V. ce mot. (b
SELLIERA. bot. phan. Cavanilles ( Icon. , 5 , p. 4g, tab. 4y4, fig. a) a décrit et figuré, sous le nom de Selliera rac/icans, une Plante du Chili que Persoon réunit , mais avec doute , au genre Goodenia. Labillardière {Nov.-Holl. , 1 . p. 53 , tab. 76) décrivit et figura la même Plante sous le nom de Goodenia re~ péris. Cette Plante se trouve donc à la Nouvelle-Hollande oh elle a été également signalée par R. Brown. Dans son Prodrornus F/orœ Novœ-Hollandiœ, p. 579, ce dernier auteur pense que le genre de Cavanilles pourrait être adopté, mais en changeant ses caractères dont les plus essentiels résident dans la corolle unilabiée, à divisions aptères , et dans l’induse ou godet du stigmate qui est nu à son entrée. Cependant il n’en a fait qu’une simple section du Goodenia.
* SELLIGUEA. bot. ciiypt. ( Fougères.) Nous avons établi ce genre dès l’an 1827 , dans le Tome vi du présent Dictionnaire au mot Fougère», et la figure que nous en dessinâmes nous-même avai' précédemment paru dans notre Atlas. Nous le dédiâmes à l’ingénieux auteur d’un excellent microscope , habile mécanicien , qui s’occupe aussi d’histoire naturelle. Nous lui donnâmes pour caractères : soies solitaires, disposées en une seule ligne épaisse, oblongue, et parallèle à deux nervures placées à une égale distance l’une de l’autre.
C’est une véritable Polypodiacée , voisine des Gymnogrannnes n’ayant pas d’induses. Nous n’en connaissons qu’une espèce que nous avons depuis vérifié être de Java. Ses frondes sont simples, assez longuement stipitées, ovales - oblongues , d’un vert tendre, marginées, un peu coriaces, s’élevant d’une tige rampante, longues de cinq à huit pouces, ayant des nervures parallèles, opposées, qui s’insèrent sur la côte longitudinale , presqu’à angle droit. Les frondes fertiles ont leurs paquets de fructification d’un brun jaune, très-gros, oblongs, saillans, et obtus aux deux extrémités. Elles paraissent devoir être plus courtes que les stériles.
C’est avec surprise qu’environ deux ans plus tard , nous avons vu Hool<er publier, comme un Célérac, cette Plante comme nouvelle sans nous citer. Nous avons l’orgueil de préférer notre planche à la sienne, et nous maintenons notre Selliguea dédiée spécifiquement à Fée qui nous la communiqua le premier, ^.planches de ce Dictionnaire. (b.)
SELLOA. bot. PIIAN. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Hclianthées et de la Syngénésie superflue, établi par Kun'th ( Nov . Gen. et Spec. Plant, œquin., vol. 4, p. a65) qui lui a imposé les caractères suivons : involucre hémisphériquc-i urbiné, presque hémisphérique, composé d’environ dix folioles disposées sur un double rang ; les extérieures
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pins grandes, ovales-elliptiques , obtuses , membraneuses et colorées ; les intérieures oblongues , aiguës , scarieuses. Réceptacle convexe, garni de paillettes ; celles du centre linéairessétiformes; celles des bords lancéolées , acuminées , scarieuses et diaphanes. Calathide composée au centre de fleureras nombreux , tubuleux, hermaphrodites, et à la circonférence de fleurs femelles en languettes et au nombre de dix à quinze. Les fleurs hermaphrodites ont une corolle à tube grêle , à limbe infundibuliforme - campanule , divisé en cinq dents ; cinq étamines dont le tube anthéral est nu à la base, muni au sommet d’appendices presque arrondis et diaphanes; un ovaire cunéiforme, surmonté d’un style filiforme et d'un stigmate à deux branches divergentes; un akène cunéiforme , pentagone, lisse, couronné par trois ou cinq soies hispidules , inégales , caduques, appliquées contre la corolle et l’égalant eu grandeur. Les fie urs femelles ont une corolle à tube très-petit, comprimé, 3’évasant en languette obiongue , plane, tronquée et trilobée; cinq filets dépourvus d’anthères; un ovaire surmonté d’une aigrette semblable à celui des fleurs hermaphrodites.
Le genre Selloa est voisin de Ï-Eclipta, dont il se distingue par son aigrette composée de soies, par les filets stériles qui se trouvent dans les fie urs de la circonférence, et enfin par son port. Il a été constitué sur une Plante qui croît dans la partie occidentale des montagnes du Mexique entre Agüasarco et Ario , et qui a été décrite et figurée par IRunfh , loc. cil., lab. 3q5 , sous le nom de Selloa planlaginen. C’est une -Plante herbacée, dont les liges sont scapiforines, simples ou rameuses, terminées par une , deux ou trois eai lathid es de fleurs dont les rayons •sont d’un blanc violet. Les feuilles sont radicales , entières ou à peine denticulées, et absolument semblables à celles de nos Plantains.
Sprengcl ( Syst. Veget. T. m ,
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p. 58 1 ) a décrit une Plante indigène oe Monte-Video , qu’il a rapportée au genre précédent , mais en changeant le nom de celui-ci. Il l’a nommé Feœa , probablement en l’honneur de notre ami et collaborateur Fée, qui peut se passer de cette ovation , puisqu’un genre de Fougères lui a été dédié par Bory de Saint-Vincent.
F. l’article Fougères et l’Atlas de ce Dictionnaire. La raison qui semble avoir porté le célèbre professeur de Halle à changer le nom imposé par Kunth , c’est qu’il avait établi précédemment un genre Selloa appartenant à la même famille des Synanlhérées. Mais , quoique ce dernier genre ait été reconnu par Sprengel lui-même comme identique avec le Deneiia de Thunberg , cet auteur n’a pas consenti à regarder comme superflue la nouvelle dénomination qu’il avait proposée, et il a préféré détruire le nom donné par Kunth à un genre absolument nouveau , pour lui substituer celui d’un genre de Fou-
science. Nous s innovations de Sprengel puissent être adoptées.
SEL LO WI A. bot. pii an. Genre de la Pentandrie Monogynie , L., établi par Roth {Noo. Spec., p. 162), et présentant les caractères suivans : calice membraneux, urcéolé , quinquéfide, marqué de dix côtes alternativement pétalifères et staminifères ; cinq pétales ovales - alternes avec les lobes du calice , et insérés au sommet des côtes du calice; cinq étamines fixées sur le milieu des divisions ca I ici— nales, plus courtes que celles-ci, et à anthères didymes ; ovaire supère, portant un seul style et un stigmate obtus; capsule à trois valves, à une seule loge, monosperme. Ce genre a été placé par De Candolle ( Procfr .
Syst. Fegel ., 3, p. 38o) à la suite de la famille des Paronychiées. L’unique espèce dont il se compose, Sellowia uliginosa , Roth, loc. cil., est une Herbe très-glabre qui a le port de Y Illecebrum verticillatum. Ses feuilles sont opposées , oblongues-ovalcs. Ses
gères déjà reçu dans la ne pensons pas que h
(leurs sont petites, blanchâtres, presque nédicellées , et solitaires dans les aisselles des feuilles.
Le nom de Scllowia a été changé par Sprengel en celui de Winterlia.
Il est probable qu’il s’est déterminé à ce changement après avoir établi son genre Selloa. V. ce mot. Mais rien n’empêche l’admission de ces deux noms qui nous semblent assez distincts, soit à la lecture, soit à la prononciation. (g. .N.)
* SELNINGER. ois. Syn. de Bécasseau violet. V . Bécasseau, (b.)
SELOT. mole. Depuis Adanson (Yoy. au Sénég. , pl. i5 , fig. 4 ) , qui a donné ce nom à une Coquille du genre Ne rite , Gmelin est le seul auteur qui l’ait citée dans son Catalogue-, U 1 ui donne le nom de Nerita tricolor. K. Néiute. (d..ii.)
SELS. cniM. inorg. et org. Les anciens donnaient ce nom à toutes les substances solubles dans l’eau , sapides, susceptibles d’une cristallisation plus ou moins régulière, ayant une pesanteur, une fixité et une solidité moyennes entre celles de la terre et de l’eau qu’ils admettaient au nombre des élémens. La composition chimique et les propriétés les plus caractéristiques de ces corps étaient alors ou inconnues ou totalement négligées; de sorte qu’on confondait clans la même classe des substances extrêmement disparates, telles que les Sels proprement dits, les Acides , les Alcalis , quelques principes immédiats des Végétaux, leSuere, etc.
Une confusion aussi bizarre n’a cessé que lorsque la Chimie moderne eut non-seulement dévoilé la composition des corps , mais encore déterminé leurs propriétés et fait connaître les lois qui président à leur formation. 11 fut d’abord convenu de nommer Sel , tout composé d’un Acide et d’un Alcali ou Ovide métallique ( base sal i— fiable ) , composé dans lequel les propriétés caractéristiques de l’Acide cl de la base sont plus ou moins neutralisées. Mais ensuite on étendit ce nom aux combinaisons en propor-
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res , etc. , combinés deux à deux e
lions définies de la plupart des coi pl simples ou composés , quelle que fû la nature de ceux-ci. Ainsi les Acide oxigénés ou hydrogénés , les Oxides les Sulfures, les Chlorures, les Iodu
point être considérées comme dépei datiles de qualités physiques, tolh
qu une certaine saveur et une ccr taine action sur les réactifs coloré
dont l’intensité est sujette à tout les modifications possibles. Ce so J des propriétés antagonistes qui tel I
de diverses manières, donnèrent nais sauce à des Sels. Deux Oxides, pai exemple , peuvent se combiner d< manière à ce que les quantités d’oxi gène qu’ils contiennent soient cr rapport simple ; il en est de même d< deux Acides, de deux Sulfures , dt deux Chlorures , etc., entre eux. Oc alla même plus loin : les Chlorures Sulfures, lodures, etc., en se coinbi liant avec les métaux ou leurs oxides donnèrent naissance à des Sels , et le chimistes, qui en ces derniers temp:
ont étudié avec tant de soin les madères organiques, ont rangé dans le même classe la plupart des Ethers la Stéarine, l’Oléine , etc. Séiullas un de nos chimistes les plus distiu gués , a récemment présenté à l’ Académie des Sciences un Mémoire sui les produits de l’action de l’Acide sul furique sur l’Alcohol , dans leque Mémoire il établit que l'huile doue de vin est un Sulfate d’Hydrogèni carboué et d’Eau , conséqueimnen une espèce de Sel. Par ces exemple on voit donc que la classe des Sel es.t augmentée d’une foule de substances auxquelles ou supposait autrefois une nature toute particulière Un grand nombre de Sels n’ofhen, pas celle neutralisation de propriétés qui caractérisait ces corps tels quoi les concevait à l’époque de la res tauration îles connaissances chimi ques. On leur trouve aujourd’lu un caractère plus fixe, puisqu’il e:
inhérent à des propriétés gé qui ne sont point absolues , ma.
seulement corrélatives. En effet l’acidité et l’alcalinité ne doivei
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dent à se neutraliser , mais qui n’opèrcut le plus souvent cette neutralisation que fort imparfaitement , et i d’où résultent des corps doués de qualités fort variables, tantôt absolument insipides, tantôt doués d’une • saveur acide, salée, amère, sucrée, etc. La force qui préside à la combinai- ? son de deux ou de plusieurs corps entte eux dépend de l’état électrique de chacun de ces corps. Si l’un est électro-négatif, il jouera le rôle d’acide relativement à l’autre qui alors deviendra électro-positif et remplira le» fonctions de base salifiable. Entin le même corps pourra être tantôt
■ électro-négatif dans une combinai- : son saline, tantôt électro-positif dans
une autre combinaison. D après ces considérations, Berzelius , Dulong , ! Gay-Lussac , Chevreul , Mitscberlich , Beudant, et la plupart des chimistes contemporains, regardent comme des Sels la plupart des substances minérales dont la composi- ! lion présente souvent un grand nombre de corps que jusqu’alors on n’avait pas supposés unis dans des : proportions définies. Ainsi, parmi les minéraux cristallisés que l’on désignait vulgairement sous le nom de ) Pierres, il en est plusieurs où la Silice joue le rôle d’Acide ; tandis que l’A- I lamine, la Magnésie, la Stroutiane, i les Oxides de Fer, de Manganèse, etc., i eu constituent les bases sa 1 ifia Lies ;
1 ( ce sont maintenant des Silicates cornai binés entre eux ou avec d’autres Sels,
■ dans des proportions tellement définies, qu’on peut représenter par des : formules et par des signes très-intelligibles, Ja composition de ces substances complexes.
Les combinaisons qu’on nomme 1 l F/y dra/es sont aussi des sortes de l 'Sels où l’eau joue le rôle de corps -électro-négatif. Ces Hydrates, lorsqu’ils sont solubles dans l'eau, produisent ce qu’on nomme ordinairement une dissolution , en sorte que , suivant nous , toute dissolution est précédée de la formation d’un hydrate qui se mêle ensuite à un excès de liquide aqueux. L’Alcohol produit
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aussi, avec les différentes substances salines , des combinaisons analogues aux hydrates et nommées Alcoales par Thomas Graham , chimiste anglais qui a publié, dans le Philosop/iical Magazine , novembre 18^8, p. 55 x un Mémoire remarquable sur ces corps. La plupart des substances d’origine organique contractent aussi des combinaisons qui peuvent être assimilées aux combinaisons salines des corps inorganiques. Ainsi , pour ne citer que des exemples bien évidens , le Tannin produit , avec la Gélatine , un précipité insoluble 5 l’Albumine, le Sucre et d’autres substances immédiates s’unissent à certains Oxides -, le Camphre, les Huiles volatiles , les Résines , l’Ether , etc. , forment également des combinaisons dans lesquelles les proportions relatives des élémens ne sont pas, il est vrai , définies bien rigoureusement ; mais nos incertitudes à cet égard paraissent seulement tenir aux moyens d’analyse qui ne sont encore aujourd’hui que fort imparfaits. En un mot, tous les corps tendent à s’unir entre eux , en vertu de leurs divers états d’électricité, qui en déterminent l’affinité réciproque ; et de cette union résulte la multitude innombrable de Sels que la nature a fabriqués dans son immense laboialoire, ou que la chimie a créés et crée encore chaque jour.
Les modifications que les Sels présentent, tant sous le rapport des proportions relatives de leurs principes constituans , que sous celui de leurs qualités physiques, s’expriment par les mois de Sels neutres et deète/s avec excès d'acide ou de base. On entend par Sels neutres , les combinaisons dans lesquelles les propriétés de l’acide cl de la ba e sont rendues latentes ei en quelque sorte complètement neutralisées , ce dont on s’assure par l’action des réactifs , tels que les papiers colorés et les teintures bleues végétales. On sait que les Acides lont tourner au rouge ces couleurs , tandis que les Oxides alcalins les reu-^ dent vertes. L’action des Sels neu»
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très est nulle sur ces réactifs, parce que l’affinité mutuelle des principes imme'dints de ces Sels est plus forte que celle de l’Acide ou rie la base pour le principe colorant. Cependant il y a des Sels , comme par exemple le Sulfate de magnésie, dont la solution aqueuse n’est pas sensible à la teinture de violettes, mais qui forme un précipité coloré en vert avec l’Hématine dissoute dans l'eau ; celle-ci détermine aussi un précipité vert dans la solution des Sels à base d’alumine et de protoxyde de Plomb , qui pourtant font passer au rouge la teinture de Tournesol. Ghevreul, à qui l’on doit la connaissance de ces faits, en conclut que les réactifs colorés peuvent seulement donner des indications relatives sur le point de neutralité des Sels , et que l’on doit choisir le principe colorant qui d’une part est le plus sensible à l’action des acides et des bases salifiables , et qui d’une autre part a le moins de disposition à former avec ces corps des composés insolubles. La saveur des Sels n’est point non plus un guide constant pour s’assurer de leur neutralité ; car il est des acides et des oxides presque absolument insipides qui donnent naissance à des Sels semblables par leur composition et leurs propriétés générales aux substances qui proviennent de la combinaison des acides et des alcalis les plus caustiques.
La neutralité des Sels ne pouvant être reconnue d’une manière bien positive , ni par les réactifs, ni par leur saveur, quel sera donc le moyen d’amener avec certitude à cette détermination ? On a trouvé un tel moyen dans la composition générale des Sels , et ce n’est pas un des moins beaux résultats que la science doit a ux investigations des grands chimistes de notre époque. Quelques Sels sont constitués par le même acide et par la même base, et cependant ils sont doués de qualités et de propriétés différentes ; cela lient aux proportions diverses de l’acide dont ils sont formés. On a étudié leur composition.
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et l’on a vu que dans les Sels à acides oxigénés , la quantité d’oxigène de l’acide d’un Sel regardé comme neutre est proportionnelle à la quantité d’oxigene de l’oxyde, ou en d autres termes, que le nombre des atomes de l’oxigéne de l’acide est un multiple par un nombre entier du nombre des atomes de l’oxigène de la base. On a trouvé ensuite qu’il existe également des rapports entre les quantités d’oxigène contenues dans les autres Sels composés des mêmes élémens; mais que ces quantités y sont tantôt plus considérables et de manière à produire des Sels où le nombre des atomes de l’oxigène de l’acide est double , triple, quelquefois même quadruple du nombre des atomes de l’Oxigène de l’Acide du Sel neutre. Les mêmes lois ont été observées quant aux Sels où la base est prédominante. Les trois séries de Sels, qui résultent d’une part de la neutralisation de l’acide et de la base , et de l’autre de l’excès ou de la moindre proportion d’ Acide, offrent une fixité remarquable dans la composition de chacune d’elles ; en sorte que les Sels de la même série, les Sels neutres par exemple , et qui ont le même Acide pour radical , exigent tous la même proportion d’Oxigène dans la base qui sature l’Acide.
Ainsi, dans les Carbouates neutres, l’Acide carbonique contient deux fois autant d’Oxigène que la base ; dans les Sulfates neutres , l’Acide sulfurique en contient trois fois autant, etc. Des conséquences importantes ont été tirées de la découverte de ces lois. On a pu facilement expliquer comment deux Sels neutres solubles produisaient, par leur décomposition réciproque et par l’échange de leurs principes constituans, deux Sels également neutres; il a ' suffi de connaître la composition d’un Sel et celle de tous les Oxides pour savoir celles de toutes les combinaisons salines appartenant L la même série.
La connaissance de la capacité de saturation des Acides a fourni encore le moyeu de savoir la quantité d’Oxi-
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.gène d’un Oxyde irréductible ; on la conclut de la compositiond’unOxyde réductible appartenant à un Sel du même genre et au même état de saturation. Mais ce n’est pas ici le lieu de faire ressortir les nombieux avantages qui ont découlé de la théorie des proportions définies , et nous revenons à l’exposé sommaire des généralités que nous devons piésenler sur les substances salines.
Dans l’origine de la réforma lion du langage chimique, on donna aux .'Sels le nom de leur Acide constituant dont on modifia la terminai - .'Son en ate ou en île, selon que la terminaison de l’Acide était en ique i au en eux ; ainsi les Sels qui avaient ipQiir radical l’Acide sulfurique fuirent nommés Su If aies , et ceux qui tétaient composés d’Acide sulfureux i reçurent le nom de Suif tes. Cette nomenclature , imaginée par Guy- 1 .on-Morveau , fut sans doute empruntée à la nomenclature Lintiéennedes Plantes et des Animaux m chaque espèce porte un double nom , celui du genre auquel il appartient, augmenté du nom spécifique.
Dans les Sels, le nom du genre .'Sulfate, Carbonate, Phosphate, etc.) uécède aussi celui de l’espèce qui : st tout simplement le nom de la ase salifiabie. Quand, plus tard, î n s’assura que les Sels neutres ouvaienl se combiner avec des prooxides, des deutoxides et des tri— oxides de la même base , on fit prééder le nom générique par les mots ■ roto - , deulo et trito ; mais cette 110xienclature devint beaucoup trop I compliquée , et fut même reconnue i f >om me vicieuse par ceux qui s’en seri aient le plus habituellement. Il pai ut I lus convenable d’indiquer par le i om de l’Oxyde son degré d’oxigénaï : on. On ne dit donc plus proto sulfate ? ' e Fer, mais Sulfate de protoxyde de
I‘ ’ er. Berzelius a proposé à cet égard ne innovation qui mériterait d’être énéralerneut adoptée : le uom spéfique d’un Sel e3t terminé en eux i pn ique. Selon que l’oxydation est i premier ou au second degré : ainsi
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le sulfate de proloxide de Fer est nommé Sulfate ferreux (, Sulphas ferrosus)} celui du peroxyde Sulfate ferrique {Sulphas ferricus), et ainsi de suite. Lies minéralogistes n’ont pas formé les genres de Sels à la manière des chimistes : c’est d’après les bases saiifiables qu’ils ont établi leurs genres, et c’est ainsi qu’ils disent Chaux carboriatée , Chaux sulfatée, Soude mu datée , etc.
Lorsque les Sels offrent un excès d’Acide, on fait précéder leur nom générique de la préposition sur • et quand c’est la base qui domine, on se sert de la préposition sous ; ainsi l’on dit sur-oxalate et sur-tarlrate de Potasse, sur-sulfate d’Alumine et de Potasse, et sous-carbonate de Soude, sous- nitrate de Bismuth , etc. Depuis quelque temps, on a fait un changement assez heureux dans la nomenclature des Sels avec excès d’Acide ou de base. Les mots bi, tri, quadri , sont placés devant le nom générique d’un Sel acide, pour indiquer sa composition relative. Des exemples donneront une idée claire de cette nomenclature : le bi-carbonaie de Soude est un Sel qui contient deux fois autant d’acide que le Carbonate neutre; le quadri-oxalate ou qu.rdroxaiale de Potasse est composé de quatre fois la dose d’acide que contient l’Oxalate neutre, etc. A l’égard des Sels avec excès de base , les mots bi, tri, etc., sont placés après le nom générique immédiatement avant celui de la ba$e , mais la langue française se prêle difficilement à Pcx pression de ce langage qui est au contraire facile en latin; ainsi l’on dit Sulphas trialurninicus , que l’on pourrait traduire littéralement par Sulfate tri-aluminique, pour indiquer qu’il y a dans ce Sel une dose d’Alumine triple de celle du Sulfate neuti e.
Mous dirons peu de chose sur les propriétés physiques des Sels en général, parce que ces propriétés varient à l’infini, et suivent à peu près celles des Acides et des bases qui les constituent. Ils sont pour la plupart sous
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forme solide, et de tous les corps bruis, ce sont ceux qui cristallisent le mieux. Leur couleur dépend beaucoup plus de la base que de l’acide:
ainsi les Sels de Chrome, de Cuivre, de Fer, de Manganèse , de Cobalt, de Nickel , d Or, etc., sont diversement colorés en rouge-jaunâtre, en vert ou bleu-verdâtre, en violet , en bleu violacé, etc. ; mais le plus grand nombre des Sels offrent la couleur blanche, ou plutôt ils sont limpides et incolores. A la température ordinaire, les Sels sont inodores, excepté deux (carbonate d’Ammoniaque , et sousfluoborate d’Ammoiiiaque) qui, pouvantse volatiliser à cette température, ont une action marquée sur la membrane pituitaire. La saveur des Sels est, de même que leur couleur , dépendante de l’Oxide qui la constitue ; et elle est d’autant plus prononcée , que les Sels sont plus solubles. Les Sels alcalins , c’est-à-dire ceux à base de Chaux, d’Ammoniaque, de Soude, de Potasse , de Magnésie, sont ordinairement piquans, âcres et amers.
Le Sel marin (Chlorure de Sodium) et le Phosphate de Soude sont les seuls dont la saveur soit franche et salée dans l’accepiiou vulgaire de ce mot. Il y en a de styptiques comme les Sels de Zircone, d’Alumine, de Fer, etc.; de sucrés comme ceux de Glucine, de Plomb, etc. Enfin les Sels de Cuivre . de Mercure , d’Argent et d’autres Métaux, ont une saveur horrible que l’on désigne ordinairement sous le nom de saveur métallique.
Si nous voulions traiter des pro-
f>riétés chimiques des Sels avec toute 'étendue que demande un sujet aussi important et aussi fécond en observations , nous risquerions d’excéder les limites imposées à un simple article de dictionnaire; d’un autre côté nous pourrions répéter inutilement «les choses dont la place était beaucoup plus convenable aux articles spéciaux ou l’on a présenté l’histoire minéralogique et chimique de certains Sels qui font partie du domaine de la nature. Ainsi nous esquisserons
à grands traits l’action du caloriquet i sur ces corps, celles de la pile vol- < taïque , de l’air atmosphérique, den.
l’eau et de quelques corps combus-fi
corps
tibles simples et composés.
Quand on soumet à l’action du feui les Sels qui contiennent beaucoup'
d’eau de cristallisation , ils entrent
d’abord en fusion , puis ils laissent volatiliser l’eau et se réduisent en unel substance sèche facile à mettre en poudre. Ceux qui ne renferment que de 1’ eau in (et posée et ceux qui ne peuvent éprouver de fusion avant que l'eau se vaporise, pétillent , ou pour nous servir d’une expression technique , ils décrépitent , phénomène du à ce que la vapeur d’eau brise le Sel, et en projette les fragmens avec plus ou moins de force. II y a des Sels , comme ceux à base de Soude et de Potasse , qui éprouvenlt la fusion ignée sans se décomposer, tandis que d’autres , ceux surtout ou l’Acide et la base sont volalilisables, se décomposent par la moindre chaleur.
Tous les Sels sont susceptibles de décomposition par un couranl voltaïque, après avoir été humectés ou dissous. En général l’Acide seras-»
semble au pôle positif, et l'Oxide au pôle négatif; mais quelquefois, ett notamment quand l’action de la pila est très-forte et que les Sels ne sont qu’humectés , la décomposition s’é4f tend jusqu’aux Acides et aux Oxidesïr eux-mêmes, en sorte qu’on obtienl le métal ou le radical de l’Acide 3 l’un des pôles, et l’Oxigène à l’autra pôle. Hisinger et Berzelius d’une part II. Davy de l’autre (Ann. de Chimie vol. 5i et 53), ont fait des expériences nombreuses relatives à l’action <l«f la pile sur les Sels; et les résultats qu’ils ont obtenus sont si curieux !
que nous engageons nos lecteurs a recourir aux Mémoires originaux, ne pouvant présenter ici en abrégé ces] faits dont les moindres circonstance^!
sont dignes d’intérêt.
L’air agit sur les Sels, principale-!
ment par l’eau qu’il tient en cfissoJl lution. Tantôt iis absorbent cettq/
O'Jl
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. au avec une rapidité plus ou moins | rande , se résolvent en liqueur, et n les nomme Sels déliquescens ; tantôt ils perdent, au contraire, leur au de cristallisation , deviennent paques, et tombent même en pousière : on nomme ceux-ci Se/s ejjlo- [ escens. Parmi les Sels déliquescens, Il en est qui ont une telle avidité our l’eau , qu’on s’en sert pour • essécher l’air contenu dans les vases ii l’on veut faire des expériences, /a température augmente la déliuescence de ces Sels en favorisant > eur dissolution : ils élèvent beauoup le point d’ébullition de l’eau ,
< arce que leur solution forme un ? quide d’une densité considérable :
tais sont les hvdrochlorates et nii aies de Chaux , de Magnésie et 'Alumine. Les Sels efflorescens doient cette propriété à leur peu de ohésion ; d’ailleurs ils sont trèstMubles dans l’eau : nous citerons ,
' ar exemple , les Sulfate et Phos- 1 haie de Soude.
L’action de l’eau sur les Sels est excessivement variée; quelques uns ’> ont si solubles qu’ils tombent en dé-
■ quescence dans l’air humide ainsi ; ue nous venons de le dire ; et, depuis
iu\-ci jusqu’aux Sels seulement inh >lubles , il y a tous les degrés intermédiaires de solubilité. Cette pioriété est en raison directe de leur llffinité pour l’eau , et en raison in— erse de leur cohésion ; il peut même 'river qu’un Sel , qui a peu de cohéon , soit plus soluble qu’un autre d qui a plus d’affinité que lui pour f eau , mais qui est doué d’une plus i andc cohésion. Si l’on prend parties .qales de ces deux Sels et qu’on les •lettc en contact avec une même
■ jantitë d’eau , celle-ci n’entrera en 1 1 nillition qu’à un degré plus élevé | our le Sel qui a la plus faible cohé- ’ on j d’où il suit qu’on peut recon- | I' dire la solubilité des Sels en mcsu-
nt, à l’aide du thermomètre , le f-gré de température oh leurs solul’ons entrent en ébullition. La disso- ! lion de certains Sels dans l’eau prori lit un abaissement de tempéra- *
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lure qui dépend de l’affinité réciproque du Sel et de l’Eau ; et de ce que tous les corps peuvent fendre latente certaine quantité de calorique en passant de l’état solide à l’état liquide, il résulte que les Sels déliquescens doivent déterminer plus de froid que les Sels qui ne le sont point. On a tiré un grand parti de cette propriété pour produire des froids artificiels dont l’intensité est considérablement augmentée en variant les mélanges frigorifiques, en y ajoutant de la neige ou de la glace pilée , ou en dissolvant certains Sels dans divers Acides étendus d’eau. On profite aussi de la différence de solubilité à chaud et à froid qu’offrent la plupart des Sels pour les faire cristalliser. Les cristaux sont d’autant plus réguliers et d’autant plus gros que la liqueur, convenablement évaporée , u été soumise à un repos plus ab olu. Il y a en outre plusieurs moyens d’obtenir de beaux cristaux; mais ce n’est pas ici le lieu de développer ces renseignemens qui intéressent seulement ceux qui s’occupent des produits artificiels.
Un des phénomènes les plus remarquables de l’action des corps combustibles simples sur les Sels , est celui de la précipitation ou revivification d’un métal existant à l’état d’oxide dans une dissolution saline , précipitation qui a lieu en plongeant dans celle-ci une lame d’un métal qui a plus d’affinité pour l’Oxigènc et les Acides que celui de la dissolution saline. Ainsi lorsqu’on plonge une lame de Zinc dans une dissolution d’acétate de Plomb, peu à peu le Zinc se recouvre de paillettes de Plomb très-brillantes, disposées en ramifications nombreuses, phénomène anciennement connu sous le nom d ' yhbre de Saturne. Une dissolution de nitrate (l’Argent versée sur du Mercure donne naissance à l 'Arbre de Diane, c’est-à-dire à une revivification de l’Argent qui paraît sous forme de cristaux d’un éclat brillant et loi t ramifiés. On se sert de la propriété qu’a le Fer de précipiter les Sels de
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Cuivre pour reconnaître la présence de ces Sels dans les corps ou ils sont mêlés. Ainsi une lame de Fer bien décapée se recouvre d’une couche rouge de Cuivre, lorsqu’on la met en contact avec les Sels qui ont pour base un oxyde de ce dernier métal.
Dans ces phénomènes , l’électricité voltaïque joue un rôle important; le métal précipité et le métal précipitant par leur contact immédiat forment les élémens d’une sorte de pile dont l’action agit continuellement sur l’eau de la dissolution, la décompose , en rassemble l’oxigène et l’hydrogène aux deux pôles opposés où s’opèrent de nouvelles combinaisons; en un mot, le métal précipitant se substitue complètement dans la dissolution saline au métal précipité.
Les Sels se décomposent mutuellement dans une foule de circonstances, mais surtout lorsqu’on mêle leurs dissolutions et que de leur action réciproque peuvent naître deux Sels insolubles ou un Sel insoluble et un Sel soluble. De plus , Dulong a prouvé , par de belles expériences, que la décomposition des Sels insolubles peut être opérée par certains Sels solubles comme, par exemple, les sous-Carbonates de Soucie et de Potasse , lorsque de cette décomposition doivent résulter deux Sels insolubles.
Le nombre des Sels connus en chimie est immense ; mais la plupart sont des produits de l’art. Si nous nous bornons à considérer les Sels simples, c’est-à-dire si nous faisons abstraction des Sels complexes ou de ces Minéraux pierreux qui sont des Silicates d’Alumine, de Fer, de Magnésie, etc., nous ne comptons dans la nature qu’environ soixante-dix Sels appartenant à une quinzaine de genres, savoir : vingt-deux Sulfates, douze Carbonates, dix Phosphates ou sous- Phosphates , sixHÿdrochlorates , cinq Arséniates , quatre Nitrates , un tluo- Silicale , (leux Colombatcs , deux Tungstales , deux Borates , un Hydrosulfate, un llydriodatc, un Chromate et un Molybdate. L’histoire de
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ces Sels naturels a été présentée dans ce Dictionnaire aux mots qui désignent leurs bases, ainsi que les minéralogistes ont coutume de le faire.
La Craie ou Carbonate de Chaux, par exemple, un des corps les plus abondans de la nature, a été examinée à l’article Chaux carbonatée; le Sel marin le sera à l’article Soude muriatée. Enfin, pour toutes les notions intéressantes que l’on désirera obtenir sur les Sels , leur nature, leur historique, leurs usages, nous renvoyons aux mots qui désignent les substances métalliques et les autres combustibles simples , particulièrement aux articles Argent, Arsenic, Cuivre, Fer, Mercure, Or , Plomb , etc.
Le nom de Sels , accompagné de diverses épithètes, a été donné nonseulement aux combinaisons salines proprement dites ,mais encore à d’autres substances d’une nature differente, tels que des Acides, des extraits de matières organiques, etc.
Nous ne citerons ici que les noms qui se rencontrent le plus souvent dans les vieux livres :
Sels acéteux. Ceux qui ont pour radical l’Acide acétique.
Sels acides. Autrefois on nommait ainsi les Acides concrets; mainle-i nant ce mot s’applique aux Sels avec excès d’acide.
Sels alcalins. Les Sels à base alcaline, tels que ceux de Soude, Potasse, Ammoniaque, etc., particulièrement ceux où ces bases sont en excès.
Sels alumineux. Sels à base d’Alumine. Ou nommait Sel d’Alun l’Alun ordinaire. T’. Alumine sülf a- 1 TÉE."
Sels amers. Les Sulfates de Magnésie , de Soude et autres Sels doués d’une saveur âcre et amère. On les nommait aussi Sels d’Angleterre , d’Epsom , de Sedlitz, etc., du nom des pays où on les tirait pour les besoins de la médecine.
Sels ammoniacaux. Ceux à base (l’Ammoniaque. Le Sel ammoniacal
e Glauber était l’Ammoniaque sulitée.
Sels animaux empyreumatiques.
je sous-carbonale d’Ammoniaque i ali d’huile empyreumatiq ue , obtenu e la distillation des matières aniîales.
Sels barytiques , calcaires , I uivreux, ferrugineux, etc. Ceux ui ont pour base la Baryte, la i : baux , le Cuivre , le Fer , etc.
Sels essentiels. Nom impropre onné aux matières extractives que iin obtenait des corps organiques, t ; qui en possédaient les proprics actives telles que l’odeur et la i veur.
Sels fixes. Ceux qui ne se volatilint pas par l’action de la chaleur. Les îicjens appliquaient spécialement fltle dénomination aux Sels à base ■: Potasse et de Soude obtenus de la i mbustion des Végétaux, et par la - isive de leurs cendres. On les désijaait aussi sous le nom de Sels lixi- ■ els.
.''Sels fluoriques. On nommait bisi les Fluorures et les Fluates.
'Sels fluors. Cette expression était i iployée pour désigner les Sels non ;sceptibles de cristallisation.
"Sels fossiles. Ceux qu’on trouve i it formés dans la nature.
['Sels lixiviels. K. Sels fixes.
.'Sels métalliques. Ceux dont la ;e est un Oxyde métallique. Cette pression est très-vicieuse; elle ne jt être reçue aujourd’hui que les >: salis sont reconnus pour de vérités Oxydes métalliques.
.'Sels nitreux, fiiospiioriques ,
. Ancien nom des Nitrates, des « osphates , etc.
MELS POLYCHUESTES. Notn que les himistes donnaient pompeusement (kc Sels susceptibles d’être employés
I lusieurs usages.
îels terreux. Ceux dont la base it une Terre.
ÎELS urineux. Ceux que l’on obait de l’urine. On donnait aussi ce n aux Sels volatils à base d’Ami } niaque.
pf >els vitrioliques. Les divers Sul-
fates, parce que l’Acide sulfurique était nommé vitriolique.
Sels volatils. Expression opposée à celle des Sels fixes , et par conséquent consacrée aux Sels qui se subliment par l’action de la chaleur.
SEMARA. bot. piian. L’un des noms de pays du Casuarina eijuisetifoüa , selon Leschenault. (b.)
^ S E M A RILL A R I A . bot. phan.
Genre, encore fort mal connu, établi par Ruiz et Pavon dans la famille des Sapindacées et l’Octandrie Trigynie , mais qui n’a point été mentionné p'àrmi les genres de cette famille dans le Prodrome du professeur De Candolle. Voici les caractères assignés à ce genre : calice de quatre sépales , dont deux plus courtes ; corolle de quatre pétales; huit étamines; ovaire libre, surmonté de trois styles; capsule uniloculaire, s’ouvrant en trois valves, et contenant trois graines ovoïdes , enveloppées à leur base par un arille charnu , et attachées à un réceptacle central et trigone , ce qui , selon nous , semble former une capsule à trois loges. Ce genre, voisin du Pauliinia , se compose de quelques Arbustes èarmenteux, originaires du Pérou, ayant des feuilles alternes et imparipinnées. (a. r.)
SEMBLIDE. Sernblis. ins. Genre établi par Fabricius dans l’ordre des Névroptères, et dont toutes les espèces appartiennent à différons genres de la famille des Planipennes. Ce genre n’a pas été adopté. (g.)
SEMBLIDES. ins. Tribu de l’ordre des Névroptères , section des Filicornes , famille des Planipennes, établie par Latreille sous le nom deMégaioplères dans son Généra Insectorum , et qu’il compose de Névroptères qui ont cinq articles à tous les tarses et le prothorax grand, en forme de corselet, plus ou moins allongé ; les ailes sont couchées horizontalement ou en toit ; le coté interne des inférieures est courbe ou replié en dessous. Les antennes sont