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savant voyageur. Ses caractères sont :
calice quadrifide ; corolle nulle?; dix étamines distinctes dont les alternes sont plus courtes ; fruit drupacé , orbiculaire, épais, mou, farineux, contenant un noyau de même forme, comprimé , monosperme , chargé d’un réseau de fibres entrelacées , lisse et à bords obtus. Ce genre est placé par Jussieu, dans sa dixième section, près de Y Apalatoa.
Le Détar du SénÉgad , Detarium Senegalense , Juss., est un Arbre dontles feuilles sont alternes et imparipennées; les fleurs disposées en grappes axillaires. (g. .N.)
DÉTONATION. Bruit occasioné par le passage très -prompt d’une matière solide à l’état de fluide aériforme. Plus l’air, par son élasticité, oppose de résistance à une dilatation aussi subite qu’extrême, plqs violent est le choc qu’éprouvent ses molécules et plus intenses sont les vibrations sonores : une quantité déterminée de poudre à canon , que son explosion soit libre ou qu’elle soit contrariée par des obstacles , détonera avec beaucoup plus de bruit dans la plaine qu’au sommet d’une haute montagne où la pression de l’air est peu considérable. La Détonation peut encore avoir lieu d’une manière inverse , lorsqu’un fluide gazeux change d’état, ou quand, par une circonstance quelconque , il se forme à l’instant même une espèce de vide que les molécules atmosphériques environnantes s’empressent d’occuper : la vivacité avec laquelle ces molécules se précipitent vers l’espace vide, occasione entre elles un choc d’autant plus sonore que la formation du vide a été plus prompte. (dr..z.)
DETRIS. bot. piian. Adanson désignait le Cineraria amelloides , L. , sous ce nom générique qui aurait dû être conservé lorsqu’on a reconnu que cette Plante formait le type d’un genre nouveau. Cassini lui a substitué la dénomination d ’Agat/iœa cœlestis. y. Agatiiée. (g..n.)
DÉTRpiT. g jjiojj. Sorte d’etran-
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glementdès mers qui sépare deux confinons rapprochés ou deux îles d’un même archipel. Plusieurs Détroits dont les rivages sont adoucis et le Tond peu considérable, sont des preuves que , parla diminution graduelle des eaux , les terres que ces Détroits séparent tendent à s'unir. Quand leurs côtes sont brusquement coupées à pic , et que leur fond ne peut être atteint par la sonde, ils indiquent une antique rupture. Tel est le Détroit de Gibraltar; le souvenir de sa formation violente ne fut point entièrement éteint dans la mémoire des Hommes , et les plus anciennes traditions nous l’ont conservé. La formation brusque de certains Détroits ayant causé des' diminutions ou des augmentations considérables dans les mers qu’ils mettent en rapport immédiat, ont, en modifiant leur rivage , changé la nature des productions de ceux-ci. C’est sous ce point de vue encore plus que sous celui de la géologie que les Détroits doivent intéresser les voyageurs naturalistes. Ils observeront presque toujours que la végétation et la zoologie de leurs bords opposés sont à peu près identiques , quand on peut supposer qu’il y eut rupture, tandis que leurs productions deviendront assez différentes sur leurs rivages latéraux. Ainsi en prenant toujours le Détroit de Gibraltar pour exemple , depuis le rocher qui lui donne son nom jusqu’à Trafalgar en Espagne , et depuis Ceuta jusqu’au cap Spartel en Afrique , on croirait être absolument dans un même canton où les productions naturelles sont absolument pareilles et en partie propres au sol, tandis que les côtes orientales de l’Espagne et de l’Afrique, qui viennent s’y lier , présentent de grands rapports avec 1 nistoire naturelle du Levant, et celles de Trafalgar au cap Saint-Vincent, ou du Spartel au Bajador , rappellent par leurs productions les îles atlantiques, et n’offrent presque plus de productions méditerranéennes, (b.)