DUR
DURAZ. ois. Syn. arabe du Lagopède , Tetrao lagopus, L. Sonnini assure que ce nom est aussi donné ài l’Outarde , O tus Tarda , L. V. Têtu as et Outarde. (dr..z.)
DUR-BEC. ois. Espèce du genret Bouvreuil. V. Bouvreuil. Vieillot a* fait de celte espèce , et sous'ie même» nom, le type d’un genre qui n’est!
point adopté. (dr..z.) j
DURDO. pois. L’un des noms vulgaires du Sciœ/ia Umbra. P~. Sciène.,
DUREL1N. BOT. PHAN. L’un desf noms vulgaires du Roure. P'. Chêne.,
Ie-)
DURE-MERE. zool. P~. Membranes et Cerveau.
DD RG AN. pois. ( Risso. ) L’un dest noms vulgaires du Barbeau. V. Cyprin. (b.) i
* DURIAEN ou DÜR’ÏAEN. bot.| pUan. r. Batan.
DURIO. BOT. phan. Pr. Du R ION.»
( Adanson. ) Syn. d’Artocarpe.
Jacquier. (b.) -j
DU RI O N. Durio. BOT. PHAN.
Genre de la Polyadelphie Monogvnie,j établi par Linné , et placé par Del* Candolle ( Prodrovi . Syst. P~eget. i,p.
48o) dans la nouvelle famille des i Bombacées de Kunth. Il présente les, caractères suivans : calice nu et à cinq , lobes obtus ; cinq pétales plus petits que le calice; étamines nombreuses pentadelphes , à anthères anfractueuses; ovaire couvert de petites écailles ; style filiforme ; stigmate presque arrondi ; fruit rond, muriqué , déhiscent par cinq- fentes longitudinales , à cinq loges pulpeuses intérieurement, et renfermant quatre ou cinq graines. D’après la structure des anthères , ce genre a de l'affinité avec l’Eriodendron. L eVurio Z ibet/linus, L., figuré dans Ruinpli ( Herb. Ambuin.
L P- 99> L 29) est la seule espèce connue. Ses feuilles, semblables à celles du Cerisier, sont vertes supérieurement et glabres, et couvertes d’écailles cendrées à leur surface inférieure.
Dans une grande partie des Indes,
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on estime beaucoup le fruit du Durion. Sa grosseur est à peu près celle d’un Melon ou de la tête d’un Homme.
-Une écorce épaisse et forte, verte dans l’origine et jaunissant à la maturité, le recouvre; elle se fend à la partie supérieure , et c’est alors que le fruit est parfaitement mûr. Il contient une pulpe d’une odeur excellente pour ceux qui en ont déjà goûté , car lorsqu’on en mange pour la première fois, on lui trouve d’abord un goût d’Ognon qui n’est pas fort agréable à certaines personnes. (g. .N.)
DURISSUS. rept. oph. Espèce du genre Crotale. V. ce mot. . (b.)
DUROIA. bot. phan. Genre de la famille des Rubiacées , et que feu le professeur Richard ( Jet. Soc. Lin.
Pans . I, p. 107) a réuni au Genipa.
P. Genipà (a.r.)
DURTOA. bot. phan. On trouve dans Linschotqu’une Plante ainsiappelée et que ne décrit pas ce collecteur de voyages, est, àGoa, un poison narcotique assez violent qui cause la mort ou fait perdre la mémoire. Il est probable que c’est un Datura , parce que ces Plantes sont nommées Dutra et Dutroa dans l’Inde. (b.)
* DURYAEN. bot. phan. V. Batan.
DUSODYLE ou DYSODYLE. min.
(Cordier.) Houille ou tourbe papyracée; Papiertorf, W. ; Terre foliée bitumineuse. Suivant Beudant , cette substance n’est qu’une Marne pénétrée de Bitume. (g. DEL.)
DUTRA ou DUTROA. bot. phan.
T-' . Durtoa.
♦D^VAI AE. Duvalia. bot. phan.
Genre delà famille des Apocyriées et de la Pentandrie Digynie, L., formé a ut dépens des Stapeiia par Haworth ( Synopsis Plant, st/ccul. , p. 44 ) qui l a ainsi caractérisé : corolle dont les divisions ont leurs bords latéraux plus ou moins réfléchis en dehors ; languettes milles ; étamines petites , creuses, Simulant la tête d’un petit Oiseau , appliquées contre les angles du style ; table du style ronde , mar-
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quée de dépressions «à cinq angles.
Dans ce genre , les fleurs sont portées sur de courts rameaux qui s’im-
Elanlent en terre et poussent de nomreuses racines. Les espèces ont été réparties en deux sections, d’âprès leurs corolles ciliées ou non entièxement pourvues de cils. Haworth { loc . cit. et Suppl., p. i3) en décrit huit, toutes originaires du cap de Bonne-Espérance, et qui sont cultivées dans les serres chaudes des jardins d’Europe, sous les noms de Stapélies. V. ce mot. (g..n.)
DUYE. intest. Pour Douve. V. ce mot. (b.)
DUVET. ois. C’est ainsi que l’on nomme les petites plumes à barbes très-fines , très-déliées et ordinairement crépues qui couvrent tout le corps des Oiseaux dans leur extrême jeunesse. Du sein de ce Duvet, trèsabondant chez quelques espèces, telles que les Chouettes , les Canards , s’élèvent ensuite les pennes qui doivent garnir tous les membies de l’Oiseau adulte , servir à son vêtement , et le diriger dans les régions atmosphériques. Ce duvet tient lieu, par la douce chaleur qu’il procure au jeune Oiseau, del’aile maternelle qui ne peut le couvrir que jusqu’à certaine époque des premiers iuslans de sa frêle existence ; il tombe chez un grand nombre d’espèces lorsque les véritables plumes ont acquis leur entier développement; il persiste chez beaucoup d’autres qui, destinées à s’élèvera des hauteurs ou la température est celle d'un éternel hiver, ne pourraient supporter les rigueurs du troid sans l’épais manteau qu’elles trouvent dans un secours qui, en outre, étant presque imperméable à l’eau chez les espèces aquatiques, préserve celles-ci des impressions d’un liquide qui ne les touche point , quoique souvent il les recouvre entièrement. Les plumes qui constituent le Duvet sont d’une extrême mollesse, mais elles jouissent en même temps d’une élasticité si grande, que le luxe s’en est emparé
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pour la formation de ces couches voluptueuses d’où bien des fois l’ennui ou la tristesse chasseraient le sommeil , si le Duvet ne le retenait par son assoupissante flexibilité'.
C’est de-là que le commerce a su étendre une de ses branches les plus considérables chez les peuples du Word qui élèvent de nombreux troupeaux d’Oiseaux abondans en Duvet.
Chaque année une moisson cruelle dépouille ces malheureux Oiseaux d’un vêtement dont la privation les expose à des souffrances inconnues sans doute du sybarite nonchalamment étendu sur leur édredon. V.
Pl/UME. (DR.. Z.)
DUVET, bot. phan. Ce mot, enp prunté à la zoologie , s’emploie aussi en botanique pour désigner une sorte de Coton plus ou moins épais qui couvre diverses espèces ou variétés de fruits , des feuilles et les tiges de quelques Plantes. (b.)
* DUYOTC pois. La Chesnaye-
Desbois cite sous ce nom et sous celui d ' A ntluopomoiphos un Animal certainement fabuleux , puisqu’il lui attribue une figure humaine. (B.)
DYANILLA et DIANILLI. bot.
phan. (Hermann.) Plantes de Ceylan qui paraît être un Tragia. Dans Burmann , Dyaniili est un Jussiœa. (b.)
* DYASMÉE. Dyasmea. polyp.
Nom donné par Savigny, qui en a figuré quelques espèces dans le grand ouvrage sur l’Egypte , sans description, au genre que nous avions établi sous le nom de Dynamène. V. ce mot.
(li AM. .X.)
pYN AMÈNE. Dynamene. crust.
Genre de l’ordre deslsopodes, section des Ptérygibranches, établi par Leach qui le place dans sa famille des Cymothoadées, et lui assigne pour caractères : appendices posléi ieursdu ventre ayant la petite lame extérieure et intérieure saillante ; petites lames ventrales postérieures' comprimées , d’égale grosseur et foliacées ; corps ne pouvant se ramasser en boule ; abdomen ayant le dernier article avec une
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simple fente à son extrémité. LesDynamènes ressemblent beaucoup aux Sphéromes. Latreille (Règn. Anira. de | Cuv.) ne les en distingue pas. Elles se rapprochent davantage des Cymodocées dont le corps ne se contracte
Ï>as non plus en boule, mais qui ont e dernier article de l’abdomen échan- ; cré à son extrémité, avec une petite lame dans l’échancrure. Les Dynamènes habitent les bords de la mer, et semblent préférer les côtes hérissées • de rochers ; elles se logent dans les petites cavités ordinairement remplies de sable qui s’y rencontrent. On les trouve surtout dans les petits étangs formés à mer basse. Elles nagent avec vitesse et exécutent diverses évolu- *1 tions en se plaçant souvent sur le dos à la manière des Sphéromes. Leach décrit trois espèces , qu’il place dans les deux sections suivantes ;
f Le sixième article du thorax prolongé en arrière ; la dernière petite lame extérieure du ventre plus longue que l’intérieure.
La Dynamène de Montage ,
Dyn. Montagui , Leach. Le corps est linéaire. Le sixième article du thorax offre un prolongement aplati en dessus ; il existe deux tubercules au dernier article de l’abdomen; celui-ci J présente une fente presque d’égale largeur. Cette espèce a été trouvée sur les bords de la cote occidentale du Devonshire en Angleterre.
ff Thorax dont tous les anneaux sont simples ,1a petite lame extérieure du ventre plus courte que l intc'- I u rieure. 1 il M
La Dynamène rouge , Dyn. rubra , ■ [ I c Leach, ou VOniscus ruber de Montagu. Son corps est sublinéaire ; la fente ( fl n du dernier article est presque égale en largeur ; sa couleur est rouge. On ia ^ rencontre communément sur la côte K ||1 d occidentale de l’Angleterre.
La Dynamène verte , Dyn. vin- I dis, Lcacli. Le corps est presque ova- | le et de couleur verte; la fente du K gd, dernier article de l’abdomen très- 8 élargie à sa base. Elle est très-coin- » inunc et habite les mêmes lieux que J les espèces précédentes. (aed.) |
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DYNAMÈNE. Dynamena. polyp.
. Genre de l’ordre des Sertulariécs que nous avons établi dans la division des ; Polypiers flexibles cellulifères. Il renlerme des Polypiers phytoïdes, cartilagineux , peu rameux, garnis dans toute leur étendue de cellules semblables entre elles et constamment i opposées. i
Dans notre premier travail sur ces Animaux, nous avions réuni les Dynamènes aux Sertulaires que nous divisions en deux sections caractérisées par les cellules opposées ou alternes; les nouvelles observations que nous avons eu occasion de faire depuis ' celte époque , la constance des caractères que nous ont offerts ces objets, la différence de leur port , etc., tout nous a décidé à les séparer et à en faire deux genres, le premier sous le nom de Dynamène que Savigny appelle Dyasmée, niais dont il ne donne point la description , et nous avons conservé le nom de Sertulaire au second. Lamarck ne les a point adoptés dans son Histoire des Animaux sans vertèbres; il les regarde l’un et l’autre ; comme des Sertulaires. Les Dynamènes se distinguent de toutes les Sertulariées par leur petitesse , leurs cellules sessiles et opposées, et leur mode de amification , caractères qui ne s’observent point dans les autres Polypiers du même ordre. Les cellules sont quelquefois d’une diaphanéité telle qu’on ne peut les apercevoir i qu’avec une forte loupe au sortir de la : mer et lorsque les Polypes sont vi-
vans ; on est alors tenté de les regar- > der comme des Polypes nus fixés à leur tige par un pédicule plus ou j moins long ; mais on ne tarde pas à ■ 1 reconnaître la cellule qui sert de re- 1 traite à ces petits Animalcules , et i dans les Polypiers des collections on les voit souvent au fond de cette cellule desséchés et formant un petit glof bule presqw’opaque. La substance 1 des Dynamènes est membraneuse ou cornée. Dans le sein des eaux elles se l parent de couleurs brillantes qui se ternissent ou qui disparaissent par t leur exposition a l’air et à la lumière.
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Toutes les espèces, à l’exception de l’Operculée, s’élèvent à peine à quelues centimètres de hauteur ; cepenant leur croissance paraît très-rapide; elles sont ordinairement parasites sur les Hydrophytes ou les autres productions marines des différentes mers qui couvrent la surface du globe. Le genre Dynamène est assez nombreux , et les collections renferment beaucoup d’espèces que les auteurs n’ont encore ni décrites ni figurées. Parmi les principales mentionnées dans les ouvrages, nous citerons la Dynamène operculée , Ellis , Cor., t. 5, f. b, B, que l’on trouve dans les mers d’Europe , d’Amérique et des Indes. — La Dynam. Pinastre, Sol. et Eli is , tab. 6, fig. b, B, B i. De l’océan Indien. — La Dynam. tubiforme , Lamx., Gener. , tab. 66, fig.
6,7. Parasite sur les Hydrophytes de l’Australasie. — La Dynam. rosacée, Ellis, tab. 4, fig. a, a, b, c. Des mers d’Europe. — La Dynam. naine , Ellis, Corail., tab. 5, fig. a, A. De l'océan Européen. — La Dynam. distante, Lamx., Hist. Polyp., t. 4, fig.
1 , a, B. — La Dynam. distique, Bosc, Vers , in , t. 29, fig. 2. Sur le Fucus nalans, etc., etc. (lam..x.)
* DYOSPIROS. BOT. PHAN. V.
Plaqueminier.
DYSCHIRIE. ins. F . Disciiirie.
D Y S D È R E. Dysdera . arachn.
Genre de l’ordre des Pulmonaires, famille des Fileuses , tribu des Tubitèles ou Tapissières (Règn. Anim. de Cuv. ) , ayant pour caractères suivant Latreille : yeux au nombre de six, trcs-rapprochés , deux en avant et écartés , les quatre autres postérieurs et formant avec les précédons une ligne arquée en arrière ; la première paire de pieds et ensuite la quatrième plus longue ; la troisième la plus courte de toutes. Les Dysdères s’éloignent des Ségestries par la disposition des yeux et leur ressemblent par le nombre ; elles diffèrent sous ce rapport des genres Clotho , Araignée , Agelènc , Nysse, Filislalc, Drasse ,
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v Clubione et Argyronète, qui en ont huit. Ils ont au reste le corps oblong et l’abdomen mou > avec quatre filières presque égales en longueur ; les mandibules sont longues et avancées; les mâchoires sont droites allongées, anguleuses à leur extrémité et très-dilatées à leur base ; la lèvre est allongée , carrée et terminée par une légère échancrure. Walckenaer (Tab, des Aranéïdes) place ce genre dans la division des Araignées claustralicoles.
On n’a encore décrit qu’une espèce :
La DYsdêre érythrine , Dys-^ (Jeta etythrina de La treille ( Nouv.
Difct. d’Hist. Nat. , p. i$4,et Tieuer.
Cnrsft. éi Tris. T. ï, p. 90) et de Walckenaer {loc. ci/. , p. 47), ou l’ A rùriea l'tifipes de Fab ricins. On la t rouVeen France et en Espagne, sous les pierres où elle est renfermée dans un sac ‘oblong , d’un tissu blanc et serré. (AUD.)
* DYSODA. Dot. ph an. ( Loureiro.) Syn. du Serissa de Commerson.