V. Cymodice
CYMODOCÉE. Cymodocea. polyp.
Genre de l’ordre des Sertulariées, dans la division des Polypiers llexi- Lles à cellules non irritables, que nous avons établi pour des Polypiers pliyloïdes à cellules cylindriques , plus ou moins longues, filifornfes, alternes ou opposées, portées sur une tige fistuleuse , annelée inférieurement , unie, clans la partie supérieure dans la majeure partie des espèces , et sans cloisbn intérieure. Ces Polypiers ont les plus grands rapports avec ceux de l’ordre suivant ; on serait même tenté de les y réunir sans le caractère que nous présente la situation des Polypes des Tubulariées ; dans ce groupe nombreux , mais encore peu connu , ils sont toujours placés au sommet des rameaux, tandis que dans les Cymodocées ils sont situés sur ces rameaux ou sur leurs divisions. La tige de celles-ci est un tube continu, corné ou cartilagineux, simple ou rameux , et qui doit être rempli , dans l’état de vie , d’une matière animale irritable , à laquelle viennent aboutir les nombreux Polypes placés sur la surface des tiges.
C’est ce dernier caractère qui -les sé-
fiarc d’une manière bien tranchée de 'ordre des Tubulariées. Quoique ce genre ait plus de ressemblance avec les Nais qu’avec les Àmathies et les Aglaophénies , on peut le regarder comme réellement intermédiaire entre les Sertulariées et les Tubulariées.
La forme des Cymodocées est simple ou peu rameuse ; leur substance est cornée, légèrement transparente et fragile,- leur grandeur varie ainsi que leur couleur, dont la nuance estquel-
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Ïuefois d'un fauve rougeâtre, et) autres fois d’un fauve blond et vif;, elles adhèrent aux corps solides par une base mince et étendue, de laquellej sortent les liges, ou sur laquelle cesi tiges rampent et se contournent avant!
de s’élever. Ce genre est encore peut nombreux en espèces , quoiqu’il euf existe dans des localités très-différentes sous tous les rapports.
Cymodocée chevelue, Cymodocea) j coma/a, N., Gen. Polyp. p. i5„ tab. 67, fig. 12, 1 3, i4. Elle est re4| marquable par ses tiges droites, cy-r; lindriques, couvertes de petites ra-fl indications capillacées, nombreuses. ; verticillées, flexueuscs, articulées cl.
polypifères ; à chaque articulatic
l’on observe une cellule courte, an-
nelée à sa base et presque invisible d l’œil nu. Elle habite les côtes d’An-t
gleterre.
Cymodocée rameuse, Cymodocea ramosa, N., Hist. Polyp., p. 206 n
558 , pl. 7 , fig. x , a, b. Dans cetti
espèce , les tiges s’élèvent d’un em
patement commun ; elles sont un pei rameuses et annelées , dans presqu toute leur longueur, avec des cellule opposées à chaque anneau, et aller nés d’un anneau à l’autre. Richard célèbre botaniste , l’a trouvée dans h mer des Antilles.
Cymodocée annelée , N
La
Gen. , tab. 67 , fig. 10 et 1 1 , du ca de Bonne-Espérance, et la CymodqJ!
cée simple, N., Hist., pl. 7, fig* 2, a, b, des côtes d’Angletrere e{ d’Irlande, appartiennent également ce genre de Sertulariées. {lam..x.;
CYMODOCÉE. Cymodocea. bot piian. (Delile. ) Syn. de F/iucagr lis. Willd. Tr. ce mot. (b.)
CYM OP II ANE. min. C’est-à dire Lumière flottante. Chrysobc ryl, W. ; Chrysolite orientale des la pidaires. Substance minérale d u jaune verdâtre et d’un éclat vitreu dans la cassure; plus dure que la To paze, présentant souvent des reflet j d’un blanc laiteux mêlé de bleuâtre et possédant la double réfraction
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mi haut degré. Sa pesanteur spéeifijtie est de 5,8 ; elle est infugible au chalumeau, Berzélius la regarde comme étant un sous-silicate d’Alumine; elle renferme , suivant Klaprolli , 7.5,5 d’ Alumine , i8de Silice, 6 de Chaux et i,5 d’Oxide de Fer; perte, 5. On ne l’a trouvée, jusqu’à présent, qu’à l'état de Cristaux ou de
t .. grains cristallins qui sont toujours iransparens ou au moins translucides.
JiSa forme primitive est un prisme . Itoit, rectangulaire , dans lequel les trois côtés sont entre eux comme les acines carrées des nombres 2, 3 et 6.
(Nous citerons parmi les formes secondaires décrites par Haiiy la Gy-
Inopliane anamorphique , qui offre ’aspcct d'un prisme dioit , hexaèdre, i :t qui dérive de la primitive dont les it cases sont remplacées par des som- 1; nets dièdres; la Cym. dioctaèdre , -n prisme octogone terminé par des ommets à quatre faces , et l’annulaie , que l’on prendrait pour un prisme hexaèdre dont les arêtes au contour des bases seraient remplacées iar des facettes disposées en anneau IV. Haüy , Trait, de Min. T. n , p.
La Cymophane a été trouvée au îrcsil , à l’île de Ceylan et dans le lonneclicut. Celle des États-Unis a >. oui- gangue une roche composée de eldspath blanc, de Quartz gris et de f ale blanchâtre. Cette roche renferîc en outre des Grenats émarginés.
(G. DEL
CYMOPOLLF. Cymopolia. polyp.
^enre de l’ordre des Corallinéesdans i division des Polypiers flexibles à distance calcaire melée avec la subsince ou la recouvrant, dontles caracos sont: Polypier phytoïde , diholomc , monihforme , avec des arculations cylindriques, distantes les nés des autres , et couvertes de celées nombreuses presque visibles à œil nu. Deux Polypiers, les ('oral/i.ua vbata et liosarium, nous ont servi à abhr ce genre qui diffère de celui des orallines par la ramification dicho- ‘1 ,rne , de celui des Galaxaures par épaisseur de l’écorce crétacée cl la
petitesse de l’axe tubuleux intérieur ; et des Amphiroës par la régularité des divisions. Il était impossible de placer les Cymopolies dans aucun de ces genres , et quoique nous n’ayons pu les étudier que dans les descriptions dos auteurs , nous nous sommes vus forcés de les séparer pour en former un groupe particulier, facile à reconnaître à la forme des articulations et à la division des rameaux.
Aucune Coiallinée n’offre des pores aussi visibles qùe les Cymopolies; Ellis les a parfaitement figurés dans ses deux ouvrages , et tout fait présumer que ces pores renferment des Poly{»es , caractère qui les éloigne des Galaxaures dont les Animalcules sont constamment placés aux sommets des ramifications. L’organisation et la couleur paraissent semblables à celles des Corallines. La grandeur ne semble pas dépasser un décimètre. Les auteurs le3 indiquent comme originaires de la mer des Antilles, principalement des côtes de la Jamaïque.
Ce genre est composé de deux espèces , l’une et l’autre de la mer des Antilles. La première, la Cymopolie Rosaire, Lamx. (Gen. Polyp., p. 25, tab. ai , fig. 5, H, H, i-5), offre des articulations cylindriques dans la partie inférieure, et de subglobuleuses dans les rameaux. La deuxième , nommée Cymopolie barbue, Ellis (Corail. ,p.
68, tab. 2.5, fig. c, c ), se distingue par l’organisation de l’axe , et surtout par la touffe de petits tubes capillacés qui forme une petite houppe à l’extrémité des rameaux. Ce genre aurait besoin d’être étudié de nouveau sur la nature vivante. (lam..x.)
CYMOTHOA et C Y MOTHOE . Cymothoa. crust. Genre de l’ordre des Isopodes , fondé par Fabricius , et rangé par La treille (Règn. Anim. de Cuv.) dans la section des Ptérygibranchcs avec ces caractères : branchies libres, membraneuses, vésiculaires, disposées sur deux rangs sous la queue; quatre antennes apparentes ; queue composée de six anneaux
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avec un appendice de chaque côté , formé de deux lames portées sur un pédicule commun et mobile; pieds insérés près des bords latéraux du tronc , courts et terminés par un crochet fort , très-aigu et non divisé à sa pointe. Ainsi caractérisé, ce genre comprend plusieurs divisions établies par Leach, V. Cymothoadées , et se trouve au contraire moins restreint que dans l’ouvrage de Fabricius. — Les Cymothoës de Latreille ont, suivant cet auteur , le corps essentiellement composé à la manière des autres Isopodes , et le plus souvent bombé ou convexe , et uni en dessus ; la tête est triangulaire , obtuse en devant et souvent reçue à sa base dans une échancrure ou premier segment du tronc: elle porte latéralement des yeux
fieu saillans et à réseaux très-distincts; es antennes , au nombre de quatre , s’observent à son extrémité antérieure et quelquefois sous le chaperon ; elles sont ordinairement courtes, presque égales , sétacées , à articles peu nombreux, et situées par paires sur deux rangs les unes au-dessus des autres; la bouche présente les mêmes parties que celle des autres Crustacés Isopodes ; le tronc se compose de segmens portant chacun une paire de pieds, et les bords latéraux de plusieurs d’entre eux semblent être augmentés d’un appendice en forme d arliclé, au-dessus de la naissance des pâtes. Cellesci , au nombre de quatorze sont courtes , également développées et attachées de chaque côté sur le bord même du segment; elles se composent d’une cuisse épaisse et courbée en S, d'une ïambe plus mince; enfin d’un ongle très-crochu , très-aigu , et presqueaussi long que la jambe; l’abdomen , ou improprement la queue , a six segmens dont les cinq premiers courts , larges , et le dernier grand, et plus ou moins ovale ou arrondi ; il n’est point voûté en dessous, tandis que la même pièce 1 est beaucoup dans les Sphéi ornes; à chaque côté du bout de l’abdomen , est articulée une espèce de nageoire, pareille à celles que l’on observe en celle par-
tie dans les Décapodes macroures ; les branchies , au nombre de dix à douze environ , forment des espèces de vessies ou de boursesd’unecouleur blanche , et qui sont susceptibles de sc .renfler; elles sont situées sur deux rangs le long du dessous de l’abdomen; la poitrine , dans la femelle, a plusieurs écailles en recouvrement, placées au-dessus des œufs; elles s’écartent pour donner une libre issue aux petits qui éclosent dans ces espèces de matrices extérieures. Chaque ponte est composée, suivant Risso, de trente jusqu’à six cents petits , et elle se renouvelle deux ou trois fois dans l’année.
Les Cymothoës, vulgairementnommées Poux de mer, (Æstrcs ou Asiles de Poissons , sont des Crustacés voraces et parasites. Elles sc fixent sur divers Poissons, et semblent affecter de préférence certaines espèces. On les rencontre près des ouïes , aux lèvres , à l’anus et dans l’intérieur même de la bouche.
Leach, dans sa Classification des Malacostraeés ( T vans. oftheLinn. Social. T. xi ), établit plusieurs petits genres aux dépens des Cymothoës; plus tard ( Dict. des Scien. Natur.
T, xn ), il en a augmenté de beaucoup le nombre. Latreille ( Règn.
Anim. de Cuv. ) a réuni aux Cymothoës proprement dits , ceux que l’entomologiste anglais désigne sous les noms d 'Æga * de Limnoria et A’Eurydice. Les Ægasont des yeux distincts , grenus, et le pédoncule de leurs an tenues supérieures très ample; ce petit genre comprend trois espèces désignées par les noms suivons : Æga entaillée, Aïga emarginata , Leach ( Encycl . B rit. , Suppl. 1 , p. 4ü8, T.
xxii ), localité inconnue ; Æga à trois dents ,Æga tridens , Leach ( Trans. vf tke Linn. Societ. T. xi) , elle habite les mers d’Ecosse; Æga bicarinée,yZiÿa bicarinata, Leach , localité inconnue.
Le dernier caractère assigné aux Ægas les distingue des Eurydices et des Limnories. Les premières ont en outre les yeux distincts, mais point grenus, et les antennes inférieures de la Iob-
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; gueur du corps: les secondes ont encore des yeux distincts , niais formés de petits grains, et la. tête est aussi large que le premier segment du tronc. Enfin , les Cyinothoës de Leach n’ont plus d’yeux bien distincts; leur tête est petite , étroite, et elles ont pour caractères propres : articles du thorax presque anguleux sur les côtés et postérieurement , les an- . gles arrondis ; les côtes des articles de l’abdomen parallèles , épaisses en !; dessous; la dernière jointure trans- - verse et presque coriacéc; la dernière
1 petite lame ventrale presque en forme de stylet, et à peu près égale aux autres. Ainsi restreint, ce genre cora- ’ prend encore six espèces , Cymotkoa \ (Sstrum, Fabr.; C. Leschenaultii , || Leach; C. Dufresni , Leach; C.Mat- \ \ . thieui , C. Banisii , C. trigonocephala,
Ïi Leach. Le genre Cymothoë de La- II treille comprend nécessairement les \ 'espèces précédentes et toutes celles t* (contenues dans les petits genres de l Leach, qui en sont un démembre-
Îiment; il a pour type la Cymothoë asile, Cym. asilus de Fabricius , ou WOniscus asilus de Linné , figuré par I ÎPallas ( Spic . Zool. Fasc. 9 , tab. 4 , itJ 'fig. 12). On la trouve dans les mers - -l 1 d’Europe. Il comprend aussi les Ido- ||!tées Spora et Physodes de Fabricius , IW ; ainsi que les Cymothoës (Estrum , pa- <il radoxa , falcata , imbricata , Guade- •:« lupensis , Americana. F. , pour d’auitres espèces, Risso (Hist. Nat. des (fl 'Crust. de Nice, p. i38), et Bosc lie»! (Hist. Nat. des Crustacés), (aud.)
*CYMO T I I O A D E E S . Cy mothoadœ.
CÇLST. Famille établie par Leach et
(qui embrasse le genre Cymotkoa de r|! Fabricius et tous ceux qui en ont été extraits depuis. Ses caractères sont :
quatre antennes, les antérieures supérieures; corps aplati; abdomen.
! formé de quatre, cinq ou six pièces , chacune desquelles est pourvue , sur ses côtés , de deux appendices foliacés, fixés a un pédoncule commun , les dernières de ces pièces sont surajoutées , et toujours plus épaissies par la il t matière crustacée ; tous les appendi-
ces du ventre sont nus ou à découvert. Leach divise cette famille en plusieurs s/irpes , races ou sous-familles , de la îjianière suivante :
I. Corps peu convexe; abdomen composé de Quatre anneaux distincts, dont le dernier est plus grand que les autres ; yeux placés sur le sommet de la tête , écartés l’un de l’autre; antennes inférieures plus longues.
Genre : Serole.
II. Corps convexe; abdomen composé de cinq anneaux ; les quatre premiers soudés l’un à l’autre, au moins dans leur milieu , le cinquième étant le plus grand; yeux placés entrele côté et le sommet de la tête , touchant presque au bord antérieur du thorax, et reçus dans une échancrure de chaque côté de son premier anneau ; antennes inférieures plus longues.
Genres : Campecopjée , Nesée , Cilicée , Cymodice , Dynamène , Zu- ZABJG., SpHEROME.
III. Corps convexe ; abdomen composé de cinq ou six anneaux distincts, dont le dernier est plus grand; yeux placés latéralement ; antennes inférieures plus longues même que la moitié du corps ; ongles tous semblables , légèrement courbés.
Genres : Eurydice , Nelocire , Cirolane.
IV. Corps convexe ; abdomen composé de six anneaux distincts ; le dernier plus grand que les autres ; yeux placés sur les côtés ; antennes inférieures n’étant jamais plus longues que la moitié du corps ; les ongles de la deuxième , troisième et quatrième paires de pâtes très- arqués, les autres légèrement courbés.
Genres : Conii.ère, Rocinèle , Æga , Canolire , Anilocre , Olen-