GUR
qui entre dgjns la nouvelle famille des Dilléniacées de De Candolle. Ses caractères sont : un calice persistant , compose de quatre à cinq sépales arrondis. Les étamines ,sont fort nombreuses et hypogynes. Les pistils sont au nombre de deux ; les ovaires sont arrondis , soudés ensemble par leur côte interne et inférieur. Chaque ovaire est surmonté d’un style filiforme que termine un stigmate petit et capitulé. Le fruit se compose de deux capsules uniloculaires, contenant chacune une ou deux graines ovoïdes lisses; elles s’ouvrent en deux valves par leur côté interne.
Ce genre ne se compose que de deux espèces ,Curate/la americana, L. , Aubl. Guian. i , p. 579, t. 202 , et Cura/e/la alata , Ventenat , Choix de PI., p. 4g , t. 4g, qui probablement n’est pas du même genre que la première. Ces deux espèces sont originaires des forêts de la Guiane ; ce sont des Arbustes à feuilles alternes , à pétioles ailés , et à fleurs disposées en grappes ou en panicules. La Curatelle d’Amérique , Curatella americana , L., est un Arbrisseau de sept à huit pieds d’élévation; son tronc est tortueux ; ses feuilles alternes courtement pétiolées, ovales , sinueuses sur les bords , extrêmement rudes des deux côtés. Aussi dans le pays s’en sert-on pour polir les vases de Métal.
Les Cayennois le désignent sous le nom d’Acajou bâtard. (a. r.)
CURCAS. bot. phan. C’est le nom spécifique du Médicinier cathartique, Jatropha de Linné. Comme cette esèce, ainsi que plusieurs autres, offre eux enveloppes , dont l’une intérieure pétaloïde , quelques auteurs ont proposé d’en faire un genre distinct , auquel Adanson donne le nom de Cure as , qui se trouve ainsi synonyme de Custiglionia de Ruiz et Pavon. Celui de Jatropha serait alors réservé aux espèces dépourvues de corolle. (a.d.j.)
CUR.CULIGINE.eot. BiiAN.Même chose que Curculigo. V . ce mot.
CURCUL1G0. bot. phan Ce gen-
CUR
re a été établi parGaertnerfi/e/Vwc/., .
vol. 1, p. 63) sur une Plante que Rumph avait figurée dans l’Herbier d’Amboine , vol. 5, t. 54, fig. 1. j R. Brown ( Prodrom. Nov.-IiolL. , p. * 289), en décrivant une espèce de la î Nouvelle-Hollande , a ainsi exposé * ses caractères génériques : périanthe supère dont le tube est soudé avec le style et persistant ; le limbe à six divisions planes et caduques ; six étamines ; ovaire triloculaire à loges polyspermes , surmonté d’un seul style et de trois stigmates adnés aux angles du style ou rarement séparés.
Le fruit est une sorte de baie oblongue, couronnée parle tube du périanthe , et renfermant des graines distinctes de la pulpe, remarquables par leur ombilic latéral et en forme de petit bec. C’est ce véritable ombilic que Gaertner appelle Processus cor- Jieus lateralis , et qui , en raison de sa ressemblance avec une mandibule de Charanson (Curculio), a servi d’étymologie au nom générique. Ce genre , voisin de Yllypoxis et non du Get/iyllis , ainsi que semblerait l’indiquer la synonymie d’une espèce de ce dernier, a été placé par l’illustre botaniste an-! glais dans un groupe qui tient le mi-f lieu entre les Amaryllidées et les As-f ihodélées; il appartient d’ailleurs à.
’Hexaudrie Monogynie , L. Malgré; jj es observations de Robert BrownJl ( loc . cit. , p. 290), qui établissent!
positivement que les genres Curcu— ligo et Campynema , Labill. , sont:
essentiellement distincts, Sprengcli les a crus identiques. Les espèces!
de ce genre, au nombre de cinq J sont toutes indigènes du Bengale etff des autres grandes contrées du con-s tinent de l’Inde. Le Curculigo or- 1 chioïdes , Gaert. , Orchis J mboinica ai Rumph , a été figuré de nouveauj:
dans la belle Flore de Coromandel „ tab. i3, par Roxburg. On cultivai cette Plante en Angleterre , ou dm moins elle est mentionnée danslT/o/L tus k-ewensis , ainsi que les Curculigo j brevifolia ; C. latifolia , C. recurvatAs et C. p/icata; mais quelques auteur»; ont rapporté cette dernière au genrdi
CÜR
Getliyllis. L’espèce de la Nouvelle- Hollande décrite par R. Brown est le C.ensifolia . (g. .N.)
CüRCULIO. ins. V. Chabanson.
CURCÜMA. bot. phan. Famille des Cannées de Jussieu ou des Scitaminées de Brown , Monandrie Monogynie. Ce genre , établi par Linné , offre les caractères suivans : périanthe double,, l’extérieur à trois divisions courtes ; l'intérieur campanulé, trifide ; labelle trilobé ; anthère dou- . ble , portant deux espèces d’éperons ; j . filet de l’étamine pétaloïde et trilobé ; j stigmate crochu. Les fleurs sont dis—
! , posées en épi très-dense sur une sorte ae hampe qui s’élève de la racine. Celle-ci est charnue et tubéreuse. Deux ; espèces indigènes des Indes-Orientales composaient originairement ce | genre ; et , parce que leurs racines i ont une forme générale fort différente , Linné avait nommé ces Plantes C . longa et C. rotunda ; mais , selon Roscoë {T /ans. Linn. Soc. , vol. viii, p. 35i ) , celte dernière doit être rapportée au genre Kœmpferia ; et comme il existait déjà un K. rotunda , L., le nom de K. ouata lui a été substitué.
Le déplacement de cette Plante nous explique les différences du caractère générique donné par Linné ; car Rosij < eoëet Dryander pensent qu’il a été établi sur le Curcuma rotunda. Quant J aux vrais Curcuma, leur nombre s’est !| accru depuis quelques années de toui tes les espèces nouvelles décrites i par Roxburg dans la Flore de Coroij maiidel. Roscoë n’en avait mentionné que trois espèces , savoir, les C.
♦j longa , C. Zedoaria et C. montana.
il * Celle-ci est une Plante de l’Inde , fij! gui ée dans Roxburg ( Fl. Coroman il r/e/., vol 2, tab. 1 5 1 ). Les autres cs- *! i pèces de Roxburg sont toutes indigè- 1 ras du continent de l’Inde. Nous al- I Ions décrire brièvement la première, P! vu son emploi dans la thérapeutique, f 1 les arts chimiques et la teinture.
Le Cubcuma long , Curcuma Ionj! ga j a des feuilles lancéolées, longues i ue plus de trois décimètres , glabres , i ! à nervures latérales , obliques et en-
CUR
gainantes à la base. Du milieu de ces feuilles naît un épi court, gros , sessile et imbriqué d’écaillcsqui soutiennent chacune deux fleurs environnées à leur base de spathes. Rhéede (Hors.
Malabar . , 2, t. îo ) et Jacquin ( Tlist ., vol. 3, t. 4 ) ont figuré cette Plante. Sa racine a une saveur âcre , un peu amère ; son odeur est pénétrante ; en un mot elle est très-analogue aux autres racines des Plantes de la même famille, telles que le Gingembre, la Zédoaire , le Galanga , et jouit comme elles , mais à un plus faible degré, de propriétés stimulantes. Mais considérée comme substance tinctoriale, cette racine devienttrès-précieuse. Le principe colorant qu’elle contient est le jaune orangé le plus éclatant qu’on connaisse, mais qui malheureusement n’a point de fixité. Cependant ond’emploie quelquefois pour dorer les jaunes de gaude, et donner plus de feu à l’écarlate. Comme ce principe est soluble dans les corps gras, les pharmaciens en font usage pour colorer leurs huiles , pommades et cérats. Elle sert aussi à préparer le papier de Curcuma , réactif extrêmement sensible, et qui décèle la présence des alcalis par la nuance rouge qu’il prend à l’instant même. Pelletier et Vogel ont fait l’analyse de cette racine connue dans le commerce sous le nom de Terra Méritai Journal de Pharmacie, T. i, p. 289). Ils y ont trouvé, en outre de la matière colorante qu’ils regardent comme d’une nature particulière et présentant quelque analogie avec les Résines : i° une substance ligneuse , 20 delà fécule amilacée, 5° une matière brune extractive, 4° une petite quantité de Gomme, 5° une huile volaille très-âcre , et 6° un peu d’Hydrochlorate de Chaux.
Le professeur De Candolle , dans son Essai sur les propriétés des Plantes , fait remarquer que la plupart des Plantes exotiques, riches en matière colorante jaune, ont été nommées improprement Safran par les voyageurs, etCurcuma par les Arabes, de même que les uns et les autres ont confondu sous les noms de Gingcm-
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