‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 197 sur 282 · SOULIER DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

SOULIER DE NOTRE-DAME

bot. ph an. L’un des noms vulgaires du Cypripedium Calceolus. (b.)

* SOULILI. mam. Espèce du genre

Guenon. V- ce mot. (b.)

* SOUMEA. bot. phan. (Bory de

Saint-Vincent , Ann. des Sc. phys.

de Bruxelles. ) Svn. de Calycera de Richard. V. Calycèbe. (g..n.)

* SOUMLO. BOT. PHAN. V. Cameo.

* SOUND bot. PHAN. (Gaimard.)

Ce nom de X Arum esculentum dans les îles Marianes , paraît encore être un dérivé de Songer. V . ce mot et Chauchan. (b.)

SOURBEIRETTE. bot. than.

L’un des noms vulgaires de l’Aigremoine dans le midi de la France.

SOURCES. gÉoe. Les eaux pluviales et celles qui proviennent de la fonte des neiges et des glaces des hautes montagnes, s’infiltrent en partie dans les fissures du sol eL à travers les terrains meubles ou perméables , et elles descendent ainsi dans l’intérieur de la terre jusqu’à ce qu’elles rencontrent des couches qui leur soient imperméables; alors elles glissent dessus en suivant les sinuosités des fissures ou des intervalles qui les séparent des couches supérieures, et, après un trajet plus ou moins long, elles viennent sortir à la surface du sol sous la forme de Sources. Les Sources sont en général plus abondantes dans les montagnes que dans les pays de plaines. Tantôt elles coulent avec calme et régularité, tantôt elles sortent avec impétuosité et jaillissent à des hauteurs quelquefois considérables. C’est à ces dernières que l’on a donné le nom de l'onlüiucs jaillissantes . U en existe

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dans un grand nombre de localités em France; mais les plus célèbres somj celles d’Islande, qui sont connue!!

sous le nom de Geyser; elles son|] situées dans la vallée de Rikurn, prè!| de lu ville de Skalholt. Le jet de ce!F eaux s’élève souvent à plus de cené cinquante pieds de hauteur; elle!

recouvrent ie sol, sur lequel elles ie-> tombent, d’incrustations siliceuses enl fo rmc de choux-fleurs; leur tempe-*) rature varie de 80 à ioo° centigrades.) On peut dans beaucoup d’eudroils "" il existe des nappes d’eau sou-if

ou

terra ines, se procurer artificiellement!

des Sources jaillissantes en perçant, à[ l’aide d’une sonde, les couches soli-.

des qui recouvrent ces nappes d’eau; on donne aux Sources que l’on obtient de cette manière , le nom de t Sources artésiennes. La disposition du réservoir souterrain et la forme du canal par lequel l’eau en sort, et que l’on peut comparer à une sorte de siphon, donne lieu quelquefois au phénomène des fontaines intermittentes; les intermittences sont de courte durée, ou bien elles durent des mois ou des années entières. La température des eaux de Sources est très -variable : il en est qui sont chaudes, et quelquefois presque autant que l’eau bouillante; et d’autres dont le degré de chaleur égale seulement la température moyenne du lieu d’oii elles sortent: de-là la distinction que l’on a établie entre les Sources chaudes ou thermales et les Sources d’eaux froides. Le phénomène des eaux thermales paraît avoir pour cause unique un fait aujouid’hui hieh constate , celui de l’élévation de la chaleur dans les cou ch! s situées à une certaine profondeur au-dessous du sol. Des observations nombreuses prouvent que, sur chaque point de la terre, les températures fixes des lieux profonds sont croissantes à mesure qu’on descend à de plus grandes profondeurs. Or, la température des eaux de Sources doit représenter celles des couches dans lesquelles elles ont séjourné.

Ou peut voir à l’article Eaux de ce.

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Actionnaire, les principales distincts que l’on peut établir entre les ux de Sources, d’après la nature es principes qu’elles contiennent.

>ur compléter les détails qui ont é donnés sur ce sujet, nous nous arnerons à considérer ici les Sourds minérales sous Je double rapport ; leur gisement et de leur compolion chimique. On voit des eaux iuéraies sortir de toute espèce de nains, depuis les plus anciens jusi i aux plus modernes; mais ces eaux >uvant venir d’un terrain ti estèrent et quelquefois très-éloigné î celui qui leur donne issue, il est pas facile de remonter à leur ’ritable origine. Alex. Brongniart essayé de distribuer les eaux mitirales connues d’après l’époque de rmation des terrains d’où elles sor- : nt : il résulte clairement de son avail , que les matières dissoutes uns les eaux minérales n’out soutint aucun rapport avec les raaté- !iux qui entrent dans la compot ion des Roches qu’elles traversent ; ae les eaux des terrains primor- | aux sont presque toutes thermales, possèdent même en général une i ute température ; que les matières i dominent dans leur composition i nt le Gaz hydrogène sulfuré , l’À- J le carbonique libre , des Sds à base ' Soude, de la Silice, peu de Sels 1 aase de Chaux, excepté le Cai bote, et peu de Fer; que les eaux •s terrains intermédiaires et secondes participent des propriétés des ' ix inférieures, et qu’on y trouve u de Silice, peu d’Acide carbo- ' pie libre , beaucoup de Carbonate Soude et de Sulfate de Chaux; e les eaux des terrains* tertiaires nt froides, c’est-à-dire n’ont que 1 température moyenne du lieu d’ou • es sourdent ; qu’elles appartienuit aux assises inférieures de ces rains , et renferment priucipalernt du Carbonate de Chaux, du rbonate de Fer, du Sulfate de aux et du Sulfate de Magnésie, n de mettre à même d’apprécier nature des substances que renfer-

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ment les eaux minérales de ces différentes classes de terrains , nous indiquerons ici les principaux résultats de 1 analyse de quelques-unes des plus célèbres.

a. Eaux minérales sortant des terrains primitifs.

1U. Eaux de Barcges (Hautes-Pyrénées) : température , 58° centigrades ; substances dominantes : Hydrogène sulfuré, Acide carbonique, Sulfate de Chaux, Carbonate de Chaux et Hydrochlorate de Soude.

2°. Eaux de Bagnères de Luchon (département de la Haute-Garonne) :

température, au-dessus de 3o° ; substances dominantes : Hydrogène sulfuré, Acide carbonique, Sulfate de Chaux , Sulfate de Magnésie , Hydrochlorate de Magnésie, Silice.

3°. Eaux de Carlsbad en Bohême :

température, 7*4°; substances dominantes : Acide carbonique, Sulfate de Soude, Carbonate de Soude , Hydrochlorate de Soude, Carbonate de Chaux , Silice.

b. Eaux sortant des terrains intermédiaires et secondaires.

i°. Eaux de Vichy (département de l’Ailier) : température, de 22 à 46° centigrades ; substances dominantes : Acide carbonique , Carbonate de Soude, Carbonate de Chaux.

20. Eaux de Plombières , dans les Vosges : température, 38 à 67°; substances dominantes : Sulfate de Soude , Carbonate de Soude , Silice , Hydrochlorate de Soude.

3°. Eaux de Pyrmont, en Westplialie : température moyenne ; substances dominantes : Acide carbonique , Hydrochlorate de Soude , Sulfate de Soude, Hydrochlorate de Magnésie, Carbonate de Magnésie, Carbonate de Chaux.

c. Eaux sortant des terrains tertiaires.

iç. Eaux d’Enghien, près Paris : température moyenne ; substances dominantes : Hydrogène sulfuré, Sulfate et Hydrochlorate de Magnésie , Sulfate île Chaux , Carbonate de Chaux.

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