‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 7 sur 282 · V. ce mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce mot. (b

RUCHE, ois. L’un des noms vulgaires de Rouge-Gorge. F. Sylvie.

, (DR. .Z

RUCHIN. bot. crypt. L’un des noms vulgaires des Cheinpignous du genre Bolet. (b.)

RUCKAIA. mam. Nom de pays du Sciurus Macrourus. F. Ecureuil.

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RUDBECK.IE. Rudbecki a . uot .

phan. Genre de la famille des Synanthérées, type de la section des Rudbeckiées dans la tribu des llélianthées de Cassini , et appartenant à la Syngénésie frustrante , L.

Les auteurs, depuis Linné , eu ont de'crit un assez grand nombre d’espèces , dont quelques-unes ont été érigées en genres distincts; telles sont les Rudbeckia purpurea , amplexicau/is et pinnata , qui sont devenues les types des genres Echinacea de Mœncli , Dracopis et Obeliscarin de Cassini. Ce dernier auteur admet pour espèce fondamentale le R. laciniata , L. , et il exprime de la manière suivante les caractères génériques : involucre plus long que les fleurs centrales, composé de folioles presque sur un seul rang, inégales, non appliquées, oblongues-lancéolées. Ré- • ceplacle conique-cylindracé , élevé, garni de paillettes plus courtes que les fleurs , demi-embrassantes , oblongues, à trois nervures. Calathide radiée, composée au centre de fleurons nombreux , réguliers , hermaphrodites, et à la circonférence de demifleurons sur une seule rangée, en languettes et stériles. Les fleurons du centre ont la corolle à tube extrêmement court et terminé par un limbe non renflé à sa base, mais se confondant avec le tube qui est élargi supérieurement; l’ovaire est oblong , tétragone, glabre, surmonté d’une ai gretle en forme de couronne cartilagineuse , irrégulièrement crénelée.

Les demi- flou rons de la circonférence n’ont presque pas de tube ; ils se composent d’une languette longue , et d’un ovaire avorté privé de style et d’ovule. LesRudbecides sont indigènes de l’Amérique septentrionale. Ce sont de belles Plantes que l’on cultive en Europe dans les jardins d’agrément, et qui ont le port des Helianthus. En admettant l’exclusion des espèces que nous avons citées plus haut comme distinctes génériquement , le nombre des vraies Rudbcckies s’élève au moins à dix espèces parmi lesquelles nous citerons les principales, parce

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qu’elles sont cultivées, comme Plantes d’ornement, dans les jardins d’Eürope , savoir : i° Rudbeckia laciniata , L. ; Morison , Hist. , 3 , § vx , tab. 5 , fig. 55; Cornuti j Canad., t. 179. Ses tiges sont droites, glabres, striées, hautes de cinq à six pieds, rameuses à leur partie supérieure. Ses feuilles sont grandes, alternes, laciniées, presque ailées , à découpures irrégulières, ovales lancéolées , d’un vert foncé , quelquefois marquées d’aspérités blanchâtres comme dans les Borraginées. Les calathides des fleurs sont portées sur de longs pédoncules et forment un corymbe lâche ; leurs demi-fleurons sont jaunes, allongés, réfléchis , presque entiers au sommet. Cette Plante croît dans la Virginie, la Caroline et le Canada. — 20.

Rudbeckia triloba , L. ;Pluken. , Alrnag. , tab. 23 , fig. 2 ; Botanical Regist., n. 525. Ses tiges sont lisses, cannelées, très-droites, rameuses, et ne s’élèvent qu’à deux ou trois pieds. Les feuilles inférieures sont rudes, pétiolées, trilobées , ou fortement tridentées , les supérieures enlières, ovales, presque sessiles. Les calathides des fleurs sont terminales au sommet des nombreuses divisions de la tige, et forment , par leur rapprochement, un corymbe étalé. Les rayons de chaque calathide sont d’un beau jaune, et le centre d’un brun presque noir. On trouve cette Plante, à l’état sauvage, dans l'Amérique septentrionale. — 3°. Rudbeckia hirta , L. ; Lillen , Hort. Elth. , tab. 218 , fig. 585. Ses tiges sont roides , très-rudes , un peu anguleuses , divisées en rameaux] simples , longs et effilés ; les feuilles sont alternes , presque sessiles , lancéolées, légèrement dentées , rudes , hérissées de poils roides , très-courts ; les inférieures spalhulées, les supérieures un peu atténuées à la base.

Les fleurs sont terminales au sommet des minuscules ; elles ont des demifleurons linéaires , non réfléchis, d’un jaune plus foncé à la base, et bifides au sommet. — A0. Rudbeckia spatàula- /n,Michx., Flor. bor. Am ., 2, p. i44.

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Espèce fort petite , à tiges grêles , pubescentes, garnies de feuilles ovales , spathulées , entières , vertes des deux cotés j les fleurs sont terminales au sommet des rameaux. Elle croît dans les montagnes de la Caroline. — 5°.

Rudbeckia angustifolia , L. ; Miller , Icon. , t. 224 , fig. 2. Plante herbacée , à racine vivace, et dont la tige s’élève à trois ou quatre pieds. Ses feuilles sont opposées , lisses , étroites , linéaires , très-entières , atténuées en pétiole à la base. Les fleurs sont terminales , à demi-fleurons jaunes , et à fleurons d’un pourpre noirâtre.

Cette espèce croît dans la Virginie.

Le genre Rudbeckia d’Adauson est synonyme de Conocarpus , Gaertn.

ce mot. (g.. N.)

* RUDBECKIÉES. bot. phan. H.

Cassini a donné ce nom à la quatrième des cinq sections qu’il a établies dans la tribu des Hélianthées de la famille des Synanthérées. Les Hélianthées-Ruabeckiées ont l’ovaire tétragone , glabre, non sensiblement comprimé, comme tronqué au sommet ; l’aigrette est en forme de petite couronne. Cette section est elle-même subdivisée en trois groupes , savoir :

i°. Les Rudbeckiées proprement dites , dont les fleurons du disque sont hermaphrodites (ou rarement mâles au centre); les demi-fleurons de la circonférence stériles. Cassini y place les genres Tilhonia, Desf. ; Echinacea, Meench; Dracopis, Cass.; Obeliscaria , Cass.; Rudbeckia , L. ; HeLiophtahnum , Rafinesque ; Gymnolomia , Kunth; Chatiakella , Cas3.; Wuljia, Necker; Tilesia , Meyer; et Podanthus , Lagasca.

2°. Les Héliofs miÉES , dont les fleurons du disque sont hermaphrodites (rarement mâles au centre); les demi-fleurons de la circonférence femelles. Ce groupe se compose des genres Ferdinanda , Lagasca; Diôrnedea , Cass. ; Heliopsis , Pers. ; Rallias , Cass. ; Pascalia , Ortega ; Helicta , Cass. ; Stemmodontia , Cassini; Wedclia , Jacquin; Tric/iostemmn , Cass. ; Eclipta , L.

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5°. Les Baltimorées , où les fleurons du disque sont mâles , et les demi-fleurons de la circonférence femelles. Ce groupe ne se compose que des genres Balli/nora , L. , et Touge - /m,Mœnch. (g. .N.)

* RUDBÈQUE. bot. fhan. Pour

Rudbeckie. F. ce mot. (g. .N.)

* RUDDER-PERH. fois. (Mit-

chili.) F . Gastéuostée, sous-genre Centronote. (b.)

RUDE. reft. ofh. Espèce du genre Couleuvre. (b.)

RUDGEA. bot. F u an. Genre de la famille des Rubiacées , et de la Pentandrie Monogynie, L. ,' établi par Salisbury ( Transact. Soc. Linn.

of London , T. viii , p. 325 ) qui l’a ainsi caractérisé : calice profondément divisé en cinq découpures. Corolle dont le tube est grêle, trèslong ; le limbe a cinq découpures terminées par un appendice dorsal en forme de crochet. Etamines dont les filets sont plus courts que les anthères, et insérées sur l’entrée du tube de la corolle. Style long , terminé par un stigmate à deux lamelles oblongues. Péricarpe (non mûr) bilocuiaire, à loges monospermes. Ce genre se rapproche du Frælichia et du Sc/iradera par la forme des divisions du limbe de la corolle; mais il s’en éloigne sous tous les autres rapports. Salisbury place encore ce genre auprès du Psychotria. Il en a décrit et figuré avec soin deux espèces sous les noms de Rudgea lanceæfolia , et R. ovalifulia , qui ont entre elles uue telle ressemblance, qu’on les prendrait volontiers pour deux variétés de la même Plante. Toutes les deux croissent à la Guiane; elles ont des tiges cylindracées ou légèrement létragones; les feuilles sont grandes, opposées, lancéolées ou ovales, munies de stipules interpétiolaûes grandes et pectinées, dont le sommet est caduc.

Les fleurs forment des panicules serrées et terminales. (G. .N.)

RUDGEOLE. rois. L’un des synonymes vulgaires de Cépolc. (b.)

RUD

* RUDISTES. concii. La plupart des genres avec lesquels Lamarck a composé cette famille , dans son dernier ouvrage, étaient compris dans les Ostracées de ses Méthodes précédentes. En établissant cette famille, le savant auteur des Animaux sans vertèbres savait que la plupart des genres étaient incomplètement connus; aussi doit-on la considérer bien plutôt comme un incertœ sedis que comme une famille naturelle. INous avons vu à l’article Hippurite combien Lamarck et tous les auteurs se sont mépris à l'égard de ce genre placé dans la classe des Céphalopodes. Cuvier avait exprimé un douteà ce sujet, et Férussac, à son imitation, l’avait exprimé de même dans ses Tableaux systématiques; mais peu conséquent avec lui-même, Férussac, à l’article Ratoeite de ce Dictionnaire, renvoie ce genre , ainsi que les Iiippurites, aux Céphalopodes, ce qui prouve qu’il les regardait comme dépendant de ce groupe. Ceci paraît assez étonnant quand on le rapproche de ce que dit D’Orbigny fils dans une note de son Mémoire sur les Céphalopodes, publié, comme on sait, sous l’influence de Férussac.

Ce voyageur annonce que , depuis long-temps , le rapprochement que nous avons fait, il l’avait opéré dans sa collectiou; qu’il l’avait établi par des envois au Jardin du Roi et à plusieurs sayans de la capitale; comment se fait-il alors que Férussac ait ignoré tout cela en faisant son article Batolite, et qu’il vienne quelque temps après revendiquer pour lui et D’ürbigny la priorité de notre manière de voir , se faisant alors un mérite d’une phrase tellement dubitative et de si peu d’importance , qu’il ne la mentionne même pas à l’article Batoi/ite dont nous venons de parler. (Juoi qu’il en soit, en adoptant la famille des Rudisles, Férussac la réforma en éloignant les Discines et les Cranies qui appartiennent effectivement a une autre famille, filainville opéra la même rectification dans son ai’licle Mollusque du Dictionnaire des

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Sciences naturelles , et ne mentionna nulle part le genre Hippurite. Eclairé par nos observations , il le rangea dans son ordre des Rudistes de son Traité de Malacologie, car, dans cet ou vrage , il fit un ordre de cette famille de Lamarck. Il le composa de cinq genres de la manière suivante :

Sphérulite , Hippurite, Radiolite, Birostrite et Calcéole. De ces genres, trois doivent se confondre en un seul : ce sont les Sphérulites , les Radiolites et les Bi rostres , comme Charles Des Moulins l’a prouvé d’une manière incontestable dans une Dissertation très-approfondie qu’il a publiée en 1827 dans le Bulletin d’Histoire naturelle de la Société Linnéenne de Bordeaux. Ce travail considérable sur toute la famille des Rudistes mérite une mention toute particulière. Des Moulins propose de faire des Rudistes une classe à part au même degré que celle des Acéphalés , relativement aux Mollusques. Les faits nombreux qu’il a recueillis le déterminent , après un examen scrupuleux , à placer cette classe près des Tuniciers. Il a été conduit surtout à cette opinion par cette observation constante dans le genre le plus considérable de cette famille, les Sphérulites , de l’existence d’un espace vide entre un noyau interne (birostre), et la face interne et actuelle du test. Ce fait, insolite en apparence, que l’on a cru appartenir uniquement à ce genre et à cette famille , est devenu le sujet de plusieurs conjectures. On a supposé d’abord que le birostre était un os interne, contenu clans le milieu de l’Aï* mal dont la partie charnue occupait l’espace actuellement vide de la coquille. Un birostre tronçonné a démontré qu’étant de la même pâte que la couche oh est enfouie la coquille, ce ne pouvait être un os interne : comment le concilier d’ailleurs avec l’Animal d’une coquille bivalve? Alors on a conjecturé que cet Animal était formé de deux parties , l’une cartilagineuse, et l’autre molle; que le birostre avait été formé

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à la place de la partie molle , et que 1 autre, ayant disparu ensuite, avait laissé libre le biroslre dans la coquille. Cette opinion a paru la plus plausible à Des Moulins ; mais une objection se présentait ; on ne connaît rien de semblable pai'ini les Acéphalés, aucun d’eux ne s’offre à nos yeux composé de deux substances de consistance différente. lia fallu chercher des Animaux qui fussent dans çe cas, ou qui fussent pourvus de deux cavités distinctes; en parcourant la série des Animaux inverlébiés, se sont présentés les Tuniciers. Il était bien difficile sans doute d'assimiler ces Animaux avec des Coquilles bivalves delà nature de celles des Rudistes. Cependant, le rapprochement que Cuvier, Savigny , elc. , avaient fait des Biphores, des Ascidies et des autres Tuniciers, de la classe des Mollusques acéphalés , devenait un motif plausible à Des Moulins de proposer le sien , et d’établir avec les Ruclistes une classe intermédiaire entre les Tuniciers et les Acéphalés proprement dits. L'adhérence des coquilles des Rudistes fut le sujet de quelques observations que Hœninghaus soumit verbalement à Des Moulins; admises trop légèrement , et pour ainsi dire d enthousiasme , elles le portèrent à comparer aussi ces coquilles à celles des Balanes et des autres Cirrhipèdes , ce qui le conduisit à un autre rapprochement qu’aucun raisonnement ni aucun fait ne peuvent justifier.

Quand, pour établir une théorie générale, on n’a que des faits incomplets, que l’on entre dans le champ des suppositions, il est si vaste , qu’il n’est pas difficile de s’y égarer. Il n’est pas surprenant que cela soit arrivé à Des Moulins, et à l’exception de ce rapprochement avec les Balanes , qui ne vient pas de lui, nous nous plaisons à dire que l’état des observations le mettait presque dans la nécessité de raisonner comme il l a fait , et qu’il n’a pas dépendu «le lui , pour aiusi dire , eu admettant les observations sous le même point de vue

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que ses devanciers, d’arriver à d’autres résultats que ceux qu’il a obtenus. Aussi nous ferons observer que ce n’est pas dans un esprit de critique que nous avons examiné le travail de Des Moulins, mais pour mettre à même les observateurs de juger une question des plus intéressantes de la conchyliologie, en faisant cesser les conjectures qu’elle a fait naître.

Nous rejetons complètement et comme inutile la théorie de Des Moulins; nous n’admettons pas plus sa classe des Rudistes que l’ordre et la famille du même nom de Blainville et de Lamarck, et voici comment nous avons été conduit à un résultat si peu probable. Il n’est pas difficile de s’assurer que presque toutes les Coquilles bivalves ou univalves sont composées de deux couches, lune interne et l’autre externe ou corticale, qui, quant à leur épaisseur, sont dans une relation inverse, c’està-dire que là où l’une est fort épaisse, l’autre y est très-mince , et vice versa. On peut croire , puisque l’observation le prouve , que ces deux couches sont de nature différente, car l’une, l’interne, dans certaines circonstances de la fossilisation, est toujours dissoute, tandis que l’autre se conserve complètement dénudée. Nous avons mis ce fait hors de doute à l'article Podopsis auquel nous renvoyons, ainsi qu’à Spondyle , et nous avons, pour d’autres genres , un grand nombre d’autres observations qui coïncident parfaitement avec celle-ci. Il est i à remarquer que presque tous les Rudisles et les Sphéroïdes spécialement, se trouvent dans les terrains ou la décomposition îles Coquilles a lieu j constamment. Pour faire l’applica-i lion .de ce qui précède à ce genre, par exemple , nous raisonnons de cette manière : les Sphérulitcs étaient composées comme les,Spondyles , les Cames , etc., etc-, de deux couches distinctes , l’une interne , l’autre corticale; la première très-épaisse au sommet; l’autre, au contraire , fort , mince, et réciproquement; c’est là la seule supposition que nous nous

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permettions , et l’on voit combien elle est fondée raisonnablement sur l’analogie. Lors de l’enfouissement, la Sphérulite a été remplie de la matière de la couche terreuse qui l’enveloppe; cette malière s’est solidifiée et a pris ainsi l’empreinte de la cavité qu’occupaill’Animal ; si elle était très-atténuée , comme la craie, par exemple , elle a même pu s’introduire et se durcir dans les interstices des dents cardinales, et en conserver la forme; or, cette cavité qu’occupait l’Animal , ainsi que la charnière , était entièrement composée de la matière de la couche interne de la Co-^ quille ; cette couche interne , par une cause qu’il ne nous est pas permis de connaître, a complètement disparu après la solidification du moule intérieur ; la couche corticale de la Coquille , au contraire, s’est conservée, a résisté par sa nature à la cause dissolvante qui a détruit sa couche interne; qu’est-il résulté de celle opération? qu’un moule solide, qui a conservé la forme de la cavité occupée par l’Animal , se trouve isolé dans une cavité actuelle qui n’a plus avec lui que des rapports fort éloignés. On ne peut donc se faire' une idée de ce qu’était la cavité occupée par l’Animal , qu'en remplaçant par un moyen artificiel la couche qui a elé dissoute , et le moyen le plus simple, c’esL de prendre l’empreinte complète, et séparément , des deux valves du birostre ; c’est ce que nous avons fait sur un birostre complet d’une grande Sphérulite de l’île de Rhé. L’intérieur de chacune des valves, ainsi régénérées, nous a offert deux impressions musculaires fort grandes et latérales , et postérieurement une charnière des plus puissantes, ainsi que l’empreinte d’un ligament dont la force devait être en rapport avec l’épaisseur et l’étendue des valves. Nous décrirons toutes ces parties à l’article Sphérulite , auquel nous renvoyons.

Depuis que nous avons fait toutes ces observations sur les Rudistes ( r.

Ann. des Sc. natur. T. xv, 1828), les difficultés dont ils étaient environ-

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nés s’expliquent avec une extrême facilité, parce que les moyens de le faire sont très-simples. Nous croyons avoir atteint la vérité , et il nous semble que celle simplicité même, et cette facilité dans l’explication des faits, pourrait en être la preuve.

Ainsi se justifierait l’opinion que nous avons de l’inutilité de la famille des Rudistes, telle qu’elle a été caractérisée et placée dans la série. Des trois genres qui lui restaient, les Spliéruliles et les Hippurites sont très-voisins des Cames où ils constitueront une petite famille ou un groupe bien caractérisé , et le genre Calcéole, ayant beaucoup plus de rapports avec les Cranies qu’avec tout autre genre , il pourra , sans inconvénient, être porté dans la même famille , celle des Palliobranches de Blainville. V. les articles des divers genres que nous avons cités , et surtout Hippurite et Sphérulite.

* RUDOLPIIE. Rudolphus. moll.

Le genre Monoceros était établi depuis assez long-temps , lorsque Schumacher a proposé celui-ci pour les mêmes Coquilles. Il n’a point été adopté. V . Licorne. (d .h.)

RUDOLPBIE. Rudolphia. eot.

phan. Genre de la famille des Légumineuses , tribu des Phaséolées de De Candolle, et de la Diadelphie Décandrie, L. , établi par Willdenow (Mém.

des Curieux de la nature de Berlin , vol. 3, p. i5i), et ainsi caractérisé par De Candoile {Prodr. Syst. P'eset., 2 , p. 4i4) : calice tubuleux , biiabié, quadrifide, le lobe supérieur plus grand , obtus , l’inférieur aigu , les deux latéraux très-courts; corolle papilionacée dont l'étendard est oblonglinéaire , droit, très-long, les ailes et les parties de la carène plus courtes que le calice et très-étroites ; dix étamine6 didelphes ; gousse comprimée - plane , polysperme , sessile , mucronée par le style; graines aplaties. Ce genre n’est peut-être qu’une simple section de x Erythrina , avec lequel Linné avait confondu une de

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ses espèces. Persoon le réunissait au Butea de Roxburgh , et son affinité avec ce dernier genre lie entre elles les tribus des Phaséolées et des Dalbergiées. On n'en connaît que quatre espèces , savoir : i° Rudolphia volubilis, Willd., loc. cit., et Valh, Eclog., 3 , p. 3i, tab. 3o. Arbrisseau à rameaux marqués de points tuberculeux , à feuilles glabres, cordiformes, et à fleurs en grappes. Cette Plante croît dans les hautes montagnes autour de Porto-Ricco et dans le Mexique.— 2°. Rudolphia rosea , Tussac , Flore des Antilles, tab. 20, à rameaux lisses , à feuilles ovales-oblongues, glabres et acuminées, et à fleurs rouges , en grappe pendante.

Cette espèce croît à Saint-Domingue.

— 3°. Rudolphia peltata, Willd., loc.

cit. , Erythrina planisiliqua , L. ; Plum., éd. Burm., tab. 102 , à feuilles presque cordiformes , oblongueslancéolées, peltées, à fleurs en grappe longuement pédonculée. Cette Plante , encore peu connue et peut-être identique avec la précédente , croît aussi à Saint-Domingue. — 4°. Rudolphia dubia, Kunth, Nov. Gen. et Spec. Plant, æquin., 6, p. 43-2, tab.

5<ji ; Glycine sagittata , Willd., E numer. Hort. Rerol., 2 , p. 757. Arbrisseau grimpant, à tige divisée en rameaux sillonnés, anguleux et glabres, garnis de feuilles pétiolées, deltoïdes , presque hastées , à pétioles ailés. Cette espèce croît près de Turbaco dans la Nouvelle-Grenade.

RUE. Rula. bot. PHAN. Genre qui sert de type à la famille des Rulacées, et qui offre les caractères suivans : le calice est court, à quatre ou cinq divisions profondes ; la corolle se compose de quatre à cinq pétales onguiculés et concaves; les étamines sont en nombre double des pétales ; les pistils , au nombre de quatre à cinq , sont portés sur un disque hypogync très-saillant; ils sont réunis et soudés par leur côté interne , de manière à représenter un seul pistil , à quatre ou cinq côtes saillantes et à autant de loges, contenant chacune de six

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à douze ovules insérés sur deux rangées longitudinales à leur angle interne. Du sommet de chaque ovaire naît un style qui , se soudant avec les autres , forme un style qui paraît unique , et se termine par un stigmate petit, et à quatre ou cinq lobes peu marqués. Le fruit est une capsule à quatre ou cinq côtes saillantes et à autant de loges , contenant plusieurs graines, et s’ouvrant par leur sommet et leur côté interne. Les espèces de ce genre sont des Plantes herbacées , quelquefois sous-frutescentes a leur Dase ; leurs feuilles sont alternes, sans stipules, pinnatifides ou décomposées et marquées de points translucides et glanduleux.

Les fleurs, généralement jaunâtres , sont disposées en grappes ou corymbes; parmi ces fleurs, on en trouve une seule qui occupe la partie centrale du corymbe, est plus grande que les autres, et offre le nombre cinq ou dix dans toutes ses parties, tandis que les autres fleurs n'en offrent que quatre. Dans son excellent travail sur la famille des Rutacées , notre collaborateur Adrien de Jussieu a fait sous Je nom d’ Aplophyllum un genre distinct des espèces de Rue qui ont les feuilles simples et entières , les pétales plans , etc. ( V . Aplophyllüm au Supplément.) Tel qu’il est maintenant caractérisé, le genre Rue se compose d’environ une dizaine d’espèces , qui croissent dans l’ancien continent. Parmi ces espèces, il en est une plus connue que les autres ; c’est la Rue officinale , Ruta graveolens , L., Rich., Bot. méd. , q, p. 768. C’est une Plante sous-frutescente, haute de trois à quatre pieds, ayant ses feuilles décomposées en folioles presque spatulées , extrêmement odorantes, comme toutes les autres parties de la Pla/ite. Les fleurs sont jaunes, disposées en une espèce de corymbe paniculé. Cette Plante croît dans les lieux incultes et rocailleux des provinces méridionales de la France. L’odeur forte que répandent les diverses parties de cette Plante est due à une huile volatile très-péné-

RUE

Irante qui y existe eu abondance.

L’iufusion des feuilles de Rue est un médicament stimulant très-énergique , et qu’on ne doit prescrire qu'avec beaucoup de circonspection , a cause de l’action spéciale qu’il exerce sur l’utérus. (a. R.)

Le nom de Rue a été étendu à plusieurs Végétaux qui n’appartiennent pas à ce genre, et l’on a appelé :

Rue de Chèvre , le Galega officinal.

Rue de Chien, ie ScropAularia Canina.

Rue de muraille, une espèce du genre Asplénie, des plus communes.

Rue des prés , le Thalictrum flavum , L.

Rue sauvage, 1 e Peganum Harmala , etc. (b.)

RUELLIE. Ruellia. bot. than.

Genre de la famille des Acanthacées et de la Didynamie Angiospermie , L., dans lequel les auteurs ont rassemblé un grand nombre d’espèces qui , mieux examinées par Jussieu et R. Brown , doivent former plusieurs genres très-distincts. Ainsi, les Ruellia Blechum, L. ; R. b/echuides , L. , et R. anguslifulia , Swartz, constituent le genr e BlecAum de Jussieu; le R.

ciliaris , L., fait partie du genre BlepAaris, Juss.; le R. cristata appartient au genr & Aphelandra ; le R. infundibuliforrnis au Crossandra ; le 7?.

irnbricata , Forsk. , est le type du genre Ætheilema de Brown , ou Phaylopsis de Willdenow; 1<? R. ringens , L., celui du genre BygropJula de Rob. Brown qui, en outre, a indiqué la formation de plusieurs autres genres fondés sur la structure de la capsule et des anthères, ainsi que sur le nombre et l'attache des graines. Au moyen de ces réformes, le genre Ruellia offre les caractères suivans : calice à cinq divisions égales, plus ou moins profondes ; corolle infundibuliformc , dont le limbe est quinquéfide , un peu inégal et étalé ; quatre étamines «mthérifèrcs , did^ naines , incluses , à

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anthères dont les loges sont parallèles et mutiques; ovaire à deux loges polyspermesj capsule cylindrique, aiguë à ses deux extrémités, presque sessile, dont la cloison est adnée ; graines sous-tendues par des rétinacles. Ce genre a des rapports avec les Barleria et les Justicia, mais il s’en distingue suffisamment par le nombre des étamines et par les rétinacles ou dents dont les graines sont munies. Quoiqu’un grand nombre d’espèces doivent en être éliminées pour rentrer dans les genres établis ou indiqués par Jussieu et R. Brown, il en l estera encore beaucoup , parmi lesquelles nous citerons les suivantes, originaires des climats chauds, et dont quelques-unes sont, cultivées en Europe dans quelques jardins d’agrément : i°. Ruellia strepens , L. , Schkuhr, Handbuch , 2, tab. 177; Dillen , Hurt. Elth. , tab. 24p , fig.

521. Plante herbacée, haute d’environ deux pieds, à tiges carrées, rameuses , garnies de feuilles opposées, ovales-lancéolées, entières et glabres.

Les fleurs, dont la corolle est d’un jaune pâle, sont axillaires. Cette espèce croît dans la Caroline et la Virginie. — 2°. Ruellia patula , Jacq. , lcon. rar. , i, tab. 119. Ses liges sont frutescentes, droites, divisées en rameaux très-étalés , visqueux, garnis de feuilles opposées, pétiolées, ovales, obtuses et pubescentes. Les fleurs dont la corolle est violette sont ordinairement agrégées dans les aisselles des feuilles. Cette Plante croît dans les Indes-Orientales. — 5". Ruellia clandestina , L. ; Dillen., loc. cil. , tab. 248, fig. 820. Plante herbacée dont les liges sont peu élevées (environ six pouces), presque couchées sur la terre , médiocrement rameuses , garnies de feuilles opposées , pétiolées , glabres, oblongues , rétrécies à la base, obtuses au sommet, ’ Les fleurs , dont la corolle est purpurine, sont opposées , axillaires', et portées sur des pédoncules allongés.

Celte Plante croit dans les Barbades et à l’île de Sainte-Croix. — 4°, Ruel~ lia paniculata , L. ; Bot. Regist. , n-

i4 * RUI

585 ; Spéculum Venais , majus , etc. , Sloane, Hist. Jamaic. , i , p. i58, tab. 100, fig. 2. Cette espèce s’éiève à environ trois ou quatre pieds. Ses tiges sont divisées en rameaux redressés et non étalés, garnis de feuilles opposées, très-entières, ovales et un peu rudes au toucher. Les fleurs dont la corolle est petite et purpurine, forment une panicule terminale. Elle est indigène de l’Amérique méridionale. — 5°. Ruellia repens , L.; Burin., F/or. Inc/., tab. 4i, fig. î. Cette Plante a des liges rampantes, herbacées, garnies de feuilles lancéolées et entières. Les fleurs sont solitaires , latérales , sessiles , accompagnées de bractées. Elle croît dans les Indes-Oi ienlales. (g. .N.)

RUFALBlN. ois. Espèce du genre Râle. C’est aussi une espèce du genre Coucal. P'. ce mot, Râle et Galli-

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