‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 25 sur 282 · V. Graminées · texte numérisé non relu

V. Graminées

* SACCHARIYORA. ois. (Brisson.) Syn, de Sucrier. P. ce mot.

SACCH AROPHORUM. bot. pii an.

(Necker.) Syn. de Lagurus cylindricus , L. (b.)

SACCH ARUM. bot. piian. Vulgairement Canamèle ou Canne à sucre.

Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., autrefois confondu avecles Arundo , mais adopté par tous les botanistes modernes, et aiti3Î caractérisé par Brown ( Prodr . Fl. Fi ov. -Ho II. , p. 2oâ ): toutes les fleurs sont hermaphrodites , disposées en épis fascicules ou paniculés , à deux fleurs dans chaque articulation, l’une des deux pédicellée. La lépicène (glume des auteurs) est billore , à deux valves presque égales , très-ve-

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lues à la base, renfermant les deux petites fleurs. La fleur intérieure est hermaphrodite, bivalve, hyaline, ayant sa valve extérieure mutique ou aristée, l’intérieure très-petite ou à peine visible ; elle a deux écailles hypogynes ; ordinairement trois étamines ; deux styles surmontés de stigmates plumeux. La fleur extérieure est neutre , univalve et mutique. Ces caractères génériques ne s’accordent pas avec ceux qui sont généralement adoptés par les auteurs. La fleur extérieure que R. Brown signale comme neutre , offre évidemment un caractère contradictoire à celui de fleurs toutes hermaphrodites qu’il attribue au genre Saccharum , et qu’il répète ensuite dans une note comme formant une distinction entre ce genre et l’ Andropogon. L’auteur du Pro dromus Floræ Novœ- Holland iœ ajoute que dans le Saccharum officinarum , L., le périanlhe est à trois valves dont l’intérieure est filiforme , et l’intermédiaire extrêmement petite , quoique tous les auteurs aient décrit ce périanlhe comme univalve. Il n’admet pas la séparation de YErianthus de Michaux qui pourtant a été adopté par Palisot- Beauvois et les autres agrostographes. Il regarde au contraire comme un genre bien distinct, Y Imper ata de Cyrillo qui est fondé sur le Saccharum cylindricum, Lamk. P. Imperata. D’autres genres ont encore été formés aux dépens des Saccharum ; tels sont les genres Perotis , Pogonalherum et A onachne. Tr.

ces mots. Au moyeu de ces retranchemens, le genre Saccharum se réduit à un petit nombre d’espèces qui croissent dans les régions chaudes du globe , et dont la principale mérite que nous lui consacrions quelques lignes.

La Canamèle officinale, Saccharum oflicinarum , L. , TuSsac , Fl.

des Antilles, 1, p. 1 5 x , ta b. a3 ; Rumph. , Herb. Amboin. , 5, tab. 74, lig. 1 ; Sloane , Flist. jamaic. , v. 1 , tab. 66 , vulgairement nommée Canne à sucre, est une Plante cultivée en grand dans l’Inde-Oricnlalc , et dans

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toutes les colonies de l'Amérique. De sa racine qui est genouillée , fibreuse, pleine de suc, s’élèvent plusieurs tiges hautes de huit à douze pieds , articulées, luisantes, dont le diamètre est d’un pouce à un pouce et demi, à noeuds e'caités les uns des autres d’environ trois pouces, remplies d’une moelle succulente et blanchâtre. Ses feuilles sont engainantes à la base, longues d’environ trois à quatre pieds? larges d’un pouce ou à peu près , plâtres , pointues à l’extrémité , striées longitudinalement , munies d’une nervure médiane blanche et longitudinale , glabres, rudes sur les bords , et d’une couleur verte un peu jaunâtre. La tige ne fleurit pas constamment, et cette floraison ne s’effectue que lorsque la Plante a environ un an ; elle pousse alors un jet lisse, sans nœud, fort long, désigné dans les colonies françaises sous le nom de Flèche. Ce jet soutient une belle panicule argentée, très-ramifiée , composée d’un très-grand nombre de petites fleurs soyeuses et blanchâtres. C’est de cette Plante qu’on extrait, par expression, un suc extrêmement doux qui , rapproché en consistance convenable, fournit le sucre, cette substance cristalline , d’un goût si agréable, et dont les usages' sont tellement nombreux, qu’elle est devenue une matière presque de première nécessité pour les Européens. V . l’article Sucre.

Une variété de la Canne à sucre , qui est originaire de Taïti , a été introduite, dans les Antilles d’abord, par le navigateur français Bougainville , et ensuite par l’Anglais Eligh. Elle se distingue de la Canne à sucre pfficina le par sa taille beaucoup plus grande, ses entre-nœuds plus longs, les poils qui entourent l’épillet plus longs que celui-ci, et par d’autres caractères de la fleur.

Cette variété offre , entre autres avantages sur l’espèce commune , celui de fournir une plus grande quantité de sucre , d’être beaucoup plus robuste , et de ne pas être aussi sensible au froid. Conséquemment, il y aurait

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possibilité de la voir prospérer dans certains climats plus en dehors des I ropiques que ceux où on cultive la Canne à sucre vulgaire, par exemple dans les localités chaudes du bassin de la Méditerranée.

La Canne a sucre violette , Saccharum violaceum , Tussac , Flor.

Anlill. , î , p. 160 , tab. 25 , est cultivée dans les Indes-Orientales et Occidentales sous le nom de Canne de Batavia. Outre sa couleur, elle diffère du Saccharum officinarum par ses nœuds plus rapprochés, ses épillets plus petits, les valves de ses lépicènes plus ciliées , ses poils plus longs , etc. Elle fournit une moindre quantité de sucre, et on ne la cultive que pour obtenir du Rhum par la fermentation de son suc. (g. .N.)

* SACCHOLACTATES.chim.org.

Sels résultant de la combinaison de l’acide saccholactique avecles bases.

Cet acide, ne s’obtenant pas uniquement du sucre de lait, mais encore de la plupart des substances ou gommes traitées par l’acide nitrique, a reçu le nouveau nom d’acide mu— cique ou muqueux. Conséquemment, les sels qu’il forme ont été nommés Mucates ou Mucites. Ces sels sont peu connus , et aucun d’eux n’offre d'intérêt sous des rapports d’utilité.

* S A CC OC HI LUS. BOT. ni an.

Dans la Flore de Java , dont la première livraison vient de paraître , El urne a proposé ce nom en remplacement de celui de Saccolabium qu’il avait proposé ( Bijdr . Flor. ned. Ind . , p. 292) pour un genre d’Orchidées dont voici les caractères : périanthe dont les cinq pétales sont étalés , les latéraux extérieurs un peu plus larges. Labelle uni à l’onglet du gynostêine et prolongé inférieurement en une sorte de sac, son limbe renflé et tronqué. Gynostème atténué en bec au sommet. Anthère terminale, semi-biloculaire. Masses polliniques au nombre de deux , presque globuleuses, attachées à une membrane élastique , et fixées , au moyen d’un

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pédicelle, à la glande du petit bec du gynostcme.

Blume n’indique dans ce genre qu’une seule espèce nommée d’abord Saccolabium pusiblum , et maintenant Saccochilus pusillus. C’est une trèspetite Herbe parasite , à tiges simples, à feuilles linéaires , roides et distiques. Ses fleurs sont axillaires, solitaires et portées sur de courts pédicelles. Cette Orchidée croît dans les forêts de la haute montagne de Gède à Java. (g. .N.)

* SACCOLABIUM. bot. fhan. F.

Saccochilus.

* SACCOLOMA. bot. crypt. {Fougères. ) Genre très-voisin des Davallia et des Vichsonia , établi par Kaulfuss qui le distingue par les caractères suivans : groupes de capsules punctiformes , presque marginaux, contigus; tégumens supeificiels en forme de capuchon , s’ouvrant antérieurement. Il a pour type une Plante du Brésil désignée sous le nom de Sacculoma elegans. C’est une belle Fougère à frondes grandes, simplement pinnées, dont les pinnulessont lancéolées, acumiuécs, dentées sur les bords. (ad. b.)

* SACCOMYS. mam. Ce genre a été fondé par Frédéric Cuvier pour recevoir un petit Animal de l’Amérique septentrionale, delà grosseur du Loir , et qui se distinguait des autres Rongeurs connus par des abajoues extérieures. La formule dentaire qu’il lui accorde est d’avoir quatre incisives aux deux mâchoires et seize molaires. La première molaire a une large échancrure anguleuse au coté interne, et au milieu de cette échancrure, on voit une portion circulaire qui tient par l’émail. Mais ce genre Saccomys nous paraît correspondre au genre Pseudostome de Say , caractérisé de la manière suivante :

des dents mâchelières sans racines distinctes de la couronne; tous les P'eds pentadactyles , armés d’ongles analogues à ceux des Taupes; des abajoues extérieures et non intérieu-

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res. Enfin , indubitablement le Saccomys csi le type du genre Diploslome de Raflnesque, le Saccophorus de K i.i h 1 , et pour surcroît de synonymie le nouveau genre Ascomys de Lichteinstein. On ne connaît qu’une seule espèce que Fr. Cuvier a nommée : Saccomys anthofhile, Saccomys anthophilus , parce que les abajoues d’un individu observé étaient remplies de fleurs de Securidaca.

Le Saccomys est de la taille d’une Souris; sa queue est longue et nue ; .ses pieds sont tous pentadactyles , et son pelage est d’un fauve uniforme. Des Etats-Unis. Mais on doit ajouter aux synonymes de ce petit Animal, les noms de Pseudosloma bursarius , Say; le Mus bursarius , Shaw ; le Cricetus bursarius , Desmarest; le Mus saccatus , Mitchill ; le Saccophorus bursari-us , Kuhl ; le Diplostoma fusca , Raflnesque ; l 'Ascomys canadeusis, Lichteinstein.

Ce Rongeur du Canada vit probablement sous terre, de fruits et de racines , dans des terriers qu’il se creuse. On le trouve sur les bords du lac Supérieur. (less.)

*SACCOPHORA. moll. Tel est le nom que Gray , daus sa Classification naturelle des Mollusques, propose de donner à une classe d’Animaux que Lamarck nomme Tuniciers , et Cuvier Acéphales nus. Nous ne croyons pas que ce changement soit adopté non plus que les trois divisions qu’il établit dans cette classe sous les noms d ’ Holobranchia , Tonobranchia et P hy Llobranckia. F. ces mots , le premier et le dernier au Supplément, ainsi qu’ Acéphales nus et Tuniciers. (il. ii.)

SACCOPIIORE. Saccophorus. bot.

cbypt. [Mousses.) Nom donné par Palisot de Beauvois au genre connu depuis long-temps sous le nom de Buxbaumia. V. Buxbaumie. (ad. b.)

SACCOPTERYX. mam. Genre proposé par Illiger, dont le type serait le Fespertilio lepturus de Schreber , rapporté par tous les auteurs

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