‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 3)Chapitre 220 sur 221 · DYS · texte numérisé non relu

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disque avortés; corolles du disque à quatre lobes dont chacun se termine par un pinceau de poils.

Ce genre , que Cassini place dans sa section des Hélianthées Millériées, a été réuni par R. Brown et Kunth au genre Melampodium. Il vient de paraître dans les Mémoires de l’Académie de Turin pour 1824, une dissertation sur le genre Dysodium par Colla , dans laquelle l’auteur revient à l’ancienne idée que la foliole qui enveloppe chaque ovaire des fleurs de la circonférence , est le tégument propre de l’akène qu’il nomme encore graine nue ; l’in vol ucre , selon cet auteur, n’est donc composé que des cinq folioles externes, et sa simplicité le fait en cela distinguer des genres voisins. Nous ne pensons pas que la manière de voir au botaniste italien, relativement aux fruits des Composées, puisse être adoptée , et nous croyons que la distinction du Dysodium d’avec les genres Alcina et Melampodium n’est pas fort tranchée.

Le Dysodium diuaricatum , Rich. 1 1 et Colla ( Mem. délia real. Acad, di 1 1 Torino) est une Plante herbacée an- n nuelle, à tige divisée en plusieurs branches divergentes, à feuilles opposées , rhomboïdes, ovales, à fleurs jaunes, portées sur des pédoncules dans la dichotomie des rameaux. Elle | croît près de Sainte-Marthe , dans l’Amérique méridionale , d’où elle a été rapportée par Richard et Bertero. fl On la cultive dans les jardins de botanique. (O..N.1

* DYSODE. min. (Gerhard.) Syn.

de Chaux carbonatée fétide. (R.)

* DYSODES. ois. Nom imposé par :

Vieillot à une petite famille qui comprend notre genre Sasa. b . ce mot.

tnn.Æ.) ,

DYSODYLE. min. V. Dusodyee.

DYSOPES. ma.m. Nom donné par Illiger au groupe de Chauve -Souris

3 ue Geoffroy de Saint-Hilaire avait éià nommé Molosse. -T', ce mot.

DÏSOSMON itoT. ; han. (t)iosco- J*

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■ rde.) Syn. de Tencriurn Sco/'odo/lia,

\.é. F. GeRMANORÉE. (B.)

U YS PH AN VtL.Dysphania. bot . ph a n . i l. Brown , auteur de ce genre qù’il

Idace à la suite de ses Chénopodées , e caractérise ainsi: fleurs polygames monoïques; calice à trois divisions profondes, colorées, en forme de puiller. Dans les mâles , deux étamiuaes distinctes , , insérées au bas du caice : un style indivis; un stigmate i '.impie. Dans les femelles, cariopse :urbinée épaissie par le calice qui prend de L’accroissement ; graine pourvue d’un périsperme embrassé ppar l’embryon périphérique dont la radicule est supérieure. Le Dyspha- :ùa LitloraLis , espèce unique de ce .genre, est une petite Herbe de la 'Nouvelle-Hollande, couchée, glabre, A feuilles alternes dépourvues de stipules , très-entières .; les fleurs d’une (telle petitese, que, groupées au noinibre cle vingt, elles égalent à peine la l-tete d’une épingle, sont de couleur i blanche , sans bractées, très-courte- (iinent pédicellées ; la supérieure herirnaphrodite , les autres femelles.

DYSPORUS. ois. (Illiger.) Syn. de iPou. P. ce mot. (b.)

DYSSODIA. bot. Phan. (Cavanilles.) V. Bœbêra

* DYT [LES. mam. Le Chameau à deux bosses. F'. Chameau.

DYTIQUE. Dytiscus. txs. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des 1 Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Hydrocanlhares , établi par Linné , et dans lequel il comprenait presque toutes les espèces qui vivent dnns l’eau, les partageant en deux sections : l’une formée des espèces à antennes en masse, comme lesHydroi philes , l’autre de celles à antennes en soie , qui comprenait lés Dytiques proprement dits, les Colymbètes, les Hygrobies, les Hydvopores , les Notères et les Haliples. V . ces mots.

Nous allons donner ici les caractères propres aux genres Dytrquc et Colymbclc tels qu’ils ont. été établis

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par Latreille et Glairviile. Ges deux genres étant très- rapprochés, il nous suffira de faire connaître lés légères différences d’organisation qui les distinguent, et nouslestraiterons ensemble quant à leurs métamorphoses et à leur manière de Vivre.

Les Dytiques proprement dits ont les palpes extérieurs filiformes ou un peu plus gros vers leur extrémité; le dernier article des labiaux est simplement obtus à son extrémité et sans échancrure; les antennes sont filiformes, delà longueur au moins de la tète et du corselet, et diminuant graduellement d’épaisseur depuis leur origine jusqu’à leur extrémité ; les articles de leurs tarses sont très-distincts , et les deux antérieurs ont dans lés mâles les trois premiers articles très-larges et formant ensemble une palette , soit ovale et transverse , soit ovbiculaire. Les Colymbètes sont parfaite-' ment semblables quant aux palpes et aux antennes; mais les quatre tarses antérieurs ont , dans les mâles , lèiïrs trois premiers articles presque également dilatés et ne formant ensemble qu’une petite palette en cari é long ; ils ont aussi le corps un peu moins plat, et sont en général plus petits. CéS Insectes sont ovales , lisses èt comme huileux ; aussi la plupart des femelles , dans les Dytiques , ont-elles les élytres sillonnées , afin que les mâles puissent s’accrocher sur elles dans l’acte de l’accouplement; c’est pour le même but qu’ils i nt ,dans les deux genres, les tarses a ntt ours dilatés et garnis en dessous de \ts corps en papilles et en forme de . otâ ou de suçoirs; leur bouche est îr, .... iée de deux mandibules grosses, arquées, terminées par deux ou trois dents inégales et de deux mâchoires cornées, pointues et fortement ciliées; leur corselet est pl ils large «que long , très-écbancré antérieurement. Le sternum du inétathorax estprolongé en pointe; leurs pâtes sont propres à la course et à la natation , et les quatre dernières sont comprimées énformede lames ciliées.

Ils passent le premier Cl le dernier état de leur vie dans les eaux douces et

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tranquilles des lacs, des marais, des fossés, etc. Ils nagent très-bien et se rendent de temps en temps à la surface del'eau-pour respirer. Ils y remontent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter ; leur corps étant renversé , ils élèvent un peu leur abdomen hors de l’eau et en inclinent un peu l’extrémité afin que l’air s’introduise dans les trachées en passant par les stigmates. Us sont très -voraces et se nourrissent des petits Animaux qui font leur séjour habituel dans l’eau. Us ne s’en éloignent que la nuit ou à son approche , et la lumière les attire quelquefois dans les maisons. Us produisent en volant un bourdonnement semblable à celui des Scarabées et des Hannetons.

Ces Insectes ont des ennemis qui les incommodent beaucoup; ce sont des Arachnides très-petites qui s’attachent principalement aux articulations et aux parties les moins dures.

On en connaît deux espèces ; la première étaitconnue depuis long-temps, la seconde a , été découverte en 1821 par Audouin qui l’a nommée Achlysie {V. ce mot). Il en a donné une fort bonne description dans les Mémoires"de la Société d’Histoire Naturelle de Paris. T. I , ire partie , p. 98. Elle s’attache sur le dos de l’abdomen , sur les intervalles membraneux qui séparent les anneaux , et se trouve recouverte par les ailes et les ély— très de l’Insecte. Les larves ont le corps composé de onze à douze anneaux recouverts d’une plaque écailleuse ; elles sont longues, ventrues au milieu , plus grêles aux deux extrémités , particulièrement en arrière , où les deux anneaux forment un côue allongé, garnis sur les côtés d’une frange de poils flottans, avec lesquels l’Animal pousse l’eau et fait avancer son corps , qui est terminé ordinairement par deux filets coniques, barbus et mobiles. Dans l’entre-deux sont deux petits corps cylindriques , percés d’un trou à leur extrémité, et qui sont des conduits aériens, auxquels aboutissent les deux trachées.

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On distingue cependant des stigmates sur les côtés de l’abdomen. La tête est grande , ovale , attachée au corselet par un cou ; elle porte des mandiles très-arquées et sous l’extrémité desquelles Degéer a aperçu une fente longitudinale, de sorte qu’à cet égard ces organes ressemblent aux mandibules des larves de Fourmilions, et servent de suçoirs; la bouche offre néanmoins des mâchoires et une lèvre avec des palpes; les trois premiers anneaux portent chacun une paire de pâtes assez longues , dont la jambe et le tarse sont bordés de poils qui sont encore utiles à la natation.

Le premier anneau est plus grand ou plus long , et défendu en dessous aussi bien qu’en dessus , par une plaque écailleuse. Ces larves se suspendent à la surface de l’eau au moyen des deux appendices latéraux du bout de leur queue , et qu’elles tiennent à sec.

Lorsqu’elles veulent changer subitement de place, elles donnent à leur corps un mouvement prompt et vermiculaire, et battent l’eau avec leur queue. Elles se nourrissent plus particulièrement des larves de Libellules, de celles des Cousins, des Tipules , des Adèles , etc. Lorsque le temps de leur transformation est venu, elles quittent l’eau , gagnent le rivage et s’enfoncent dans la terre ; mais il faut qu’elle soit toujours mouillée ou trèshumide : elles y pratiquent une cavité ovale et s’y renferment. Suivant Roescl, les œufs du Dytique éclosent dix à douze jours après la ponte. Au bout de quatre à cinq jours , la larve a déjà près de cinq lignes de long, et elle se meut pour la première fois. Le second changement de peau a lieu au bout d’un intervalle de même durée, et l’Animal est une fois plus grand.

Quand elle a acquis tout son accroissement , sa longueur est d à peu près deux pouces. En été , ou en a vu se changer en nymphe au boutde quinze jours , et en Insecte parfait quinze jours après. Les Dytiques ont , outre le cloaque des Insectes de cette famille, un cæcum assez long qui s aperçoit dès l’état de larve.

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es principales espèces du genre ■que proprement dit sont :

3 Dytique très-large, Dyt. lanus , Pauz., Faun. lnsect. Germ. , xvi , i. Olivier en a donné une e dans son Entomologie , sous le a, pl . 3, f. 8.'

; Dytique circonflexe , Dyt.

'.mflexus , Fabr ,,flavoscutellatus,

. C’est sur cette espèce qu’Auu a trouvé son Achlysia Dytici.Le n de Mannerheiin en a trouvé autre espèce en Russie sur le :scus Laponicus, Gyl.

: Dytique marginal , Dyt. marlis , L. , Panz. , ibid. , m , figuré Rœsel j dans son 2e vol., pl. î, 5, jo et la. Esper eu a conservé endant trois ans et demi dans un 1 de verre , il lui donnait chaque ine un petit morceau de bœuf jros comme une noisette , sur lecet Insecte se jetait avec avidité rnt il suçait tout le sang. Il peut

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jeûner au moins quatre semaines. Il tue l’Hydrophile brun en le perçant entre la tête et le corselet , la seule partie du corps qui est sans défense.

Esper dit qu’il est sensible aux changemcns de l’atmosphère et qu’il les indique par la hauteur à laquelle il se tient dans le bocal.

Dans les Colymbètes nous citerons :

Le ColyMbète bipustulé , Col.

bipustulatus , Fabr. , Oliv. , ibid. , pl.

3, fig. 26.

Le CoLYMBÈTE A ANTENNES EN scie, C. se/raticornis , Payk. ( Nov .

A et. Acad. Scient. Stockk. xx , 1 , 3 ) très-singulier par la forme anomale des antennes du mâle dont les quatre derniers articles forment une masse comprimée et dentée en scie. Toutes ces espèces se trouvent en Europe.

DZIGGETAI ou DZIGIT AI. mam.

Même chose que Czigithai. V. ce mot et Cheval. (b.)

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