V. ce mot. (b
SCLÉRANTIIE. Sclerant/ius.
bot. phan. Genre de la famille des Paronychiées , qui peut être caractérisé de la manière suivante : le calice est monosépale, persistant, tubuleux , renflé à sa base et à cinq divisions ; la corolle manque ; les étamines, généralement au nombre de dix, quelquefois de cinq, plus rarement de deux seulement, sont insérées au tube du calice; l’ovaire est libre, surmonté d’un style profondément biparti ; le fruit est un akène recouvert par le tube calicinal endurci. La graine naît du fond du péricarpe et est portée sur un podosperme* grêle et long. Cette graine se compose, outre son tégument , d’un embryon recourbé autour d’un endosperme farineux. Ce genre se compose jusqu’à présent de six espèces.
Ce sont de petites Plantes herbacées, annuelles; leurs feuillés sont petites, linéaires , opposées , réunies et connées par leur base. Les fleurs sont très - petites , verdâtres, groupées
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aux aisselles des feuilles. Des six espèces de ce genre, quatre croissent en Europe, savoir : Scleranthus annuus , L., Fl. Dan., tab. 5o4 , très-commun dans les champs incultes ; Scleranthus . perennis , L., Fl. Dan., tab. 563, espèce vivace qui croît dans les lieux s sablonneux; Scleranthus polycarpus, L., et Scleranthus hirsutus , Presl., Del.Sicul. , 65, trouvé dans les sables I volcaniques aux environs de l’Etna;
. les deux autres sont originaires de la Nouvelle-Hollande. (a. r.)
* SCLÉRANTHÉES. Sclerantheæ.
I : bot. phan. Le professeur De Canclolle appelle ainsi l’une des tribus de : la famille des Paronychiées , qui ren- ' ferme les genres Mniarurn , Scleran- : thus et Guilleminea. (a. r.)
SCLERANTHUS. bot. phan. V .
" SCLÉRANTHE.
SCLERIE. Scleria. bot. phan.
l Genre de la famille des Cypéracées ; et de la Monœcie Triandrie , L. , of- : frant les caractères suivans : fleurs diclines , à écailles fasciculées, uui- : flores; les mâles ont de une à trois .étamines; les femelles sont situées ! tantôt dans le même épi 11 et que les mâles , tantôt elles forment un épillet •idistinct. Le fruit est une noix colorée, c ordinairement d’un blanc de perle, t entourée d’une écaille trilobée, pres- ■ que cartilagineuse, libre ou adnée à la 1 base de la noix. Outre cette écaille i trilobée , on trouve encore dans plusieurs Scléries un petit écusson ( sculellurn) extérieur, indivis , persistant avec l’épillet après la chute de ia ' noix et ries écailles. Le genre Scleria, d’abord confondu avec les Carex et v Schœnus par Linné, puis distingué par Bergius, est très-reconnaissable, parmi toutes les autres Cypéracées , * à son fruit globuleux ou ovoïde, très-dur et d’une couleur blanchâtre opaque. Ces fruits ressemblent un peu à ceux de nos Grémils ou Lithos- " ncrmum. Les espèces de Scléries , iécrites dans les divers auteurs , sont au nombre d’environ quarante. Elles croissent çn général dans les climats
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chauds du globe, tant en Amérique qu’en Asie. Les espèces sur lesquelles le genre a été fondé par Bergius ( Act . Halm. , 1765 , p. i44, tab. 4 et 5 ) sont les Scleria Flagellum et mitis.
La première, qui est la plus remarquable , a reçu une foule de dénominations. C’est le Carex lithosperma , le Schœnus lithosper/nus , le Schœnus secans et le Scirpus lithospermus de Linné dans ses diversouvrages. Gaertner ( de Fruct. , vol. 1 , p. i3, tab.
9 , fig. 7 ) a décrit et figuré son fruit sous le nom d e Scleria margaritifera* Il est aussi figuré dans Rhéede {Malab., vol. 1 2 , tab. 48) sous le nom, de Caden-Pullu. Cette Plante a des tiges grimpantes, triquètres, s’élevant à une giande hauteur, et s’accrochant aux Ai bres. Toutes ses parties sont hérissées d’aiguillons recourbés. Les feuilles sont longues , linéaires, engainantes à la base, striées , carences , glabres en dessous et hispides en dessus. Les fleurs sont disposées en épis ou en panicules axillaires. Cette Plante croît dans les contrées situées entre les tropiques,
Principalement aux Antilles et dans Amérique méridionale. (g.. N.)
* SCLÉR'INÉES. bot. phan. Quatrième section de la famille des Cypéracées. y. ce mot. (b.)
SCLERNAX. bot. crypt.? Il est impossible de reconnaîti’e , sur ce qu’en dit Rafinesque , le genre formé par ce naturaliste sous ce nom. Estce un Hydrophyte? Est-ce un Polypier? Il en mentionne deux espèces des mers de Sicile, le truncata et le lutescens. (b.)
SCLÉROBASE. Sclerobasis. bot.
phan. Genre de la famille des Sy— nanthérées , tribu des Sénécionées et de la Syngénésie superflue, L. , établi par H. Cassini ( Bull, de la Société Philomatique, mai 1818 ) ; et offrant les caractères suivans : involucre semblable à celui des Séneçons ; réceptacle dont la face supérieure ou interne est plane, alvéolée, ayant les cloisons membraneuses , peu éle-
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▼ées; la face inférieure ou externe est presque hémisphérique, couverte ( après la floraison ) de grosses côtes subéreuses , rayonnantes , confluentes au centre, distinctes à la circonférence, eu nombre égal à celui des folioles de l’involucre , attenant avec elles et aboutissant à leur base; calathide radiée, à fleurs centrales, membraneuses, régulières et herma-
f)hrodites , à fleurs marginales, liguées et femelles; ovaires cylindriques , striés ; aigrette composée de
ijoils légèrement plumeux. La singuière structure du réceptacle forme le principal caractère de ce genre ou sous-genre. Nous avons reproduit presque textuellement la description de Gassini qui ajoute que la face externe du réceptacle représente assez bien la moitié inférieure d’un Melon- Cantaloup qu’on aurait coupé transversalement, et qui porterait les folioles de l’involucre en dedans des bords de sa coupe circulaire. Ce caractère ne s’observe bien que lorsque la fleur est à son dernier période d’âge, car les côtes du réceptacle sont vertes, charnues, peu apparentes , et non dures, sèches , subéreuses , épaisses et fort saillantes.
L’espèce qui offre ce caractère dans toute son évidence a été décrite par Cassinisousle nom d eSclerobasisSonneratii. C’est une Plante herbacée , à feuilles alternes, amplexicaules , irrégulièrement dentées-sinuées , à fleurs jaunes , formant une panicule irrégulière. Elle a été recueillie par Sonnerai dans ses voyages , et on la croit originaire du cap de Bonne-Espérance qui est la patrie du Senecio rigidus , L. , seconde espèce du genre Sclerobasis , que l’on cultive dans nos jardins de botanique, mais qui n’a pas offert aussi complètement le caractère esseuliel , parce que ses calathides ne parviennent pas dans les jardius à leur parfaite maturité.
SGLÉRQCARPE. Sclerocarpus.
$OT. MAN. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Hélianthées , et de la Syngénésie Frustranée, L. ,
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établi par Jacquin ( Icon. Plant, rar.) et ainsi caractérisé : involucre trèsirrégulier , formé de trois folioles non contiguës , correspondant seulement aux fleurs de la circonférence, inégales, surmontées d’un appendice foliacé; à la base de cet involucre il y a environ quatre bractées pétiolées , très-inégales et dentées; calathide composée au centre de fleurons nombreux , réguliers, hermaphrodites, et offrant à la circonférence deux à trois fleurs anomales et neutres; réceptacle convexe, garni de paillettes acuminées, enveloppant étroitement les fleurons du centre; ovaires obovoïdes , lisses , épais et arrondis à leur partie supérieure où ils offrent une aréole oblique intérieure , portée sur un col épais et extrêmement court; ovaires des fleurs marginales stériles, allongés et grêles; corolles de ces dernières fleurs ayant le tube long , la languette courte , large , arrondie , irrégulière et variable. Le Sclerocarpus africanus , Jacq., loc.
cit. , est une Plante herbacée , an- rj nuelle,un peu ligneuse, à feuilles il alternes, ovales, dentées, marquées i de trois nervures, à fleurs terminales et solitaires. Cette Plante croît dans la Guinée. (g. .N.)
SCLÉROCARPES. bot. crypt.
Nom donné par Persoon à une des tribus de la grande famille desChampignons ; cette division correspond presque exactement aux Pyrenomy-i cetes des auteurs plus récens , ou à la famille des Hypoxylées. Persoon y rangeait les genres Sphœ/ia , Stilbos~\ para , Nœrnaspora , Tubercularia , Hysterium et Xyloma. Plusieurs deu ces genres doivent en être exclus , et un grand nombre de nouveaux viennent s’v placer. V. Hypoxylées.
(ad. b.)
SCLÉROCHLOÉ.Sc/eroc/i/oa. bot.
Man. Palisot-Beauvcfis ( Agrostogr. , | p. 97, tab. 19, fig. 4 ) a créé sous et nom un genre de Graminées qui •' 1 jour type le Poa dura de Linné. I ai a impo'sé les oaractères suivons | épi simple , à épillets unilatéraux où
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dichotomes. Lépicène à valves obtuses, plus courtes que les fleurs qui sont au nombre de trois à cinq; glume dont la valve inférieure est échancrée, cordiforme , obtuse , la supérieure entière ; écailles hypogynes échancrées? ovaire muni d’un bec portant un style profondément divisé en deux branches ; les stigmates plumeux ; graine munie d’un bec binde , libre , sillonnée? Outre le Poa dura , Palisot indique encore comme faisant partie de ce genre le Poa procumbens deSchreber et le Poa divaricata . (g.. N.)
* SCLEROGOGGUM. bot. crypt.
Genre indiqué par Fries et que cet auteur place auprès des genres Ægerita et Tubercularia dans son ordre des Tuberculariées. Il lui donne ce caractère : sporidies globuleuses , opaques , réunies entre elles , et avec le réceptacle en un tubercule arrondi.
Il rapporte comme type à ce genre le Spiloma sphœrale d’Acharius.
(AD. B
SCLER.ODERMA. bot. crypt. (Lycoperdacées. ) Persoon a formé sous ce nom un genre qui comprend des Plantes analogues aux Lycoperdons par leur forme et leur manière de croître, mais qui en different par leur péridium coriace , épais , verruqueux, se divisant irrégulièrement et renfermant des sporules réunis en
f»etites masses, mêlés à des filamens; a consistance de ces Plantes , leur mode de déhiscence et cette agrégation des sporules indique déjà quelque analogie entre ce genre et le Polysaccum. Ces Plantes croissent à la surface de la terre ; leurs sporules sont en général d’un violet foncé.
(AD. B
SC EÉRO DERME . Scleroderma.
ins. Genre de l’ordre des Hyménoptères , section des Porte- Aiguillons , famille des Hétérogynes , tribu des Mutillaires, proposé par Latreilie ( Fain. nat. du Règne Animal), et dont nous ne connaissons pas les caractères. (g.)
SCLÉRO DERMES, pois. Cuvier
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nomme ainsi la deuxième famille des Poissons Plectognates , de la série des Osseux, caractérisée par un museau conique ou pyramidal prolongé de-
Euis les yeux , terminé par une petite ouche armée' de dents distinctes , en petit nombre à chaque mâchoire.
Ce sont des Poissons à peau âpre et revêtue d’écailles dures , remarquables par des particularités d’organisation fort singulières, et groupés dans les genres Baliste, Monacan— the, Alutère, Triacanthe et Ostracion. (less.)
* SCLERODERRIS. bot. crypt.
( Hypoxylées. ) Nom donné par Fries à une section du genre Cœnangiumy renfermant les Peziza ribesia et cerasi de Persoon , et plusieurs autres espèces caractérisées par leur réceptacle arrondi , semblable à ceux des Sphœria, presque stipité , s’ouvrant ensuite par un orifice arrondi, entier, assez large; les autres sections du genre Cœnangium different de celle-ci
f»ar leur mode de déhiscence qui a ieu par des fentes simples ou rayonnantes. V . COENANGIUM. (AD. B.)
*SCLERODONTIUM. bot. crypt.
(Mousses.) Genre proposé par Schwægrichen, et qui a pour type le Leucodon pallidum de Hooker. Cette Plante de la Nouvelle-Hollande, figurée dans les MusciExotici, ne nous semble pas présenter des caractères suffisans pour la distinguer des Leucodon. Sprengel la rapporte au genre Trematodon. (ad. b.)
* SCLEROGLOSSUM. bot. crypt.
( Champignons? ) Nom donné par Persoon au genre qu’il avait appelé précédemment Xyloglossum , et qui avait été désigné anciennement par Tode sous le nom de Acrospermum , qui a été conservé par Fries, (ad. b.)
SCLEROLÆNA. bot. phan. Genre de la famille des Chénopodées et de la Pentandrie Monogynie , L. , établi par R. Brown ( Prodr. Flor. Isoo.- HoLl. , p. 4io ) qui l’a ainsi caractérisé : périanthe monophyllc, quinquéfide; cinq étamines insérées au
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fond du périanthe ; style bipartite; utricule renfermé dans le périanthe ui devient sec, nucamentacé, et ont les divisions sont épineuses ou nautiques ; graine comprimée verticalement, pourvue d’albumen, ayant un tégument simple, un embryon en cercle , et la radicule su père. Ce genre se compose de trois espèces qui croissent sur la côte méridionale de la Nouvelle-Hollande , et qui ont été décrites par K. Brown sous les noms de Sclerolæna paradox a , S. bijlora et S. uniflora. Ce sont des Plantes sous - frutescentes , lanugineuses , blanchâtres , à feuilles alternes , linéaires, à fleurs axillaires, solitaires ou agglomérées. (g.. N.)
SCLÉROLÈPE. Sclerolepis. bot.
phan. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Eupatoriées , et de la Syngénésie égale, L. , établi par Cassini ( Bulletin de la Société Philomatique, décembre 1816, p.
198 ) qui l’a ainsi caractérisé : involucre à peu près de la longueur des fleurs, composé de folioles sur deux rangs , à peu près égales , lancéolées , acuminées ; réceptacle coooïde et dépourvu de paillettes; calatliide non radiée, formée de fleurons nombreux , réguliers et hermaphrodites ; ovaires oblongs , grêles, pentagones, surmontés d’une aigreLte courte , composée de cinq paillettes égales , épaisses , cornées , comme tronquées au sommet , concaves sur la face interne. Ce genre est fondé sur le Sparganophorus verlicillatus , Michaux, Flor. bor.-americ. , 2 , p. 9 5 , tab. 4 2 ; Plante herbacée , dont la tige est trèssimple , haute d’environ un pied, dressée, grêle, glabre, garnie de verticilles de feuilles très -rapprochées les unes des autres. Chaque verlicille se compose de cinq ou six feuilles sessiles , étroites, linéaires, obtuses. La calathide est solitaire au sommet , et se compose de fleurs jaunâtres. Cette Plante croît dans l’Amérique septentrionale. (g. .N.)
SCLEROLITHUS. min. Nom
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donné par Stutz au Corindon larnelleux ou Coriudon harmophune.
(g.dfx.)
* SC LÉ R OP II Y T E . Sclerophyton.
bot. crypt. ( Lichens. ) Ce geure fait partie du groupe des Graphidées , tel que l’a établi Eschweiler ( Metfi.
Lich. , p. i4); Meyer l’a réuni au genre Graphis . Le Sclerophyton est caractérisé par un thalle crustacé, adhérent, uniforme , coloré; par un apothèce linéaire, allongé, rameur , inmergé, dépourvu de marge, dont le périthécie infère renferme un noyau très-mince , à disque légèrement plan. L 'Artlionia dendritica de Dufour rentre dans ce genre , composé presque en totalité d’espèces exotiques et non encore figurées.
* SCLÉROPS. REPT. SAUR. Nom
scientifique du Crocodile à lunette.