‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 100 sur 232 · FOSSILES · texte numérisé non relu

FOSSILES

* LAGA1NSA. bot. phax. Même chose que Calagansa. V. ce mot. (b )

LAGANUM. ech in . Nom donné par Gualliéri à une espèce d'Echinile fossile très-déprimé , discoïde , et sansiloute appartenant au genre Clypéàstre ou au genre Scuteilc. P. ces . mots. (aud.)

LAGAR. Mor.i,. Dénomination imposée par Adanson(Yoy. auSénég., pl. i3) à une espèce de Mérité dont Gmelin, dans la treizième édition de Linné , a fait sa Nerita promonforii.

Celte Coquille pourrait bien n'être qu'une des nombreuses variétés de la A' cri ta poli ta. (d.h.)

LAGASCA. Lagasca. bot. tiian.

Genre établi par Cavanilles , dédié au premier des botanistes espagnols, et auquel on doit , selon H. Cassini, réunir le Noccaa du même auteur. Ce genre qui l'ail partie de la famille des Syuanthcràcs , nous paraît devoir être placé dans la tribu des Echinopsidées. Cassini le range dans sa tribu des Vernoniécs. Ses caractères sont:

fleurs formant un capitule hémisphérique environné d'un involucre commun composé de plusieurs folioles unisériées ; réceplaclc Irès-étroit et nu; chaque fleuron hermaphrodite,

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fertile , eoulenu dans un involuccllc monophylle tubuleux, à cinq divisions; corolle infundibuliforme à tube Irès-court , à cinq divisions égales et régulières ; tube staminal surmonté de cinq petites dents membraneuses; style renflé dans si\ partie supérieure, terminé par deux stigmates allonges et roulés en dehors; akène allongé , couronné par une aigrette sessile membraneuse, très -courte et fimbriée. Les espèces de ce genre, au nombre de cinq, sont des Plantes herbacées ou sous-frulescentes , à feuilles opposées, le plus souvent roides et coriaces ; les fleurs sont blanches ou rouges , formant des capitules terminaux. Toutes ces espèces sont originaires de l'Amérique méridionale. La plus commune et celle que l'on cultivequelquefois dans les jardins, est la Lagasca mollis, Cavan., Aun Se. Nat. 6, p. 333, t. 44. C est une Plante herbacée, vivace , originaire de l'île de Cuba. Ses feuilles inférieures sont opposées , les supérieures alternes, péliolées , ovalesaiguës, à peine dentées , et poilues; les capitules sont longuement pédonculés et terminaux. On doit à notre collaborateur Kunth la description de trois espèces nouvelles de ce genre , savoir : Lagasca rubra , Kunth, Jfou. Geh. 4, p. 24, t. 3ii,jL. heliantliïfolia , loc. cit., p. a5 , et L. suaveolens, lue. cit., p. a5. (a. r.)

.* LAGÉCIE. bot. ru an . Pour Lagoécie. V. ce mot. (b.)

* LAGENA. moll. Genre proposé par Klein (Te/it. Meth. Ostrac. , p. 4g) pour des Coquilles du genre Buccin , principalement pourcelles qui , selon lui , ont la forme d'une bouteille. On rie doit pas être étonné qu'un genre pareil n'ait été adopté de personne.

LAGENAGA. bot. phan. ( Avicenne.) Syn. de Bourrache. V. ce mol. , , (b.)

LAGEN1FERE. bot. phan. Pour Lagéno^hore. V. ce mot. (b.)

LAGÉNITE. polyp. ross. Ce nom désigne dans les anciens oryetogra-

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phes des Alcyons fossiles qui ont effectivement quelque chose de la forme de petites bouteilles. On l'élendait aussi à des concrétions ou agglutinations arénacëes de la même figure.

LAGENOPHORE. Lagenopliora.

bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées , Corymbifèrcs de Jussieu , proposé par H. Cassini (Bull.

delaSociélé fhilom., décembre 1816) sous le nom de Lagenifera qu'il a changé depuis en celui de Lagenophora. Voici ses principaux caractères :

iuvolucre irrégulier dont les folioles sont un peu inégales, disposées sur deux rangs , oblongues, aiguës , appliquées et coriaces dans leur partie inférieure, étalées, membraneuses et colorées à leur sommet; réceptacle plane et dépourvu de paillettes; calathirie radiée; fleurons du centre en petit nombie, réguliers et mâles; fleurons de la circonférence mr un seul rang , en languettes et femelles; ovaires de la circonférence trèsgrands, comprimés des deux côtés , obovales, prolongés en un col court, terminés par un bourrelet sans aigrette. Ce dernier caractèi e , qui donne aux fruits l'appaience de petites bouteilles à goulots, et qui a fait imaginer le nom générique, est un de ceux qui distinguent le Lagenophora du Bellis , de l'ester et du Valendula. Cassini le place dans la tribu des Astérées , non loin du Bellis. Il se compose des deux espèces suivantes : i° Lagenophora Comrnersonii ou Calendula Magellanica , Willd. Cette petite espèce a été découverte au détroit de Magellan par Commerson qui lui donnait, dans ses manusci its , le nom <\'slster nudicaulis. Du Petit-Thouars l'a retrouvée dans l'île de Tristan d'Aeugna , et l'a nommée Calendula pusilla. a". Lagenophora Billardieri , Plante recueillie à la terre de Van- Diémen par Labillardière qui l'a décrite ( Nov.-Holland. Plant, spec.) sous le nom de Bellis stipitata. (g..n.)

LAGÉNULE. Lagenula. moll.?

Mon tforl a proposé de former ce genre

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{Conchyl. Syst. T. i, p. Siij pour utfn petit corps fort singulier, figuré ddepuis long-temps dans le bel ouvraige de Soldani ( Test, microsc. , lab.

ilao, vas. a48). Il ressemble à un pettit œuf supporté par un pied composé cde plusieurs petits calices ajustes les mns aux autres. Il est fort douteux tque ce corps, qui se trouve dans les >sables de la mer Adriatique , doive tètre conservé parmi les Mollusques.

[Néanmoins Montfort le caractérise de lia manière suivante : coquille libre , uinivalve, cloisonnée, droite, interjsectée, pyriforme ; sommet aigu ; base ■aplatie; bouche ronde; cloisons inéigales, unies; siphon inconnu. La .•seule espèce de ce genre est la Lagé- : ni/le fleurie , Lagenula flosculosa , IMontf. (d..h.)

* LAGÉNULE. ikf. Espèce du ; genre Enchélide. V. ce mot. (b.)

LAGÉNULE. Lagenula. bot.

ifii.vn. Genre de la Tétrandrie Mono- :gvnie, L. , établi par Loureiro {F/or. iCocàinc, édit. Willd.,p. 3) qui l'a

ainsi caractérisé : calice infèi e , persistant, à quatre folioles ovales, • oblongues , réfléchies ; coiolle nulle ; r nectaire à quatre lobes charnus,

dressés et conniveus ; quatre étamimes dont les filets sont subulés et les

anlhùres ovées , incombantes; ovaiîre caché par le nectaire, surmonté i d'un style épais, plus court que les famines, et d'un sligmaie simple; Ibaie petite , en forme de bouteille ■ dont le col est resserré, biloculaire ict disperme. Ce genre présente queltque affinité , selon VVilldenow , avec lie Sircam de Linné; il s'en éloigne (cependant par son ovairesupère , tani dis qu'il est infère dans le Sirium i tnyrtifolium qui , d'ailleurs, a été î réuni au San la lu m.

Le Lagenula perfata , Lour. , est un

Arbrisse-u de médiocre grandeur fqui croît dans les montagnes de la tCochiuchinc. Sa tige est grimpante , i rameuse et munie de vrilles. Ses feuil- ' les sont pédalées, composées de cinq : folioles ovales , crénées et cotonneu- ■ses. Les fleurs , disposées en grappes

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lâches , ont une couleur verte blanchâtre. • (G..N.)

LAGERSTROMIE. Lagerstrœmia.

bot. pnAN. Ce genre, de la famille des Salicariées et de la Polyandrie Monogynie , a été établi par Linné , et présente les caractères essentiels suivans : calice campanule à six divisions ; corolle composée de six pétales ondulés et pourvus d'un onglet filifo: me; étamines nombreuses, dont six extérieures plus longues , à anthères orbiculées; fruit capsulaire à six loges polyspermes. En adoptant ces caractères, à l'exception de ceux du fruit , qui n'étaient pas connus alors, Jussieu {Gêner. Plant., p. 55 1) indiqua l'affinité de ce genre avec le Munchausia , f. ce mot, et quelques auteurs les ont réunis. On a aussi proposé de 1 ui ad joind re le Calyplectus de la Flore du Pérou, qui ucanmoins a été conservé par Kunth.'Les Lagerstromies sont des Arbrisseaux , pour la plupart indigènes des Indes-Orientales ; leurs feuilles sont simples, ayant la forme de celles du Grenadier ; les inférieures sont opposées; les supérieures alternes , et dans leurs aisselles s'élèvent des pédoncules portant plusieurs fleurs disposées en pauicules.

La Lagerstromie des Indes, Lagerstrœmia indica , L. ; Lamk., Illustr.

Gen., lab. 470 , fig. 1 , est l'espèce la plus remarquable. C'est le Tsjinkin de Rumph {Herb. Jmboin. 7 , p. 61, tab. 28), et le Sibi de Kœmpfer {/Jmœn. exot. 855). Ce bel Arbrisseau croît principalement à la Chine et au Japon. Ses tiges sont hautes d'environ deux mètres; ses rameaux anguleux portent des feuilles alternes , presque scssiles , ovales, entières et rudts sur les bords. Les fleurs sont remarquables par la beauté de leurs corolles dont les onglets sont uès-longs et le limbe d'un pourpre éclatant. Une autre espèce non moins belle croit sur les bords des rivières , dans les terrains sablonneux et pierreux de la côte de Malabar. C'est le Lagerstrœmia Reginœ , Roxburgh

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{Co'romancf. 1 , p. 46, tab. 65). La-, marck (Diclionn. Encyclopéd. ) en avait fait sotfjgcnre Arfamboa , nom dérivé de ce! ni <X.4dambue sous lequel Rhéecte\Malab. \\ lab. 20 et 21) l'avait décrit et figuré. Les Heurs de cette espèce sont grandes , purpurines et semblables à des Roses. On cultive quelques Lageistrœmia , et surtout le Lag. indien, dans les jardins de botanique. Ils se multiplient par rejets , par marcottes et par boutures. On les tient d'abord sur concile et sous châssis ; on les pince ensuite dans une terre substantielle et dans la serre chaude pendant l'hiver.

LAGETTO. La gel ta. bot. piian.

Genre de la famille des Thy mêlées et de l'Octandrie ÎVIonogynie /L., établi par Jits'sleû et très-voisin des Dap/irie dont il diffère parles caractères suivans : calice tubulcux, épais, coriace, rétréci vers Sa gorge ou il présente quatre glandes ; limbe à quatre divisions; huit étamines presque sessiles, attachées au tube du calice et incluses ; ovaire surmonté d'un style et d'un stigmate simple. Le fruit est globuleux , pisiforme , velu en dehors, monosperme et recouvert par la base du calice qui est persistante.

Deux espèces forment ce genre :

l'une , Lagetto Bois-dentelle , Lagetta linteuria , Lamk. , 111. , t. 289, a été réunie au genre Daphné par Swai tz sous le nom de Daphne Lagella. C'est un Arbrisseau de douze à quinze pieds d'élévation, à tige rameuse, portant des feuilles alternes, ovales , allongées, aiguës, glabres sur leurs deux faces , longues d'environ trois pouces. Les fleurs formént des grappes ou panicules rameuses et terminales. 11 croît communément sur les montagnes à Saint-Domingue et à la Jamaïque. Le nom de Bois-dentelle sous lequel cet Arbrisseau est communément désigné, vient de l'organisation particulière de son écorce. Lorsqu'on a enlevé la pai lie externe composée de l 'épidémie et de l'enveloppe ■ficrba ée , on trouve les couches corticales formées d'un giand nombre

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de feuillets superposés qui se composent de fibres eutrelacées et anastomosées ensemble de manière à former un réseau ou une sorte de tissu qu'on a comparé à celui d'une dentelle. Ce tissu offre assez de solidité pour qu'on puisse en faire dans le pays des ornemens de toilette, des hchus, des garnitures , elc. (A.B..)

* LAGGION ou SCHEUGGIO.

vois. Syu. de Labre dans le golfe de Gènes. (n.)

* LAGOCÉPHALE. pois. Espèce du genre Gohie. V. ce mot. (b.)

LAGOECIE. Lagœcia. bot. piian.

Genre de la famille des Ombellifères et de la Pentandrie Monogynie , établi par Linné, et ainsi caractérisé :

calice à cinq découpures multifides et capillaires ; cinq pétales bicornes et plus courts que le calice ; cinq étamines de la longueur de la corolle ; ovaire inférieur surmonté d'un seul style et d'un stigmate simple; akène unique couronné parles découpures calicinales; ombelle simple ; involucre général formé de huit à neuf rayons peclinés , pinnatifideset réfléchis ; involucres partiels à quatre folioles ca— pillacées, ciliées et enveloppant les petites fleurs. L'unité d'ovaire , de style et de stigmate est une structure tellement exceptionnelle à celle qui caractérise les Ombellifères , que Jussieu n'a placé le genre'Z.ff^œcàzqu'à la (in decetle famille. Ilserailintéressant de rechercher les causes physiologiques qui altèrent ainsi dans ce genre la symétrie de la famille , ou , en d'autres termes , de s'assurer si le Lagœcia a un seul fruit par l'effet d'un avortement 011 d'une soudure naturelle.

Le Lagœcia cttminoides, L. , est une assez jolie Plante herbacée , dont les feuilles sont piunées, glabres et péliolées. Les fleurs sont disposes en.

ombelle pédonculée, solitaire et formant une lêle abondamment velue et munie à sa base d'un involucre rayonné très-remarquable. Elle croît dans les îles de l'archipel Grec et dans l'Orient. On la cultive au Jardin des Plantes de Paris. (g..N.)

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