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peu e'pineuse latéralement, de forme presque globuleuse, terminée en avant par un rostre très-court, bifide; yeux médiocrement gros, mais d’un diamètre plus grand que celui de leur pédoncule; orbites ayant en dessus et en dessous, à leur bord postérieur, une seule fissure.
Les Doclées ont le second article des pieds-mâchoires extérieurs, presque carré , et se rapprochent par-là des genres Parthenope, Maja , Eurynome , Pisa et Hyas ; elles s’en distinguent cependant par la longueur de plusieurs de leurs pieds, et surtout celle de la seconde paire. Ce développement excessif des pâtes fait ressembler ces Crustacés à des Araignées; de -là le nom d 'Araignées de mer , appliqué à un groupe composé d’espèces analogues sous ce rapport. Latreille réunit aux Doclées le genie Egérie de Leach , qui n’en diffère essentiellement que parce que les serres sont aussi épaisses ou plus grosses que les deux pieds suivans, tandis qu’elles sont plus grêles dans les Doclées. Ces dernières ont une carapace arrondie et avoisinent sous ce rapport les Leucosies; mais cette carapace se rétrécit en avant , et ce caractère , qui les range dans la section des Triangulaires, suffit pour les distinguer. Les Doclées paraissent habiter les mers de l’Inde. Leach ( Zool. Mise.
T. n, tah. 74) en décrit et représente une espèce.
La Doclée de Risso , D. Rissonii de Leach. Cet auteur en donne la description suivante : une pointe derrière chaque orbite; deux autres, à distances égales de celle-ci , sur les côtés antérieurs de la carapace; une ointe peu élevée sur chaque région ranchiale; pâtes cylindriques , avec le cinquième article de celles de la seconde et de la troisième paires un
})eu renflé au bout; carapace et pieds iruns, couverts d’un duvet très-fin ; une petite pointe tout-à-fait en arrière du têt. Longueur, un pouce trois lignes : celle des serres de la femelle , un pouce deux lignes ; et celle des pales de la seconde paire, quatre pouces.
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— Latreille rapporte au genre Doclée !
YEgeria Inclica de Leach , ainsi que les lnachus longipes , spinifer et Lar de Fabricius. (aud.J
DODARTIE. Doâartia. bot.fiian. [ Genre de la famille des Scrophularinées et de la Didynamie Angiospermie, L., constitué par Tournel’ortet adopté par Linné et Jussieu qui l’ont ainsi caractérisé : calice campanule , court, anguleux et à cinq dents; co- ; rolle tubuleuse, à limbe bilabié; la lèvre supérieure échancrée , l’inférieure trifide , plus large et plus longue que celle-ci; stigmate bifide ; capsule globuleuse, couverte par le calice persistant.
La Dodartie orientale , Dodartia orientalis, L., Lamarck , Illust.
tab. 5 00 , est une Plante qui croît ; sur le mont Ararat et en Tartarie. Sa ; racine est longue et rampante; sa i tige, ligneuse à la base, porte des feuilles rares , petites , linéaires , glabres, très-entières, distantes, les inférieures opposées , les supérieures alternes; elle a quelques petits rameaux axillaires; ses fleurs sont terminales , d’un pourpre foncé , disposées en grappes ou en épis lâches, et accompagnées de bractées. Une autre espèce que Linné a nommée D. Indien , parce qu’elle est indigène de l’Inde, complète ce genre ; ses feuilles sont ovales , dentées en scie et velues ainsi que les tiges ; elle se distingue en outre de la précédente, par ses fleurs jaunes et autrement disposées.
DODÉCADIE. Dodecadia. bot.
phan. Dans sa Flore de la Cochinchine , Loureiro donne ce nom à un genre de lTcosandrie Monogynie, h-, mais dont on n’a pas encore déter^ miné les rapports naturels , et qui offre les caractères suivans : calice infère , étalé , à douze divisions obtuses et très-courtes ; corolle campanulée, dont le tube est court et le limbe »
douze divisions aiguës; trente étamines insérées sur le tube de la corolle et saillantes; style plus long que les étamines; stigmate simple ; baieovee,
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* te et polysperme. Ce genre, qui son nom du nombre des parties ; a corolle et du calice , ne ren ferme ) me seule espèce , la Dodecadla r °.stis, grand Arbre indigène des ! ts de la Cocbinchine , où on le < ame Cay-Chon Dung ; ses feuilles [ it lancéolées , très-entières et allies; ses fleurs sont petites, blani très , disposées en grappes simples I uxillaires. (g.. N.)
( DODÉCAÈDRE, min. Solide à ; ze faces polygones, parallèles deux 1 c2ux et d’une même espèce par le i inbre de leurs côtés, F. Cristal-
I " RAFHIE. (A. R.)
DODÉC ANDRE. Dodecander.
r i .phan. Une Planteou une fleur est lécandre , quand elle offre de dou- I ài vingt étamines; tels sont l’Aza- 9 ,, le Réséda , l’Aigremoine, etc.
( îDODÉCANDRIE. Dodecandria.
I r phan. Onzième classe du syslèsexucl de Linné, contenant tous Végétaux qui ont d’onze à vingt
Ï mines libres. Cette classe se paire en six ordres , d’après le nombre styles ou des stigmates. Ces six ï res sont : la Dodécandrie Monôme; D. Digynie ; D. Trigynie; D.
h ragynie ; D. Pentagynie; D. Polyîie. F. Système sexuel, (a. r.)
I )ODÉCAS. bot. phan. Ce genre, istitué par Linné fils , et placé dans Jodécandrie Monogynie, a été rapté aux Myrtinées par Jussieu qui j ique aussi ses rapports avec les Sa- • iriées. Voici les caractères qui lui ut assignés : calice turbiné à quatre isions profondes, muni de deux uctées à sa base; quatre pétales;
1 îze étamines courtes; capsule seinfère, uniloculaire , polysperme , ouverte par le calice entre les déîpures persistantes duquel elle fait [lie et offre quatre valves s’ouvrant ■ le sommet ; semences extrêment petites. L’unique espèce dont genre se compose , est un Arbrisu dont les feuilles sont opposées obovales-oblongues , les pédoncuuniflores et axillaires. Il a une
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ressemblance de port avec le Lycium barbarum. Linné fils lui a donné le nom de Dodecas Su/inamensis , parce qu’il est indigène de Surinam.
DODÉCATHÉE. Dodecatheon.
bot. phan. Selon Gesner , Pline appelait ainsi la Grassette. Anguillaria donnait le même nom à la Primevère ordinaire. Mais aujourd’hui ce nom s’applique à un genre de la famille des Primulacées , établi par Linné , et adopté par tous les botanistes modernes. Son calice est campanule à cinq divisions aiguës et réfléchies; la corolle est monopétale, rotacée, à cinq lobes très-profonds, fort longs, obtus et comme spathulés, d’abord étalés, puis brusquement rabattus vers le pédoncule, comme dans un autre genre de la même famille , le Cyclamen ; les étamines sont au nombre de cinq , insérées à la gorgé de la corolle; les filets sont très-courts et monadelphes par leur base , les anthères sagittées, étroites, aiguës, dressées et rapprochées les unes contre les autres, de manière à former une sorte de cône ; l’ovaire est libre, ovoïde, à une seule loge contenant un trophosperme central , globuleux , recouvert dans toute isa surface d’une très-grande quantité d’ovules, et communiquant avec la base du style par un prolongement filiforme , qui se détruit peu de temps après la fécondation; le style est grêle, capillaire , de la même longueur que les étamines , et se termine par un stigmate simple et fort petit ; la capsule est ovoïde , allongée , terminée en pointe et comme mamelonnée à son sommet, enveloppée par le calice qui est persistant; elle offre une seule loge , et s’ouvre seulement par son sommet au moyen de l’écartement des cinq petites dents qui forment son mamelon terminal , confine cela s’observe dans rOEillct et un grand nombre de Caryophyllées.
Ce genre ne se compose que de deux espèces , qui l’une et l’autre sont originaires de l’Amérique septentrionale. Ce sont deux petites Plantes
574 I DOD herbacées, ayant leurs feuilles toutes radicales, étalées en rosette ; leur tige nue ou hampe, terminée par un sertule ou ombelle simple, de fleurs élégantes et bleuâtres, accompagné à sa base d’un involucre formé de plusieurs folioles. La plus commune et la seule que l'on cultive dans nos jardins est la suivante :
Dodécathée de Virginie, Dodecatheon Meadia , L. , Lande., III. , t- 99. Cette Plante est aussi connue sous le nom de Gyroselle. Elle est originaire de l’Amérique septentrionale. Sa racine est vivace ; ses feuilles radicales, étalées, obtuses, irrégulièrement dentées, rétrécies à leur base en une sorte de pétiole; la hampe est dressée, cylindrique, haute d’environ un pied, se terminant par un sertule ou ombelle simple , de fleurs longuement pédonculées , réfléchies au sommet de leur pédoncule , ayant la corolle d’un bleu pâle, avec une tache verte à la base de chaque division; les anthères sont linéaires , rappiochées en cône et d’un jaune doré. Celte jolie Plaute, assez répandue dans les jardins dont elle fait l’ornement , se multiplie soit de graines que l’on ■sème aussitôt qu’elles sont mûres, soit parla séparation des racines.
La seconde espèce , Dodecatkeon integrifolium , L., Pluckn. , Alm., t.
79, f . 6 , croît sur le bord des ruisseaux , dans les monts Allegany. Elle se distingue de la précédente par ses feuilles plus obtuses, entières, par ses ombelles composées d’un petit nombre de fleurs , et par son involucre dont les folioles sont linéaires.
DODO. ois. y. Dronte.
DODON/EA. bot. ru an. Genre de la famille des Sapindacécs, à l’une des sections de laquelle il peut servir de type et donne son nom. Il est ainsi caractérisé : calice composé de trois ou qpatre , ou plus rarement cinq sépales à peu près égaux entre eux ; corolle nulle; étamines à insertion hypogynique, au nombre de cinq h huit, dont les filets sont extrêmement
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courts, les anthères fixées au sommet de ces filets, allongées, légèrement arquées, à deux loges qui s’ouvrent dans le sens de la longueur- style dressé, partagé à son sommet eu deux ou trois iobes; ovaire qui n’est supporté par aucun disque , triquètre , à trois loges dont chacune contient deux ovules attachés vers le milieu d’un axe central ; capsule de consistance membraneuse, relevée de deux ou trois ailes qui sont portées sur le dos d’autant de valves naviculaires , et partagée en dqux ou trois loges par autant de cloisons qui alternent avec les ailes et restent fixées à l’axe; graines dures , dont la forme est celle d'un sphéroïde comprimé, et dont l’embryon, contourné en spirale, a sa radicule située en dehors et dirigée vers le hile.
Ce genre se compose d’Arbrisseaux ordinairement visqueux , à feuilles alternes , simples , entières ou seulement marquées de quelques dents vers le sommet; à fleurs disposées en grappes terminales et axillaires, accompagnées de bractées , souvent polygames ou même dioïques par avortement. De Candolle (dans son Prodr.
Sysi. Regn. Veget. ) en cite dix-sept espèces , dont cinq moins connues et quelques-unes même rapprochées de ce genre avec doute; cinq sont originaires d’Amérique, les autres de la Nouvelle-Hollande, des îles Sandwich, des Indes-Orientales, de l’îlc dé Mascareigne , etc. La plus généralement connue est le Dodonœa viscosa , rencontré aussi dans le royaume d’O1ware, et cultivé en orangerie dans quelques jardins. Il présente trois variétés complètement décrites par Kuntà ( Nova Gcn. 5, pag. i33 ), qui en * fait connaître et figuré ( loc. ci/., tab- 442) une seconde espèce originaire de Curnana.jOn peut aussi consulter pour les figures des diverses autres espèces de ce genre les ouvrages suivans : Cavanilles, le. 327. — Lanik-j Illustr. , tab. 3o4. — Andrews , Iteposi/., tab. 2.3o. — Rudge, in Tran$- Lin. Soc. 11, tab. 19-20, etc.