‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 91 sur 282 · SC II · texte numérisé non relu

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cluse; couronne placée au fond de la corolle à la base de la corolle , aduée aux cinq anthères au moyen de corps calleux, et se prolongeant en cinq lanières linéaires-lancéolées, disposées en étoile et opposées aux anthères ; anthères terminées par une membrane courte; masses polliniques pendantes ; stigmate turbiné , plan-convexe en dessus ; graines aigrettées? Ce genre, dont l’auteur ne donne pas les affinités prochaines, paraît avoir les plus grands rapports avec le Macroscepis de Kunth. Il se compose de trois espèces qui croissent dans les lieux secs et ombragés de l’Amérique tropicale , particulièrement dans le Brésil. Martius les a décrites et figurées sous le nom de Schubertia multiflora , loc. cit. , ta b. 53; S. gra/idiflora et S. longiflora. Celte dernière espèce est le Cynanchum Loti gijlorum de Jacquin , Amer ., ed. Pict ., p. 45 , tab. 85. Ces Plantes sont ligneuses , volubiles, hérissées, lactescentes , à feuilles opposées, pétiolées, cordiformes , à fleurs en ombelles presque charnues , souvent barbues intérieurement. (g.. N.)

* SCHUBLERIA. bot. phan.

Genre de la famille des Gentianées et de la Pentandrie Monogynie, L. , établi par Martius ( JYov. Gener.

Plant, braail., vol. 2, p. j î 3) qui l’a ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cinq segmens ovales cri lancéolés , aigus et imbriqués pendant l’estivation; corolle tubuleuse, presque campanulée , membraneuse , caduque, dont le tube est cylindrique,^ limbe à cinq divisions peu profondes, égales, lancéolées, un peu glanduleuses sur leurs bords, roulées en cornet pendant l’estivation, ayant la gorge nue; cinq étamines petites, incluses, insérées sur la corolle au-dessous du limbe, à filets courts,, subulés , à anthères petites , oblongues , à deux loges quelquefois séparées par un connectif membraneux, renfermant un pollen composé de trois sphérules accolées ;

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ovaire biloculaire à loges complètes dont les cloisons sont formées par l’inlroflexion des valves , et qui viennent s’attacher h un réceptacle central ; style continu avec l’ovaire,, court , cylindrique , supportant un stigmate simple, pédicellé-glanduleux; capsule allongée, bivalve, bi— loculaire , contenant un grand nombre de graines attachées à un réceptacle central , spongieux , bipartible et. impressionné de fossettes; graines petites, ovées ou obovées , anguleuses , couvertes d’un tégument celluleux-réticulé , composées d’un trèspetit embryon orthotrope , à radicule opposée au bile, et renfermé dans un albumen charnu.

Le genre Schubleria est le même que le Curtia de Scblendal qui l’a placé dans la famille des Scrophulai inées. Martius persiste néanmoins à le regarder comme une véritable Gentianée , à raison de son port qui le rapproche beaucoup de l’Ery- Lhrœa , de sa corolle régulière, de son estivation contournée-convolutive comme celle de la plupart des Gentianées , de l’introilexion des valves de la capsule , et de plusieurs autres caractères. Les racines des Schubleria sont amères - muciiagi neuses comme celles des Gentianées , et elles confirment les analogies de propriétés médicales qu’on a signalées entre les Plantes de mêmes familles naturelles. Sprengel ( Curæ posteyiores , p. 34o ) réunit le genre Schubleria à son genre Hippion qui a pour type le Continua verticillala , L.

Martius a décrit et figuré ( loc. cit. , tab. 36, 07 et. 58 ) quatre espèces de Schubleria sous les noms de S. diffusa , S. conferta , S. stricla et S. patula ; de plus il en a décrit une cinquième nommée 5. tenella. Ce sont des Plantes annuelles , à liges dressées , rameuses, garnies de feuilles sessiles , opposées ou verticillées , à fleurs roses ou jauues , disposées eu panicules trichotomes. Ces Plantes croissent en sociétés assez nombreuses d'individus dans les herbages du

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lJrésil inter-tropical , depuis le aoe jusqu’au i4e degré. (g.. N.)

SCHULTESIA. bot. phan. Sprcngel a donné ce nom générique au Clitoris petrœa de Thunberg et Swartz qui avait déjà été érigé par Desvaux eu un genre distinct, sous le nom d-’Eustachys. Le nom de Schultesia se trouvant sans emploi, Martius, dans le second volume de son Généra Plantarum brasiliensium , l’a imposé à des Plantes de la famille des Gentianées. Mais ce genre n’est évidemment qu’une répétition du Sebœa de Robert Brown , car l’une d’elles ( Schultesia crenuliflora ) est identique avec YExacuin guianense d’Aublet , que cet auteur cite comme une des principales espèces de son Sebœa , et qui a été considéré comme tel par tous les botanistes modernes.

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