‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 268 sur 282 · TOME XV · texte numérisé non relu

TOME XV

722 SYL

lête et de la gorge ferrugineux ; l ectrices , à l’exception des intermédiaires , terminées de blanc ; bec blanchâtre. Longueur, quatre pouces neuf lignes. Du Kamtscnatka.

Sylvie Bouscarle , Sylvia Cetti , Marmot a. Parties supérieures brunes, nuancées de roux; parties inférieures rousses ; gorge , devant du cou et milieu du ventre blancs ; un trait cendré au-dessus de l’œil ; rémiges et lectrices noirâtres; lectrices caudales rousses , terminées de blanchâtre.

Longueur, cinq pouces. De l’Europe.

Sylvie brünette , Sylvia fuscesce/is , Vieill. Parties supérieures d’un gris brun, ardoisé; parties inférieures et gorge jaunes; poitrine et flancs gris; rémiges et rectrices noirâtres , boi'dées de gris. Longueur, cinq pouces deux lignes. De l’Europe.

Sylvie câpre. Sylvia cafra, Lath. , Mütacilla cafra , Gmel. Parties supérieures olivâtres ; sourcils blancs ; une tache noire sous l’œil ; parties inférieures blanchâtres ; gorge et croupion ferrugineux ; rémiges brunes ; rectrices ferrugineuses , terminées de brun. Longueur , sept pouces. Du Gap.

Sylvie cap-nègre , Sylvia nigricapilla , Levaill. , Ois. d’Afriq., pi.

i4o , f. i et 2 ; Agithina atricapilla , Vieill. Parties supérieures d’un vert olivâtre; parties inférieures jaunes; rectrices latérales terminées de blanc.

Longueur, cinq pouces. Celle espèce décrite par Levaiüant à la suite de ses Mésanges d’Afrique , est devenue pour Vieillot le type d’un genre nouveau dont les caractères se tirent rincipalement d’une légère courure du bec. On le trouve aussi à l’île de Ceylan.

Sylvie cendrée , Sylvia cinerea , L. ; Motacilla Sylvia , Grnel. , BùfF. , pi. enl. 579 , fig. 3. Parties supérieures d’un gris lavé de roux; sommet delà tête cendré; tectrices alaires noirâtres, bordées de roux ; rémiges lisérées de roux à l’exception de la première qui l’est de blanc ; parties inférieures blanches avec les flancs ro ussâ très et la poitrine rosée ; rec-

SYL

trice latérale bordée et terminée de blanc : la suivante terminée de même.

Longueur, cinq pouces six lignes. La femelle a les teintes moins pures et plus rousses; elle n’a point de rose à la poitrine. Les jeunes sont encore plus roux , et la réinige extérieure n’est pas bordée de blanc : c’est alors la fig. 1 de la pl. 58i de Buffon. De l’Europe.

Sylvie Ciiivi, Sylvia Chivi, Lath.

Parties supérieures d’un vert obscur, mêlé de jaunâtre; trait oculaire arqué, blanchâtre et bordé de noir; moustache noire ; sommet de la tête ardoisé; grandes tectrices, rémiges et rectrices brunes, bordées de jaunâtre; parties inférieures blanches avec le ventre jaune. Longueur, cinq pouces.

De l’Amérique méridionale.

Sylvie citrine, Sylvia subeitrina; Sylvia suif ava, "Vieill., Levaill., Ois. d’Afrique, pl. 127, f. 1 et 2. Parties supérieures brunes , nuancées de jaunâtre, les inférieures blanches, teintées de jaune avec quelques taches brunes au bas du cou; rémiges et rectrices isabelles; queue longue, étagée.

Longueur, cinq pouces. Du Sénégal.

Vieillot soupçonne que c’est le Figuier à ventre gris,Buff., pl. enl.

Sylvie a collier , Sylvia torquata , Vieill.; Parus americanus , Gmel. , Lath., Buff. , pl. enl. v5i , f. 1. Parties supérieures olivâtres, cendrées sur la tête , le cou et le croupion ; une tache noire entre le bec et l’œil , une petite marque blauche audessus et une autre au-dessous de l’œil; rémiges et rectrices noires, bordées de gris bleuâtre ; tectrices noirâtres , bordées de bleuâtre et terminées de blanc; parties inférieures blanches; gorge, devant du cou et poitrine jaunes ; un collier rougebrun sur cette dernière. Longueur, quatre pouces. De l’Amérique septentrionale.

Sylvie a corpon noir , Sylvia melanoleucos , Vieill., Levaill. .Disd’Afrique, pl. i5o, f. 1 et 2. lête, dessus du cou, scapulaires inférieures, milieu des trois rectrices latérales et

SYL

SYL

oignet blaucs ; scapulaires supéieures et tectrices alaires d’un noir ave de brun ; l ectrices intermédiaires ongues et blanches; les latérales lus courtes , noires , lisérées de >!anc. Longueur, six pouces. La femelle a la queue égale et du roux sur 1 poitrine. De l’Afrique.

Sylvie couturière , Sylvia su/oia , Lath.; Mutacilla su/oria, Gtnel.

Entièrement d’un jaune pâle. Longueur, trois pouces. Cette très-peLite ?spèce est de l’Inde; elle s’y fait reoaarquer par son adresse à coudre , •our ainsi dite , son nid entre deux 1 milles de l’extiémité d’une branche; te nid , suspendu comme un petit uêpier, est hors de l’atteinte des inges et des serpens.

Sylvie a cravate noire , BufT. ; sylvia vi refis , Lalh. , Motacilla viens > Gmel., Ois. de l’Amér. septent. , 1. gâ. Parties supérieures olivâtres ; ôtés de la tête et du cou jaunes; pares inférieures blanches avec quelues taches noires sur les flancs ; orge noire ; poitrine jaunâtre ; deux andes blanches sur lesailes noirâtres; imiges et rectrices d’un cendré foncé vec des taches blanches sur les recices latérales. Longueur , quatre ouces trois aint de noir à la gorge.

Sylvie Fauvette , Sylvia hornsis , Bechst. , Bufï. , pl. enl. 579 , 2. Parties supérieures d’un gris run , nuancé d olivâtre; aréole de œil blanc; une tache d’un brun ’ :ndré de chaque côté du cou; gorge anchâtre ; poitrine et flancs d’un is roussâtre ; ventre blanc. Lonteur , cinq pouces six lignes. De i iurope.

Sylvie Fitert, Sylvia Sibylla , ath. Parties supérieures noires, ondées de roussâtre; parties inférieus blanches , avec la poitrine rousse la-gorge noire; tectrices alaires et miges bordées de blanc. Longueur, nq pouces quatre lignes. De Madaisçar.

Sylvie flavÉole, Sylvia Jlaveola , li ieill. F. Sylvie a boitiune jaune.

s caractères spécifiques ne pa-

ignes. La femelle n’a

naissent pas assez çufiisans pour établir deux espèces qui, d’ailleurs, ont absolument les mêmes habitudes.

Sylvie a gorge bleue, Sylvia succica, L. ; Mutacilla succica , Grnel. ; Sylvia cyanecula , TMeyer, Bufï’., pl.

enl. 5io et 35 1 , I. 2 Parties supérieures brunes, nuancées de noirâtre ; menton blanc ; de chaque côté une moustache bleue suivie d’une tache noire; gorge blanche; un collier bleu, bordé d’une zone noire et d’une blanche; poitrine rousse; ventre blanchâtre; côtés de l’abdomen fauves; rectrices à moitié rousses à la base.

Longueur, cinq pouces six ligues. Les vieux mâles ont la gorge bleue; les femelles ont rarement de cette couleur dans leur plumage. De l’Europe.

Sylvie Grignette , Sylvia sabcærulea, Vieill. , Leva il., Ois. d’Afriq. , pl. 126, f. 1 . Parties supérieures d’un cendré bleuâtre ; parties inférieures d’un brun roux ; gorge cendrée avec de petites taches oblongues ; rectrices brunes , les latérales en partie blanches. Longueur , cinq pouces six lignes. Du Sénégal.

Sy'lviegrise a gorge jaune , Sylvia Jlavicullis, Lath.; Mutacilla flavicollis , Gmel. ; Mésange grise à gorge jaune, BufF. Parties supérieures grises ; paities inférieures blanches, avec la gorge et la poitrine jaunes; une petite tache jaune sur les joues ; un bandeau noir qui forme le front et descend de chaque côté du cou; lectrices alaires brunes , terminées de bl anc; rectrices bru nés, bordées de blanc, à l’exception des deux intermédiaires. Longueur , cinq pouces trois lignes. De l’Amérique septentrionale.

Sylvie Grivetine, Sylvia leucophrys, Vieill., Levaill. , Ois d’Afriq. , pl. 118 , f. 1 et 2. Parties supérieures d un gris brun , roux sur le croupion ; parties inférieures brunâtres, avec la gorge blanche tachetée de noir ; front et sourcils blancs ; tectrices alaires bordées do blanc. Longueur, cinq pouces neuf lignes.

Sylvie Looustelle, Sylvia Loch- Stella., Lath., Bull., pl. enl. 58 1 ,

7^4 SYL

f. 3. Parties supérieures olivâtres , nuancées de brun et variées de taches ovoïdes noirâtres; parties inférieures blanches , avec une zone de petites taches ovoïdes sur la gorge; lectrices caudales inférieures d’un jaune roussâtre , tachetées de brun ; queue longue , étagée, unicolore. Longueur, cinq pouces. De l’Europe.

Sylvie a lunettes , Sylvia cunspicillata , Marmora , Temm. , pl.

color. ta, f. 1. Parties supérieures d’un roux vineux , varié de noir sur les ailes ; sommet de la tête et joues cendrés ; oeil entouré d’un double cercle blanc et noir ; une tache noire entre l’œil et le bec; gorge blanche ; parties inférieures roussâtres sur les côtés, vineuses au centre; lectrices noirâtres , l’extérieure presque entièrement blanche, la suivante tachée de blanc , et la troisième terminée seulement de cette couleur. Longueur, quatre pouces quatre lignes.

Du midi de l’Europe.

Sylvie mélanocéfhale , Sylvia melanocephala , Lath. ; Motacilla rnelanocephala , Gmel. Parties supérieures d’un gris foncé ; front , sommet de la tête , occiput et joues noirs ; orbites nus ; nuque, flancs et abdomen gris ; gorge , devant du cou et milieu du ventre blancs ; ailes noirâtres ainsi que la queue , dont la première lectrice latérale est blanche en dehors et au bout , la seconde à l’extrémité seulement ; bec assez gros et fort. Longueur , cinq pouces. La femelle a le capuchon d’un cendré noirâtre. De l’Europe méridionale.

Sylvie mitiiée , Sylvia mitrala , Lath.; Motacilla mitra/a, Gmel. , BufF. , pl. enl. 666 , f. 2 ; Oi.s. de l’Amériq. septent. , pl. 75. Parties supérieures d’un vert foncé; occiput, nuque et plastron sur la poitrine noirs ; siuciput et côtés de la tête jaunes ; parties postérieures jaunâtres, avecles flaucs verts. Longueur, quatre pouces neuf lignes. La femelle n’a pointla têtenoirc ni les couleursaussi vives.

Sylvie mordorée, Sylvia rubida , Yieill. Parties supérieures mordorées;

SYL

sommet de la tête brun ious4lre; parties inférieures jaunes ; grandes tectrices alaires , rémiges et lectrices brunes ; queue étagée. Longueur , cinq pouces. De l’Amérique méridionale.

Sylvie Orphée, Sylvia Orphea , Tennn. ; Fauvette proprement dite, Cuv. , BufF. , pl. enl. 679, f. 1 . Parties supérieures noires , nuancées de cendré ; tête et joues noirâtres ; tectrices alaires noirâtres , bordées de cendré brun ; parties inférieures blanchâtres, avec une teinte rose sur la poitrine et les flancs , et l’abdoinen roux; rectrices noirâtres , terminées de blanc; l’extérieure blanche , bordée de cendré , avec la baguette noire ; bec long avec quelques poils à la base ; la mandibule supérieure fortement échancrée , l’inférieure jaune à son origine.

Longueur, six pouces trois lignes. La femelle n’a point de noir sur la tête, seulement entre l’œil et le bec où se trouve un trait blanc ; une teinte de roux remplace le rose. Dans le raidi de l’Europe.

Sylvie Passerinette, Sylvia Pas • serina, Lath.; Motacilla Passerina, Gmel.; Curruca minor , Briss. ; Passerinette, BufF. , pl. enl. 679, f. 2, Temm., pl. color. 24, f. 1. Parties supérieures d’un cendré olivâtre, avec le sommet de la tête, les joues , la nuque et les côtés du cou d’un cendré très-clair ; tectrices alaires frangées de roussâtre; parties inférieures blanches ; lectrices d’un cendré clair , avec les deux latérales tachées de blanc , et les deux suivantes de chaque côté seulement terminées de cette couleur; mandibule supérieure brune, l’inférieure blanche. Longueur, quatre pouces six lignes. La femelle a les parties supérieures d'une seule nuance de cendré roussâtre, les,parties inférieures roussâtres , avec la gorge et le milieu du venlre’blancs ; les rec-.

trices , à l’exception des quatre intermédiaires qui sont toutes cendrées, ont l’extrémité rousse , l’extérieure est tachée et frangée de blanc. Dttj midi de l’Europe.

Sylvie Petit-Simon, Sylvia bor-

SYL

SYL 7afi

lincialis , Menais , L

onica , Lath. ; Motacilla borbonica , iniel. , 13 u ft*. , pl. enl. 705 , f. 2. Parties supérieures ardoisées, les intérieures grises avec la gorge blanche ; lémiges et lectrices brunes , bordées . !e bleuâtre. Longueur, trois pouces luit lignes. Di l’ile-Bourbon.

Sylvie PiiiLOMÈLE,»Sj'/r7'a Philonela, Bechst. ; Luscinia major, Briss. ;

'* Iolacil/a Luscinia major , Gmel.

’arties supérieures d’un gris-brun eerne ; parties inférieures blanchâtres;

E orge blanche, entourée de gris foncé ; poitrine grise, tachetée; première émige presque nulle , les seconde et roisième égales entre elles et plus ingues que la quatrième. Longueur, ix pouces six lignes. De l'Europe.

Sylvie Pit-Chou, Motacilla pro- Gmel. ; Sylvia dartsorjalh. , BufF. , pl. enl. 655 , J. Parties supérieures d’un gris incé; parties inférieures d’un pourpre vineux , avec le milieu du ventre lanc ; rémiges cendrées exlérieureti aent , noires à l’intérieur ; ailes trèsourtes ; reclrices noirâtres , la prelière terminée de blanc; queue trèsongue ; bec noir, jaunâtre à sa base ; ie Is jaunes. Longueur, cinq pouces, es femelles elles jeunesontdes traits oirs à la gorge. De l’Europe mériionale.

Sylvie Pivote, Sylvia albicapilla , alh. Parties supérieures noires, avec I es taches blanches sur la tête et vers “■is yeux; parties inférieures blatiîâtres. Longueur, sept pouces. De Chine.

Sylvie a plastron noir, Sylvia f/zfl/a, Vieil!., Levaill., Ois. d'Afriq., . 123, f. j et 2. Parties supérieures ivâlres ; les inferieures d’un blanc unâtre ; une tache noire sur la joue l’œil, et un croissant de meme couur sur la gorge ; rémiges noirâtres, irdées d’olivâtre ; reclrices latérales 1 partieblanches. Longueur, quatre ouces six lignes. La femelle n’a >int de croissant à la gorge.

Sylvie a poitrine jaune , Sylvia ippolais, La t h . ; Motacilla Hippo/ais , mel.; Fauvette des roseaux, BufF. , . enl. 58 1 , f. 2 ; grand Pouillot ,

Cuv. Parties supérieures cendrées , nuancées de verdâtre; un cercle autour de l’œil , et un espace entre cet organe et le bec jaunes; tectrices al a ires brunes, bordées de blanchâtre ; rémiges et reclrices brunes , bordées de verdâtre ; parties inférieures d’un jaune pâle; bec noirâtre en dessus et blanc en dessous. Longueur , cinq pouces quatre lignes. De l’Europe.

Sylvie Pouillot , Sylvia Trocjiilus , Lath. 5 Motacilla Trochilus , Gmel.; Sylvia Filis , Bechst. ; Motacilla acredula , L. , Le Chantre , BufF. , pl. enl. 6 3 1 , f . i . Parties supérieures olivâtres; une raie jaunâtre de chaque côté de la tête ; parties inférieures d’un blanc jaunâtre; rémiges et l ectrices d’un brun cendré , bordées d’olivâtre; rémige extérieure courte , la seconde égale à la sixième. Longueur , quatre pouces six lignes.

La femelle a le jaune moins prononcé.

De l’Europe.

Sylvie Pouillot d’Australasie, Sylvia australasis , Vieill. Parties supérieures d’un vert jaunâtre, les inférieures blanches ; rémiges et rectrices noirâtres , bordées de vert jaunâtre. Longueur , quatre pouces trois lignes.

Sylvie Pouillot , collyeite ou vÉloce , Sylvia collybita , Vieill.; Sylvia rufa, Meyer, Lath. ; Motacilla ru fa , Gmel. Parties supérieures brunes , nuancées d’olivâtre; un trait blanc jaunâtre au-dessus des yeux ; côtés de la lêle d’un brun très-clair; parties inférieures blanches , nuancées de fauve et de jaunâtre, avec la gorge blanche ; rémiges et rectrices brunes , l’extérieure de ces dernières lisérées en dehors de grisâtre ; la rémige extérieure courte , la deuxième plus courte de trois lignes que la troisième, et de la même longueur que la septième. Longueur , quatre pouces cinq lignes. De l’Europe.

Sylvie Pouii-lot d'Espagne, Sylvia mediterranea , Lath. Parties supérieures d’un brun verdâtre ; parties inférieures fauves et ferrugineuses ; mandibule supérieure un peu crochue à l’extrémité. Longueur , quatre

726 SYL

pouces six lignes. Espèce douleuse.

Sylvie Pouillot grand , Buff. , Sylvia Trochi/us major, Lath. Parties supérieures mélangées de noirâtre et de roussâtre; parties inférieures d’un blanc roussâtre; un trait blanchâtre sur l'œil ; tectrices alaires noirâtres , frangées de blanchâtre. Longueur, cinq pouces neuf lignes. Espece douteuse.

Sylvie Pouillot, Sylvicole ou Siffleur , Sylvia Sylvicola , Lath. ; Sylvia sibilatrix , Bechst. Sommet de la tête et parties inférieures d'un beau vert clair; une raie jaune de chaque côté de la tête; parties inférieures blanches, avec les côtés de la tête, le devant du cou , la gorge et les cuisses jaunes; rémiges et lectrices noirâtres, bordées de vert clair; la première rémige presque nulle, la deuxième de la longueur de la quatrième. Longueur , quatre pouces six lignes. De l’Europe.

Sylvie Protonotaire , Sylvia Protonotarius, L. Parties supérieures d’un vert olivâtre , les inférieures ainsi que la tête , le cou et la poitrine d’un beau jaune ; croupion et tectrices caudales supérieuresd’un gris ardoisé; tectrices alaires et rectrices grises , bordées de verdâtre ; les latérales de ces dernières blanches en partie. Longueur , quatre pouces dix lignes. De l’Amérique septentrionale.

Sylvie Roitelet ordinaire, Sylvia regu lus , Lath. Parties supérieures olivâtres ; sommet de la tête garni, d’une petite huppe d’un jaune d’or ; joues d’un cendré pur , avec une seule bande noire sur chacune; parties inférieures et côtés du cou d’un cendré légèrement lavé de roux; deux bandes transversales , blanchâtres sur l’aile:

rémiges et rectrices brunes, bordées d’olivâtre d’un côtéet de blanchâtre de l’autre. Longueur , trois pouces six lignes. Les femelles et les jeunes ont la huppe d’un jaune pâle ou verdâtre et les nuances moins prononcées. De l’Europe.

Sylvie des roseaux , lvi.a arundinacea , Lath.; Motacilla arundinacea, Gmel. ; Vurruca arumlinacea ,

SYL

Briss. Parties supérieures d’un brun roussâtre; ailes brunes, bordées de brun olivâtre; une bande jaunâtre au-dessus des yeux; parties intérieures d’un blanc fauve , avec la gorge blanche ; queue longue arrondie ; bec compiimé , plus haut que large dans toute sa longueur. Les jeunes n’ont point le trait oculaire blanchâtre.

■Longueur, cinq pouces deux lignes.

De 1 Europe.

Sylvie Rossignol, Motacilla Luscinia , Gmel . ; Sylvia Luscinia, Lath., Buff. , pl. enl. 61 5. Parties supérieures d’un brun roux ; gorge et ventre blanchâtres ; poitrine et flancs cendrés ; première rémige courte ; la deuxième plus courte que la troisième et égale à la cinquième. Longueur, six pouces deux lignes. De l’Europe, de l’Egypte et de la Syrie.

Sylvie Rouge-Gorge, Sylvia rubecula , Lath.; Moiacilla rubecula , L. , Buff. , pl. enl. 56 1 , f. i. Parties supérieures d’un gris olivâtre; front, espace entre l’œil et le bec, devant du cou et poitrine d’un roux orangé; côtés du cou cendrés ; flancs olivâtres ; ventre blanc. Longueur, cinq pouces neuf lignes. La femelle a les couleurs moins vives , et les jeunes ont des traits roussâtres sur les plumes. De l’Europe.

Sylvie Rouge-Gorge bleu, Sylvia sialis , Lath.; Motacilla sialis , L. , Buff., pl. enl. 3go , f. i , 2. Parties supérieures d’un beau bleu d’azur; extrémités des rémiges brunes ; gorge rousse tachetée de bleu ; devant du cou et poitrine roux , avec le ventre blanc. Longueur , cinq pouces six lignes. La femelle a moins de bleu sur les parties supérieures. De l’Amérique septentrionale.

Sylvie Rouge-Queue, Sylvia 77thys , Scop. ; Motacilla atrala, Gmel. ; Motacilla gibraltariensis , Gmel. Parties supérieures d un cendVé bleuâtre; espace entre l’œil et le bec, joues, gorge et poitrine noirs ; ventre et flancs d’un cendré foncé ; abdomen blanchâtre; lectrices caudales inférieures , croupion et rectrices d’un roux vif; les deux intermédiaires de

SYL

es dernières sont brunes, frangées le roux ; grandes tectrices alaires >ordëes de blanc; rémige extérieure ourle , la deuxième égale en longueur à la septième , et plus courte jue les quatrième et cinquième qui ionl les plus longues. La femelle a es parties supérieures d’un cendré erne ; les tectrices caudales inféieures d’un roux jaunâtre; le croupion et les lectrices d'un roux terne.

ILes jeunes ressemblent assez aux fei nelles ; mais ils ont les parties iuféleures d’un cendré moins clair. Longueur , cinq pouces trois lignes. De Europe.

Sylvie Rouge-Queue ou Rossignol de murailles, Syluia phœnicu- ’us , Gmel.; Motacilla phœnicurus , iLBufF. , pl. enl. 56i,f. 1, 2. Parties supérieures d’un cendré bleuâtre; front i ;t sourcils blancs ; moustaches, joues, gorge et devant du cou noirs; poit.rine, lianes, croupion et rectrices atérales d’un roux vif ; ‘abdomen m blanchâtre ; tectrices caudales d’un oux clair; les deux rectrices intermédiaires brunes ; première rémige irès-courte, la deuxième égale à la : ixième et plus courte que la troisième (fui est la plus longue. La femelle a es teintes plus pâles, la gorge blanche : :t les grandes tectrices alaires bordées Me ja ne roussâtre : les jeunes n’ont >oint le front blanc ; ils ont le noir de a gorge maculé de blanchâtre et le 1 oux de la poitrine varié de blanc, i -longueur, cinq pouces trois lignes.

I de l’Europe.

Sylvie Troglodyte AÉDON,Vieill.,

* dis. de l’Amériq. septent. , pl. 107.

•: I Parties supérieures d’un brun obscur, a 1 ayées transversalement de noir; tec- ! rices alaires et rémiges brunes, rayées le noir et de gris; parties inférieures 1} prises , rayées transversalement de noirâtre; queueallongée, cunéiforme,

' î raversée de noir et de gris ; bec long, b :ouvbé légèrement vers le bout. Lon- I gueur, quatre pouces.

Sylvie Troglodyte arade, Syluia ' Turdus arada , Lath. Parties supéi ieures d’un brun foncé, teinté de 1 oux ; du bleu sans mélange sur le

SYM

dos et les ailes ; parties inférieures rousses; côtés du cou noirs, tachetés de blanc; rémiges et rectrices rayées transversalement de brun et de noir.

Longueur, quatre pouces. De l’Amérique méridionale.

Sylvie Troglodyte ordinaire ou d’Europe , Syluia Troglodytes , Lath.; Motacilla Troglodytes , Gmel., Buff. , pl. enl. 6 5 1 , f. 2. Parties supérieures brunes, rayées transversalement de roux et de noir; un trait blanc au-dessus des yeux ; gorge et poitrine d’un blanc bleuâtre ; parties inférieures brunes, marquées de taches blanches, rayées de noir; rémiges , lectrices alaires et rectrices rayées transversalement de noir et de brunâtre. Longueur , trois pouces six lignes. La femelle est un peu plus petite ; elle a les couleurs moins prononcées. De l’Europe. (dr..z.;

SYME. Syrna. ois. Genre proposé par nous dans la Zoologie de la Coquille, pour recevoir un Martin-Pêcheur de la Nouvelle-Guinée s’éloignant par quelques caractères des autres espèces du genre, et qui est pour nous le Sy/na Torotoro , Zool. , pl. 3i b is , f. 2, et Manuel, T. 11 , p. 97. Dans le genre Syrtia le bec est fortement dentelé. (less.)

* SYMÉTHIS. crust. Fabricius

établit sous ce nom et aux dépens de ses Hippa, un nouveau genre dont le type est son Hippa uariolosa ; il caractérise ce genre par la brièveté de ses antennes quadriarticulées et cachées dans une avance du rostre.

Il a’a pas été adopté. (g.)

* SYMETHUS. crust. Rafiuesque désigne ainsi un genre de Crustacés macroures qui vit dans les ruisseaux, en Sicile , et qu’il caractérise d’une manière si vague , qu’il est impossible de s’en faire une idée nette.

Voici sa description : antennes antérieures à deux filets; palpes filiformes , allongés ; première paire de pâtes chéliformes ou pincefères. (g.)

* SY MMETRIA. bot. phan. Biumc ( Bijdr. Flor. ned. hui ., p. u3o) a

7*8 SYM

établi sous ce nom un nouveau genre de la famille des Lyliiraircs, auquel il a impose les caractères suiv.ms : calice infère, campanule, scxlide ; six pétales petits , insérés sur le calice ; douze étamines dont les filets sont insérés fin même point, alternativement plus courts , finissant par se recourber en dedans et marcescens; ovaire entouré par le disque, à quatre loges biovulées ; style épais , surmonté d’un stigmate obtus, à quatre angles; drupe succulente , revêtue par le calice, à une, deux ou rarement trois loges , renfermant chacune un noyau réni— fonne, monosperme; graine munie d’un arille fibreux ; embryon courbé, inverse, renfermé dans l’albumen.

Le Symmetria obovata est un Arbre qui cioîl dans les forêts montueuses de file de Java. Ses feuilles sont opposées, obovées , obtuses, denticulées , coriaces, glabres, marquées faiblement de veines parallèles. Les fleurs sont petites, disposées en corymbes axillaires. (g.. N.)

SYMNUS. rois. V. Leiche.

* SYMPI1IOPODA. eot. PHAN. De Candolle (Mémoires sur les Légumineuses, p. 48o) a ainsi nommé une section du genre Bauhinia , qui offre pour principal caractère d’avoir l’ovaire sti pi lé , et son support soudé avec le calice. C’est à cette section que se rapportent les Bauhinia coromandel/a et corymbosa, et avec doute les B. purpurea , refusa, ainsi que deux autres espèces peu connues.

SYMPHODE. pots. Sous le nom de Symphodus , Tlafincsque a établi un genre de Poissons osseux et thoraciques , voisin du genre Labre , dont il diffère parce que les deux nageoires pectorales, au lieu d’être libres, sont réunies à leur base. L’espèce qui sert de type à ce genre est le Rossolida des Siciliens ou le Symphodus fu/uescens de Rafinesque. (r-r.ss.)

SYMPHONTA. bot. pman. Syn. de Morouobéa. ce mot. (b )

SYM

S Y M PH ON ILES. Sy ni ph on ieœ .bot. pu an. Nom donné par Choisy a une tribu de la famille des Guttifères qui comprenait les genres Canella , Morunobea et Chrysopia. Celte tribu correspond à la seconde des sections que nous avons adoptées dans notre Mémoire sur cette famille; mais il faut , selon nous , en exclure le Canella qui n’appartient pas aux Guttifères.

(CAMB.)

SYMPHOREMA. eot. pu an. P.oxburgh [Fiant. Coromand., 2, p. 46, tab. 186) a décrit et figuré sous le nom de Symphorema involucralum , une Plante de l’Inde qui forme un genre nouveau de l’Octandrie Moriogynie, mais dont les affinités naturelles n’ont pas été déterminées. Ce genre offre les caractères essentiels suivans : involuerc composé de six à huit feuilles renfermant six à neuf fleurs ; calice à six ou huit dents ; corolle monopétale, tubuleuse, ayant le limbe divisé en six à huit segmens réfléchis ; six à huit étamines alternes avec les segmens de la corolle; style plus long que les étamines, terminé par un stigmate bifide; fruit pseudosperme renfermé dans le calice. L’espèce unique qui constitue ce genre est un grand Arbrisseau grimpant, rameux, à feuilles opposées , oblongues , dentées en scie et pubescentes , à fleurs blanches, pédonculées, renfermées dans des involucres velus. Cette Plante croît dans l’Inde orientale. (g. .N.)

SYMPHORTCARPOS ou SYM- PHOPJCARPUS. eot. phan. Genre de la famille des Caprifoliacées et de la Pentandrîe Monogynie, L. , anciennement établi par Dillcnius, puis réuni a u Bonicera par Linné. Il en a été séparé de nouveau par Jussieu , Desfontaines, Kunlh,et tous les auteurs modernes qui lui ont assigne les caractères suivans : calice fort petit , à quatre ou cinq dents ; corolle infundibul iforme , dont le limbe est à cinq divisions presque égaler»; cinq étamines courtes, saillantes; ovaire infère , à quatre loges, deux alternes

S YM

SYM 7*9

'enfermant chacune un seul ovule ertile , les deux autres renfermant in petit nombre d'ovules qui «voient : un style surmonte d’un stignate hémisphérique; baie couronnée iar le calice, à quatre loges, dont leux monospei mes , les deux aures vides. Les espèces de Sytnphoïcarpos sont peu nombreuses , et iroissent dans l’Amdiique septentrionale et au Mexique. Ce sont des Arbustes tiès-rameux, à rameaux opposés, garnis de feuilles opposées, rès-enticres. Les tleurs sont accomlagnées de deux bractées , et portées ur des pédoncules axillaires. On fultive dans les jardins , comme Ar- )uste de décoration, le Symphoriarpos parvijlora , qui est originaire le l'Amérique septentrionale. Il a un oort très - élégant , et s’élève seulejt lient à la hauteur de trois à quatre ieds ; ses branches sont grêles, pu- >cscenies, étalées et inclinées, gardes de feuilles ovales-obtuses , pu- ’escentes et cendrées en dessus. Les eurs sont petites , campanulées , disosées en capitules axillaires. 11 leur succède des baies qui ont de la resemblance avec les fruits du Gui ou

e certains Groseilliers.

SYMPHYONEMA. bot. piian.

-enre de la famille des Proléacées et e la Pentnndrie Monogynie , L. , abii par P».. Brown ( Transact . Linn.

oc. , vol. 10, p. 1 5 7 ) qui l’a ainsi caictérisë : calice ou périanthe régu- I er, à quatre folioles cohérentes par base, staminifères sur leur milieu ; j Jets d es étamines cohe'rens à leur immet ; anthères distinctes ; point î glandes hypogynes ; ovaire biou lié , surmonté d’un stigmate ironie ; noix monosperme, cylindracée.

; genre n’a de rapports avec aucun s nombreux genres de Protéacées, si n’est peut-être avec V Agastachys.

se compose de deux espèces , Symyonema paludosum et S. mon ta// u/n ,

| i sont des Plantes herbacées ou js-frutescentes , glabres nu munies poils ras et glanduleux. Leurs il i il les sont triparties, à lobes divisés ;

les inférieures sont opposées. Les fleurs , dont le périanthe est jaune , caduc , sont alternes . sessiles , disposées on épis axillaires, munies d’une bractée euculliforme et persistante.

Ces Plantes croissent près du port Jackson, à la iNouvelle-Hollande.

* SYMPHYSAWDRIE. Sympkysan-

d/ia. bot. fhan. Dans le système sexuel modifié par le professeur Richard, la Symphvsandrie est la vingtième classe; elle renferme les Plantes à fleurs distinctes ou réunies , qui ont les étamines soudées à la fois par les filets et par les anthères, et que Linné avait rangées dans le sixième ordre de la Syngénésie. V ' . Système SEXUEL; (A.H.)

* SYMPIE7A. bot. piian. Le Blœzia bracteata de Wendland [Cullect.

2, tab. 37) a été séparé sous ce nom générique adopté par quelques auteurs. Les caractères de ce nouveau genre nous sont inconnus. (G. .N.)

SYMPLOCARPE. Symplocarpus.

bot. phan. Genre de la famille des Aroïdées et de la Tétrandrie Monogynie, L. , établi par Salisbury et adopté par Nuttall ( Gen. of nort/i Amer. Plants, 1, p. io5 ) avec les caractères suivans : spathe renflée, ovale, acuminée; spadice arrondi, couvert de fleurs hermaphrodites ; calice ou périanthe profondément divisé en quatre segmens persislans , cuculliformes , tionqués , devenant épais et spongieux ; style pyramidal à quatre faces, surmonté d’un stigmate simple très -petit; graines solitaires immergées dans un réceptacle spongieux. Ce genre a été nommé Jc/odes par Bigelow dans sa Botanique médicale de l’Amérique septentrionale, fl a pour type le Polhos fœtida de Michaux. C’est une Plante qui croît dans les lieux humides de l’Amérique du Word , depuis la Caroline jusqu au Canada. Ses feuilles sont très-grandes, veinées et entières ; la hampe parait avant les feuilles ; la spathe est d un pourpre livide avec des taches verdâtres. (g .N.)

7 30 s YM

S Y MP LOQUE. Syrnplocos. bot.

pu an . Genre de la famille des Slyrncinées, et placé par les uns dans la Polyand rie Monogynie , et par d autres dans la Polyadel phie ou dans la Mcnadelphie du Système sexuel de Linné. Voici ses caractères principaux : calice divisé profondément en cinq tolioles; corolle rotacéedont le limbe est partagé profondément en s eg nie ns Irès-étalés, dont le nombre est de cinq à dix, disposés sur deux rangs, les intérieurs alternes et plus petits, et à préfloraison imbriquée ; étamines fort nombreuses , placées sur le tube de la corolle sur un triple ou quadruple rang, ayant leurs filets pointu-* au sommet, monadelphes ou polyadelphes à la base; les anthères dressées, elliptiques, bile»— culaires ; ovaire infère ou semi-infère, à trois ou cinq loges , renfermant dans chaque loge quatre ovules fixés à diverses hauteurs de la partie supérieure de la paroi intérieure; les deux supérieurs péritropes , les deux inféi ieurs pendans ; un style terminé par un stigmate presque eu tête , à trois ou quatre lobes; drupe un peu eha mue, couronnée par le calice, renfermant un noyau à trois ou cinq lo ges monospermes.

Plusieurs genres créés par divers auteurs ont été réunis au Syrnplocos. Ainsi L'Héritier a fait une espèce de ce genre de Y Alslonia theœformis, L. , Suppl. Le Ciponima d’Aublet et Y Hopea , L. , ont depuis long- temps été reconnus comme appartenant au genre dont il est ici question. On connaît aujourd’hui plus de dix espèces de Syrnplocos , qui pour la plupart sont de nouvelles Plantes décrites et figurées par Humboldt et Bonpland dans le premier volume de leurs Plantes équinoxiales. Le type du genre est le Syrnplocos martinicensis , qui croît aux Antilles et dans les contrées voisines du continent de l’Amérique méridionale. Les autres espèces croissent dans le Mexique, la Colombie , la Guiane et le Pérou. Ce sont des Arbres à rameaux alternes, garnis

SYN

de feuilles alternes, entières, dépourvues de stipules. Les fleurs, dont la couleur est blanche ou rouge , sont axillaires, sessiles ou pédonculécs, solitaires ou disposées en grappes ou en fascicules, munies à la ba-e de bractées imbriquées. (g.. N.)

SYINAGRE. Synagris. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Guépiaires , division des espèces solitaires ou composées uniquement de mâles et de femelles, distincte des autres genres dont elle se compose par sa lèvie allongée, partagée en quatre filets 1 ongs , plumeux , et sans points glanduleux au bout. Les mandibules sont grandes, en forme de triangle étroit et allongé, et cornues et unirameuses dans quelques mâles. On n’en connaît qu’un petit nombre d’espèces et qui sont généralement propres à l’Afrique. Elles ressemblent d’ailleurs , quant au faciès , à celles de notre pays, formant le genre Odynère. (lat.) .

SYJNALISSA. Eor. crypt. Genre établi par Fries, et placé par cet auteur dans sa cohorte des Byssacées et dans sa tribu des Rhizomorphées avec les caractères suivans: faux péridiums obovales , percés, soutenus par un thallus solide, corné , très-rameux; sporidies contenues dans des tbèques très-petites. Ce genre très-voisin des Thaurnornyceles d’Ehrenberg ne comprend qu’une seule espèce , suivant Fries, le Synalissa ramulosa, qui est le Cullerna r arnulosum d’Hoflmann , Collerna symphoreiwi de De C. , C.

synalissum d’Acharius; Plaute noire, roicîe et cornée, très-rameuse, courte et ramassée, parasite, croissant sur le Lecidea Litrida , et qui a été placée à tort, suivant Fries , parmi les Lichens. 1 (AD. B.)

S Y N A L L AX. Synallaxis. ois.

Genre de l’ordre des Insectivores ; caractères : bec grêle , pointu, trescomprimé , nu à sa base; mandibules un peu recourbées en dedans vers les bords; la supérieure légèrement arquée , l’inférieure droite ; narines

SYN

■acées à la base du bec , oblongues , ouvertes d’une petite membrane voûe et garnies de plumes à son origine ; iiied s médiocres , quatre doigts •. trois eevant, les deux extérieurs égaux , nis à l’intermédiaire. qui est de la mgueur du pouce ; ailes très-courtes, irrondies; la première rémige très- 1 îurte , les deuxième et troisième : :agées , la quatrième la plus longue ; ueue longue, étagée à rectrices larges i terminées en pointe. Ce genre, ant l’institution appartient à Vieil— *t , se rapproche beaucoup , quant ax caractères physiques, du genre ’ éri on , et Temminck dit même que •s Synaliax sont , dans le Nouveaublonde, les représentans des Mé- ) ons de l’ancien continent. Du reste m ne connaît encore rien de bien cact en ce qui concerne leur manière de vivre et de se reproduire :

['instamment relégués dans les f’oi its les plus inaccessibles , jamais ils eîse montrent en plaine , et c’est là r ’aisemblablement la cause qui a ï ndu leur existence aussi long-temps norée.

.‘Synallax Alhane, Synallaxis alscens, ïemra., Ois. coïor. , pl. 227 , 2. Parties supérieures d’un cendré ivâtre ; sommet de la tête et occiput Ji un roux vif; front , sourcils et joues un gris foncé; petites tectrices alaires usse.s ; rectrices olivâtres: menton, j ilieu du ventre et abdomen blancs ;

. >rge nuancée de noirâtre; poitrine flancs d’un gris roussâtre ; bec 1 )ir , avec la mandibule inférieure ! anchâlre; pieds noirs; queue trèsrge. Taille ,cinqpouces huit lignes, j Brésil.

Synallax ardent, Synallaxis ruans , Temm. , Ois. coior. , pl. 227, i 1. Parties supérieures d’un gris | ivâtre , nuancé de gris foncé; front,

! urqils, joues, côtés du cou, poitrine Itectrices alaires d’un roux très-vif; | niges noirâtres , lisérées de roux I ütain ; rectrices noirâtres ; une tache à îgitudinale noire à la gorge ; le te des parties inférieures d’un gris « dâtre, nuancé de roux foncé; bec n gris blanchâtre, noirà la pointe ;

SYN 73i

pieds noirs. Taille , six pouces. Du Brésil .

Synallax Damier, Synallaxis tessella ta , Temm. , Ois. coior. , pl. 3n, fig. 1. Parties supérieures parsemées de taches régulières plus obscures ; sommet de la tête d’un roux foncé ; tectrices alaires et rémiges brunes , lisérées de brunâtre; rectrices étagées brunes ; région oculaire blanchâtre , finement tachetée de brun ; joues d’un blanc bleuâtre ou verdâtre avec de petites mouchetures noirâtres ; menton jaune ; une grande tache noire sur la gorge ; poitrine , flancs et abdomen d’un fauve très-clair , le reste des parties inférieures blanchâtre ; bec noirâtre, cendré à la base ; pieds bruns. Taille, sept pouces. Du Brésil.

Synallax. a filets , Synallaxis setaria , Temm ., Ois. coior., pl. 3n, fig. 2. Parties supérieures d’un roux marron , brillant ; front d’un gris cendré ; sommet de la tête , nuque et devant du cou d’un gris brun , finement strié de blanchâtre; une tache de cette nuance sous le poignet de l’aile; rémiges d’un brun noirâtre, bordées de roux marron ; rectrices très-étagées , brunes , bordées de marron clair; menton, gorge et poitrine d’un blanc grisâtre , pointillé de noir; le reste des parties inférieures d’un fauve clair; bec cendré, avec la base desmandibulesblancbâtre ; pieds noirâtres. Taille , sept pouces. Du Brésil.

Synallax Grisin, Synallaxis cinerascens, Temm. , Ois. coior., pl 227, fig. 3. Parties supérieures d’un brun olivâtre; rémiges brunes; bordées de .

roux marron ; rectrices étagées , rousses ; un trait cendré , obscur entre l’angle du bec et l’œil ; menton blanc, finement rayé de noir , une tache noire sur la gorge; sourcils, joues et parties inférieures d’un gris ardoisé foncé ; bec cendré ; pieds bruns.

Taille, six pouces. Du Brésil.

Synallax a queue Housse , nat Iaxis ru/icaucfa , Vieill. Parties^ supérieures d’un brun légèrement nuancé de roux ; rémiges et rectrices

SYN

rousses; nienlon jaune ; gorge, poitrine et abdomen blancs; le reste des parties inférieures gris ; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces. Du Brésil.

Synallax a tète rousse , Synallaxis rujicapilla , Vieil 1 . Parties supérieures d’un brun olivâtre; sommet de la tète roux ; trait oculaire jaunâtre ; front et joues d’un gris cendré , foncé; rémiges brunes, bordées de roux ; l ectrices étagées , d’un roux marron clair; gorge blanchâtre, variée de grisâtre; poitrine grise; flancsolivâtres; abdomen blanchâtre; bec noir; pieds bruns. Taille , cinq pouces. Du Brésil. (dr..z.)

SYNANCÉE. pois. V. Scorpêne.

SYNANDRA. rot. piian. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., établi par Nultall ( Généra of north J mer.

Plants , 2, p. 29) qui l’a ainsi caractérisé : calice à quatre segmens inégaux, subulés, connivens sur un des côtés; corolle renflée à son orifice, ayant la lèvre supérieure entière et voûtée, l’inférieure à trois lobes obtus et inégaux; quatre étamines didynames , la paire la plus longue ayant leurs anthères cohérentes et les filets tomenleux. C’est cette soudure des anthères dans les plus longues étamines qui forme le caractère essentiel de ce genre , et qui lui a valu le nom de Sy nantira ; d’ailleurs ce genre a beaucoup de rapports avec le Lamium. Le Sy nantira grandiflora est une Plante herbacée, à feuilles ovales , cordiformes , celles de la lige • sessiles et amplexicaules. Ses fleurs dépourvues de bractées sont sessiles etsolitaires dans les aisselles des feuilles. Leur calice est petit et embrasse le tube de la corolle qui est grand et ressemble à celle du Melittis Melissophyilum. Celte Plante croît dans les localités pierreuses des bords de l’Ohio. (g. .n.)

SYN ANTIIÉRÉES . Synan/fyrete .

rot. piian. La plus nombreuse de toutes les familles du règne végétal ,

puisqu’on estime en général qu’à elle seule elle forme environ la douzième partie de tous les Végétaux connus. Les travaux de plusieurs auteurs, et en particulier ceux de Robert Brown , de Kunlh , et surtout ceux d’Henri Cassini, ont jeté la plus vive lumière sur toutes les particularités d’organisation de cette famille. Mais comme la nature de ce Dictionnaire , et surtout la marche que nous avons toujours suivie dans l’exposition des caractères propres aux divei ses familles, nous empêcheront d’entrer dans de trop longs détails sur les Synanthérées , nous nous contenterons de tracer ici les caractères propres à cette famille; après quoi nous indiquerons les diverses subdivisions qui y ont été établies et les genres qui s’y rapportent.

La famille des Synanthérées doit être placée à la tête de ces groupes essentiellement naturels, dont tous les individus et tous les genres sont unis entre eux par les liens les plus étroits. Elle se compose de Yégétaux herbacés ou ligneux , portant des feuilles alternes , plus rarement opposées, simples ou plus ou moins profondément découpées. Les fleurs offrent constamment le même mode d’inflorescence. Elles sont petites, formant des capitules d’une structure particulière et auxquels on a donné le nom de ca/at/iides. Ce sont ces calathides que l'on désignait autrefois sous le nom de fleurs composées. De-là le nom de Composées , que bon donnait à cette famille avant que le professeur Richard luisubsy tituât celui de Synanthérées oui a été généralement adopté. La calathide se compose de l’involucrc, du réceptacle commun et des fleurs qu’il supporte, ainsi qv*e des écailles ou des poils qui les accompagnent. Examinons chacune de ces parties.

i°. L’involucre, qui a reçu les noms de calice commun , de periphoranlhe et de périclinc, est un assemblage de bractées squammiformes qui constitue la partie la phi*.

SYN

i térieure de la calathide. Sa forme nérale est très-variable; il est lani i cvlindracé ( Tragopogon ), tantôt obuleux {Carduus, Arctium ), tantôt dmisphérique ( Anthémis ) , tantôt ■uflé dans sa partie inférieure et ius étroit supérieurement ( Son- ■us]. Le nombre, la disposition rétive, la forme et la nature des j uammes dont il se compose, va- 2nt singulièrement. Ainsi elles sont lelquefois en très-petit nombre,

I au très .fois en nombre indéterminé; ? .ns plusieurs genres l’iuvolucre est mposé d’une seule rangée de | uammes; dans d’autres elles forint deux rangs , mais le plus sou- ; nt elles sont en très-grand nombre imbriquées les unes sur les autres.

• inlôtces squammes sont foliacées, i i tôt elles sont minces et membra-

I uses, tantôt enfin sèches et scaé-'uses; leur sommet est nu, ou propagé en une pointe quelquefois épi— uise, simple ou diversement ramit*e , etc.

2°. Le réceptacle , que l’on appelle ssi phoranthe , clinanthe , etc., I. l’espèce de plateau environné rr l’involucre et qui porte les fleurs, peut être plan , concave , ou plus moins convexe, et quelquefois ; nme cylindrique ; quant à sa nae , il est quelquefois mince , mires fois épais et charnu ; in- ^endanunerif des fleurs, il porte jvent des écailles de forme variée des poils simples qui accompaent les fleurs; mais très-souvent ssi il est nu, c’est-à-dire ne stipulant que les fleurs qui laissent ijours sur sa surface, après qu’elles in sont détachées , de petites cica- ;es de formes différentes ; quelefois ce sont des espèces d’alvéoles us ou moins profondes, dans les- • elles les fleurs sont enchâssées par ' r base ( Onopurdon). Quant aux i I les qui naissent du réceptacle, î ;s sont extrêmement variées , quelt i ifois plus longues que les fleurs •s-mêmes; elles sont le plus sou-

I I t plus courtes ; leur forme et leur ure offrent une foule de modifi-

SYN 735

cations cju’il serait trop long de signaler ici. Elles deviennent quelquefois tellement étroites , qu’il est fort difficile de tracer une ligne de démarcation entre elles et les poils proprement dits.

5°. Une fleur de Synanthérée offre à considérer, comme celle de toute autre Haute dicotylédone complète, un calice, une corolle, des étamines et un pistil. Le calice est mouosépale, adhérent et soudé avec l’ovaire qui est infère; son limbe est quelquefois presque nul , quelquefois formant un petit rebord membraneux et entier; d’autres fois composé de petites écailles en nombre variable ; plus souvent enfin il se compose de poils simples ou plumeux , formant une couronne à laquelle on a donné le nom d’aigrette, et sur laquelle nous reviendrons tout à l’heure en parlant du fruit. Il nous paraît fort difficile d’admettre dans cette famille, ainsi que l’a avancé l’habile observateur Henri Cassini , un calice loulà-fait épigyne , c’est-à-dire qui naîtrait du pourtour du sommet de l’ovaire , mais sans adhérer avec lui dès la base de ce dernier. Le calice des Synanlhérées se compose et offre la même disposition que celui de toutes les autres Hantes à ovaire infère; c’est-à-dire qu’il naît du même point que l’ovaire, qu’il le recouvre dans toute son étendue et se soude avec lui, et qu’il s’en sépare seulement à sa partie supérieure oii son limbe seul est distinct.

La corolle des Synanthérées est monopétale, épigyne, régulière ou irrégulière. Dans le premier cas, elle est en général infundibuliforme , à cinq divisions égales , bordées sur chacun de leurs côtés d’une nervure qui conflue au sommet avec celle du côté opposé. Ce caractère , qui est constant dans toutes les Synanthérées, est un de ceux qui distinguent le mieux cette famille de celles qui l’avoisinent. Aussi Henri Cassini , sentant foute l’importance de ce signe , avait-il eu l’intention de donner à cette famille le nom de nèvramphi -

734 SYN

pétales . Ces ciuq lobes de la corolle ont une préfloraison valvaire avant l'épanouissement de la fleui’. Quelquefois la corolle est un peu irrégulière, soit dans l’inégale profondeur de ses incisions, soit dans la disposition île scs lobes qui forment comme deux lèvres; de-là le nom d e Lalûatiflores , donné par De Candolle aux Synanthérées, qui offrent celte disposition eL dont il faisait une tribu distincte; quelquefois aussi la corolle est simplement lubulée , sans limbe dilaté comme dans les Armoises, par exemple. Enfin il est une autre irrégularité de la corolle qui se rencontre dans une multitude de genres , c’est celle qu’on a nommée corolle ligulée ou en languette, c’està-dire celle dont le limbe se déj et le latéralement en une languette plane, terminée à son sommet par trois ou cinq dents. On donne le nom de demi-fleurons aux fleurs dans lesquelles la corolle est en languette, et celui de fleurons à celles dont la corolie est infundibuliforme.

Les étamines , au nombre de cinq , sont épipétales ; leurs filets, en général très- grêles , sont libres et distincts, divisés en deux parties par une articulation ; les anthères sont au contraire soudées ensemble, et forment par leur réunion un tube plus ou moins allongé, que traversent le style et le stigmate. Chaque anthère est à deux loges , s’ouvrant chacune par un sillon longitudinal , et unies par un connectif linéaire, visible suitoul à la face externe, et qui se termine à son sommet en un appendice apicilaire qui surmonte les deux loges; inférieurement cellesci pi ésentent dans un grand nombre de tribus deux appendices nommés basilaires. L’adhérence des anthères entre elles est quelquefois tiès-grande , d'autres fois elle est faible et facile à détruire.

Le stvle des Synanthérées est en général grêle , simple dans sa partie inférieure; d est bifide supérieurement; quelquefois il est manifestement renflé au-dessous de sa bilur-

SYN

cation, dont chaque branche est glanduleuse sur sa face interne, et poilue sur l'externe. La partie interne et glanduleuse est le stigmate , cjui est ainsi plus ou moins profondément biparti : les poils, situés à la face interne du stigmate et sur le renflement placé au-dessous, ont été nommés poils collecteurs par H. Cassini , parce que quand le style traverse le tube anthérique , ces poils ont pour usage d’en balayer en quelque sorte la face interne et de se charger des granules polliriiques qui y existent. Quelquefois la partie glandulaire n’est pas confluente à la base des deux divisions du style, en sorte qu’il y a en réalité deux stigmates distincts par leur base. Dans les fleurs purement femelles, les poils collecteurs manquent en général, parce qu’alors ils n’ont plus de fonctions à remplir.

L’ovaire dans toutes les Synanthérées est infère ; il est articulé par sa base sur le réceptacle ou clinanihe par une sorte de cicatrice qu’en nomme aréole basilaire (H. Cassini ). Quelquefois à son sommet ou seulement à sa base, et souvent à ses deux extrémités en même temps, l’ovaire se prolonge en un col plus ou moins allongé. Le col supérieur forme le slipc ou pédicule de l’aigrette qui , dans ce cas , est dite sti— pilée. Cet ovaire est à une seule loge qui contient un seul ovule dressé; sur le sommet de l’ovaire on trouve tresfréquemmenl un petit disque cptgyne avec lequel le style est articule. Selon II. Cassini, le type normal de cet ovaire serait d’être à trois loges, dont deux avorteraient constamment, et dont on trouve quelques traces dans certaines Aretotidijes. Ce fruit, qui succède à cet ovaire, est un akène de forme extrêmement vanee, lisse ou tuberculeux: la graine est dressée cl sc compose il un tégument propre, très-mince, quelquefois coin* posé de deux feuillets, et recouvrant un embryon- dicotylédonc , dress comme la graine. Au pourtour de la partie supérieure du fruit sc trouve

SYN

' calice qui constitue l'aigrette. Ce ernier organe est extrêmement vaé et fournit d’excellens caractères our la distinction des genres. Les ’iodifica lions principales qu’elle prémte sont les suivantes : eile est sesle ou stipitêe, formée de petites j vailles ou de poils ; dans le premier *s , le nombre de ces écailles est ariable, de même que leur forme; is poils de l’aigrette peuvent être impies ou ramitiés latéralement; i ans le premier cas , l’aigrette est mplement poilue, dans l autre elle ;t plumeuse; quelquefois l’aigrette msiste en un rebord membraneux , iitier ou denté ; enfin dans certains mres elle manque totalement.

Les calalhides ou capitules de > -urs n’offrent pas toutes la même imposition , c’est-à-dire que fréluemment les fleurs qu’iis réunissent 2 présentent pas toutes la même ’ganisation. Voici les modifications iii se rencontrent le plus fréquemment. Tantôt toutes les fleurs pardles sont des fleurons jiarfaits et .guliers comme dans les Chardons , i ir exemple; tantôt toutes ces fleurs i nt des demi-fleurons, ainsi qu’on observe dans les Laitues, les Chi- 1 rées, les Pissenlit, etc. Enfin ces ■ ux modifications peuvent se réunir | ns un même capitule , dont toutes s fleurs centrales seront des fleuns , et celles de la circonférence ou i i disque des deini-fleurons, comme i le voit dans le grand Soleil , les argueriles, les Camomilles, etc.

luaul au sexe des fleurs d’un capile , il varie souvent. Ainsi quelqucfs toutes les fleuis sont herma bottes, comme dans les Onopordons ,

> Lait es; d’autres fois elles sont mplétemcnl unisexuées, mâles ou uellcs ; dans quelques genres , les urs de la circonférence ne sont s du même sexe que celles du ulre. Ainsi les fleuis du centre nt hermaphrodites, ccdles de la 'conférence sont femelles dans les issilages, etc. Celles du centre sont rmaphrodites et celles de la ciraférence mâles dans les ILelian-

SYN 735

thuè, etc. Dans les Soucis, les Othouna , les (leurs du centre sont mâles et celles de la circonférence femelles.

Dans les Centaurées , les fleurs de la circonférence sont neutres et stériles. Enfin dans un petit nombre de genres, Echinups, Gundelia, etc., chaque fleur esl accompagnée d’un petit involucre particulier, composé souvent de plusieurs écailles.

La famille des Synanthérées est sans contredit une des plus distinctes et une des mieux limitées de tout le règne végétal. Elle a néanmoins du rapport avec quelques autres, et en particulier avec les Dipsacées et les Calycérées. Mais les premières par leur calice double, leurs anthères distinctes et leur ovule renversé; les secondes par leurs étamines à la fois monadelphes et synanthérées , leur stigmate capitulé, leur ovule pendant et leur embryon placé au centre d’un endosperme charnu, s’en distinguent suffisamment.

Après avoir exposé les caractères généraux de la famille des Synanthérées, nous devons faire connaître ici les divisions qui y ont été établies pour grouper les genres nombreux qui la composent. Tournefort avait partagé les Synanthérées en 1 1 ois classes , savoir : les Floscuicuscs, les semi - Flosculeuses et les Radiées.

Celte division primaire, qui fut depuis reproduite par Vaillant sous les noms de Cynai océphales , de Chicoracées et de Corymbifères, et adoptée ensuite par Jussieu et un très-grand nombre d’autres botanistes, est une de celles dont l’application est la plus facile dans la pratique. En effet, des capitules composés de fleurons dans le premier de ces groupes, de demi-fleurons dans le second, et de fleurons et de demi fleurons dans les Corymbifères, sont des caractères faciles à saisir. Néanmoins ces divisions ne suffisant pas pour grouper en assez de tribus distinctes les genres de Synanthérées. Plusieurs botanistes, parmi lesquels nous devons citer ici les professeurs Richard , De Candolle, Kunlh , Lagasca , etc., ont

756 SYN

successivement proposé plusieurs subdivisions nouvelles. Kuntli surtout, dans le quatrième volume des Nova Généra de Humboldt,a proposé une nouvelle division des Synanthérées qu’il partage en six sections , savoir : les Chicoracées ; les Carduacées, qu’il subdivise, i° en Onoséi idées ; 2° Barnadésiées; 5° Carduacées vraies ; 4° Lchinopsidées ; 5° Yernoniacées ; 6° Astérées ; les LupatoriÉes 5 les Jacobées ; les Hélianthées et les AntiiÉmidÉes. Mais les travaux de H. Cassini, qui a fait de cette famille une étude toute spéciale , étant les plus complets, nous croyons devoir exposer ici sa méthode de classification , et tracer, d’après lui , le tableau des genres rapportés à chaque groupe, sans oser néanmoins nous prononcer sur la valeur des caractères qu’il a employés, soit pour l’établissement des tribus, soit pour celui des genres, qu’il nous semble avoir un peu trop multipliés.

Yoici les principales idées de l’auteur sur les principes qui l’ont guidé dans la distribution des genres en tribus. «La famille des Synanthérées, dit-il (Dict. Sc. nat., art. Composées , p. r 55), forme un ensemble tellement lié, qu’il est absolument impossible d’y faire un petit nombre de grandes coupes naturelles, et qu’on ne peut la diviser natuielieinent qu’eu une vingtaine de petits groupes ou tribus. Les caractères des tribus naturelles doivent être fournis tout à la fois par le style avec son stigmate et ses collecteurs, par les étamines, par la corolle et par l’ovaire avec ses accessoires; les autres organes ne peuvent fournir que des caractères génériques. Les fleurs hermaphrodites sont les seules qui puissent présenter, sans aucune altération , la réunion complète de tous les caractères de la tribu à laquelle elles appartiennent. On ne peut assigner* aux tribus naturelles que des caractères ordinaires ou habituels , trèssouvent démentis par des caractères insolites. Beaucoup de Synanthérées offrent un mélange de caractères ap-

SYN

pai tenant à plusieurs tribus différentes. » C'est d’après ces principes que l’auteur divise la famille des Synanthérées en vingt tribus naturelles. Nous allons indiquer les genres qu’il place dans chacune d’elles.

Quant aux caractères de ces tribus, ils ont été donnés successivement au nom spécial que chacune d’elles porte.

Irii Tribu. — Les Lactücées.

i°. Lactücées prototypes.

a. Prototypes anomales : clinauthc squammellifère.

Scolynius , L. ; Myscolus , H. C.

b. — — : aigrette barbée.

Ufospermum , Scop.

c. Prototypes vraies : aigrette barbellulée.

Picridium, L.; Launœa, H. C. ; Sonchus , Gaertn.; Mulgedium , H.

Page 1