MA3IE. (A. H
* LASIOPÉTALÉES. bot. phan.
Section ou tribu établie par Gay ( Mém. Mus. T. vu) dans la famille des Bytlnériacées , et qui se compose des genres Seringia , Lasiopetalum , Thomasia , Guichenotia et Keraudrenia. V. Byttnériacées. (a. n.)
*LASIOPOGON. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cassini(Bull. de la Soc. philom., mai 1818) qui l'a ainsi caractérisé : involucre formé d'écaillés presque sur un seul rang, appliquées, linéaires, coriaces , membraneuses sur les bords , surmontées d'un appendice étale, très-obtus, scarieux, luisant et coloré ; quelques bractées foliacées, dont le sommet est arrondi ou tronqué , forment une sorte de se- i cond involucre extérieur; réceptacle > plane, nu et fovéolé ; calathide dont C les fleurs centrales sont en petit 5 nombre , régulières et hermaphrodi- l tes, celles de la circonférence sur I plusieurs rangs , nombreuses , tubu- f leuses et femelles ; ovaires ovoïdes I un peu comprimés, très-glabres , >
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surmontés d'une aigrette dont les poils sont excessivement plumeux.
Ce dernier caractère est ce qui distingue surtout le Lasiopogon du Gnaphalium, dont il est très-voisin. La Plante sur laquelle ce genre a été constitué fut décrite et figurée par Desfonlaines {Flor. allant. T. II , p.
367, t. 961) j sous le nom de Gnaphalium rnuscoides. Cassini l'a nommée Lasiopogon. lanatum. Elle est herbacée , toute couverte de poils laineux ; sa tige est très-courte , grêle , filiforme, rameuse supérieurement , garnie de feuilles alternes , sessiles, linéaires, spathulées et trèsentières; ses fleurs sont solitaires au sommet des ramuscules. Elle a été trouvée dans le royaume de Tunis.
* LASIOPTERA. bot. phan. Les Thlaspi carnpestre et hirtum, L., ont été séparés, sous ce nom générique, par Andrzeiowski. Brown et De Candolle ont placé ces deux Plautes parmi les Lepichum. f. ce mot. (g..n.)
LASIOPYGE. Lasiopyga. mam.
Division proposée par Illiger dans le genre Guenon. Elle était caractérisée
[uiueipalemenl par l'absence des calosités aux fesses, comme l'indique le nom même île Lasiopyge, et cependant renfermait avec la Guenon Doue qui seule mérite ce nom , d'autres es-
fièccs ; aussi ce genre, fondé d'aileurs sur un caractère sans importance , n'a-l-il pas été adopté. V. GUE- NON. (IS. G. ST. -II.)
* LASIOSPERME. Lasiospermum. bot. phan. Genre de la famille des Synanlhérées , Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie superflue, L. , établi par Lagasca (Gen.
et Sp. Plant., p. 3i) et adopté par Cassini avec les caractères suivans : involucre hémisphérique formé d'écailles régulièrement imbriquées , appliquées , ovales ou oblongues , très-obtuses, coriaces, membraneuses sur les bords ; réceptacle légèrement plane , garni de paillettes oblongues , lancéolées ; calathide dont les fleurs centrales sont nombreuses , ré-
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gulières, hermaphrodites; celles de la . circonférence non radiantes , sur un seul rang, en languettes, et femelles; akènes subglobuleux, hérissés de longs poils et dépourvus d'aigrette. Cassini place ce genre dans la tribu des Anthémidées , près de Y Anacyclus dont il diffère par ses fruits hérissés de longues soies. Le Lasiosperrnnm pedunculare , Lagasc, Santolina eriosperma , Pers., est l'unique espèce de ce genre. Cette Plante herbacée a une tige rameuse , haute de trois à quatre décimètres ; ses feuilles sont sessiles, linéaires et bipinnées ; ses calathides sont très-petites, jaunes et solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Elle est originaire de certaines montagnes de l'Italie.
Fischer (Catalogue du jardin de Gorenki, 1812) a indiqué un autre genre de Synanthérées sous le nom de Lasiopermurn. C'est le Lasiospora de Cassini. V. Lasiospobe. (g..n.)
* LASIOSPORE. Lasiospora. bot.
phan. Ce genre de la famille des Synanthérées, Chicoracées de Jussieu , et de la Syngénésie égale, L., a été indiqué par Fischer (Catalogue du jardin de Gorenki , 181 a) sous le nom de Las iospei muni ; mais comme Lagasca a employé la même dénomination pour un genre dont il a de plus donné les caractères, Cassini a cru convenable de modifier le nom imposé par Fischer en celui de Lasiospora. Voici les caractères qu'il lui a imposés : involucre presque cylindracé ou campanulé,forméd'écailles appliquées et disposées sur deux rangs, les extérieures courtes, ovales , lancéolées , coriaces , supérieurement appendiculées , les intérieures longues , lancéolées , carénées sur le dos , membraneuses sur les bords; réceptacle plane, fovéolé, absolument nu; calathide dont les demifleurons sont étalés en forme de rayons , nombreux et hermaphrodites ; akènes légèrement stipités , oblongs , cylindracés , non prolongés en un col , inunis de côtes longitu-
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dinales , hérissés de très-longs poils laineux, simples et appliqués , sui— montés d'une aigrette plumeuse. Ce genre tient le milieu entre le Scorzonera et le Gelasia; il a l'aigrette du premier et l'involucre du second ; mais la principale différence réside dans les longs poils qui couvrent ses fruits.
Les Scorzonera eriosperma et ensifolia de Marshall-Biebcislcin , Tl.
Taur.-Cauc, et Scorzonera hirsuta , D. C. , Fl. Fr., sont les espèces admises par Fischer dans son genre Lasiospermum. Cassini lésa nommées Lasiospora angustifolia , ensifolia et hirsuta; il lpur a joint le Scorzonera cretica de Willdenow, sous le nom de Lasiospora cretica. Les deux premières croissent dans le Caucase et dans les régions comprises entre cette chaîne et la mer Caspienne: la troisième habite les lieux .pierreux du midi de l'Europe; enfin la quatrième a été trouvée dans l'île de Crète par Tournefort. (»••*•)
* LA.SIOSTÈME. Lasiostcmum.
BOT. M AN. Génie de la famille des Rutacées , section des Cuspariées, établi par Nées d'Esenbeck et Martius dans leur travail sur le groupe qu'ils nomment Fraxinellées (sJct.
Cur. nat. Bonn., 1 1 , p- i^g). Ce genre offre pour caractères : un calice monosépalc, à cinq divisions profondes , aiguës et étalées; une corolle campaniforme , formée de cinq pétales libresicinq étammes hypogynes . alternes avec les apétales , dressées , presqu'égales, trois seulement étant fertiles et anthéi itères , deux autres stériles et privées d'anthères. Ovaire hémisphérique , à cinq lobes , entoure par un disque bypogyne ; style filiforme, terminé par un stigma te trèspetit, obtus. Le nuit se compose de cinq carpelles ou coques monosper-
mes. • , .
Ce genre ne renferme qu une seule espèce, Lasiostcmum sylvestre, Nées et Mail., loc. cit., t. 26. C est un Arbre ou un Arbrisseau a feuilles alternes, pétiolées, composées de trois fo-
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lioles digiiées , glanduleuses et ponctuées, et à fleurs dispo.-ées en grappes simples, longues et pédonculées. 11 a été rapporté du Brésil par le
Êiiuccdc Newwied. Auguste de Sam tilaire, dans son travail sur les Puitacées(Mém. Mus., X, p. 58o et suiv.), ayant examiné avec un grand soin les differens genres mentionnés par Nées et Martiuà dans leurs Fraxinellées, a prouvé que leur genre Lasiosle* muni était une véritable espèce de Gatipea qui devait retenir le nom de Galipea ^yluestris , et se placer entre les G.febrifuga et G. heteivphylla. V .
Galipjea. (a.r.)
LASIOSTOMA. bot.-phan. Sein eber appelle ainsi le genre Rouhamou d'Aubfct qui est une véritable e>pèce du genre Sirychnos. ïf„ Vomiquier.
LASS. bot. ni an. Le genre Pavonia de Cavanilles avait clé désigné sous ce nom usité au Sénégal, par Adanson. V. Pavonij:. (g..n.)
* LAST RÉE. Lastrœa. bot. crtpt.
{Fougères.) Nous avons, dans ce Dictionnaire (T. vi, p. 588), proposé l'établissement de ce genre , en le dédiant à Delastre de Chàtelleraut , botaniste rempli de sagacité, auquel nous devons des observations microscopiques parfaitement bien faites et de la plus haute importance. Il doit faciliter l'étude decesnombieuxPolypodes entre lesquels il devenait indispensable d'établirdes coupes ,etdèsqu'onenaura saisi les caractères ,il paraîtra des pl us naturels dansla familledes Polypodiacées, telle que nous la circonscrivons.
Sa fructification consiste en sores parfaitement nues, c'est-à-dire dépourvues d'induse quelconque , et constituées par des paquets arrondis , implantés sur les nervures des pinuules, mais jamais .à leur extrémité. Dans le genre Polypodium , au contraire , de tels paquets sont constamment terminaux, c'est-à-dire qu'ils se développent à l'extrémité d'une nervure fructifère et toute particulière , plus courte que les nervures stériles. De cette différence d'implantation des
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soies qui pourra paraître un caractère bien léger à certains botanistes qui n'y auront pas réfléchi, résulte cependant une oiganisation totalement différente dans les Végétaux où nous la luisons remarquer. En effet , que l'on considère un Polypode , selon, notre déliuition , on y trouveia des nervures stériles disposées en un réseau particulier, s'anastomosanl les unes aux autres, qui présentant conséqueminent vers le bord des frondes une limite au parenchyme celluleux, ne lui permettent guère de s'extiavaser , s'il est permis d'employer cette expression , pour varier à l'infini la forme des frondes. 11 arrive ici ce qui a lieu chez certaines Phanérogames , où les nervures limitent les feuilles comme condamnées à demeurer entières ou à se lober tout au plus , ainsi que dans les Passiflores par exemple, ah lorsque le parenchyme tend à se répandre en dehors des nervures , cqlles-ci le contiennent et le gênent au point de produire ces avortemens par lesquels le feuillage de certaines espèces présente des formes si bizarres. Les Polypodes, soumis aux mêmes lois , ont , en général , leurs frondes entières , lobées ou tout au plus pinnatifules ; ils n'en ont guère de tripinuées que lorsque la pinnule slipitée représente la répétition de la fronde entière. Ce reseau de nervures stériles contient, entre certaines de ses mailles , une nervure simple , s'échappant d'un angle des anastomoses et ponant à son extrémité qui n'aboutit à aucune autre, la fructification terminale, ce qui représente un pédoncule axil-laire. Dans les Lasîiées , au contraire , les nervures sont ou simples, ou alternes , mais libres par leur extrémité, jamais anastomosées, et conséquciiimcnt ne formant nul réseau limitant, qui force le parenchyme cellulaire à se renlèinici dans des circonscriptions déterminantes de la forme.
Aussi peut-il s'étendre librement le long de ces nervures indépendantes et les accompagner, au point que nulle des deux parties constitutives de la
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fronde n'apportant le moindre obstacle à son développement, celle-ci peut varier à L'infini; c'est conséqueminent parmi les Lastréesque nous trouvons presque tous les Polypodes bipinnés , tripinnés et décomposés de nos prédécesseurs. On n'y voit jamais de nervures dont l'extrémité supporte les soies et qui représentent un pédoncule ; on pourrait dire que la fructification est fixée aux ramules même de la Plante. En effet les sores des Lastrées se trouvent vers le milieu des nervures indifféremment.
Les espèces de Lastrées sont fort nombreuses; celles que produit l'Europe sont 1' ' Oreopteris , le Tkelipteris , le P/tœgoptcris , le Dryopteris et le Citfaarea. l'armi les exotiques, nous citerons celle que , d'après Linné , on nomma Polypodium uiiilum , et deux belles espèces dont l'une nous a été communiquée par Poilcau et l'autre par lialbis. i°. haslrma Poiteana , à iiftndc bipinnatifide ; pinnules secondaires légèrement recourbées en croissant, libres seulement vers leur extrémité , connées et unies par leur base au point de n'y être distinguées que lorsqu'on regarde la Fougère à travers le jour. Les nervures tertiaires supportent les fiuits vers le milieu de leur longueur , elles sont parfaitement simples, opposées et légèrement arquées. Cette espèce, originaire de la Guiane , est une belle Fougère , large , longue , du moins les échantillons que nous avons vus ont de deux à trois pieds; ils sont d'un vertsombr<j. 2°. JLastrœa lialbiô'/a/ia, N.,àslipclong(dehuit à quinze pouces), nu, lélragone , sulqué sur une ou deux de ses faces; fronde subquinquangulaire , bipinnéc; pinnules primaires opposées; pinnules secondaires alternes, les iuférieures pinnatificles , les supérieures conlluentes ou simplement profondément dentées , à divisions aiguës ; nervures tertiaires opposées , les quaternaires alternes , dont la première, et rarement la seconde , supportent un petit paquet desores vers le milieu de leur étendue. Cette espèce élégante et