‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 192 sur 282 · SON · texte numérisé non relu

SON

noms de Sunerila maculata, emaau\ | lata, Moluccana et squarrosa. (g..n. j I

SONGAR. mam, Petite espèce dm f genre Hamster, Mus Sungarus , Lj»

(h.) Sj1

SONGE. bot. phan. Les espèce^!

de Gouets mangeables aux îles dej Madagascar , de Mascareigne cl dej Maurice. Probablement dérivé dq Songo qui, dans l’Inde, est Y Arum escu/entum , L. (b.)1|

SONI. mogg. Adanson (Voy. au»

Sénég., pl. 10, fig. 6) a donné ce nom» à une très -petite Coquille de son» | genre Buccin. Bruguière , dans l'En-J .

cyclopédie, l’a décrite sous le nom dq Buccinurn Sont. V. Buccin. (d..h.)

SONICÉPHALE. ins. On a donnq ce nom à quelques Insectes qui prcM duisent du bruit avec leur tête ; tell1'1 est entre autres P Anobium pertinaxy fi

(aud.) j

SONNANT ou SONNANTE, rept., b atr. Le Bufo bombinans. F . Cra-1 ’’ paud. (b.) lh

SONNERATIA. bot. phan. Genre de la famille des Myrtacées, tribu des Myrtées, et de la Polyandrie Mono

gynie, établi par Linné fils [Suppl. „

tr

pag. 38) et offrant les caractères sur vans : calice adhérent à la base de» 1' l’ovaire , campanulé, à quatre ou six] lobes aigus , à estivation valvaire; corolle nulle, ou quand elle existe, coin-

f>osée de pétales en nombre égal aux obes calicinaux, al ternes avec ceuxci et étalés; étamines nombreuses, à filets libres , à anthères presque rondes ; style filiforme , surmonté d’un stigmate presque capité ; haie adhérente par sa base au calice persistant, du reste semi-supère, presque globuleuse , recouverte d’une écorce membraneuse, divisée en dix à quinze loges séparées par des cloisons minces ; graines nombreuses , nichées dans une pulpe charpue, dépourvues d’albumen , munies d’un embryon courbé , d’une radicule longue , de cotylédons foliacés, courts, roulés et inégaux. Ce genre a clé nommé par Gaertner Aubletià , nom qui a été ap-

ir,

SOP

i que à d’autres Plantes. Il ne renme que trois espèces qui croissent ns les Moluques et d’autres con- . es des Indes-Orientales. Ce sont •5 Arbustes à rameaux tetragones, rnis de feuilles opposées, entières, l aies, un peu épaisses, munies d’une s île nervure, et non parsemées de ints glanduleux. Les fleurs sont minales, ordinairement solitaires ;l'ort grandes. La principale espèce i le Sunnercitia acida, L. fils; Lair.rck , Illustr., tab. 4ao ; Pagapa/e, : aneral, Yoyages , pag. 16, tab. 10 111 ; Aublelia caseolnris , Gaertn., fruct., tab. 78; Dlangium caseo- ■e, Rumph. Ami). , 0, tab. 74; Blatii, eede ; Hort. JMa/ab., 5, tab. 4o, etc.

Jne nouvelle espèce a été décrite ■ Hamilton ( Tra/is. Soc. Linn. ; . 1 5, p. 106) sous le nom de Son- 1 alla apetala. C'est un très-bel Ar- , originaire du Bengale, et qui par U t port ressemble au Saule pleureur.

■ SONNETTE, mold. Même chose e; Cloche ou Clochette. V. ces

>ttS. (B.)

t'iONNEUR. ois. Syn. du Pyrrhoax Coracias. V. Pyrriiocorax.

(dr. .z.)

•’ONZES. bot. fiian. (Flaccourt.) ne chose que Songe. V. ce mot.

SOOJU.BOT. PHAN. V. DoDIC.

; OOTY. ois. Ce nom, dans cerî.s voyageurs, désigne l’Albatros (•brun. (b.)

OPE. pois. Espèce de Cyprin. V.

N 11 not. (b.)

1 OPHAR et SOPHERA. bot.

J un. Noms de pays devenus spéci- '■> 1 lement scientifiques d une espèce » < Casse du Darfour , appelés quelâ fois dans le commerce Casse sau-

(OPHIA. bot. phan. Espèce du ! ire Sbyrabre. V. ce mot. (b.)

)i SOPHIE, ins. Nom d’un Agrion 1 s l’Entomologie Parisienne de r iffroy. (b.)

SOP 4gâ

SOPHIO. pois. L’un des noms vuh gaires de la Vaudoise , espèce du genre Able. V. ce mot. (b.)

S O P HIS TH È QUE. bot. phan.

(Commerson.) Syn. de Gomphia. V.

ce mot. (g. .N.)

* SOPHONE. Sophona. crust. Risso désigne ainsi (Hist. nal. de l’Europe mérid.T. V,p. i3i)un nouveau genre de l’ordre des Isopodes qu’il caractérise de la manière suivante r corps ovale; abdomen plus étroit que le corselet; tète semi-circulaire ; yeux grands, arrondis, rapprochés, granulés. Antennes à plusieurs articles, les supérieures un peu plus courtes que les inférieures; corselel à sept segmens , le premier fort grand ; douze pieds égaux; ongles très-courbes, aigus ; le dernier segment de l’abdomen semi-circulaire; appendices foliacées égales. Ce genre ne contient qu’une seule espèce , c’est :

La Sophone de Nice , Sophona nicæensis , Risso , loc. cit. Son corps est de couleur de corne; les antennes , les pieds , le dernier article de l’abdomen et les appendices jaunâtres; les yeux d’un noir pourpre.

Longueur , 0,01 1 . Séjour, les régions des Algues ; apparaît en hiver et au printemps. Telle est la description que Risso donne de ce genre ; il n’en donne pas de figure. (g.)

SOPHORA. bot. phan. Genre de la famille des Légumineuses et qui forme le type de la tribu desSophorées. Il se distingue par les caractères suivans : le calice est monosépale , subcampaniforme et à cinq dents ; la corolle est papilionacée ; les dix étamines sont toul-à-fait libres ou légèrement et inégalement soudées ensemble par leur base. La gousse est très-allongée, étranglée de distance en distance, polyspenne et dépourvue d’ailes. Les especes de ce genre , au nombre d'environ douze ou treize, sont très - variables dans leur port.

Ce sont des Plantes herbacées, des Arbustes ou même des Arbres I rès — élevés. Leurs feuilles sont impa-

4g4 SOP

npinnées, et leurs fleurs forment des épis ou des grappes qui terminent les ramifications de la tige. Nous avons adopté ce genre dans les limites qui lui ont été assignées par R.

Brown et De Candolle, qui en ont retiré plusieurs espèces pour les transporter dans d’autres genres ou en faire les types de genres nouveaux, comme Y Edwarsia et Y Ormosia. Le professeur De Candolle a divisé les espèces du genre Sophora en deux sections : la première, sous le nom d ' Eusop/iora , renferme les espèces qui ont les étamines entièrement libres ; ce sont la plupait des espèces ■du genre. La seconde , qu’il nomme Pseudosophora , ne se compose que du Sophora Alopccuroidts , L. , qui a les étamines diadelplies. Plusieurs des espèces de ce genre sont cultivées ■dans nos jardins ; mais parmi ces espèces il n’en est pas de plus intéressante que le Sopiioha du Japon, Sophora japonica , L. , Mant. , 68 ; Duham. , édit. nouv. , 3, tab. ai.

C'est un grand et bel Arbre originaire de la Chine et du Japon. Son introduction en France ne remonte pas au-delà du milieu du siècle précédent. En 1747, le P. Incarville, missionnaire à la Chine , en envoya des graines à Bernard De Jussieu.

Ces graines réussirent parfaitement , et devinrent l’origine de tous les individus qui furent peu de temps après répandus en Europe. Le Sophora du Japon peut s’élever à une très-grande hauteur. J/écorce, qui recouvre ses branches et ses rameaux, est lisse et d’un vert foncé.

Les feuilles sont alternes, imparipinnées, composées de six à sept paires de folioles ovales, aiguës, pétiolées et glabres. Les fleurs sont d'un jaune pâle, disposées en grappes rameuses à l’extrémité des rameaux. Cet Arbre mérite d’être cultivé dans nos parcs, à cause de la beauté de sou port et de sa croissance très-rapide.

* SOPHORÉES. Sophoreæ. bot.

phan. L’une des tribus établies dans la famille des Légumineuses par

SOP

compo-* (a. n.)

Brown , De Candolle et Sprengel* Elle est extrêmement naturelle ett distincte , et renferme les genres à| corolle papilionacée qui ont les éta-.

mines libres, le fruit non articulé!

l’embryon crochu et les cotylédon® foliacés. Cette tribu diffère des Cassiées par sa radicule ciochue et non droite, des Lotées par ses élam ne® libres, des Hédysarées par son frui| continu et non articulé. Pour l'émi-f méralion des genres qui la sent, F. Légumineuses.

*S0P11R0N1A. bot. pii an. Nou-* ve;fu genre de la famille des OichiJ dées et de la Gynandrie Monandriei L., établi par Lindley {Bot. Regist .1 n. 1129) qui l’a ainsi caractérisé 1 huit masses polliniqucs , parallèlci antérieurement et postérieurement, portées sur une caudicule double; an! ibère terminale operculaire , à huiji loges; stigmate concave, à rostclla obtus; gynostême libre, muni au sommet et de chaque côté d’ades en-j tières , conniventes au-dessus de h crête du labelle ; celui-ci entier , lin

guiforme , soudé à sa base avec h

gynostême , portant sur son miliet une crête transversale; sépales pies que égaux , imbiiqués , libres à I; base. Ce genre appartient à la tribi des Yandces ; il est voisin de VOclome/ia qui en diffère par ses masse:

polliniques, sessilcs, son gynostênu non ailé, son labell e trilobé , etc. I ne renferme qu’une seule espèce, Sa phronia cernua , Lindl., /oc. cil ., petite Plante vivant sur les -troncs dei Arbres, parmi les Mousses , aux euvirons de Rio de Janeiio.

Rœmer et Schultes {Syst. Preget T. 1, p. 48a) ont publié, d’après lésina n uscriis de Lichtenstein , une Planlt du cap de Bonne-Espérance formait un genre qu’ils ont nommé Sophrunia. Ker et Sprengel réunissent ccli< Plante au Witsenia. F. ce mol.

S O PI. pots. Même* chose que Sopc F . ce mot. iB-t

* SOPSOPIYA. BOT. ph an. Noir vulgaire au Bengale d’un Arbre q111

Ht

SUR

:té rapporté avec doute au genre ycarpus de Loureiro f>ar F. Ilai iton [Mern. of Soc . Jf'ern . , vol. S, rt. if p • 345. ) (g. .N.)

'*■ SOPDBIA. bot. phan. Genre de (famille des Scrophularinées et de lUidynamie Angiospermie* L , établi Ha mi 1 ton da ns le ProdromusFlorœ fpa/ensis de Don , et offrant les cautères suivans : calice campanulé, inq lobes égaux ; étamines saillan- , à anthères profondément divins en deux , ayant les loges tubu- , ses , stériles; stigmate indivis; osule biloculaire , bivalve , poly- • :rrne; cloison parallèle , continue.

Sopubia trijida , Ha mil t. , est une ;irbe hérissée , à feuilles opposées , eéaires , ti ès - étroites , trifides , à liirs rouges , pédonculées. Celte i:nte croît au JNépaul. (g. .N.)

'liORA. zool. Ce mot en espagnol mifie proprement Renard , d’où corruption on l’a donné en fransî à divers Animaux que, dans les s étrangers, les premieis voyars espagnols appelèrent Renard ::ause de leur ressemblance plus moins éloignée. Ainsi Flaccourt ■ -elle ainsi les Tenrecs de Madacar , Humboldl des Quadrumanes 'Nouveau-Monde , et les matelots qu’au Milandre , espèce de Squale.

nom de Zorilles [F. Marte) n’a - d’autre origine. Il signifie petits nards. (b.)

•'ORAMIE. Soramia. bot. phan.

1 blet (Guian., î, p. 55a , tab. 219)

: écrit et figuré, sous le nom de ami a guianensis , un Arbrisseau npant qui croît sur les bords de •ivière Sinamari dans la Guiane.

1 reber a changé le nom géné- 1e de cette Plante , et lui a donné ni de Mappia. Willdenow l’a pladans le genre Teiracera en la

I limant T. obovata. Enfin De Caue ^5/s/. Feget. , 1, p. 4o6 ) l’a aie avec doute au Duliocarpus.

cce mot. (g. .N.-)

CORANTHE. bot. piian. ( Sa 1 i s —

bury. ) Syn. de Sorucepbaius , Rob.

Brown. F. ce mot. (g.. N.)

SORBIER. Sorbus. bot. rriAN. Ce genre, établi par les anciens botanistes , avait été réuni par Gaertner avec les Poiriers, dont eu effet il 11e se distingue par aucun caractère important. Cet exemple a été suivi par John Litidley , dans son excellent Mémoire sur la tribu des Potnacées , et par le professeur De Candolle, Ainsi donc le genre Sorbus ne doit plus être considéré que comme une simple tribu des Poiriers , qui se distingue par une corolle formée de pétales étalés , par des styles qui varient de deux à cinq , et par un fruit globuleux ou turbiné , offrant de deux à cinq loges dont les parois sont cartilagineuses. Les espèces qui forment cette tribu sont remarquables par leurs feuilles impai ipinnées ou simplement divisées et pinnatifides , et par des (leurs blanches, petites et disposées en corymbes terminaux. Parmi ces espèces , nous mentionnerons la suivante : le Sorbier DOMESTIQUE OU CORMIER , Soibus domestica , L. , ou P y rus Sorbus , Gaerln., 2, p. 45 , tab. 87. C’est un Arbre très - élevé qui croît naturellement dans nos forêts et que nous cultivons aussi dans nos haies et nos vergers. Ses feuilles , alternes et imparipinnées , se composent de sept à huit paires de folioles dentées et blanchâtres en dessous. Les (leurs sont blanches et en corymbes. Les fruits, qu’on désigne sous le nom de Cormes ou Sorbes, sont de petites poires presque globuleuses, rougeâtres, extrêmement âpres avant leur parfaite maturité, mais se ramollissant à la manière des nèfles et en prenant à ppu près la saveur. Dans les campagnes on en retire une boisson fermentée analogue au cidre. Lebois de Cormier est très-dur, rougeâtre , et recherché par les ébénistes. C’est avec ce bois que l’on fait les rabots et autres outils de menuiserie.

On cultive aussi dans les jardins

4g6 SOR

le Sorbier DES Oiseaux , Sorbus aucuparia, L., et le Sorbier iiybrtde , Sorbus hybrida, L. , qui daus l’automne font un effet très-pittoresque, à cause de leurs corymbes de petits fruits d’un rouge éclatant. (a. r.)

* SORBIQUE. min. F. Acide.

SORBUS. bot. piian. F. Sorbier.

SORCIÈRE, zool. Une Murène parmi les Poissons ; le Troc/ius majus et le Trochus Ziziphinus parmi les Mollusques; les Manlhes parmi les Orthoptères. (b.)

SORCIÈRES, ins. F. Devin et Devineresse.

SORDAW ALITE, min. C’est le nom sous lequel Nordeuskiold a décrit un Minéral noir, ayant l’apparence du Charbon, et qui se trouve près de la ville de Soi dawala , en Finlande , dans le roc sur lequel l’église est bâtie. Sa ressemblance avec le Grenat noir de Swaphawara , analysé parHisinger, l'avait fait regarder d’abord comme un Grenat mélanite massif; mais on ne peut douter que ce ne soit une espèce distincte, d’après la description et l’analyse qu’en a données Nordenskiold, Journal Philos. d’Edimbourg , T. ix , p. 162.

La Sordawalite se présente en masse compacte sans aucun indice de clivage. Elle est plus dure que le Fluorite et même que l’Apatite , niais elle est rayée par le Quartz. Sa pesanteur spécifique est de 2,53. Elle est absolument opaque; sa couleur est le noir tirant quelquefois sur le grisâtre ou le verdâtre; sa poussière est grise; son éclat est vitreux, et passe au métalloïde. Elle est facile à casser , surtout dans un sens perpendiculaire à la direction de ses couches; sa cassure est conchoïdale. Elle devient rougeâtre par une longue exposition à l’air; chauffée seule dans le matras, elle dégage une grande quantité d’eau ; sur le charbon , elle fond , sans se boursoutfler , en un globule noirâtre, et avec addition de Borax, en un verre d’une

teinte verdâtre. Elle est en partie so-4 lubie dans l’Acide muriatique.

D’après l’analyse de Nordenskiold,, elle contient sur cent parties , Silice,, 4g, 4o ; Alumine, i3,8o; Magnésie,, 10, ; Peroxide de Fer, 18, 17*!

phosphorique , 2,68; Eau,

Acide 4,58.

La Sordawalite a été trouvée en) lits d’un demi-pouce d’épaisseur,, dans une Roche trapéenne,à Sordawala , dans le gouvernement de Wi-.

horg , en Finlande. (g. DEL.)

SORE. bot. crypt. [Fougères.) On»

donne ce nom aux amas de capsules»

de formes diverses qui se trouven sur la surface inférieure des feuille] des Fougères, particulièrement dan] la tribu des Polypodiacées. Ces sores ou groupes de capsule sont tantôt nus et tantôt recouverts par un tégument membraneux. F. Fougères.

(ad. b.)

SORËDIE. Soredia. bot. crypt.

[Lichens.) Linné et Hedwig ont regardé comme organes mâles des corps de forme variable , plus ou moius pulvérulens, plus ou moins saillans, qui se remarquent sur le thalle (le certains Lichens. On croît que ces Sorédies peuvent servir à la propagation , ce qui leur a valu le nom de Propagules que leur donnent certains auteurs. Nous pensons que toutes les parties du Lichen sont susceptibles de reproduire l’individu.

Le thalle des Parmelia , des Slicla, des Usnées, des Ramalines, etc. , est fréquemment envahi par des Sorédies. (a. F.)

SOREL ( vert et rouge ). bot.

phan. Variétés de Cotonnier. V. ce mot. (B-i

SORELL. pois. (Delaroche.) Syn.

de Caranx Trachurus , Lacép., aux îles Baléares. V. Caranx. (b-)

SOREX. MAM. Nom latin du genre Musaraigne. F. ce mot. (is. g. st.-h )

SORGHO et SO'RGHUM. bot.

phan. F. Andropogon et Houqub.

SOR1A. rot. phan. (Adanson.) F. Euci.idie.

«ara igné , Desman , Scalops et

ORICIENS. Soricii. mam. Desest avait anciennement formé i ce nom une petite famille de nassiers qui renferment les genres

ysochiore. V. ces mots. (jb.)

ORlNDEIA. bot. piian. Genre a famille des Térébinthacées, étapar Du Petit-Thouars ( Généra lag ., pag. 24), et offrant les ca- ’ ères sniyans : fleurs polygames, ques; calice urcéolé, à cinq dents; aile à( cinq pétales lancéolés, élarià la Base, à estivation valvaire. Les rs mâles ont seize à vingt-huit étalés insérées sur le fond du calice, hermaphrodites ont cinq étainistériles, à filets courts ; un ovaire ique ; trois stigntates sessiles. Le t est une drupe renfermant un au oblong, comprimé, filamenu; la graine contient un embryon et épais. La Plante qui sert de c 2 à ce genre est un petit Arbuste ’indeia rnadagasca riensis), à fenil— .alternes, imparipinnécs , à fleurs les, en grappes axillaires. Il croît adagascar où on lui donne vuleinent le nom de Manguier à ipes , à cause de la ressemblance on fruit avec celui du Manguier.

Brôwn , dans sa Botanique du •go, a mentionné une espèce noue (S. a/ricana , D. C.) , mais dont ’a pas donné de description.

• ORMET. Sormelus. moll. C’est danson que l’on doit la connaisse du Sonnet; depuis lui, cet mal singulier n’a pas été retrouvé bservé ; il fut même pour ainsi : oublié. Cuvier fut le premier qui •onsidéra comme une espèce de lée ( Règne Animal, pag. 3gg), et ussac, dans ses Tableaux systé- : iques des Animaux Mollusques, a [posé ti en faire un genre distinct Bullées et de dédier à Adanson pèce unique qui soit connue. Lalle.(Fam. nat. du Règ. Anirn., . 177) adopta le genre Sonnet de ussac qu il laissa à côté des Bulles es Bullées. Blainville, par les mê-

mes raisons probablement que Férussnc, a établi aussi dans son Traité de Malacologie le genre Sonnet et il a dédié a Adanson 1 espece de ce genre.

Plus tard, à son article Sonnet du Dictionnaire des Sciences naturelles Blainville n’ayant pas eu connaissance de ce que nous venons de rapporter , a cru être le premier et le seul qui en eût parlé; mais, comme on le voit , c’est une erreur.

Le genre Sonnet n’est qu’incomplétement connu et seulement d’après la description d’Adanson ; on ne peut douter qu’il ne soit très-voisin des Bullées. Sa coquille, très-petite , unguiforme , mince et transparente , offre de l’analogie avec celle des Bullées ; elle ne recouvre non plus qu’une petite partie de l’Animal ; celui-ci esL demi-cylindrique, plat en dessous où existe un plan locomoteur entouré d’un sillon; mais il n’y a ni tête, ni tentacules, seulement une ouverture, buccale antérieure et une plus grande, latérale et postérieure, qui est l’entrée de la cavité branchiale. Adanson dit que les excrémens sortent par cette ouverture branchiale, ce qui est peu croyable, à ce que pense Blainville. Comme on le voit, le genre Sormeta besoin , pour être confirmé , d’être un peu mieux connu. Il n’est pas rare, à ce qu’il paraît; nous recommandons aux voyageurs qui vont au Sénégal de le chercher dans les sables de l’embouchure du Niger où il vit à un pouce de profondeur. (d..h.)

SORMULE. pois. L’un des synonymes vulgaires de Surmulet.

Mulle. (b.)

SOROCEPHALÜS. bot. pii an.

Genre de la famille des Protéacées et de laTétrandrie Monogynie, L., établi par R. Brown ( Transact . Linn .

Soc., 10, p. 1 3g) qui l’a ainsi caractérisé : calice quadrifide, égal, caduc en totalité ; stigmate vertical, en forme de massue ; noix ventrue, brièvement pédicellée ou écliancrée à la base ; involucre composé de trois à six folioles placées à peu près sur un.

TOMF. XV.

4c,S SOR

seul rang, renfermant une seule fleur ou un petit nombre défini de fleurs , ne changeant point après la fructification ; réceptacle dépourvu de paillettes. Ce genre est très-voisin, par son port et ses caractères , du genre Spatalla; il en diffère cependant par son stigmate vertical et son calice toujours régulier; il se compose de neuf espèces qui croissent toutes dans l’Afrique australe, près du cap de Bonne- Espérance. Thunberg en avait décrit deux sous les noms de Prutea lanala et P. i/nbricata. Les autres sont de nouvelles espèces décrites par Brown. Ce sont des Arbrisseaux à branches effilées , garnies de feuilles éparses, filiformes ou planes, indivises, les inférieures rarement éparses , bipinnatifules. Les fleurs sont légèrement purpurines , renfermées dans des involucres presque sessiles, accompagnés d’une seule bractée et ramassés en un épi capituliforme.

SORON. mox.Ii- INom sous lequel Adanson (Voy. au Sénég. , pl. 2, fig. 3) désigne une petite espèce de sou genre Lépas. Gmelin lui a donné le nom de Patella nivea. (d..ii.)

SOROSE. bot. PiiAN. Le professeur Mirbel appelle ainsi le fruit du Figuier , du Dors/enia , du Munimia, etc. 11 se compose d’un réceptacle charnu, globuleux ou pyrilorme , rétréci à son sommet en une trèspetite ouverture, ou élargi et presque plan, et sur la surface interne duquel sont implantées un grand nombre de fleurs femelles qui se changent en de petits fruits crustacés.

SORROCUCO. rept. opi-i. On ne sait encore à quel genre appartient le Serpent très - venimeux du Brésil désigné sous ce nom vulgaire, (b.)

SORS. ois. En terme de fauconnerie ou nomme ainsi les jeunes Faucons; les vieux s’appellent Hagards. V. Faucon. (b.)

SORTRAEV. MAM. Nom danois du Loup noir, Canis Lycaon. F~.

Chien. (is. g. st.-h.)

SORY. min.

SOÜ

in. Suivant BrongniartJ le Sory des anciens serait un Sulfaté!

de Cuivre, provenant de la décoin-J position du Chalcitis ou Cuivre py ri- ; teux que l’on tirait de Chypre ou d’Egypte. Sa consistance était spongieuse; il avait ufa aspect gras quand on le broyait, et une odeur nauséa4 bonde. (g.d£L.)|

SOSO. bot. PiiAN. Nom vulgaire au Mexique , du Wigandia urens d Kutltll. WlGANDIE. (G.. N.)

SOT. pois. L’un des noms vul4 gaires de la Raie oxyihinque.

SOTART. ois. Nom vulgaire dcl la Bécasse. V. ce mot. (dr..z.){

SOTERIAÜ. pois. On ne sait plu^ ce qu’était ce Poisson fort estimé sur les marchés de Paris vers le douzième siècle. (b.)

SOTTELITTE. ois. L’un des synonymes vulgaires du Guignard. V.

Peuvier. (du.. z.)

SOUBEYRANIA. bot. phan. Le genre formé sous ce nom par Necker et qui a pour type le Barleria crislata n’a pas été adopté. (g. .N.)

SOUBUSE. ois. On a long-temps regardé sous ce nom, comme espèce distincte , la femelle du Busard Saint- Martin. V. Faucon. (dr..z.)

SOUCHET. ois. Espèce du genre Canard. Cette espèce est devenue pou Cuvier le type d’une sous -division du genre Canard dans son Règm Animal. V. Canard. (dr..z.)

SOUCHET. Cy perus. bot. phan Genre de la famille des Cypéracées et de. la Triandrie Monogyuie, L qui se compose d’un nombre extrêmement considérable d’espèces dispersées dans toutes les régions du globe , mais réunies en plus grand nombre dans les contrées chaudes et humides de l’Inde et de 1 Amérique méridionale. Les caractères principaux de ce genre sotit les suivans:

fleurs hermaphrodites, disposées en épillcts multiflores , allongés, composés de fleurs sessiles , alternes ft distiques ; chaque, fleur elle-même u'

sou

impose d’une écaille, d’une à trois .Lamines , d’un ovaire triangulaire armonté d’un style simple inférieu- •inent , divisé à sa partie supérieure i i deux ou trois stigmates sulmléa et ooilus. Le l'ruil est un akène trianidaire, nu , c’est-à-dire sans écailles i i soies hypogynes; assez souvent les vailles intérieures des épillets sont , des et stéiiles. Ce genre diffère des cirpus par ses épillets formés d'é- < allés distiques et non imbriquées m tous sens, et par l’absence de soies l >us l’ovaire. 11 se rapptoche beau- )up plus du Kyl/iupia et surtout iss Mariscus qui n’en diffèrent réelmenl que par leurs épillets composé seulement de deux ou trois fleurs, ur du reste ces deux genres ont le i ême poi t et la même disposition des fiurs. Un a sépaié du genre Cyperus y ms le nom de Papyrus , les espèces r ii, comme le Cyperus Papyrus , L., it, en outre de l’écaille floi a le comune à toutes les espèces de Souitels, deux petites écailles opposées hypogynes. V . Papyrus. Les Sonnets sont des Plantes heibacées, vin.ces , à racine souvent rampante quelquefois garnie de tubercules liai nus. Les chaumes , quelquefois tès- élevés , sont cylindriques ou l iangulaires , sans nœuds , pleins 1 lérieumnenl , nus ou poitant des milles alternes , étroites, teiminées Kérieurement par une gaine entière, î-s {leurs sont disposées en épillets -ssilcs ou pédonculés , mais diverwnent groupés sur la partie supéiure des rayons d’une ombelle nple, accompagnée d’un involucrc,

; plusieurs feuilles; plus rarement •iépdlets sont réunis eii une sorte 1 tête. Le nombre des e pèccs de genre excède deux cents. Parmi s espèces nous citerons les suii n I es :

t Le SouciiKT long ou odorant, l 'perus loupas , L. C’est une espèce ^îez commune dans les lieux htunis rie l’Europe. Ses tiges so u terra is ou racines sont rampantes, ra- ’euses, et donuent naissance à des t aumes triangulaires, de deux à

«OU 4g9

trois pieds de hauteur, portant des lcuilles étroites, linéaires et comme carences; ses fleurs forment une ombelle simple , longue de cinq à six pouces , composée d’un grand nombre de rayons; les épillets sont linéaires cl formés d écaillés très-rappi ochées les unes des autres. Les souches souterraines de cette Plante ont une odeur aiornatique et agréable , une saveur amère et également aromatique : autrefois on les employait en médecine comme toniques et excitantes. Les parfumeurs s’en servent encore pour faire des poudres odorantes.

Le Souchet rond , Cyperus rotundus , L. , est une autre espèce ressemblant beaucoup à la précédente qui , comme elle, croît en Europe, mais qui piésente sur ses tiges souterraines des tubercules renflés et charnus dont la saveur est âcre et amère. Une autre espèce du même genre, Cyperus escu /entas , L. , présente des tubercules analogues; mais ceux-ci ont une saveur douce et agréable, et on les mange dans les pays oii croît cette espèce , c’est-àdire dans les régions méditerranéen -

nes* • (a. R.)

SOUCHETS. bot. phan. PourCypéracées. P", ce mot. (u.j

SOUCI, ois. L un des synonymes vulgaires de Roitelet. P. Sylvie.

(dr. .z.)

SOUCI, ins. Ce nom a été donné par Geoffroy aux Cu/iades hyale et edusa. P . Col i a de. (G.)

SOUCI. Calendula. bot. pii an.

Genre de la f «mille des Synanthérees , et dont fl. Cassitii a formé le type d’une tribu particulière sous le nom de Calendulées, après en avoir retiré plusieurs espèces pour en former de> genres pai licnlieis. Voici les caractères du genre Souci : les capitules sonL radiés; l 'involucrc est composé de deux rangées d’écailles linéaires ; le réceptacle est nu et plan; les demi-fleurons de la circonférence sont en grand nombre , composés d’un limbe plan et tridenté , et d’un

5oo SOU

tube court; ils sont femelles; l’ovaire est irrégulier , concave cl lisse intérieurement , convexe et rugueux à l’extérieur; les ileurons du centre sont réguliers et purement mâles avec un rudiment de pistil ; les fruits, qui occupent la circonférence du capitule , sont très-irréguliers ; ils sont plus ou moins recourbés à leurs deux bouts vers le côté interne; quelquefois ils se prolongent latéralement en foime d’ailes également recourbées, lisses, tandis que la partie dorsale du fruit est rugueuse et inégale. Les espèces de ce genre sont des Plantes herbacées et annuelles, portant des fleurs jaunes , disposées en capitules solitaires; elles sont plus ou moins velues , visqueuses , et 1 épandenl une odeur assez désagréable. On trouve dans nos champs cultivés et nos vignes les deux suivantes : CalenduLa arvensis , L. t petite Plante très-commune dans les vignes et les champs aux environs de Paris ; et Calendula officinalis , ou Grand-Souci, beaucoup plus grande dans toutes ses parties, ayant ses fleurs d’un beau . jaune orangé.

H. Cassini a formé plusieurs genres nouveaux avec des espèces auparavant placées dans le genre Calendula. Tels sont les genres :

Blaxhun qui a pour type le Calendula fruticosa , L. ; Meteon'na , qui renferme les Calendula pluuialis , hybrida, tomen/osa , etc.; Jrnoldia , le Calendula chrysanthème folia de Venlenat; Caslalis , le Calendula flaccida de Venlenat , etc. B. ces mots. (a. b.)

SOUCOUPE, bot. crypt. Paulet, dans sa bizarre nomenclature, nomme Soucoupe d’eau douce, Soucoupe deeiége, Soucoupe a segmens, des Agarics et des Pezizes. (b.)

* SOUCOURROUS et SOUCÜUR- RYS. p.ept. Noms de deux énormes Reptiles , de genre indéterminé , mais paiaissant être des Ophidiens, qui vivent dans quelques lacs du Brésil.

Les Sou couvrons ne dillèrent dcsSoucourrys que parce que les premiers

SOU

sont bleus , et les seconds gris. On a , tué, dit-on ( Nouv. Ann. des voy., \ janvier 1820 j quelques individus :

dont la longueur était de soixante pieds. {is.g. st.-h.).

SOUCROUROU. oîs . y) nas dis- I cors, L. Espèce du genre Canard, sous-division des Sarcelles. V. Canard. (b.)

SOUCROURETTE. ots. Femelle j de la Sarcelle de Cayenne , espèce !

du genre Canard. V. ce mot. (b.)

SOUDE. Salsola. bot. piias. Genre j de Plantes de la famille des Atriplicées et de la Pentandrie Digynie , L., que l’on peut reconnaître aux caractères suivans : le calice est formé de cinq sépales cohérens entre eux par leur base, persislans et munis à leur ; face interne d’un appendice foliacé!

qui prend de l’accroissement après!

la floraison et recouvre le fruit. Les | étamines, au nombre de cinq, sont hypogynes , exsertes et opposées aux sépales. L’ovaire est sessiie , globu-:

leux , à une seule loge contenant un seul ovule suspendu au sommet d’un podosperme filiforme qui naît de la base de la loge; le style est simple, terminé par deux stigmates filiformes et glanduleux. Le fruit est un akène déprimé , recouvert par le calice, dont le limbe est étalé, souvent scanenx, el dont la partie interne porte un appendice membraneux qui recouvre le sommet du fruit. La graine a la même forme que le péricarpe qui la recouvre. Son tégument est mince et revêt immédiatement un embryon cylindrique, fild'onne, roulé eu spirale sur lui-même. Lex espèces de ce genre sont fort nombreuses. Elles abondent surtout sur les bords de la mer et dans les marais salins. Ce sont des Plantes herbacées ou sous-frutescentes, ayant des feuilles petites , étroites , charnues , quelquefois épineuses à leur sommet; des fleurs li ès-petites», peu apparentes, verdâtres, munies de bractées, cl placées à l’aisselle fies touilles ou au sommet des rameaux. On a rctuc de ce genre quelques espèces distin-

lécs par leur calice charnu à sa ise , leur embryon dressé et non >rizon(al, pour èn former un genre rliculier sous le nom d ’ d nabasis.

. ce mot. Les espèces de Soude, ais plus particulièrement les Sal- ) la Soda , S. salira et S. Kali , fournissent par leur incinération le sousi.rbonate de Soude dont on fait un grand usage dans les arts. Pour rt elfct, non-seulement on recueille ■s Plantes sur les bords de la mer, ais encore on les cultive dans les rrrains salins. (a. r.)

l' SOUDE, chim. et min. Substance câline provenant de la combinain de l’Oxigèue avec le Métal nommé tdiurn. On lui donnait ancienne- •ent le nom d’Alcali minéral , pour distinguer de la Potasse, que l’on pelait Alcali végétal; ces déuomii lions étaient fort impropres, puisi e la Potasse et la Soude se rencon- ;ut toutes deux dans les Végétaux dans les Minéraux. Celle-ci existe effet dans un grand nombre de ■•gétaux marins; toutes les espèces genre Salsula peuvent en donner, ll’on n retire aussi des Algues et Fucus. On ne la trouve jamais à 1 at de pureté dans la nature; elle toujours à l’état de sel, et comuée le plus souvent avec les Acides bonique, hydrochlorique , sulfu- | ue, nitrique, borique, oxalique, avec la Silice. On l’a regardée nme un corps simple jusqu’en >7 , époque à laquelle ünvy la dénposa par le moyen de la pile , et 'vint à en extraire le Sodium , Méqui est solide à la température .iuaire , mou et ductile comme la pî; d’un blanc d’argent très-éclatt; un peu plus léger que l’Eau; iible à 90° centigrades; volatil, is moins que le Potassium ; absorit l’Oxigène, et décomposant su- ’ment l’Eau à la température oraire. Projeté sur ce liquide, il y le en tournoyant, développe du hydrogène et sc transforme en ali, mais sans produire d’inflamion connue le fait le Potassium.

La Soude est un Protoxide de Sodium, composé d’un atome de Métal et de deux atomes d’Oxigène, ou en poids de 74 de Sodium et 2b d’Oxigène.

Llle est blanche, très-caustique, déliquescente et par conséquent soluble dans l’Eau pour laquelle elle a une grande affinité. Exposée à l’air libre, à la température ordinaire, elle en absorbe d’abord l’humidité et l’Acide carbonique , mais bientôt elle se dessèche et s’effleurit, en quoi elle diffère de la Potasse. On peut encore ffislinguer ces deux Alcalis l’un de l’autre, en versant leurs solutions dans une dissolution de Platine : la Soude n’y produit point de précipité; la Potasse en donne un qui est jaune. Combinée à l’Acide carbonique, elle donne le sous-carbonate de Soude que l’on retire immédiatement des Végétaux , ou que l’on fabrique au moyen du sulfate de Soude du commerce ce sel est employé pour les lessives, pour la fabrication du verre et du savon dur. Combinée avec les Acides borique, hydrochlorique, nitrique et sulfurique, la Soude forme aussi des sels, qui ont leur existence dans la nature , et dont nous allons présenter ici l’histoire en peu de mots.

Soude borate e, vulgairement Bo- ~rax et Tinckal. Substance d’une saveur douceâtre, soluble dans l’eau , remarquable vpar sou extrême fusibilité qui la fait rechercher dans les arts ; exposée ;i la simple flamme d’une bougie , elle se boursouffle et se réduit en un verre transparent ; elle est d’une transparence gélatineuse; sa pesanteur spécifique est de 1,74. Dans la nature, le Borax ne se présente qu’en masses informes plus ou moins impures, provenant de l’évaporation des eaux dans lesquelles il est ordinairement en solution : les cristaux de Borax, que l’on rencontre dans le commerce, sont des produits de l’art ; ces cristaux sont des prismes à six ou à huit pans, terminés par des sommets irréguliers; ils dérivent d’un prisme rectangulaire oblique, dont la base est inclinée à l’axe de 1060 5o’. Suivant Gmelin , le Borax

5os SOU

est composé d’Acidc borique , de Soude et d’E;»u dans les proportions suivantes : Acide borique, 36; Soucie,, ï 8 ; Eau , 46.

Le Borax , qui est employé principalement dans les arts et dans quelques opérations métallurgiques comme Coudant , à cause de sa grande fusibilité, était autrefois entièrement tiré de l’Inde où il paraît qu’il existe tout formé dans certains lacs qui avoisinent les montagnes du Tbibët; ces lacs ne reçoivent que des eaux salées et gèlent la plus grande partie de l’année, à cause de leur position élevée ; le Borax forme des couches cristallines au fond et près de leurs bords, tandis que vers le milieu on ne trouve que du Sel marin. Le Boiax brut de l'Inde nous arrive enveloppé d’une matière grasse , dont l’objet est de garantir ce Sel du contact de l’air qui le fait effieurir. Depuis quelques années, on fabrique le Borax en Europe avec les eaux des Lagonis de Toscane ; ces eaux sont chargées d’Aeide borique, auquel il suffit de fournir la base aleqline.

Soude carbonatee, vulgairement Natron. Substance soluble clans l’eau, efllorescenle à l’air, ayant une saveur urineuse, verdissant fortement le sirop de violettes et faisant effervescence avec les Acides. On ne la trouve point cristallisée dans la nature; elle n’existe qu’en solution dans les eaux de certains lacs , ou en efflorescences pulvérulentes sur leurs bords. Les cristaux qu’on en obtient par l’art , sont des octaèdres à base rhoinbe. Le Natron est formé d’un atome de bicarbonate sec de Soude, et de vingt atomes d Eau ; ou en poids, Soude, 22 ; Acide carbonique, i 5,ctEau, 63.

Le Natron abonde en Eg\pte, dans une vallée qui porte le nom de Vallée des lacs de Natron , et qui est située à vingt lieues du Caire. Suivant Bcrthollet, il s’y forme journellement par la décomposition réciproque du SpI commun et du carbonate de Chaux que renferment leurs eaux saumâtres. Les lacs de Natron sc trouvent au milieu d’un terrain calcaire

SOU

qui renferme très-probablement des|£ dépôts de Sel gemme. Les lacs nalri-jf fères de Debreczin en Hongrie sejl trouvent également dans le voisinagell de montagnes calcaires, près dcsqueldl

les existent des dépôts saiifères consi-j dérables. Le Nation se présente aussi} sous la forme d'efflorescences neigeu-r ses à la surface du sol dans les plai-j nés , sur de vieilles murailles , dans} les caves des villes , etc. — Les prin-i cipaux usages du Nation , qui est connu dans le commerce sous le nom de Soude, sont d’entrer dans la composition du verre, et de former avec 1 huile la base des savons durs. Une grande partie de* Soudes du com-* merce sout aujourd’hui préparées ar-* tificiellement.

Il existe une autre espèce de car bonate de Soude, qui paraît être un quadri-cai bonate aqueux de bicarbonate ; il n’est point efflo-« rescent comme le premier, et ses cris-* taux dérivent d’un prisme rectangu-f laire à base oblique. On le trouve à la surface du sol , en masses solides, striées, auprès de Sukena , dan Fezzan , en Afrique; il est connu dans le pays sous le nom de Trôna.

U est assez dur et assez inaltérable à l’air , pour qu’on l’emploie comme pierre de construction. Rivero et Boussingault ont trouvé, dans l’Amérique du Sud , un Sel nommé Urao par les naturels, et qui a beaucoup d’analogie avec le Trôna d’Afiique. Cet Urao existe en assez grande quantité dans une lagune située près de Mérida. La couche de ce Sel est recouverte par une Argile au milieu de laquelle se trouve disséminée nue autre espèce minérale découverte par Boussingault et qu’il a nommée Gay- Lussite Elle est composée de carbonate de Soude, de carbonate de Chaux et d’Eau ; elle est blanche, translucide , et cristallise en prismes rhomboïdaux obliques, dont les pans font un angle de 70° ‘/a. ‘

Soude iiydhochloratée ou mûri atée , vulgairement Sel gemme , Sel commun et Sel marin; regardée aujourd’hui par les chimistes comme

sou

i chlorure do Sodium. C’est une bslauce facile à reconnaître à la , veur qui lui est propre ; celte saur est fraîche , salée, agréable, et fait rechercher des Animaux. Le l gemme se présente toujours en asses cristallines , ayant souvent •te structure laminaire qui conduit L cube pour forme primitive ; quelquefois ces masses ont une texture miellaire , grenue ou fibreuse. Le [il gemme est moins dur que le carp nate deChaux; il pèse spécifique- |:ent 2,12. Il est parfaitement liinde , quand il est pur ; son éclat est ; Lreux ; exposé au feu , il fond sans | tératiou et se volatilise à une haute i mpérature. Il estsoluble dans l’eau :

L- au chaude n’en dissout guère plus |He l’eau froide. Mélangé avec le Peri ide de Manganèse et traité par l’A- [ le sulfurique, il dégage du Chlore, test composé d’un atome de Sodium de quatre atomes de Chlore , ou en t.ids, de Chlore, 60 et Sodium, 4o.

Le Sel gemme se présente quel- . efois cristallisé régulièrement sous $> formes ordinaires du système cu-

Ique : les plus communes sont celles i cube et du cubo-octaèdre. On obnt la forme octaédrique eu faisant stalliser ce Sel dans l’urine. Dans >; salines ou l’on se le procure par vaporalion des eaux , on l’obtient us la figure d’une trémie , sorte de ramide quadrangulaire creuse et i aversée , composée de cadres dé- ' jissans et appliqués les uns sur les i 1res , et dont les bords sont formés petits cubes réunis en ligne droite, est la variété connue sous le nom ! [nfundibuliforme ; elle ne s’est int encore offerte dans la nature.

Le Sel gemme se rencontre plus minunément en masses volumineuà structure laminaire ou grenue, i en veines composées de fibres as ou moins déliées , droites ou sii euscs. Il est parfaitement limpide incolore quand il est pur; mais’ il colore accidentellement en rouge, bleu et en gris par le mélange Jne certaine quantité de matière » gileuse ou bitumineuse.

SOU 5o3

Le Sel gemme se présente naturellement sous deux états différens , en bancs ou amas plus ou moins considérables dans le sein de la terre , et en dissolution dans certaines eaux, telles que celles des sources salées , des lacs salés et de la mer. Le Sel, sous forme solide et qui c-st connu plus particulièrement sous les noms de Sel gemme ou Sel marin rupestre, n’existe point dans le sol primitif; il ne commence à se montrer que dans les dernières couches du sol intermédiaire ; il est subordonné aux Calcaires et aux matières arénacées de cette période, et se trouve toujours accompagné de sulfate de Chaux anhydre ou Karsténite. Les salines de Bex en Suisse, de Cardona en Espagne, sont rapportées à cette époque de forma tion. Dans le sol secondaire, le Sel gemme se montre d’abord dans les dépôts calcaires (Zechstein), qui reposent immédiatement sur le Grès houiller, puis au milieu du terrain de G rès bigarré, au-dessous du Muschelkalk. C’est dans ces deux positions que se présentent les plus grandes masses connues de Sel gemme :

elles ne forment point de couches distinctes au milieu des Calcaires ou des Grès qui composent la partie principale de ces terrains ; mais elles sont subordonnées à des couches d’Argiles qu’on nomme Salifères , parce qu’elles caractérisent les dépôts de Sel gemme, comme les Argiles schisteuses et impressionnées caractérisent les dépôts de Houille. Ces Argiles sont généralement grises’ quelquefois brunes ou d’un rouge de brique, et elles sont presque toujours mélangées d’une petite quantité de carbonate de Chaux.. Elles renferment aussi des couches subordonnées de Gypse grenu , mêlé quelquefois de Calcaire fétide et de Dolomie. Les débris organiques y sont rares; cependant on y a observé du Lignite en liagmens épars, des feuilles de Plantes dicotylédones, de petites Coquilles multiloculaires et des fragmens de Madrépores. C’est à ces dépôts d’Argile que l’on rapporte les mines de Sel du

Sa *

Page 1