AU . B
SYNARTHRUM. bot. piian. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Sénécionées , établi par Cassini sur le Conyza appendiculata de Lamarck. Il est voisin du Sclerobasis auquel il ressemble par la nature coriace et subéreuse de l’anliclinantbe, c’est-à-dire de la partie du réceptacle qui supporte les folioles de l’involucre ; mais cette écorce remonte plus haut dans le genre Sjnafthrum , et enveloppe toute la partie basilaire des folioles, de manière à ce qu’elles se trouvent soudées entre elles et considérablement épaissies. Le Synarthrum appendiculatum, Cass. , est une Plante dont la tige est ligneuse, divisée en rameaux tomenteux , blanchâtres , garnis de feuilles alternes , rapprochées , portées sur de courts pétioles qui sont accompagnés d’environ quatre appendices foliacés, latéraux, très - divergens , linéaires - lancéolés. Le limbe des feuilles est lancéolé , denté en scie sur les bords. Les calathides de fleurs sont jaunes, nombreuses, disposées en coiymbc, et munies de bractées très-longues et linéaires. Cette Plante croît à l’lle-de-1' rance. (g. .n.)
S Y N B R A N C H E . Synbranchus .
pois. Sous-genre de Murène. V. ce mot. (B)
S Y N C A R P E . Syncarpium . bot.
SYN
phan. Le professeur Richard appelle ainsi un fruit composé de plusieurs pistils agrégés provenant d’une seule fleur, mais plus ou moins intimement soudés ensemble ; tel est celui des Magnoliacées , des Anonacées. Il ne faut pas confondre ce fruilavecla Sorose qui provient de plusieurs fleurs soudées ensemble par leurs enveloppes floral es devenues charnues, comme dans l’Ananas , le Mûrier. (a. r.)
SYNCARPHA. bot. phan. De Candolle (Ann. du Muséum, vol. 1 6 , p. i35) a établi sous ce nom un genre de la famille des Synanthérées, que Cassini a placé dans la tribu des luulées , et auquel il a rapporté le Roccardia de Necker. Ce genre offre les caractères suivans : involucre composé de folioles imbriquées, appliquées, oblongues, coriaces, laineuses sur le milieu de leur face externe , scarieuses et glabres sur les bords , terminées par un appendice très -long, subulé, droit et roide; réceptacle hérissé d’appendices ou paillettes irrégulières , coriace , la plupart soudées par la base; calathide composée de fleurons égaux, nombreux et hermaphrodites ; ovaires courts , épais , couverts de papilles , surmontées d’une aigrette ongue , blanche , composée de poils égèrement plumeux. Le Syncarpha griaphaloides était confondu par Linné avec les Stœhelina. C’est une Plante herbacée ou ligneuse, tomenteuse , à feuilles linéaires , très-étroites , entières, et à calathides jaunes et terminales. Celte Plante croît au cap de Botine-Espérance. (g. .N.)
SYNCOLLESIA. bot. crypt. [Mucédinèes ? ) Genre établi par Nées d’Esenbeck, elqui ne renferme qu une Plante, d’abord décrite par Agardh sous le nom de Conferua mucoroides , et qui croît sur les boiseries des fenêtres dans les temps humides; ce sont des filamens rampaus , réunis en gazon , et donl les articulations se gonflent, deviennent mouih formes , se séparent , se rompent et émettent des sporules qui se développent pour
! ormer de uouveaux filamens. Ce '.^enre,que Nées avait d’abord nommé ySynaphia , avait reçu d’Agardh le 10m de Cyclobion , et de Fries celui le Clisospurium. Cet auteur le réunit ; naintenantau Honda , et le considère \ comme une espèce complètement dé-
1/eloppée de ce genre. (ad. b.)
SYNDACTŸ LES. ois. Tribu d’Oi- ■eaux proposée par Cuvier dans son Tègne Animal pour réunir les genres juèpier, Martin-Pêcheur et Calao, -es Syndactyles , ainsi que l’indique I eur nom , ont le doigt externe presjue aussi long que celui du milieu , :t tous les deux soudés jusqu’à l’a- /ant-dernière articulation, (eess.)
*SYiNDÈSE. Syndesus. ins. Mac- ->eay a établi sous ce nom , dans ses ifforœ Entomologicœ , p. io4, un nouu 'eau genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Lamellicornes , aux dépens du genre Siuodendron de Fabricius.
^es caractères qu’il assigne à ce genre ont : second article des antennes resque globuleux , le troisième ,, ranci, conique; les sept autres , au moins dans les mâles, formant une 1 iassue lamellée , grande, arrondie,
; éprimée ; mandibules allongées ,
■ resque droites, coniques; palpes îaxillaires à peu près de la longueur es mandibules , leur dernier article ylindrique-ovale , plus long que les utres; corps cylindrique, à peine lus large que la tête, y compris la lillic des yeux; écusson petit; cor- . îlet convexe, ayant un sillon lonitudinal sur le dos; jambes anté- . i eures dentées en scie. L’espèce que J Uac-Leay établit comme type de ce > < 2tire est :
Le Syndèse cornu , Syndesus corï ; u tus; Synodendron cornutum, Fabr. ; I <amprima , Latr.; Lucanus parons, o 1 onov. , ILlustr. uf lus. New-IIoLl. , • j1 b. i, fig. 4. On l a trouvé à la Terre i 1 î Van-Uiémen. (g.)
SYNEDRELLA. box. phan. Genre ! 2 la famille des Synanthérées, tribu ïs Hélianthées, établi par Gaertner
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( de Fruct ., 2, p. 456, tab. 171) sur le Verbesina nodijiora , L. Cette Plante avait anciennement été placée par Vaillant dans son genre Ceratocephalus , qui était mal caractérisé et composé d’espèces hétérogènes. Le genre Ucacou d’Adanson ne valait guère mieux, puisque cet auteur y réunissait non-seulement la Plante dont il est ici question , mais encore celles qui composent le genre Melanlhera des auteurs modernes.
Le Synedrella est voisin de Y Heterospermurn, et présente les caractères essentiels suivans : involucre oblong, composé d’un petit nombre de folioles (environ quatre placées par paires opposées, dont deux plus grandes couvrant plus ou moins les bords des deux autres); réceptacle petit, plan, paléacé ; calaihide composée au centre de fleurons tubuleux, hermaphrodites, et à la circonférence de demi - fleurons en languette et femelles; akènes de diverses formes, ceux de la circonférence dentés-laciniés sur leurs bords , ceux du disque surmontés de deux arêtés persistantes. L e Synedrella nodijiora , Gaertn., loc. cil., est une Plante herbacée, rameuse , dichotome, à feuilles opposées , entières, à fleurs axillaires, un peu agglomérées et presque sessiles. Elle croît sur le continent et dans les îles de l’Amérique équinoxiale. (g. .N.)
* SYNÈME. Synema. bot. phan.
Dans la famille des Orchidées , le professeur Richard appelle ainsi la partie du gynostème qui représente les filets des étamines. (a. r.)
SYNGANA. bot. piian. Pour Singana. F. ce mot. (g. .N.)
SYNGNATHES. Syngnathus. pois.
Arledi a créé ce genre de Poissons lophobranches , pour recevoir des êtres dont le museau est tubuleux , terminé par une bouche verticale , à évent sur la nuque, sans ventrale. Les œufs éclosent dans une sorte de matrice formée par une boui soufflure de la peau , soit sous le ventre , sôit
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sous la queue. Les Syngnathes sont anjourdhui divisés en deux sous-genres qui sont les Syngnathes proprement dils et les Hippocampes ; les premiers se reconnaissent de primeabord à leur corps mince et allongé , et presque du même diamètre sur toute sa longueur. Ce sont de petitsPoissons qui habitent toutes les mers et dont les principales espèces sont les suivantes : Syngnathus typhle , Bloch, 9 1 , f - 1 ; aS - pelagicus , Risso ; S. Rondeletii , Laroche 5 S. oiridis , Risso ; S. œquoreus, Montagu, etc. (eess.)
SYNISTATES. Synistata. ins. Fabricius donne ce nom à sa troisième classe des Insectes renfermant les genres Ephemera, Phryganea , Semblis , Lepisma , Podura , Hemerobius , Termes , Raphidia , Panarpa et Myrmeleun. V. ces mots. (g.)
* SYNNOTIA. bot. phan. Sweet.
( British jlower Gardon) a érigé en un genre nouveau sous le nom de Synnotia quelques GLaùiolus et Ixia des auteurs. L’une des espèces est le Gla~ diolt/s galeatus de Jacquin {lion, rar., 2 , tab. a58); l’autre est le Gladiolus bicolor , Willd. ; Ixia bicolor , Bot.
Magaz., n. 548, et dont Ker a fait une espèce de son genre Sparaxis. V.
ce mot. (g. .N.)
SYNODE, rois. Genre formé d’abord sous le nom d’Erythrinus , rétabli par Lacépède qui changea ce nom pour celui de Synode adopté jusqu’à l’époque ou Cuvier a judicieusement rétabli le nom primitif.
V- Euythtîin. Dans Linné une Esoce porte aussi le nom de Synode , mais elle n’a nul rapport avec le genre Synode de Lacépède. (n.)
SYNODONTE. pois. V. Shah au mot Silure.
SYNODUS. ch u. st. Genre de l’ordre des Isopodes , section des Cymothoadés ( Lalr., Règne Animal, 2e édit.), établi par Latreillc et auquel il donne pour caractères : post-abdomen de six segmens; antennes supérieures plus courtes que les inlérieurcs , insérées au bord antérieur
SYN
de la tête, ou paraissant la terminer lorsqu’elle est vue en dessus ; les six pieds antérieurs terminés par un fort crochet, ceux des autres petits ou moyens; corps ovale - oblong ; yeux à facettes ; mandibules fortes et saillantes. Ce genre se distingue de tous ceux de sa section par ses mandibules fortes et saillantes. Il ne se compose jusqu’à présent que d’une seule espèce , Synodus vorax , Lalr. , que l’on trouve sur les côtes de France. (g.)
SYNOIQUE. Synoicurn. mou..
Genre fondé par Phipps dans son Voyage au pôle , et adopté par Saviguy qui en a précisé très-exactement les caractères : l’enveloppe commune est pédiculée , demi-cartilagineuse, et formée d’un seul système qui s’élève en un cylindre solide , vertical , isolé ou associé par son pédicule à d’autres cylindres semblables. Les Animaux sont parallèles et disposés sur un seul rang circulaire ; leur orifice branchial est fendu en six rayons égaux , et l’anal partagé en six rayons inégaux. Ce genre ne renferme encore qu’une espèce bien distincte, le Synoïque de Phipps , Synoicum tu/gens, Savigny, Mém. sur les Anim. sans vert., p. 45, pl. 5, fig. 5 et pl. i5. Elle habite sur les côtes du Spitzberg. Gmelin , qui la confondait avec les Alcyons, l’a décrite sous le nom d ' ALcy onium synoicum. (atjd.)
* SYNORHIZES ( Végétaux ).
bot. Man. Le professeur Richard a proposé ce nom dans sa division primaire du règne végétal , pour une classe qui renferme les Conifères et les Cycadées , et dont le caractère essentiel consiste dans un embryon ayant la radicule soudée par son sommet avec l’endosperme. (a. R-)
SYNOVIE, zool. Fluide particulier qui baigne les surfaces articulaires des os, dont il lu cil i le les mouveinens. (A- n )
S Y N T O Mil) E. Syntomis. > iN*> • Genre de l’ordre des Lépidoptères,
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famille des Crépusculaires, tribu des Zygœnides , établi par Illiger aux dépens du grand genre Sphinx de Linné, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : langue en spirale ; antennes presqu’en fuseau , grossissant à peine , et insensiblement après le milieu , leur extrémité ne portant point de houppe écailleuse ; palpes cylindriques, obtus, très-courts, ne s’élevant point au-delà du chaperon; ailes grandes, en toit dans le repos; les inférieures ayant leur cellule sous - marginale étroite , fermée en arrière par l’intersection des deux rameaux nerveux qui se prolongent jusqu’au bord postérieur; jambes postérieures n’ayant que deux épines très-petites à leur extrémité ; abdomen cylindrique , obtus. Les Sésies se distinguent de ce genre, parce que leurs antennes sont terminées par une petite houppe d’écailles. Les OEgocères , Thyrides et Zygœnes, ont les palpes plus longs et s’élevant au - dessus du chaperon.
Les chenilles des Syntomides sont diurnes et munies de faisceaux de poils; lorsqu’on les inquiète, elles se roulent sur elles-mêmes. On connaît trois ou quatre espèces de ce genre. Celle qui lui sert de type est la Syntotnis phœgea , Illig. , Latr. , Godard , Lépid. de France, p. 154, n. , pl. 22, fig. i4. On la trouve dans le midi de la France et dans la Suisse. (g.)
SYNTRICHIA. bot. cryft. [Mousses. ) Ce genre ne diffère des Tortilla que par les cils de son péristomc , soudés entre eux par sa base ; du reste ces cils très-longs sont également tordus en spirale, et tous les autres caractères sont les mêmes.
Bridel y place huit espèces rapportées par beaucoup d’auteurs au genre Tor-t tu la ,• les deux plus communes sont les Tortula subiilata et ruralis trèsfréquentes en Europe , sur la terre, dans les fossés et les champs, (ad. b.)
SYNUCHUS. ins. Gylenhall , dans son Histoire des Insectes de la Suède, donne ce nom à un genre de Carabi-
ques établi précédemment par Bonelli sous le nom de Taphrie. V . ce mot.
SYNZYGANTHERA. bot. phan.
Le genre que Ruiz et Pavon nomment ainsi et qui est le Didymandra de Wiildenow , est rapporté avec doute à la famille des Euphorbiacées.
Ces auteurs lui assignent les caractères suivans ; les (leurs males sont monoïques ; le calice infère , court, quadriparti; quatre pétales alternes, petits ; le filet bifide au sommet et portant deux anthères insérées sous le côté d’un ovaire stérile à trois styles ; les fleurs femelles ont trois styles trèscourts; les stigmates aigus; la baie stipitée , ovoïde, sèche, à trois loges monospermes dont deux avortent quelquefois. La seule espèce de ce genre est un Arbrisseau du Pérou ; ses fleurs sont disposées en chatons dans lesquels elles sont séparées par des bractées squammiformes , les mâles entremêlés aux femelles dont deux à quatre seulement parviennent à maturité. Suivant Wiildenow, les premiers seraient tout-à-fait hermaphrodites. (a. d. ï.)
SYNZOOECIPHYTES ou ZOOE- CIES. polyp. Lamouroux, dans l’introduction de son Histoire des Polypiers flexibles, propose de substituer ces noms qui signifieraient Animaux dans une habitation semblable à une Plante, à celui de Polypier. Ce savant n’a cependant adopte lui-même ni l’une ni l’autre de ces dénominations.
* S YNZYGIE. Synzygia. bot.
ptian. C’est le point de jonction des cotylédons sur la radicule , quand ils sont opposés. (a. R.)
SYPIîARGE. Syphargis. reft.
Nom proposé par Merrem pour former un genre démembré des Testudo et destiné à recevoir le Luth, Testudo coriacea de Linné. (biîss.)
* SYRENIA. bot. phan. De Can-
dolle cite ce nom comme celui d’un genre de Crucifères établi par Andrzeiowski, mais qui doit être réuni à YErysimum. (g. .N.)
> SYRICHTA. mam. Sous ce uoin , Petiver a figuré un Animal dont Gmeliu a fait son Sirnia Syrichta , Spéc. 35 , qui n’est aucunement authentique. Cette grossière figure de Petiver représente sans nul doute le Cou scou tacheté des Moluques , Cuscus maculatus , N. V. Phalan-
(less.)
SYR ING A. bot. phan. P'. Lilas et Philadelphe.
SYRINX. échin. Bohadsch a décrit sous ce nom un genre de Zoophytes échinodermes qui appartientau genre Siponcle. V. ce mot. (aud.)
SYPiOMASTE. Sy romas tes. ins.
Latreille établit sous ce nom, dans la nouvelle édition du Règne Animal, un genre de l’ordre des Hémiptères , familledesGéocorises, auquel il donne pour caractères distinctifs du genre Corée aux dépens duquel il l’a formé : le dernier article des antennes plus court que le précédent , presque ovalaire; celui-ci filiforme et simple.
Ce genre renferme les espèces de Co rée que Fabricius nomme zziarginatus , Scap/ia , Spuciger , paradoxus et quadratus , ainsi que son Lygœus sanctus. K. Corée. (g.)
SYRPHE. Syrphus. ins. Genre de l’ordre des Diptères , famiile des Athéricères, tribu des Syrphies , établi par Fabricius , mais très-modifié par Meigen , et restreint par lui aux espèces offrant les caractères suivans : une éminence nasale; antennes plus courtes que la tête, écartées, avancées presque parallèlement, à palette ovale ou presque orbiculaire , ayant une soie simple; ailes souvent écartées ; côté extérieur de la cellule extérieure et fermée du limbe postérieur droit ; abdomen triangulaire; corps simplement pubescent. Leurs larves sont aphidiphages, ou se nourrissent de Pucerons qu’elles tiennent ordinairement en l’air et qu elles sucent très-vite. Leur corps a la figure d’un cône allonge, est inégal ou même épineux. Lorsqu’elles doivent passer à l’état de nymphe , elles
se fixent sur des feuilles au moyen* d’une liqueur visqueuse; leur corps se raccourcit, et son extrémité antérieure, auparavant plus menue, est maintenant la plus grosse. Nous citerons les espèces suivantes :
Le Syrphe ruficorne, Syrphus ruficornis, Fabr. , dont le thorax est cendré, avec trois lignes noires ; dont l’abdomen est bronzé, et dont les ailes ont deux taches noirâtres. On le trouve sur le tronc des arbres.
Le Syrphe festive , Syrphus feslivus , Fabr. , qui est noir, avec une ligne jaune de chaque côté du thorax, et quatre bandes de cette couleur , égales et interrompues sur le dessus de l’abdomen.
Le Syrphe du Groseillier , Syrphus Ribesii , Fabr. , dont le thorax est bronzé, avec l’écusson jaune ; qui a l’abdomen noir , avec quatre bandes jaunes, dont la première interrompue, et les autres échancrées postérieurement ; les pieds sont roussâtres et les antennes brunes. Meigen en décrit quatre-vingt-seize espèces. (lat.)
SYRPHIES. Syrphiœ. ins. Syrphtdes , Règne Animal , 2e édition.
Tribu de la famille des Athéricères, ordre des Diptères, ainsi nommée du genre Syrphus de Fabricius , et que nous signalerons ainsi : antennes de trois articles, dont le dernier sans divisions transverses , formant soit seul , soit avec le précédent , une palette plus ou moins allongée, avec une soie ou uu stylet. Trompe longue , membraneuse , coudée près de sa base, bilabiée au bout, entièrement retirée lorsqu’elle est eu repos dans la cavité buccale , renfermant un suçoir de quatre pièces , dont la supérieure plus grande , 'échancrée au bout, et dont deux des autres annexées chacune à un palpe linéaire, membraneux , se logeant aussi daus la gouttière supérieure de la trompe.
Extrémité antérieure de la tête souvent prolongée et avancée en manière de bec. Deux cellules complètes à l’extrémité postérieure des ailes,,
immédiatement après la cubitale; la plus extérieure des deux et la discoïdale situées au-dessus d’elle, coupées par une nervure longitudinale, insolite, n’atteignant point l’extrémité de la première de ces cellules. Larves à tête de forme variable , se transformant en nymphes sous leur propre peau , mais en se raccourcissant 5 coque en forme d'œuf ou de barillet.
Ces Insectes ont été réunis par Linné, Geoffroy et Begéer, dans leur genre Musca ; le dernier néanmoins avait bien observé que la composition du suçoir n’était pas identique dans les diverses espèces de ce groupe; mais , ainsi que presque tous ses devanciers, il n'attachait point une grande importance à ces différences organiques. Scopoli seul avait fondé sur la forme et la composition de la trompe, les caractères des genres de l’ordre des Diptères, et ses Conops ainsi que ses Rhingies embrassent notre tribu des Syrphies. Fabricius, en adoptant i ces deux coupes, se borna à remplacer la dénomination de Conops par ! celle de Sjrphus. Il institua plus tard le genre Ceria. Ceux qu’il y a ajoutés depuis ont été établis par nous et par Meigen ; mais il en a dénaturé plusieurs par un mélange hétérogène. Si l’on en excepte quelques espèces dont le corps est proportionnellement plus allongé et ressemble par ses couleurs ! à celui d’une Guêpe , les Syrphies 1 ont généralement le port de nos Mouches ordinaires. Les deux pieds postérieurs ont , dans plusieurs, les cuisses renflées, avec les jambes arquées. Ces Insectes vivent sur les fleurs, ont un vol rapide, souvent stationnaire, et I font entendre un bourdonnement ,plus ou moins fort, selon qu’ils sont îplus ou moins grands. On pourrait même, à raison de ce bruissement , et des poils nombreux qui revêtent le corps et leur coloration, confondre certaines espèces avec les Bourdons, Insectes de l’ordre des Hyménoptères; un fait même très-singulier, c’est (ne ces Syrphies déposent leurs œufs dans les nids de ces derniers Insectes y. Vojl.uc.elle). lies larves des Syr-
phies ressemblent , ainsi que celles des autres Alhéricères, à des Vers de consistance molle , allongés , déprimés , tantôt amincis en devant et plus épais en arrière ; tantôt, au contraire, plus gros du côté de la tête et rétrécis ensuite , et se terminant par une espèce de queue, ce qui les a fait nommer Vers à queue de rat. Les ouvertures destinées à l’entrée de l’air sont situées à l’extrémité postérieure du corps , au nombre de deux ; quelques espèces en offrent aussi deux autres, mais plus petites et placées près delà jonction du second et du troisième anneau. Deux crochets écailleux sont presque les seuls organes de manducation que la nature a accordés à ces larves; leur peau devient la coque qui les renferme, lorsqu’elles ont passé à l’état de nymphe. De même que les autres Athéricères, ces nymphes ont d'abord la figure d’une boule allongée ou d’une masse presque gélatineuse et confuse ; les parties extérieures ne se dessinent que peu à peu ; l’Insecte parfait sort de sa coque , en faisant sauter une portion , en forme de calotte , de sou extrémité la plus grosse. Les yeux des mâles sont plus étendus et plus rapprochés que ceux de l’autre sexe.
Le nombre des larves qu’on a observées est trop petit , pour que l’on puisse diviser cette tribu d’après cette considération. INous tâcherons néanmoins de coordonner notre distribution aux principales variétés de formes qu’elles nous présentent. Nous commencerons par les genres dont les larves offrent postérieurement des appendices rayonnés et qui vivent dans les nids des Bourdons. Nous passerons ensuite à celles qu’on a appelées Vers à queue de rat , et delà à celles qui se nourrissent de Pucerons , ou les Aphidiphages. Les Rhingies nous paraissent par la longueur de leur trompe , l’avancement remarquable de leur espèce de museau , s’éloigner des autres Syrphies et devoir conséquemment occuper l’une des extrémités de la tribu. Les Brachyopcs de Meigen les précéderont
immédiatement , comme étant de toutes les Syrpliies, celles qui ont le plus d’affinité avec le genre précédent. A l’autre extrémité nous placerons les Volucelles, les Séricomyies et autres Insectes qui, par leur taille, la soie plumeuse de leurs antennes, leurs ailes toujours écartées, la forme et les habitudes de leurs larves, nous semblent différer plus particulièrement des autres Insectes de cette tribu. Telles seront les bases de notre distribution méthodique.
I. Trompe plus courte que la tète et le thorax; museau nul ou court et perpendiculaire.