‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 162 sur 221 · V. Panic. (a. r · texte numérisé non relu

V. Panic. (a. r

DIGITAL BLANC, bot. crypt.

[Champignons.) L’un des noms vul- I gaires du Cl avaria pistillaiis , L. j Paulet nomme Digital Aurore ou panaché , le Clavaria Digitellus. V.

Clavaire. (b.) Il

DIGITALE, pois. On nomme ainsi j vulgairement les très-jeunes Sau- I nions. (b.)

DIGITALE. Digitalis. bot.

phan. Genre de la famille des Scrophulariées et de la Didynamie An? ; giospennie, L. , qui se reconnaît à son calice persistant , à cinq divi-r !

sions profondes et inégales , à sa corolle monopétale tubulée, irrégulièrement évasée , très-ouverte , à lira- j £ be oblique offrant quatre ou cinq lobes inégaux. Les étamines sont didynaines , incluses ; les anthères à deux loges didymes; le style se termine par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule ovoïde , acuminée , ren- ' fermée dans le calice et s’ouvrant en deux valves dont les bords rentrans / formaient les cloisons. Les espèces j de ce genre, au nombre d’environ vingt-cinq , sont des Plantes herbacées , vivaces , à feuilles alternes, et à fleurs disposées eu longs épis, souvent d’un aspect fort élégant qui a P mérité à plusieurs l’accès de nos jardins. Parmi ces espèces, nous citerons les suivantes :

Digitale pourprée , Digitalis pur- lf| pu rca , L., Bull, lierb. tab. 21 -, Ricb-

5oi

DIG

t . Méd. T. i , p. a36. C’est une des s belles espèces du genre et une

■ plus communes en France. On la uive aux enviions de Paris dans

bois montueux ; dans quelques iwinces du centre de la France, \S le Nivernais , par exemple, elle ît en abondance au milieu des mps et nuit aux moissons. Ses i illes radicales sont pétiolées , ova- , aiguës, un peu sinueuses , ve- • s et blanchâtres sur leurs deux fa- ., mais surtout intérieurement. La [ est dressée , simple, de deux à iss pieds de hauteur , cylindrique , ► -velue , et comme cotonneuse. Les mrs sont d’une belle couleur pour- : , très-grandes, pddonculées , touttournées d’un même côté, pendan- ., et formant un épi simple. La coeest irrégulièrement évasée , pres- 1 campaniforme , à cinq lobes trèsus et inégaux; sa face interne est . ée de petits points noirs entourés ne auréole blanchâtre et garnis de s longs et mous. La Digitale poureî fleurit vers le mois de juin. La luté et l’éclat de ses fleurs la font uercher et cultiver dans les paries. Cette Plante jouit d’une trop Lade réputation comme médicaa it , pour que nous ne croyions devoir parler ici de ses propriétés ilicales. Ses feuilles, qui sont la t.ie dont on fait usage, ont une 63ur âcre, amère et desagréable, i dose d’un grain , elles excitent Lion sécrétoire des glandes sali-

■ es , occasionent un sentiment pé- 1 e d’astriction dans la gorge et de

aise dans l’estomac. Si l’on augîte graduellement cette dose, il îanifeste une excitation générale ; dquefois le vomissement a lieu, les déjections alvines deviennent h abondantes et plus fréquentes.

iin, si la quantité du médicament [portée subitement à une dose éle- ,, il détermine alors tous les phéiiiènes de l’empoisonnement par ubstances narcotico-âcres. Un des ! :s les plus remarquables de la Di- 11e pourprée , c’est l’action secone qu’elle excroc sur la circulation

DIG

du sang. Le pouls qui d’abord avait été accéléré par l’usage de ce médicament, finit ordinairement, chez le plus grand nombre des sujets , par devenir jdus lent et moins développé , et il n est pas rare de le voir descendre assez rapidement de soixante ou soixante-dix pulsations par minute , à trente , ou même à vingt-cinq. Ce résultat, constaté par un grand nombre de praticiens , u’a cependant pas lieu chez tous les individus ; il en est au contraire dont le pouls bat constamment avec plus de force et de rapidité après avoir fait usage de la Digitale. C’est d’après cette action sédative de la Digitale sur le système sanguin que plusieurs auteurs en ont recommandé l’usage dans les palpitations et les anévrimes du cœur et des gros troncs vasculaires. Une des maladies contre lesquelles la Digitale pourprée a été employée avec le plus d’avantage, c’est l’hydropisie essentielle , soit du tissu cellulaire , soit des cavités splanchniques. L’excitation générale que ce médicament détermine , l’abondante sécrétion d’urine qu’il provoque , rendent assez bien compte des succès qu’on a obtenus dans cette circonstance. Il n’en est pas de même dans la phthisie pulmonaire ; malgré les éloges qui lui ontété prodigués par quelques médecins anglais , les recherches de Bayle et de plusieurs autres praticiens recommandables, sont loin de les avoir justifiés. On a aussi employé la Digitale pourprée avec assez de succès dans les différens symptômes de la maladie scrophulcuse. Les feuilles de Digitale pourprée s’administrent ordinairement en poudre à la dose d’un à deux grains, dose que l’on augmente progressivement. L’extrait aqueux est une préparation très-énergique , dont la dose est à peu près la même que celle de la poudre. Quant à la teinture alcoliolique, on en donne de douze à vingt gouttes dans une potion. On l’emploie quelquefois à l’extérieur pour frictionner les par-, tics affectées d’infiltration séreuse.

On prépare aussi une teinture éthéréc

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de Digitale dont la dose est de quelques gouttes.

Mous avons en Fiance cinq autres espèces de Digitale, savoir:

La Digitale a grandes fleurs , Digitalis grandiÛora , Lamk. Cette belle espèce, qui croît dans les lieux montueux en Alsace, dans les Vosges , les Basses-Alpes , etc. , se distingue par ses feuilles lancéolées , pointues , embrassantes, glabres en dessus, mais velues sur leurs bords. Les fleura sont grandes , d’un jaune sale , tachetées de points pourpres.

La Digitale a petites fleurs , Digitalis parviflora , Lamk.; D. lutea , L. Eile se distingue facilement par ses feuilles lancéolées , étroites , aiguës , glabres ; par ses fleurs petites , d’un jaune pâle , formant de longs épis dont toutes les fleurs sont tournées d’un même côté. Elle croît sur les coteaux pierreux dans la forêt de Fontainebleau.

La Digitale rougeâtre, Digitalis purpurasceus , Roth. Elle paraît être une hybride de la Digitale à grandes ou à petites fleurs, fécondée par la Digitale pourprée. Son port et son feuillage sont à peu près ceux de la Digitale à petites fleurs, mais ses feuilles sont un peu plus grandes et pubescentes. Sa corolle est plus ou moins évasée, diversement nuancée de jaune et de rougeâtre , toujours un peu barbue à sa lèvre inférieure.

Elle a été trouvée en Auvergne , en Alsace, aux Pyrénées, en Bourgogne, etc., constammentdans des lieux où croissaient les espèces précédentes.

La Digitale a feuilles de Mo- LÈne , Digitalis T/iapsi, L., croit en Savoie , en Espagne , etc. Elle est blanchâtre et cotonneuse ; ses feuilles sont lancéolées, décurrentes sur la tige comme celles du Bouillon blanc {Kerbascum Thapsus). De-là , le nom spécifique sous lequel on la connaît.

Ses fleurs sont grandes , purpurines , disposées en épi,

La Digitale ferrugineuse , Digitalis ferruginea, L. On reconnaît cette espèce à sa lige de quatre à cinq

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1 )ieds de hauteur, entièrement -b- i ne, ainsi que les autres parties de U Plante. Ses feuilles sessiles, lancéo- ! lées , sont marquées de nervures j très-saillantes à leur face inférieur.

Les fleurs forment un long épi tiès- | serré. Elles sont d’une grandeur moyenne et d’une couleur jaune rou- !

geâtre. On la trouve sur les collines en Piémont. Assez fréquemment on la cultive dans les jardins.

Parmi les espèces exotiques , l’,uue des plus belles et des plus recherchées est la Digitale Sceptre , Di-

fitalis Sceptrum , L. , originaire de île de Madère. Sa tige est dressée, ligneuse inférieurement, rameuse et très-velue, surtout à sa partie supë^ rieure. Ses feuilles sont sessiles, allongées, spathulées, très-rapprochées, velues et blanchâtres à leur face inférieure. Les fleurs sont d’un jaunedoré mêlé de rouge, pédonculées, pendantes et formant un long épi. On cultive encorela DigitaledesCanaries,Z?îgilalis Canariensis , dont les fleurs, d’un jaune rougeâtre , imitent une gueule béante , et la Digitale laineuse , Digitalis lanala , Willd . , dont la corolle est brunâtre, la lèvre inférieure très-longue et ponctuée de pourpre.

Les jardiniers nomment fausse Digitale le Dracocephalum Virginicum , L. (a. n.)

DIGITALES, échin. et moll. ross.

Plusieurs oryctogra plies ont donne ce nom à des pointes d’Oursins fossiles, ainsi qu’à des Bélemnites , des Tubulites , des Dentales , et même de?

Solens également fossiles. (lam..x )

* DIGITALINE, inf. Genre de la classe des Psychodiées microscopiques , de la famille des Yorticellaires , formé aux dépens du genre V orticella , trop considérable et composé par Miiller d’espèces incohérentes. B offre les plus grands rapports avec le* véritables Vorticelles rameuses, mais ne présente pas, comme ces Animaux, de cils ou organes cirrheus, à l’orifice qui, d'ailleurs, n’a jamais ses pédicules partiels , conlortilcs , »**

DIG

■ ne rétractiles. Ses caractères con- |i , ent dans vin stipe fistuleux , peu ! . ible , simple, ou le plus commus vient dendroïde , se divisant dans » :as en rameaux rigides. Les pédiî es supportent une urne cylindra- » ! , oblongue , non cainpanü’orme ,

: i< e à la gorge où elle est unique- • nt tronquée, de manière à présenté , dans sa troncature, la figure plus \ moins régulière d’un cœur. Celte t me distingue aussi le genre dont il question des Dendrelles avec lestelles il présente d’autres affinités.

>> Digitalines croissent ordinairebut sur les petits Crustacés aqual ues ; desCyclopes, des Monocles ! des Daphnies en sont quelquefois ï ivertsau point d’en souffrir et de ne avoir plus nager que difficilement, nome on le voit aussi dans les au- ?s Vorlicellaires , il arrive une épot e où les urnes se détachent, et, in- , idualisées , voguent librement. Ce U, que nous avons souvent eu occam d’observer , avait été fort bien ssi par l'exact Roësel et par Lederi iller lui-même. Nous n’avons en r-'e observé de Digitalines que dans ' eaux douces , mais Muller prénd avoir vu notre troisième espèce -isi dans la mer. Nous en connais-nis trois : i° la Simple, Digitaua simplex , N. , l’Animal pied : Biche , Lederm. pl. 78 , M. —

. La Digitaline de Roësel, Z?. Rœse- : , N. {F. pl. de ceDict.), Vonicella ■ gilalis , Müller, Inf p. 627, pl. 46,

1 5 ; Encycl., Vers. 111. , pl. sj5 , f. 6. 3°. La Digitaline anastatique , D.

astatica , N., F orticella anastatica, iller, Inf., p. 226, pl. 46, f. 5 ; Vor- 1 ;elle rose de Jéricho , Encycl., Vers.

! . p. 74, pl. 25, f. 5. (b.)

DIGITALIS. bot. phan. F. Digi-

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