‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 2 sur 282 · tome xv · texte numérisé non relu

tome xv

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par Bloch, pl. 170. On peut juger par les deux figures données dans l’Encyclopédie du Taenia et du Serpent de nier (121 et 1 22 de la planche 33) combien Bonnaterre examinait peu les choses dont il écrivait. Après avoir, avant Cuvier, remarqué combien il est difficile de distinguer ces Poissons qu’il soupçonne être un double emploi de la même espèce , il choisit, pour les représenter, les originaux les plus disparates qu’on puisse imaginer, et qui n’appartiennent pas au même genre. Quoi qu’il en soit, la Cépolc Tænia ou Ruban , qui a jusqu’à dixhuit pouces de longueur, a le corps comprimé , souple et délié. Ce Poisson serpente au milieu des eaux de la Méditerranée avec grâce et légèreté. La vivacité de ses nuances, rouges et argentées , qui n’empêchent pas qu’il ne soit transparent , l’ont fait comparer par les pêcheurs aux flammes de couleur qu’on met à l’extrémité des mâts quand ces flammes y sont mollement agitées par les vents. Il se nourrit de Zoophytes et de Crustacés. (B.)

ire éta- 5 Agala coquille lurriculée et l’ouverture trèscourte, telles que Y Acllatina virginea.

Ce genre ne pouvait être adopté. V .

Agathine.

On donne vulgairement le nom de Ruban à d’autres Coquilles , fet. on a appelé :

Ruban ou Limas rubanné , le Turbo petholatus.

Ruban ou Vis Buccin rubanné , Y Acllatina virginea , Lamk. , type du genre Ruban de Monlfort.

Ruban bayé, quelquefois le Doliurn maculatum, Lamk.

Grand Ruban ou Ruban plat, Petit Ruban ou Ruban convexe ('Geoffroy), des Coquilles terrestres ; la première Y Hélix ericetorum , la seconde Y Hélix striata, etc, (D..11.)

RUB AIN D’EAU et RUBAN NIER.

bot. I’iian. Noms vulgaires du genre

RUBAN. Liguas, moll. Gc ^bli par Monlfort pour quelqu ^thines de Lamarck, qui on'

RUB

Sparganium , qu’on doit franciser par Sparganie. fr. ce mot. (b.)

RUBANNÉE. rept. oph. Espèce du genre Couleuvre. (b.)

RUBANNÉE. moll. Nom marchand du H oluta menclicaria , L., espèce du genre Colombelle. H. ce mot.

RUBANNIER. bot. phan. V. Ruban d’eau et Sparganie.

RUBASSE. min. C’est le nom que l’on donne aux variétés de Quartz hyalin , teintées artificiellement par l’introduction de dissolutions colorées dans les fissures que l’on fait naître dans l’intérieur de leur masse , en la chauffant jusqu’au rouge et la plongeant subitement dans un bain d’eau froide. (g. del.)

RUBEA. bot. phan. (Dictionnaire de Déterviile.) Probablement pour Jubæa , genre de Palmiers proposé par Kunlh. V. JubÉe. (g.. N.)

RUBECCIUS. ois. Syn. de Bouvreuil. V. ce mot. (dr..z.)

RUBECULA. ois. Nom scientifique du Rouge-Gorge. V. Sylvie.

(dr. .z.)

RUBELINE. ois. (Belon.) L’un des noms vulgaires du Rouge-Gorge. H . Sylvie. (dr..z.)

* RUBELLANE. min. Substance d’un brun rougeâtre, tendre, pesant spécifiquement 2,6; cristallisant en prismes à six faces ou en dodécaèdres bipyramidaux ; se divisant en feuillets à la flamme d’une bougie; elle se rencontre mêlée avec du Mica et du Pyroxène dans une VVacke , à Schima dans le Mittelgebirge en Bohême.

Elle a été décrite par Breithaupt, et analysée par Klaproth qui lui a trouvé la composition suivante : Silice, 45; Fer oxidé , 20; Alumine, 10; Magnésie, 10 ; Soude et Potasse, 10 ; parties volatiles, 5é (c. DEL.)

RUBELLION. fois. Syn. de Pagel. H. ce mot. (B.)

RUBELLITE. min. C’est un des noms que I on a donnés à la Tourmaline d’un rouge violet, à base de

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Soude et de Lithine , et qui est tresliiflicile à fondre. Ou l’a appelée aus3i Daourite, Sibërite , Apyrite , etc. V .

Tourmaline. (g.del.)

RUBEiNTIA. bot. piian. (Commerson.) Syn. dYElœodetulrum. F . ce mot. (b.)

RUBEOLA. bot. phan. (Tournefort.) V . Crucianeli.e.

RUBÉOLE, bot. phan. L’un des noms vulgaires de Y Asperula Cÿnanchica, L. (b.)

RUBETA. rept. batr. La Rainette verte en divers cantons du Midi et jusqu’en Portugal. (b.)

RUBETRA. ois. Nom scientifique du Tarier. V . Traquet. (b.)

RUBIA. bot. phan. V. Garance.

RUBI ÂGÉES. Rubiaceœ. bot.

phan. Famille de Plantes dicotylédones, monopétales, à étamines épigynes , qui se compose d’un trèsgrand nombre de Végétaux indigènes ou exotiques , et qui offrent pour caractères communs : un calice monosépale, adhérent avec l’ovaire infère; très -rarement et comme par exception, libre, ayant son limbe à quatre ou cinq divisions persistantes ; une corolle monopétale régulière, de forme très-diverse , également à quatre ou cinq lobes , valvaires ou incombans , et quelquefois tordus ; des étamines en même nombre que les lobes de la corolle et alternant avec eux , très-rarement en nombre double; elles sont insérées au haut du tube de la corolle, et sont incluses ou saillantes , à deux loges introrses ; un ovaire infère à deux ou cinq loges contenant chacune un ou plusieurs ovules ; le style est simple ou bifide , et chacune de ses divisions porte un stigmate; sur le sommet de l’ovaire est un disque épigyne plus ou moins épais. Le fruit est tantôt sec et tantôt charnu. Dans le premier cas, c’est tantôt un diakène , tantôt une capsule à deux ou cinq loges contenant une ou plusieurs graines , et s’ouvrant en deux ou cinq valves qui cm-

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lortent chacune une des cloisons sur e milieu de leur face interne; dans e second cas , le fruit est une baie à deux ou cinq loges monospermes ou polyspermes , ou une drupe contenant un ou plusieurs noyaux. Les graines sont globuleuses , ovoïdes ou planes, et membraneuses et ailées dans leur contour. Elles se composent , outre leur tégument propre , d’un endosperme souvent dur et corné , dans l’intérieur duquel est un embryon cylindrique ou recourbé, ayant sa radicule longue et correspondant au hile. Les Rubiacées se présentent sous deux formes tout-àfait différentes; ce sont quelquefois des Plantes herbacées, annuelles ou vivaces, qui portent des feuilles verticiilées; ou bien ce sont des Arbrisseaüx, des Arbres ou des Arbustes à feuilles toujours simples et entières, constamment opposées , et accompagnées à leur base de stipules intermédiaires et opposées, tantôt libres, tantôt soudées avec les pétioles , tantôt formant une sorte de gaine , entières , ou diversement lobées. Les fleurs varient beaucoup dans leur grandeur et dans leur disposition.

Elles sont quelquefois axillaires, solitaires, fasciculées ou en épis, ou bien elles terminent les rameaux et forment des grappes , des panicules , des corymbes ou enfin des capitules qui sont quelquefois accompagnés d’un involucre formé de plusieurs bractées.

La famille des Rubiacées se compose d’un très-grand nombre de genres que nous avons cru pouvoir distribuer de la manière suivante :

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