‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 119 sur 282 · SEI · texte numérisé non relu

SEI

genre Tiiticum ou à l'une de scs divisions, ainsi que l’a indiqué Palisot de Beauvois. En effet, les deux valves qui forment sa lépicène sont convexes , naviculaires , éclianerées à leur sommet qui se termine par une arête assez longue, et les épillels sont triflores , la fleur supérieure étant stérile. Nous dirons ici quelques mots du Seigle, l’une des Céréales employées à la nourriture de l’Homme.

Le Seigle , Secale Cereale , L. , IRich., Bot. méd., i, p. 62, est une i Plante annuelle que l’on croit oiigi- :naire de l’Asie-Wineure. Mais elle est (Cultivée en Europe depuis tant de -siècles, que son introduction se perd dans l’ob-curité des temps les plus recuiés. Celle Céréale offre de trèsgrands avantages. En effet, elle réus- -sit parfaitement dans des régions et des terrains ou le Froment ne pourirait prospérer. Ainsi dans les contrées du Nord , ou la belle saison est de ttiop courte durée pour que le Fro- ■inent mûrisse ses fruits, le Seigle, 'dont la maturité est beaucoup plus |i hâtive, y est cultivé avec avantage, i II en est de même dans les terrains

I maigres où le Froment ne trouverait ipas assez de matériaux nutritifs, on

II le remplace encore par le Seigle; et it très-souvent , dans les cultures en

grand , on mélange dans des proportions, qui varient suivant la nature du terrain, le Seigle et le Froment; par ce moyen on a des récoltes beaucoup plus abondantes. Un mélange d’environ parties égales de l’un et de l’autre , forme ce que les fermiers de la Beau ce et de la plus grande partie de la France appellent du Méteil ; si , au contraire , le Froment domine et qu’il n’y ait qu’une trèspetite quantité de Seigle, c’est le < Chafnpart. La farine de Seigle n’a pas la blancheur éclatante de celle du beau Froment. Le pain qu’ou fait avec cette farine est un peu dense, coloré et un peu gras au toucher.

Néanmoins sa saveur est fort agréa- , ble; il est nourrissant , et se conserve plus long-temps frais que le pain de

SEI 3ag

Froment. Si l’on fait un mélange des farines de Seigle et de Fi ornent de manière que cette dernière prédomine , on obtient alors un excellent pain de ménage, agréable et trèsnourrissant. La paille du Seigle est en général plus résistante, plus droite, plus longue que celle du Froment.

On l’emploie de préférence pour faire des liens, des paillassons, etc. De tou tes les Graminées, le Seigle est celle qui est le plus sujette à l’altération qu’on a nommée Ergot. V. ce mot.

Nous profiterons de cette occasion pour faire connaître une opinion nouvelle qui a été émise par le jeune docteur Lcveillé. On sait en effet que, selon le pi ofesseur De Candolle , l’ergot du Seigle est une espèce de Champignon du genre ScLerolium , qui se développe à la place du grain. Suivant l’opinion de Leveillé , l’ergot serait à la fois composé de l’ovaire plus ou moins développé et dénaturé, et d’une espèce de Champignon d’une nature particulière qui terminerait i’ovaire à son sommet. Ce Champignon se développe avant la fécondation et se présente sous la forme d’un tubercule mou, presque liquide, visqueux , d’une odeur désagréable et occupant le sommet de l’ovaire qui reste rudimentaire. Peu à peu celuici s’allonge, noircit et tend à soulever son sommet au-dessus des valves de la glurne. Quelquefois le petit Champignon se déchire lors de ce passage, et l’humeur visqueuse qui le remplit se répand sur les valves.

Parvenu à sa maturité, le Champignon a une forme irrégulièrement globuleuse ; sa surface est marquée d’ondulations cérébrifoi mes. Coupé en travers, il présente quatre ou cinq lignes parlant du centre commun et formant une sorte d’étoile. Leveillé do une à ce Champignon ie nom de Sphacelia Segelum. SpjjacÉLIE.

SEILLETTE et SEISSETO. bot.

l’HAN. Variétés de Froment. (b.)

SEIRIDIUlM. bot. ckypt. ( Champignons. ) Genre de Champignons

5'io SEL

établi par Nées d’Esenbeck , eL adopté par les professeurs Link et Fries.

Ce genre offre des sporidies oblongucs , opaques, réunies entre elles par des pédicellcs filiformes et groupés sous l’épiderme des Plantes oii ils forment de petits amas de figure variée. Ce genre paraît avoir des rapports avec le Stilbospora ; aussi Fries le range-t-il dans sa tribu des Stilbosporées. Une seule espèce compose ce genre, Seiridium mcirginatum (Nees Fung. , fig. 19 ). Il forme de petites taches noirâtres qui déchirent l’épiderme. On i’a observé sur le Rusa cani/ia , L. (a. b.)

SEfSOPYGIS. ois. Syn. de Torchepot. V. SlTTELE.

* SE1SURE. Seisura. ois. Ce genre a été récemment démembré des Merles par Vigors et Horsfield et a pour type le Turdus pulitans de Latham qui vit à la Nouvelle-Galles du sud.

Ce genre n’a point encore été adopté, excepté par nous, dans notre Manuel ü’Ornithologie, T. i, p. 200. (less.)

SEJO. bot. MAN. Nom de pays d’un Palmier vu par lîumboldt dans le voisinage de l’Orénoque et dont le régime porte un nombre immense de T; uils qui fournissent de l'huile et un lait particulier. O11 ne sait à quelle espèce botanique se rapporte ce Palmier ; car il n’est pas mentionné. sous le nom de Sejo , dans les Noua Généra de Kunth. (g.. N.)

SEKIR A. bot. piian. Nom japonais du Saxifraga sarmentusa da Thunberg , dont iVlédicus et Mœnch ont fait un genre particulier qui n’a pas été adopté. F. Saxifrage.

* SERRA, bot. cbypt. (Muasses.)

Le genre formé sous ce nom par Adanson et qui ne fut point alors adopté des botanistes, répond au Trichuslutnum des Muscologistes inbdernes. (b-)

SEL. min. F- Suls.

Le mot de Sel est particulièrement appliqué au Sel commun ou Soude muriatée. V- ce dernier mot. O11

SEL

donne lu nom de Sel Ammoniac 1’ Ammoniaque muriatée, celui d Sel amer ou de Sel de glaube natif, à la Soude sulfatée. F ces mots. (g..n.)

* SELACHE. pois. F. Pélebi et Squale.

SÉLACIENS, pois. Cuvier a établi® sous ce nom la deuxième famille d ses Poissons chondroptérygiens branchies fixes , que Uuméril avai nommée les 1J lagiusLumes. Ce son des Poissons ayant quatre ou cin< paires de trous branchiaux ; quatr larges nageoires latérales, étalées ei éventail et soutenues par de nom breux rayons cartilagineux; une bouche large et située en travers sou:

le museau. Cette famille renfermi trois gi ands genres, eux-mêmes subdivisés, et qui sont les Chimères, le:

Squales et les Raies. F- chacun di ces mots. (less.)

5ÉLAGINE. Selago. bot. piian Genre placé d’abord dans la familh des Verbénacées, mais qui depuis es devenu le type d’uiie famille naturelle nouvelle , proposée en prenne», lieu par Jussieu et défmitivemen établie par Cboisy.Ce genre peut ctr<} caractérisé de la manière suivante le calice est monosépale , ovoïde 01 campanulé , à trois ou ciuq division:

plus ou moins profondes ou simplement à trois ou cinq dents; la corolle est mouopétale, tubuleuse, près que régulière, à quatre ou cinq lobes les étamines sont au nombre de quatre et un peu inégales. Le fruit es formé de deux coques monosperme:

se séparant l’une de l’autre à l’époque de la maturité. Dans sa Monographie de la famille des Sélagiuées, Choisy a décrit vingt -une espèces de ce genre. Ce sont des Arbustes tous originaires du cap de Bonne-Espérance, ayant des feuilles nombreu-4 ses, éparses, entières bu dentées, gla-| bres ou velues, et des fleurs disposées* en épis terminaux. Linné avait in-?

tioduit dans ce genre des espèces apq partaient évidemment à d’aulrcsl geui es 5 ainsi deux de ce? Piaules outj

été reportées dans le genre S/Me, une clans VErinus et une dans le Manulea.

On cultive quelquefois dans nos jardins quelques espèces deSélagines; telles sont les suivantes : Selago co~ rymbosa, L. Arbuste de trois à quatre pieds , à feuilles linéaires et à fleurs blanches disposées en épis denses ; Selago fasciculata, L. Plus petit que le précédent , à feuilles spatulées et dentées et à fleurs d’un bleu lilas formant un corymbe dense 5 Selago spuria , L. De deux à trois pieds de hauteur, à feuilles oblongucs, dentées et à fleurs d’un bleu clair. Ces espèces se cultivent en orangerie.

* SÉLAGINÉES. Selagineæ. bot.

phan. Nous venons de dire dans l’article précédent que Jussieu (Ann. du Mus., 7, p. 71) avait le premier proposé de faire du genre Selago le type

■ d'une famille distincte quoique voisine des Vérbénacées, et que cette fa-

■ mille avait été établie délinitivement jpar le professeur Choisy de Genève , (dans une dissertation spéciale imprinnée dans les Mémoires de la Société ( d’Histoire nat urelle de Genève. Voici Iles caractères qu’il donne à celte fa- 1 mille : le calice est monosépale, persistant , offrant d’une à cinq divisions Iplus ou moins piofondes ou quelquefois seulement des dents ; trèsrrarement le calice est formé de deux >îépales distincts. La corolle est raomopétale, tubuleuse, un peu irrégu- 1 ière , avant son limbe à quatre ou cnnq lobes. Les étamines au nombre

Lie quatre sont didynames ; très-rarepinent les deux plus courtes avortent, jl.j’ovaire est libre, ovoïde, surmonté -fl l’un style pl us ou moins long que termine un stigmate bilobé. Le fruit ! -st à deux loges monospermes inj déhiscentes et se sépare quelquefois I n deux coques distinctes. Le péri- .arpe est mince, et la graine ren jl erme sous son tégument propre un ndosperme charnu dans lequel est T »làcé un embryon à radicule supé- : ieure.

Les Plantes qui composent cette

SEL 34i

famille sont herbacées eu sousfrutescentes , rameuses. Leurs feuilles sont alternes , rarement comme opposées, linéaires, petites ou élargies, entières ou dentées. Les fleurs qui sont munies de bractées ferment des épis plus ou moins denses et terminaux , quelquefois déprimés et comme corymbiformes. Toutes ces Plantes croissent au cap de Bonne-Espérance.

Les genres qui composent celte famille sont les suivans : Po/ycenia , Choisy; Hebenstretia , L. ; Dischisma , Choisy ; Agathe! pis , id ; Microdon , id. ; Selago, L. Cette famille a de très-grands rapports avec les Verbénacées dont les genres Selago et Hebenstretia faisaient d’abord partie ; mais elle en diffère surtout par son embryon placé au centre d’un endosperme , par ses feuilles alternes et ses fleurs munies de bractées ; elle se rapproche aussi des Acanthacées par l’intermédiaire du genre Eranthemun/; mais elle s’en distingue facilement par ses loges inonospermes. (a. r.)

SÉL AG IN E LLE . Sel agi ne! la . rot.

crypt. Palisol Beauvois formait sous ce nom parmi les Lycopodiacées un genre dont le Ly copodium Se/aginoides était le type ; mais il n’a pu être adopté. V. Lycopodr. (r.)

SÉLAGINOIDE. bot. crypt. Espèce du genre Lycopode , type du genre Sélaginelle de Beauvois. V. ce mot. (b.)

Page 1