‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 4)Chapitre 93 sur 282 · SC II · texte numérisé non relu

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sulfuré , cto. En ornithologie le ScmVAHZ BRAUNERHABICHT est le Faucon noix*. (b.)

SCHWARZEL. Erdkobalt. min.

(Werner. ) V. Cobalt.

* SCHWEIGGERIA. bot. piian.

Auguste Saint-Iiilaii*e ( Plantes remarquables du Brésil , p. v8i , tab.

j6 , B ) a décrit et figuré sous ce nom le genre Glossarrhen de Martius , parce qu’il avait reçu de Martius lui-même l’avertissement que son nouveau genre était identique avec un genre Schweiggeria déjà établi } par Sprengel. Mais ce dernier auteur i ;i renoncé au nom qu’il avait imposé , i et dans son Species Plantarum il ne l’a donné que comme synonyme de Glossarhen. V. ce mot. (g. .N.)

SCHWEINITZÏA. bot. phan. El- : liott et Nuttall ont établi sous ce nom un genre de la Décandrie Moriogynie, ; et qui présente les caractères essen- : liels suivans : calice à cinq folioles concaves ; corolle canipanulée de la i longueur du calice , à cinq segnxens ;

: nectaire à un pareil nombre de divisions, situé à la base de la corolle;

dix étamines dont les anthères sont hadnées aux filets, à une seule loge < s’ouvrant par deux pores nus à la base ,qui est renversée; stigmate globuleux présentant cinq lobes inféricunement ; capsule probablement à cinq

■ oges ; graines inconnues. Ce genre a . été d’abord publié par Elliott ( Sketch

of Botany Amer., p. 478] sous le nom de Moiioiropsis , que lui avait imposé ' Schwemitz, auteur primitif du genre.

U appartient, selon Nuttall, à la ; nouvelle famille des Monotropécs ,

■ ou il avoisine de très-près le genre ! 1 Pterospora. Il ne se compose que

l’une seule espèce Schweinitzia odorata, Monotropsis odurata , Elliott Joc. cil.), qui est une petite Plante herbacée , probablement parasite , înlièrement dépourvue de feuilles proprement dites et de verdure , n’of- •ant que des écailles à la manière les Monotropa. Ses fleurs sont terinij lr*lc5, agrégées en capitules, d’une «leur agréable de violette et accom-

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nagnées de larges bractées. Cctle Plante croît dans les bois ombragés de la Caroline du nord. (g. .N.)

SCHWEINITZÏA. bot. cbypt.

( Champignons. ) Ce nom , donné par Grevillc a un genre voisin des Lycoperdons, a été changé depuis par l’auteur lui-même eu celui de Cauloglossum , un autre genre de Plantes Phanérogames ayant déjà reçu le nom de Schweinitzia. Le genre Podaxis établi depuis long-temps par Desvaux , et ayant pour type le Lycoperdon axatum de Bosc, ne diffère peut-être pas du genre établi par Greville qui est fondé sur les Scleroder ma pistillare et carunomale de Persoou. Iad. b.)

SCHWENCKIE. Scliwenckia. bot.

phan. Genre de la famille des Scrophulariuées , présentant les caractères suivans : calice tubuleux , quinquéfide ; corolle tubuleuse, plissée au sommet, à cinq dents ; des glandes en massues situées entre les dents ; cinq étamines dont trois sont stériles ; stigmate presque capité ; capsule bilocuiaire, bivalve , ayant une cloison parallèle aux valves , et devenant libre de placentas adnés. Le genre Chœtochilus de Valil doit être réuni aux Schwenckia. Ce genre est remarquable par la régularité de. son calice qui contraste avec l’irrégularité de sa corolle. De Cantlolle ( Plantes rares du jardin de Genève, p. 37) observe qu’il est plus voisin du Nicoliana que d’aucun des genres l’apportés à la famille des Scrophularinées, et qu’il tend à réunir cette famille à celle des Solanées. Les Schwenckies croissent dans les régions chaudes de l’Amérique méridionale, principalement dans la république de Colombie et au Brésil. Ce sont des Plantes herbacées, dressées, rameuses, à feuilles alternes , entières , à fleurs en panicules , ou rarement solitaires , géminées et ternées dans les aisselles des feuilles. Kunth [Noo. Généra ce Species Plant, œquin. T. 11 , p. 374, tab. 178 à 181) en a décrit et figuré avec soin quatre espèces sous les

uM • SCI

noms de Schwenkia glabrata, païens, a/nericana et browallioides. De Candolle en a aussi décrit et iiguré ( tab. 10, /oc. cit.) une espèce rapportée du Brésil par Auguste Saint- Hilaire , et dédiée à ce savant ( Schwenckia Ililariana.) (g.. N.)

SCIIWENK.FELDIA. bot. fiian.

( Schreber et Willdenow). Syn. de Sabicea. V. Sabtce. (b.)

SCH WEYCK ÉRT A . bot. pii an.

(Gmelin.) Svn. de PU/arsia Nymphoides , Yenlenat. V. Villahsïe.

SCHYMUM. bot. titan., ( Dioscoride.) Syn. de Gundelia. (b.)

*SCIAPHILA. bol’, phan. Blume ( Bijdr . tôt de Flor. ned. Ind., p. 5i4) a établi sous ce nom un genre qu’il a placé dans la famille des Urticées , et qu'il a caractérisé de la manière suivante : fleurs monoïques. Les mâles ont un calice découpé profondément en six segmens réfléchis , un peu velus au sommet; corolle nulle; six anthères sessiles, adnées au calice et opposées à ses divisions. Les fleurs femelles ont un calice semblable à celui des fleurs mâles; des anthères stériles; plusieurs ovaires placés sur un réceptacle convexe, uniloculaires, uniovulés , surmontés chacun d’un stigmate sessile et ponctiforme. Les ovaires se changent en baies couvertes de glandes pellucidcs , renfermant des graines solitaires , à peu près triquètres et recouvertes d’une membrane un peu coriace. Le Sciap/dla lenella est une Plante très-grêle, charnue , dépourvue de feuilles. La hampe est très -simple, dressée, à stipules alternes ou ovales. Elle est surmontée de fleurs eu grappes , penchées, les mâles occupant la partie supérieure. Cette Plante croît dans les localités montueuses et ombragées de l’île Nusa-Kampanga. (g.. N.)

SCIAPHILE. ins. Genre de Charansons établi par Schœnhcrr. V.

Riiynchophobes. (g.)

SCIARA. ins. (Meigen.) K. Mo-

liOBBE.

SCI

SCIE. P/istis. pois. Lalhain a proposé, dans le deuxième volume des * Transactions delà Société Linnéenne:

de Londres (p. 82, pl. 26 et 27), de séparer le Poisson Scie d’avec les Squales ou Linné et Jes auteurs contemporains l’avaient classé. Depuis Lalham, le genre Pristis a été adopté par Cuvier et par les zoologistes de l’époque actuelle, et son nom, emprunté au radical grec, est celui que l'espèce commune portait chez les anciens. Les Poissons Scies appartiennent donc aux Chondroplérygiens à branchies fixes de Cuvier , et à la famille des Plagiostomes de Duméril. Ils ont pour caractères génériques : d’être organisés intérieurement comme les Requins et de joindre, à leur forme allongée , un corps aplati en avant et des blanchies dont les ouvertures sont inférieures comme cbezles Raies; mais leur principal attribut est d’avoir un très-long museau, déprimé, armé de chaque côté d’un grand nombre de fortes épines osseuses, imitant des dents , bien qu’elles n’en aient aucunement la texture , et cependant étant comme elles implantées dans des sortes d’alvéoles ; les vraies dents sont rangées en petits pavés sur les mâchoires comme chez les Squale; émissoles ( P . ce mot). Les deux dorsales sont distantes , et les branchies s’ouvrent de chaque côté par cinc trous ; derrière les yeux sont percé; deux évens.

Les Scies sont des Poissons robustes , armés d’une manière redoutable par la longue dague qui part fle leucj! tête. Long-temps les anciens auteur; les rangèrent parmi les Cétacés. Pres-f que tous les pêcheurs de Baleines et les navigateurs en parlent dans leurs relations; on a fréquemment décrit leurs combats avec les Baleines elj les Baleinoptères ; leur taille devien * assez considérable , bien cependan qu’elle ne dépasse pa§ quinze ou ving pieds. Les Nègres de la côte d’Afriqu vénèrent ces Poissons, que les habi tans des contrées septentrionales re cherchent à cause de leur peau solide et de leur défense qu’ils venden

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aux atnnlcursde curiosités ; leur chair dure, coriace, huileuse, ne sert qu’aux chiens des Esquimaux ei des Lapons, Chaque mer semble avoir des espèces propres, qui n’abandonnent point les parages où elles semblent confinées ; ainsi l’Océan boréal possède une espèce depuis long-temps célèbre ; la Méditerranée en a une deuxième, le grand Océan deux autres , et l’océan Antarctique une cinquième.

La Scie commune , Pristis Antiquorum , Lalh.; Squalus Pristis , L.,EncycL, pl. 8, fig. £24. Ce Poisson est le Pristis des anciens , et la Vivelle de Rondelet ; il est décrit et figuré dans tous les ouvrages d’Ichthvologie et même dans un grand nombre de relations de voyages , tels qu’Anderson, Eli is ; dans le Muséum fVormianum , dans Jonston où il est défiguré , etc. , etc. Son dos est gris noirâtre, les parties latérales et inférieures sont blanchâtres , garnies de quelques tubercules ; la caudale est courte ; la dorsale est placée audessus des jugulaires. Le museau osseux est aplati , arrondi au bout , garni de vingt à vingt-quatre dents robustes et tranchantes. La Scie est célèbre par ses combats avec la Baleine, qu’on a peints avec un soin trop bien calculé pour que nous croyions à son entière réalité. Elle vit dans les mers du INord , et est très-commune sur les côtes du Groenland, de l’Islande, de l’Angleterre , oii les tempêtes la jettent assez fréquemment sur les rivages; elle atteint de quinze à dix-huit pieds de longueur.

La. Scie peotinee , Pristis pectinatus , Lalh. , toc. cit. Ce Poisson a la queue longue; la nageoire dorsale concave, le rostre garni de trente-six dents, et quatre à cinq pieds de longueur. On le trouve dans la Méditerranée, mais non dans l’océan Atlantique. Risso dit que les habitons de Nice le nomment Serra , et qu’il ne paraît sur leurs côtes qu’en été ; mais qu’on le prend très-rarement.

Ca Scie cuspidée , Pristis cuspidatus , Lalh., lue. cil. Rostre de

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même largeur, à peu près dans toute sa longueur et armé de vingt-huit dents larges et pointues. On la trouve dans l’océan Pacifique.

La Scie a petites dents , Pristis microdon , Lath. , toc. cit. Rostre n’ayant que dix-huit petites dents à peine saillantes et spiniformes; sa longueur totale atteignant à peine dix-huit pouces. On la trouve également dans le grand Océan.

La. Scie barbue, Pristis cirrhatus , Lath., loc. cit.; Squalus A nisodon , Lacépède. Ce Poisson a son rostre garni de dents très-inégales et un peu recourbées ; de chaque côté du museau , pend un long filament flexible.

Il se trouve dans les mers qui baignent la Nouvelle-Hollande, (less.)

SCIE, conch. Nom vulgaire et marchand du Donax denticulatus.

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