans son Histoire des Coquilles fossiles d'Angleterre , a donné ce nom à un genre de Coquilles fossiles qu'il croit voisin des Anomies , et auquel on peut assigner les caractères su ivans : Coquille bivalve , indjquivalve, équilatérale , à bord presque cylindrique , à charnière Hnndaire , transverse, garnie dans toute • sa longueur de très-petites dents sduriales cl inlrautes comme celles des kAr cbes ; le sommet est imperforé ; rî'unc des valves est convexe cl l'an— litre concave extérieurement. Ce genre «£c compose d'un assez grand nombre id'espèces, observées en Angletei re et ueo Ecosse par Sowerby. P". ÏÉRJi-

IBRATULE. (A. P..)

PRO-GALLINSEGTES. unt.Rëaunmur donne ce nom aux Insectes hémiptères du genre Cocbeuille. V. ce itmot. (G.)

* PROGNATHE. Prognathus. rus.

GGeure de l'ordre des Coléoptères , '■section des Pcntamères, famille des . Carnassiers, tribu des Aplatis, établi

par Khby, qui lui avait donné le nom de Siagone déjà employé pour i un genre de Carabiqucs, et auquel i Latreillc a substitué le nom sous le- 'iqucl nous le faisons connaître aujourd'hui. Ce genre a pour caractères : tête séparée du corselet par nune sorte de col ; labre entier ; palpes Bfiiiformes et subtiles; le quatrième ou ■idernier article des maxillaires et le ' troisième ou dernier des labiaux dis— ;tincls. Jambes antérieures un peu identelées ou épineuses extérieure- I menl. Tarses ordinairement suscep- : libles de se replier sur la jambe, composés de cinq articles, dont le premier, qui est court, est caché par les poils de l'extrémité de la jambe > et dont le dernier csi au moins aussi I long que les quatic précédons réunis.

Antennes de onze articles ; corps dé- | primé, allongé et parai lélipipède. Ce genre se distingue des Coprophiles de Latreillc, parce que ses antennes

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sont filiformes et diminuent vei s l'extrémité , tandis que dans ceux-ci elles sont moniliformes et grossissent au bout. Les Osories en sont éloignés par leur corps cylindrique; les Zirophores par la longueur des mandibules qui est plus considérable dans ceux-ci; et enfin les Oxytèlos , par des caractères de même valeur.

Ce genre ne se composait que d'une espèce propre à l'Angleterre; mais un jeune entomologiste de Versailles, Hippolyle Blondel , n publié depuis peu dans les Annales des Sciences naturelles, T. x, p. 4ii, pl. 18, fig. i4 et i5, un Mémoiie sur une espèce nouvelle de ce génie trouvée à Versailles. Il la nomme Prognathe m i l it.nsk , Prognatus rvfipenriis.

Elle est longue de quatre millimètres, glabre, ponctuée, rousse; avec la partie postérieure de la tête, du thorax et de l'abdomen noire. Il l'a trouvée sous l'écorcc d'un Peuplier mort.

» PROGRESSION, zooj,. La Progression est la faculté dont jouissent le plus grand nombre des Animaux de changer de lieu et de se déplacer h l'aide de l'appareil locomoteur, et de se transporter d'un endroit dans un autre [f. Locomotion). Long-temps on en à fail un attribut de la vie, bien que depuis on ait reconnu que beaucoup d'êtres, classés parmi les Animaux , ne jouissaient d'aucun mouvement tic Piogression. Les Minéraux, formés par l'agrégation moléculaire , ne se meuvent poinl : s'ils avancent, cela tient à des causes locales qui ajoutent sans cesse de nouveaux matériaux sur le noyau primitif. Implantés sur le sol , les Végétaux , qui font partie des êtres animés , n'ont point de mouvement de Progression proprement dit : cependant comment définir ces mouvemens des feuilles qui s'ouvrent et s'épanouissent quelquefois pour aller chercher la lumière et les gaz qui entretiennent la vie? Comment nommer ce mouvemens des racines des Orchis , des Plantes gazounanles envoyant par

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