V. Grimpereau. (dr..z
SC ANDU L ATIUM. bot. piian.
Syn. ancien de Thlaspi. V. ce mot.
SCANSORES. ( Grimpeurs .) ois.
Dans la Méthode d’Illiger on trouve sous ce nom un ordre d’Oiseaux grimpeurs à deux doigts devant et deux derrière. (dr..z.)
SCANSORIPÈDES. ois. Quelques auteurs ont appelé ainsi les Oiseaux grimpeurs. (dr..z.)
* SCAPHA. mole. Une petite espèce de Nériline , très-grossie par Ronani (Récréât, ment, et occel., n° 197), est devenue pour Ivlein ( Méth.
ostrac. , p. 22) le type d’un genre auquel il donne ce nom, parce que l’Animal renverse sa coquille pour nager , et ressemble ainsi à une petite barque. Ce genre est tombé dans l’oubli. (D..H.)
SCAPHANDRE. Scaphander.
moll. Qu’il ne faut pas confondre, comme on l’a fait dans le Dictionnaire de Déter ville , avec Scapha. V. ce mot. Genre que Montfort a proposé pour séparer des Bulles de Linné et des autres conchyliologues , 1 eBul/a Lignaria ; mais ne reposant pas sur des caractères suffisans , ce genre, n’a pas été adopté. V. Bulle. (d..h.)
SCAPHIDIE. Scaphidium. ins.
Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères, famille des Clavicornes , tribu des Peltoïdes, établi par Olivier aux dépens du genre Silpha de Linné, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : corps épais , de forme naviculaire , rétréci et pointu aux deux bouts. Tète petite , yeux arrondis , à peine saillans. Antennes insérées audevant des yeux , sur les côtés de la» partie supérieure de la tête , presque de la longueur du corselet, composées de onze articles, les six premiers minces , allongés , presque cylindriques , les cinq autres formant une massue, presque ovales, un peu comprimées. Labre entier; mamliim-
SCA
les obtuses à leur extrémité et bifides. Palpes maxillaires filiformes, de quatre articles , le dernier presque cylindrique, terminé en alêne; palpes labiaux très-courts, filiformes, ne s’avançant pas au-delà de la lèvre, et composés de trois articles presque , égaux. Lèvre membraneuse, sa partie saillante courte, transversale,:; son bord supérieur un peu plus large , presque concave ; menton i presque carré, coriace. Corselet con- ê vexe, presque trapéziforme , beau- ; coup plus élioit en devant , un peu plus large à sa partie postérieure, qu’il n’est long. Elytres tronquées, laissant l’anus à découvert et cachant deux ailes. Abdomen terminée en pointe épaisse. Pâtes grêles; jambes longues , presque cylindriques.
Tarses grêles, terminés par deux »
crochets. Ce genre se distingue de ! ] tous ceux de sa tribu par la forme) j naviculaire de son corps , et par d’au-* j très caractères tirés des antennes et) ; des pâtes : il se compose de trois es-- j pèces européennes qui vivent sur lesj j bolets et les champignons. Nous lesj > avons rencontrées toutes trois auxi environs de Paris; mais celle quel*; nous y avons trouvée le plus abondamment et qui passait -pour rare,,,' est :
Le Scapiiidie immaculé , Scaphi dium immaculatum , Fabr. , Latr.
est long de deux lignes, d’uu noi luisant sans taches. Nous l’avon pris en octobre dans le bois d Romainville près Paris. Il se tien sous le chapeau d’une grande espèc de champignon blanc, et se laiss tomber à terre au moindre mouvement que l’on imprime à ce végétal Pour en prendre, nous étions oblige d’étendre un mouchoir auprès de ce; ■ grand»* réunion^ de champignons cl u de les renverser brusquement dedans ' Le Scaphidium quadrimaculatun -.j est de la même taille; il dilfère d< j précédent parce qu’il a deux tache, rouges sur chaque élytre. Enfin h Scaphidium agaricinum est tout plus long dune demi-ligne; soi corps est tout noir. (G
SCA
* SC A PH [NOTE. Scaphinotus. ïns.
Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques , établi par Latreille qui le place dans sa division des Carabiques abdominaux, et confondu avec les Carabes par Olivier , et avec le genre Cjc/irus par Fabricius. Les caractères de ce . genre sont exprimés ainsi par Dejean (Spéciès des Coléopt . , etc.) : antennes • sétacées ; labre bifide ; mandibules étroites et avancées, dentées intérieurement. Dernier article des palpes très-fortement sécuriforme, presque en cuiller, et très— dilaté dans les mâles. Menton très-fortement échancré. Bords latéraux du corselet trèsdéprimés , relevés postérieurement et prolongés. Elytres soudées, trèsfortement carénées latéralement et embrassant une partie de l’abdomen.
Tarses antérieurs ayant leurs trois ; premiers articles légèrement dilatés dans les mâles. Ce genre se distingue des Cycbres, avec lesquels Fabricius avait confondu ses espèces, parce que dans ces derniers les bords latéraux du corselet ne sont point prolongés i postérieurement , et qu’ils sont peu ou point déprimés. Les mêmes diffé- ; rences éloignent le genre Sphérodère de Dejean des Scaphînotes. Le genre Pambore en est distingué , parce que •ses élytres ne sont pas carénées latéralement et qu’elles n’embrassent pas i l’abdomen. Enfin les genres Carabe ; proprement dit, Procère, Calosome , Tefllus , etc., en sont bien séparés : par l’absence de dents au côté interne des mandibules. Ce genre se compose de deux espèces américaines; la mieux connue est :
Le ScAPHINQTE K El. K V K , Scapflinotus elevatus , Dej. , Spéciès des ‘ Coléopt. de la Coll, de Dejean , etc.
1 T. it, p. 1 7 ; Cychrus elevatus , Fabr.j ' Carabus elevatus , Oliv. , Enlom., 5 , P- 46, n° 48, tab. 7, fig. 82. Cet Insecte est long d’environ neuf 1 i— fines, noir, avec le corselet violet, et les élyt res d’un cuivreux violet avec des stries ponctuées. On le trouve dans l’Amérique septentrionale, (o.)
SCA
* SCAPHIS. bot. crypt. [Lichens.) Ce genre a été fondé par Eschweiler ( Syst . lich., p. i4) aux dépens du genre Opegrapha d’Acharius; il est ainsi caractérisé : thalle crustacé, adhérent, uniforme; apothécie oblong ou allongé, presque simple, sessile , et dont le périlhécium , presque entier dans la jeunesse, s’ouvre et devient inférieur et latéral dans l’âge adulte ; ce périthécium margine le nucléum.
C’est avec raison que Meyer le réunit au genre Graphis, dont il ne semble point sensiblement différer, (a. p.)
SCAPHITE. Scaphites. mole. Le genre Scaphite a été institué par Sowerby dans son Minerai Conchology , successivement adopté par Férussac, Blainvillc, Défiance, De Haan , etc., et diversement placé selon les caractères qu’on lui a reconnus. Sowerby n’avait pas donné les caractères d’une manière complète; de sorte qu’il a été difficile, avant de les avoir étudiés d’une manière convenable , de placer ce genre dan3 la série. C’est ainsi que De Haan, croyant que les cloisons étaient simples, le mit près des Nautiles, ce que Il t également Blainville dans son article Mollusque du Dictionnaire des Sciences naturelles, trompé par une figure mal faite dans l’Atlas de cet ouvrage^ il rectifia cette erreur dans son Traité de Malacologie. Férussac avait reconnu la nature de ce genre, et l’avait rangé dans la famille des Ammonés [7^. ce mot), la seule où il soit naturel de le trouver. Brongniart, qui trouva ce- genre dans la Craie inférieure de Rouen, fut à même de le bien juger comme on le voit dans son excellent ouvrage sur la géologie du bassin de Paris. D’Orbignv, dans son Travail sur les Céphalopodes , s’est servi judicieusement du genre qui nous occupe pour lier les Iiamil.es avec les Ammouites, et par sa structure il remplit en effet cette lacune. Maintenant complètement connu , ce genre doit recevoir les caractères qui suivent : coquille elliptique, à spire embrassante, rou-
2 1 6 SCA
lée sur le même plan; tours continus, excepté le dernier qui se détache et se i epiie ensuite sur la spire ; cloisons nombreuses, profondément découpées comme dans les Ammonites; la dernière loge fort grande, comprenant leu te la partie détachée et droite de la coquille, se terminant par une ouverture rétrécie, par un bourrelet circulaire.
Les Scaphiles sont des coquilles d’un volume médiocre que l’on ne connaît qu’à l’état de pétrification.
On ne les a encore rencontrées que dans les terrains de Craie, et seulement dans la Craie inférieure ; elles ont une forme ellipsoïde , particulière. Quand elles sont jeunes , on les prendrait pour des Ammonites; car alors elles ont un modede développement dans la spire absolument semblable. Mais parvenues à l’âge adulte, le dernier tour, qui est complètement dépourvu de cloisons, se détache, se prolonge en ligne presque droite, se recourbe près de l’ouverture qui se renverse vers la spire.
Cette ouverture , quand elle est complète , e.it rétrécie par un bourrelet interne fort épais , à en juger d’après l’étranglement qu’il produit. Lorsque les Scaphites n’ont pas été roulées , elles conservent des traces d’une nâcre brillante; le lest était, à ce qu’il paraît, très-mince , -et il est très-rare d’en rencontrer des restes.
Sowerby, dans l’ouvrage que nous avons cité, décrit et figure deux espèces de Scaphite. Defrance , dans le Dictionnaire des Sciences naturelles , croit avec raison que la seconde espèce n’est qu’une variété de la première. Les variétés assez nombreuses que nous avons vues de ces Coquilles nous font adopter la manière de voir de Defrance. Nous ne mentionnerons que l’espèce suivante :
Scaphite égale , Scaphites œqua- /is, Sow., Min. ConcA., pl. 1 8, fig. î à 7; ibid. , Parkinson, Introd. lu the stud. of Foss., pl. 6, fig. b; ibid. , Cuv. et Brong., Géol. des env. de Paris, pl. 6, fig. 1 3 ; Blninville, Trait, de Maine., pl. i3, fig. 3. De
SCA
la Craie inférieure de la montagne Sainte-Catherine près Rouen , de la montagne des Fis dans les Alpes de Savoie ; en Angleterre , près de Brighiori , et dans le comté de Sussex près de Leweis. (d..h.)
SCAPHOÏDE, pois. Foss. Les pétrifications qui ont anciennement reçu ce nom , paraissent être des Buffoniles. F. ce mot. (b.)
* SCAPHOPHORUS. bot. cbypt.
[Champignons.) Ehrenberg a donné ce nom au genre déjà désigné par Fries sous celui de Schizophyllus. F.
ce mot. (ad. b.)
* SCAPHURE. Scaphura. ins. Ce genre , créé presque en même temps par Lalreille sous le nom de Penuicorne, et par Kirby sous celui de Scaphure, fait partie de la famille des Locuslaires de l’ordre des Orthoptères Sauteurs. Quoique Lalreille lui ait imposé le nom de Pennicorne dans ses Familles naturelles du Règne Animal , il l’a abandonné en voyant que Kirby avait publié les caractères de ce même genre dans le n° 5 du Z oological Journal, avril 1 826. Ces caractères sont exprimés de la manière suivante.,: labre orbiculaire; mandibules cornées, fortes, presque trigones , arrondies à leur partie dorsale, munies intérieurement de cinq dents, les trois de l’extrémité faites en lanière, l’intermédiaire incisive, échancrée ; celle qui est la plus près de la base ressemblant assez à une dent molaire; lobe supérieur des mâchoires coriace, linéaire, courbe à son extrémité; l’inférieur ayant à sa pointe trois épines dont l’inférieure est la plus longue. Lèvre coriace; son extrémité divisée en deux lobes oblongs. Palpes filiformes; les maxillaires de quatre articles; le second et le quatrième plus lodgs que les autres ; celui-ci grossissant vers le bout. Palpes labiaux de trois articles, le premier le plus court de tous, I intermédiaire moins long que le dernier. Antennes multiarticulées , filiformes et velues à leur base , sétacécs
SCA
leur extrémité. Oviscapte en forme » nacelle , garni d’aspérités. Corps I dlong , comprimé. Ce genre se com- I ose de trois ou quatre espèces tou- I' ;s propres au Brésil. Celle qui lui i *rt de type et qui a été décrite par i -irby, est :
La Scaphure de V ig ons, S cap/iura t 'igorsii, Kirby ,Zool. Journ ., n° 5, ?ril i8i5 , pl. 1, fig. 1 à 6. Cet In- :cle est long de quatorze lignes. Il it noir; son abdomen est bleuâtre;
- s cuisses postérieures ont dans leur lilieu une bande blanche ; l’extréiilé des élytres est pâle et les annnes sont velues à leur partie inféeure. {<>.)
SCAPOLITHE. min. C’est-à-dire | terre en liges , en baguettes. Syn. de icillaire. V. Wernérite. (g. del.)
* SCÀPTËRE. Sjcapterus . ins.
enre de l’ordre des Coléoptères, ction des Pentamères, famille des • irnassiers, tribu des Carabiques, abli par Dejean ( Spéciès des Coopt , etc. T. h , p. 472), et dont le >m vient d’un mot grec qui signifie uisseur. Les caractères que l’auteur «signe à ce genre sont : menton ar- ,'ulé , légèiemenl concave, forteent trilobé , ridé transversalement, fibre très-court, tridenté; mandi- ■ des peu avancées, assez fortement !» | ntées à leur base; dernier article | s palpes labiaux allongé, presque lindnque. Antennes courtes, molifoimes; le premier article assez I and, à peu près aussi long que ’• > trois suivans réunis ; les au-
I-S beaucoup plus petits, très-courts, esque carrés et grossissant un peu rs 1 extrémité. Corps allongé, cyidrique. Jambe» antérieures forteent palmées; corselet carré, conxe > presque cylindrique; élytres lindnques , presque tronquées à ur extrémité) leurs bords latéraux rallèlefl. Pâtes très-courtes. Jambes termédiaires ayant deux dents près 1 extrémité. Tète courte, presque née. Ce genre a les plus grands pporls avec les Osystomes; il s’en
SCA 217
distingue cependant par les mandibules qui dans ces derniers sont à peine dentées intérieurement. Les Oxygnathes , Camptodontes et divines sont dans le même cas. Les Carènes se distinguent du genre Scaptèie par leurs quatre palpes maxillaires dont le dernier article est dilaté. Les Scarites et les Acanthoscèlcs ont les mandibules grandes et avancées; de plus les Scarites ont le corselet presque en croissant , les Acanthoscèles ont le corps court.
Enfin les Pasimaques sont bien distincts du genre qui nous occupe par leur corps aplati , et leur corselet large , presque cordiformc et échancré postérieurement. La seule espèce connue de ce genre nous a été dédiée par Dejean ; elle se trouve aux Indes-Orientales :
Le Sc apte RE de Guérin, Scapterus Guerini, Dejean, Spéciès des Coléopt., etc. T. 11, p. 472 ; est long de sept lignes et demie, noir; sa tête a un tubercule élevé presque en forme de corne. Les élytres ont des stries fortement ponctuées. (g.)
SCAPULAIRES, ois. Nom des plumes implantées sur l’humérus , qui recouvrent les épaules et se plongent souvent de chaque côté en descendant le long de la colonne vertébrale. * (DR. .z.)
* SCAPUS. bot. phan. V. Hamp.
SCARABÆ.US. ins. V. Scarabée.
SCARABE. Scarabus. moll. Parmi le grand nombre de genres que Montfort a créés , on eu compte à peine quelques-uns qui resteront dans la science. On peut facilement s’assurer de ce que nous avançons en consultant dans ce Dictionnaire les articles oii il est question de ces genres. Celui dont nous allons nous occuper est une des rares exceptions à la proscription que l’on pourrait mettre sur presque tout le travail de Montfort. Les Coquilles du genre Scarabe étaient connues depuis fort longtemps, puisque Lister les a représentées dans son Synopsis. Recopiées
2 18 SCA
par Klein , il les rapprocha des Hélices dont l’ouverture est rétrécie par des dénis, et lit de cet assemblage peu naturel un genre qu’il nomma Angystoma [H. ce mot) qui n’a point été adopté. Linné les confondit aussi dans son grand genre Hélice, d’où Bruguière les fit sortir pour les ranger d’une manière tout aussi peu convenable dans le genre Buliine. Par leurs caractères, elles durent entrer dan^ le genre Auricule aussitôt qu’il fut proposé , et c’est en effet ce qui arriva. V. Auricule. Lamarck, auteur du genre Auricule, ne connaissait pas l’Animal de VHelix scarabens. Il n’est donc pas surprenant qu’il .l’ait conservé parmi les Auricules. Ce n’est que depuis quelques années que Blainville, l’ayant reçue de l’île d’Ainboine de Marion de Procé , en a publié une description dans le Journal de Physique. Dèslors il ne s’éleva plus de doutes' sur le genre Scarabe, qui fut définitivement conservé dans la Méthode. On ne peut disconvenir qu’il n’ait avec les Auricules les plus grands rapports quant à la coquille et aux moeurs de l’Animal ; mais celuici différerait notablement de celui des Auricules , surtout si l’observation confirmait ce que notre estimable et savant ami Lesson nous a communiqué à son sujet. Par une contradiction que nous expliquons difficilement, Blainville, après avoir indiqué lui-même le premier la séparation des Scarabes et des Auricules, les réunit cependant dans son Traité de Malacologie, et les sépare de nouveau à l’article Scarabe du Dictionnaire des Sciences naturelles. Il résulte de cette vacillation une incertitude pénible pour ceux qui ne font qu’entrer dans la science. Les caractères de ce genre peuvent être exprimés de la manière suivante :
Animal trachélopode , spiral , ovalaire ; tête large , portant deux tentacules subrétractiles , cylindriques , oculés au côté interne de la base; cavité rcspiratrice dorsale recevant Voir en nature par une ouverture
ronde placée sur le côté droit d| corps. Coquille ovalaire , déprimu.,
de spi».
de haut en bas, à tours nombreux et serrés; ouverture oval^ pointue, à bord droit, marginé d>