‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 126 sur 232 · LEE · texte numérisé non relu

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quiuquélobé , à l'extérieur duquel les filets sont soudés et placés entre les divisions de la corolle; anthères ovées, glabres; style simple ; baie à quatre ou six loges , dont quelquesunes avortent; graines solitaires (selon Gaertner) dans les loges, dressées, munies d'un albumen cartilagineux ,

3uinquélobé , et d'un embryon cylinrique , acumiué , arqué , légèrement excentrique. De Candolle réunit à ce genre Y Aquilicia de Linné , que Jussieu plaçait dans les Méliacées ; l'ui céole slaminifère dont il est pourvu justifie en effet ce dernier rapprochement, ou du moins établit une grande affinité entre les Méliacées et les Viniférées. On connaît sépt espèces de Leea, toutes indigènes des Indes- Orientales. (o..N.)

*LÉÉLITE. min. (Clarke, Annal, de Philos. 1818). Substance minérale encore peu connue , trouvée à Gryphytta en Westmannic; clic est de couleur rouge et d'un éclat semblable à celui de la corne. Sa pesanteur spécifique est de 2,71. Elle est formée, d'après Clarke , de Silice, 75 ; Alumine , 32; Manganèse , 2,5 ; Eau , o,5o. (o. DEL.)

LEERSIA. bot. crypt. {Mousses.) Ce genre , créé par Hedwig , n'a point été conservé, le nom de Leersia ayant été précédemment employé par Swartz pour un genre de la famille des Graminées. F. Encalypta et

LÉERSIE. (A. F.)

LËERSIE. Leersia. bot. piian. Ce genre , de la famille des Graminées , et de la Triandrie Digynie , L., établi par Swartz , avait été nommé Asprellapzv Schreber, et plus antérieurement Homalocenckrus par Jiallcr.

Néanmoins , le nom de Leersia , qui rappelle un botaniste dont les travaux ont eu une heureuse influence sur les progrès de l'agrostographie , a été plus généralement adopté. Le Leersia se distingue facilement à ses épillets uniflores , uniquement composés d'une glume bivalve sans lépicène. La valve externe est plus grande , comprimée , carence et en forme

de nacelle ; l'intérieure est étroite , également très-comprimée. L'ovaire est surmonté de deux stigmates plumeux. Le nombre des étamines varie d'une à six dans le petit nombre d'espèces qui forment ce genre.

L'espèce la plus commune est le Leersia oryzoides , Swartz , ou P/ialaris oryzoides de Linné. C'est une Plante vivace et rampante qui croît dans le voisinage des eaux , et qui a été observée en Europe , en Asie et dans l'Amérique septentrionale. Ses chaumes , dont les nœuds sont velus , ont une hauteur d'environ deux pieds. Ses fleurs forment une panicule dressée. (a. b.)

LÉFLINGE. bot. piian. Pour Lœflinge. V. ce mol. (b.)

LEGNOTIS. bot. phan. (Swartz.) Syn. de Cassipourier. F. ce mot. (ji.)

LEGOEZIA bot. phan. (Durande.) Syn. de Campanul'a Spéculum, Prismatocarpe de l'Héritier. V. ce mot. (B.)

* LEGDAN et LEGUANA.rept.

saur. Noms vulgaires des Iguanes à Saint-Domingue. (b.)

LÉGUME. Legumen. bot. phan.

On appelle ainsi le fruit des Légumineuses plus généralement désigné en français sous le nom de Gousse.

LEGUMLNEDSES. Leguminosœ.

bot. piian. Famille de Plantes dicotylédones polypélalcs, à étamines péngynes. Lorsque l'on ne considère les Légumineuses qu'en masse, cette famille paraît être , au premier abord , une des plus naturelles du règne végétal. Mais lorsqu'on l'examine plus attentivement, lorsque l'on étudie en détail l'organisation particulière des genres nombreux qui la composent , on est frappé des différences remar-

3uables qu'ils présentent, et dès-lors isparaîteette uniformité qu'on avait cru apercevoir dans ce groupe de Végétaux. Tâchons, sans entrer dans des détails que ne comporte pas la nature de cet ouvrage , de faire néaivmeins connaître assez exactement

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l'organisation générale des Légumineuses.

On peut rapporter à trois types principaux la structure des fleurs dans la famille des Légumineuses , ce qui forme trois grandes sections ou tribus désignées sous les noms de Papilionacées , de Gœsalpiniées ou Gassiées et de Mimosées. Etudions successivement l'organisation de chacun de ces trois groupes.

i°. Papilionacées. — Le calice est monosépale , tubuleux ou turbiné , ordinairement à cinq dents ou à cinq divisions plus ou moins profondes , quelquefois inégales et comme disposées en deux lèvres ; quelquefois le calice est accompagné extérieurement d'une ou de plusieurs bractées ; il est généralement persistant. La corolle est composée de cinq pétales onguiculés , inégaux , et a reçu le nom de corolle papilionacée.L'un de ces pétales est supérieur , en général plus grand que les autres , qu'il embrasse et recouvre avant l'épanouissement de la fleur ; il porte le nom A' étendard ; deux sont latéraux ,égaux et semblables, tantôt appliqués contre les deux inférieurs, tau lot ouverts, ce sont les ailes ; deux enfin sont inférieurs , rapprochés l'un contre l'autre, de même forme , souvent'soudés par leur bord inférieur; on les appelle la ca- 7'èae. Quelquefois la soudure des pétales est plus grande et ils sont tous les cinq réunis en tube par leur partie inférieure de manière à représenter une corolle monopétale, c'eit ce que l'on observe entre autres dans plusieurs espèces de Trèfles et en particulier dans le Trèfle des prés. Les étamines, au nombre de dix, sont généralement diadelphes, c'est-à-dire soudées par leurs filets en deux faisceaux; l'un inféiieur, composé de neuf filets, forme un tube fendu supérieureui'-nt ; l'autre, supérieur, composé d'une seule étamine ; rarcmentles étamines sont monadelphes ; plus rarement encore elles sont entièrement libres ci. distinctes les unes des autres. Les anthères sont cordiformes ou globuleuses , à deux loges

s'ouvrant chacune par un sillon lon-r gitudinal. L'insertion des étamines et des pétales est , en général , périgynique dans un grand nombre de genres de la famille des Légumineuses, c'est-à-dire qu'elle se fait à la paroi interne du calice qui forme un tube quelquefois allongé, et au sommet duquel se fait l'insertion : mais un nombre non moins considérable de genres présentent une insertion évidemment hypogynique. Dans le genre Dalea , les ailes et les deux pétales inférieurs sont attachés à la partie supérieure du tube staminal.

L'ovaire , dont la forme varie beaucoup , est à une seule loge , et contient depuis une jusqu'à un nombre très-considérable d'ovules attachés à un trophosperme qui occupe la sutu^ re supérieure du fruit. Le style est plus ou moins allongé, oblique et formant quelquefois un angle plus ou moins aigu avec le sommet de l'ovaire. Le stigmate est simple, glanduleux, quelquefois accompagné d'un bouquet de poils plus ou moins volumineux. Le fiuit est une gousse dont nous indiquerons plus loin l'organisation et les variétés.

2°. Cjîsalpiniées. — Le calice est à trois , quatre ou cinq divisions profondes, étalées, caduques :

la corolle se compose de cinq pétales inégaux ou quelquefois presque égaux , et ne formant jamais une corolle papilionacée. Quelquefois les pétales manquent entièrement. Les étamines, au nombre de dix, sont, en général , libres et distinctes; assez souvent plusieurs de ces étamines avortent ou sont stériles et à l'état rudimenlaire. Le fruit est généralement une gousse.

5°. Mimosées. — Le calice est monosépale , tubuleux ou campanule, régulier, à quatre ou cinq dents ou à q ;alre ou cinq divisions quelquefois très -profondes , colorées et pélaloïdes. Il est accompagné extérieurement d'un calicule cupuliforme à quatre ou cinq dents, ou simplement d'une ou de plusieurs bractées régulières ou irrégulières. La corolle

jnanque. Les étamines sont extrêmement nombreuses , rarement au nombre de cinq ou de dix , monadelphes par la base de leurs filets ou libres et distinctes. Les anthères sontordinairement globuleuses, didymes, à deux Joges. L'ovaire est souvent stipité à sa base. Le fruit est une gousse. Le Caractère que nous venons de tracer des Mimosées diffère de celui qu'on en donne généralement. Tous les autres botanistes décrivent les Plantes de ce groupe comme pourvues d'un calice monosépale et d'une corolle monopélale régulière. Mais nous croyons que cette manière d'envisager l'organisation des Mimosées est

feu naturelle et contraire à ce que on observe dans les deux autres groupes de cette famille. Eu effet, le prétendu calice, que nous considérons comme un calicule, manque quelquefois ou du moins ne consiste qu'en une seule écaille ou bractée, ainsi qu'on le Voit dans le Mimosa pudica; or , dans les autres groupes , nous avons fait remarquer que l'on trouve quelquefois en dehors du véritable calice une bractée calicinale.

Quant à la prétendue corolle monopétale régulière , elle nous paraît devoir être assimilée au calice. En effet, on n'a pas d'autre exemple de corolle moncpétale régulière dans aucun des genres nombreux qui forment les deux autres sections. Quant à la corolle pseudo-monopétale de quelques espèces de Trèfle, elle ne peut être citée comme une preuve d'analogie , car la réunion des pétales par leur base en an tube n'a lieu que par l'intermédiaire du tube staminal, ce qui n'a pas lieu pour les Mimosées. Daus notre manière de voir, les Mimoses Seraient donc apétales. Or, c'est ce qui a lieu pour plusieurs géni es apartenant aux Papilionacées ou aux œsalpiniées.

Nous avons dit précédemment que le fruit des Légumineuses en général était uue gousse ou légume; C'est même de cette ;> irlieularité que ce groupe de Végétaux a emprunté son nom. Mais cette gousse offre

les différences les plus graudes , et c'est principalement d'après cet organe que sont établis la plupart des genres de cette famille. Ainsi généralement les gousses sont allongées, comprimées , uniloculaircs , polyspermes et bivalves. Mais quelquefois elles sont globuleuses et monospermes ; d'autres - fois elles sont cylindriques et presque filiformes.

Dans certains genres, elles offrent un grand nombre d'articulations qui se séparent les unes des autres à l'époque de la maturité. Dans d'autres , elles sont partagées en deux ou en un très-grand nombre de loges par de fausses cloisons. Quelquefois l'intérieur des gousses est rempli d'une substance pulpeuse et charnue. D'autres fois elles restent indéhiscentes.

Les graines des Légumineuses sont ou globuleuses, ou lenticulaires, rénil'ormes ou anguleuses. Leur tégument propre recouvre uue amande qui tantôt se compose uniquement de l'embryon , et tantôt se compose d'un eudosperme charnu , quelquefois simplement membraneux, qui recouvre en totalité l'embryon.

Celui-ci a sa radicule tantôt droite et tantôt recourbée sur la fente qui sépare les deux cotylé.lons. Les Légumineuses ne varient pas moins dans leur port et la disposition de leurs organes de la végétation, que dans ceux de la fructification. Ainsi depuis le Pois et la Lentille qui sont des Herbes annuelles jusqu'aux Robinia; aux Gymnocladus , etc., qui sont de grands Arbres , ou trouve dans cette famille tous les degrés intermédiaires de grandeur et de durée. Les feuilles sont alternes , très - rarement opposées , articulées, simples ou le plus souvent composées et offrant tous les degrés et toutes les modifications possibles. Ces feuilles sont accompagnées de deux stipules, que l'on retrouve également à la base dfs folioles dans les feuilles composées. C'est surtout dans celte famille que l'on observe ces mouvemens d'irritabilité si remarquables et si connus dans la Sen-

sitive , et ceux qui paraissent être sous l'influence de la lumière , et que Linné a désignés sous le nom de sommeil des Plantes. Dans les Mimosées, surtout celles de la Nouvelle-Hollande, les feuilles manquent et sont réduites à leur pétiole qui est dilaté , foliiforme, et ressemble tout-à-fait à une feuille simple, y. Acacia. Les Légumineuses peuvent présenter en quelque sorte tous les modes d'inflorescence. Ainsi leurs fleurs sont axillaires ou terminales, solitaires, géminées , fasciculées , en épis, en grappes ou en panicules.

Les genres de cette famille sont extrêmement nombreux. De Candolle , dans le second volume de son Prodromus , en comple a83, auxquels se rapportent plus de 3,ooo espèces. Les botanistes ont donc dû chercher de tout temps à grouper ces genres pour en faciliter la recherche et la classification systématique. Ainsi , Jussieu, qui a décrit quatre-vingtdix-huit genres de cette famille ( Gen. Planl.), les a divisés en onze sections dont les caractères sont, tirés de la régularité ou de l'irrégularité de la corolle, de la disposition des é la mines et de la structure de la gousse.

Robert Brown , dans ses General Remarcls , a divisé les Légumineuses en trois grands groupes , ainsi que nous l'avons nous-même exposé plus haut, savoir : les Mimosées , les Lomentacées ou Ceesalpiniées et les Papilionacées. Cette division a également été adoptée par Kunth dans le sixième volume des Nova Gênera. Ce Célèbre botaniste a de plus subdivisé les Papilionacées en plusieurs autres sections naturelles - A peu près àla même époque le docieur Bronn a publié une très-bonne dissertation sur les Légumineuses, ou il étudie les différentes modifications d'organisation que présentent leurs diverses parties et une classification naturelle des genres. Mais la classification la plus récente et à la fois la plus complète est celle què le professeur De Candolle a présentée dans le second volume de son Prodrumtts. Nous al-

Ions faire connaître cette classification eu indiquant les genres dont se compose chacun des groupes qui y ont été établis.

Dans le nombre des genres caractérisés et décrits par De Candolle , plusieurs sont nouveaux et établis par le savant professeur de Genève. Il divise la famille des Légumineuses en quatre sous-ordres , savoir: i° les Papilionacées; 20 les Swartziées ; 3° les Mimosées; 4° les Caasalpiniées. Chacun de ces sousordres , mais particulièrement le premier et le dernier, est ensuite subdivisé en plusieurs tribus dont chacune offre des sous-tribus. C'est en multipliant ainsi le nombre des divisions et des subdivisions que le professeur De Candolle arrive à une classification , au moyen de laquelle on peut parvenir assez facilement aux genres excessivement nombreux qui forment cette famille. Voici l'énumération de ces genres :

Pr Sous-ordre. — Papilionacées.

ire Tribu : Sophorées.

My rospermum , Jacq. ; Sop/iora , L. ; Edwardsia, Salisb.; Ormosia, Jadis. ; Virgilia , Lamk.; Macrotropis, D. C. ; A lia gy ris, Tourn. : Thermopsis, R. Brown; Baptisia, Vent.; Cyclopia, Vent. ; Podalyra, Lamk. ; Chorizema , Labill. ; Podolobium , R.

Brown ; Oxylobium , Andr. ; Callistacàys , Vent. ; Brackysema , R. Bv.; Gornpholobium , Smith; Burtonia , R. Brown; Jacksonia , R. Brown; Viminaria , Smith; Sphœrolobium, Smith; Aotus . Smith; Dillwynia, Smith ; Eutaxia , R. Br. ; Sclewtliamnus , R. Br. ; Gastrolobium , R. Br. ; Euchilus , R. Br. ; Pulienœa , Smith ; Daviesia, Smith; Mirbelia, Smith.

2e Tribu : Lotées.

Génislêes.

Hovea , Rob. Brown ;Plaiylobium , Smith ; Platychilum , Delaunay ; Bossiœa , Vent. ; Goodia , Salisbury; Sco/tea , R. Br. ; Templetonia , R. Br.; Rafida, Thunb. ; ^asco«,De Cand. ; Borbonia , L. ; slchyronia, , Wcudl. ;

il ILiparia , L. ; Priestleya , DeCand. ;

1 1 Hallia , Thunb. ; Heylandia , D. C. ;

\( Crotalaria , L.; Hypocalyptus , Th.;

I ) Viborgia , Sprengel ; Loddigesia , ^ Sims ; Dicliilus , De Gand. ; Lebeckia , 'Thunb.; Sarcophyllum , Thunb.; . Aspalathus , L. ; Ulex , L. ; Staura- (cant/ius, Link ; Spartium, L. ; Gei nista , L. , Lamk. ; Cylisus , D. Cand.; . Adcnocarpus , D. C. ; Ononis, L.; Rej quienia , D. C. , Leg. ; Ant/tyllis , L.

T rifoliées,

Medicago , L. ; Trigonella , L. ; Poi cociia, Serin g.; Melilotus , L.; Ï7ijfolium, L.; Dorycnium, Tourn. ;

Lotus , L. ; Tetra'gonolobus , Scop. ;

Cyamopsis , D. G.

Clitoriées.

. Psoralea , L. ; Indigofera , L. ; C/tto/ia,h. ;Ncurocarpum , Desv. ;Martiusia , Schult. ; Cologania , Kunlh ; Galactia, Brown ; Odonia, Bertoloii i ; Vilmorinia , D. C. ; Grona , Lour.; Col/œa , D. C. ; Otoptera , D. C ; Pueraria , D. C. ; Dumasia, D. C. ; Glycine, D. C. ; Chœtocalyx , D. C.

Galégées.

Petaloslernum , Rich. ; Dalea , L. ; Gtycyrhiza , L.; Galega , Lamk.; Tephrosia, Pers.; Amoqj/ia, L. : Eysenhardlia , Kunth ; JVissolia , Jacq. ; Militera, L.; Lunchocarpus , Kunth ; Robinia, D. C; Poitœa, Vent.; Sabinœa, D. C. ; Cotirselia, D. C; Sesbania, Pers. ; Agali, Rhéed. ; Glottidium, Desv.; Piscidia, L.; Daubentonia, D. C; Coiy/iella, D. C; C«n/gana, Lamk.; Ualimodendron, Fisch.; Diphysa -, Jacq. ; Calophaca , Fisch. ; Colutea, R. Br.; Sp/iœrop/iysa,U. C; Su/ainsona, Salisb.; Lessertia , D. C.; Sutherlandia , R. Br. ■

Astragalées.

Fhaca, L.; Oxytropis, D. C; ^stragalus, U.C.; Guldenstœdtia,F\sch.; non Neck.; Bisserula, L.

3e Tribu : HÉDYSARÈES.

Coronillêes.

Scorpitmis, L.; Coronitla, Neck.; Astrolobium , Desv. ; Ornithopus ,

Desv.; Hippocrepis , L.; Securigcra , D. C.

Euhèdysarées.

Dip/iaca , Lour.; Picletia, D. C; Orniocaipum, Bea uv. ; Amicia, Kunth; Poiretia , Vent.; Myriadenus, Desv.; Z omia, Gmel.; Stylosanthes, Swartz; Adesmia , D. C. ; A'schynomene , L.; Smilhia, Ait.; Lourea , Neck.; t//-<zri'a, Desv.; JV icholsonia , D. G.; Ztesmodium , D. C.; Dicerma, D. G. ; Taverniera , D. G.; Hedysarum , L.; Onubrychis , Tourn.; Eleiotis, D. C.; Lespedeza, Rich., /'« Michx.; Ebenus , L.; Flemingia, Roxb.

Alhagèes.

Alliagi, Tourn.; Alysicarpus , Neck.; Bremon liera , D. C.

4e Tribu : Viciées.

Cicer, L.; 7<<7ia , Tourn.; Vicia, Tourn.; Er»um, L.; Pisum , Tourn. ; Lathyrus , L.; Orobus , L.

5e Tribu : Piiaséoi.ées.

A brus , L.; Sweetia, D. C; ^/acrantlms , Poir.; Rothia , Pers.; Teramnus , Browne ; A mphicarpœa , Elliot; Kennedy a , Vent.; Rliynchosia, Lour.; Fagelia, Neck.; Jfistcria, Nuttal ; Apios, Boerh.; Phaseolus , L.; Soja, Mœnch ; Doliclios , L.; T-'igna, Savi ; Labial , Adans.; Paihyrhizus, Rich.; Parochetus, Hamilt.; Dioclea , Kunth; Psophocarpus , Neck.; Canavalia , D. G.; cuna, Adans.; Cajanus, D. G.; L>upinus, L.; Cy lista. Ait.; Erylhrina , L.; /i//«Wy)/!ifl, Willd.; Butea, Roxb.

6e Tribu : Dalbehgiées.

Denis , Lour. ; Endesperrnum , PI uni ; Pongamia, Lamk.; Dalbergia , L.; Pterocarpits , L.; Drepanocarpus, Mcyer; Ecastaphyllum, Rich.; Amerimnum, Browne; Z*/ya, Browne; Deguelia, Aublct.

IIe Sous-ordre. — Swaktziées.

Swarlzia, Willd.j Bap/iia , Al'zélius.

IIIe Sous-ordre. — Mimosées.

Entada, Adans.; Mimosa , Adans.;

Gagnebina, Neck.; Inga, , Plum,; Schrankia , Willd. ; Darlingionia , JJ. G.; Desmanthus , Willd.; Adenanthera , L.; Prosopis, L.; Lagonychium, Bieb.; Acacia, Willd.

IVe Sous-ordre. — GassALPiNiÉES.

irc Tribu : GÉOFFREES.

Arachis,h. ; Voandzeia , DuPetit- Thouars; Pevaltea, Kunth ; Brongniartia, Kunth; And ira, Lamk.; Geoffroy a, Jacq ; Brownea, Jacq.; Pipterix , Schreb.

ae Tribu : Cassiées.

Moringa, Burm.; Gleditschia , L. ; Gymnocladus, Lamk.; A /wma, Lour.; Guilandina, J uss. ; Coul/eria, Kunth ; Cœsalpinia, Plum.; Poinciana, L.; Mezoneuron , Desf. ; Reichardia , Roth ; Hoffmanseggia , Cav.; Melanosticta , B.C.; Pomaria , Cav.; Homaloxylon, L.; Parkinsonia , Plumier; Cadia , Forsk.; Zuccagnia , Cav.; Ceratonia , L.; Hardwickia , Roxb.; Jonesia, Roxb.; Tachigalia, Aubl.; Baryxylum , Lour.; Moldenhavera , Schrad.; Humboldlia, Vahl.; Heterostemon , Desf.; Tamari/idi/s , L.; Cassia , L.; Labichea, Gaudichaud ; Metrocynia , Pelit-Thouars :

Afze/ia, Smith; Schotia, Jacq.; Copai/era, L.; Cynometra , L.; Iritsia Pelit-Thouars ; Eperua, Aubl.; Parivoa , Aubl.; Anthonota , Bcauv.; Outea , Aubl.; P'ouapa , Aubl. ; Hymenœa, L.; Schnelta, Raddi; Bau~ hinia , Plum.; Cercis , L. ; Palovea , Aubl.; Aloexylon , Lour.; A maria , Mutis ; Bowdichia, Kunth; Crudya, Willd. ; Dialium , Burm. ; Codarium, Solaud.; Valairca, Aubl.

3e Tribu : DÉtaiuÉes.

Vetarium, Juss.; Cordyla, Lour.

Genres obscurs.

Phyllolobium , Fisch.; Amphinomia, D. C.; Sarcodum , Lour.; Varennea, D.C ; Crafurdia, Rafîn.; Ammodendron, Fisch.; Lacara, Spreng.; Harpalyce , Mocino ; Diplaprion , Viv.; liiueria, Kunth.

Après avoir trace les caractères des

Légumineuses et des groupes qui y ont été établis , après avoir énuméré les genres qui composent chacun de ces groupes, il nous paraît nécessaire de dire quelques mots des Légumineuses considérées sous les rapports économique et médical. Cettefamille, avons-nous dit dans notre Botanique Médicale, vol. II, p. 589, par le grand nombre de médicamens et de substances nutritives qu'elle fournit, mérite un intérêt particulier de la part du médecin et de l'économiste. En exposant les caractères de la famille , nous avons fait remarquer les différences souvent fort tranchées qu'elle présente; ces différences, nous les retrouvons également dans les propriétés médicales des Légumineuses et dans leur mode d'action sur l'économie animale. Eu effet, nous trouvons dans la famille des Légumineuses : i° des médicamens purgatifs; 20 des substances toniques et astringentes ; 3° des résines et des baumes ; 4" des agens aromatiques et excitans : 5° des principes sucrés ; 6° des matières colorantes; 70 des huiles; 8° des gommes ; 90 et enfin des matières nutritives.

La propriété purgative est celle que l'on observe le plus généralement dans les Légumineuses , et en même temps celle qui existe dans le plus grand nombre de leurs organes. Les feuilles et les fruits des Cassia ubc— vata, C. acutifolia, et C. lanceolata, forment les espèces de Séné du commerce. La pulpe douce et sucrée , contenue dans les gousses du Canéficier ( Cassia fistula , L. ) et du Caroubier, est un des laxatifs les plus doux; celle des Tamarins est légèrement acide , mais agit de la même manière.

Presque toutes les autres espèces de Casses possèdent cette vertu purgative, et dans les différentes contrées où elles croissent on les substitue au Séné d'Egypte. L'analyse chimique que Lassaigne et Chevallier ont faite du Séné de la Pal te nous a appris que son action purgative est due à un principe particulier, extractifornie , que ces jeunes chimistes oui nommé

tiCqthartine. Il serait curieux de re- Lichercher si cette subslance existe ildans les feuilles du Baguenaudier qqui jouissent des mêmes propriétés, <• et qui souvent sont mélangées aux SSénés.

Les principes astringens ne sont ppas rares dans la Famille qui nous ocecupe. La plupart des espèces du genre AAcacie, lorsque leurs gousses sont t encore vertes, fournissent un extrait dd'une saveur fort astringente, en ^grande partie composée de tannin; l'iels sont le Cachou et le suc d'Acaceja. C'est à celte classe qu'apparlieucnent encore le Sang-Dragon , le bois dde Campêche employé dans la tein- I ture , et qui , à cause de sa saveur ^astringente , a été recommandé par I les médecins anglais , comme un ^excellent tonique. Nous pourrions légalement citer ici le Pois-Chiche, à i cause de l'Acide oxalique qu'il exsu- (de naturellement , s'il n'élait pas raitionnel de le ranger parmi les subst ta n ces nutritives.

L'écorce d'un grand nombre de I Légumineuses a une saveur amère cl ; astringente , et jouit de propriétés t toniques. Les diverses espèces du '.genre Geoffrœa sont dans ce cas. On lies a employées soit dans le traitct ment des lièvres intermittentes, soit ( comme anlhelmintiques.

Si maintenant nous passons aux | principes résineux et balsamiques , i nous les trouverons abondanslHans [plusieurs Végétaux de celle famille.

I Les baumes du Pérou et de Tolu dé- ( cotdent de deux espèces du genre ' Myroxylon ; la Résine Animé est [produite par \' Hymenœa Courbaril.

Plusieurs Légumineuses sont rei marquables par leur odeur forte et I leur saveur aromatique, et doivent

■ être placées parmi les agens excllans. I Les différentes espèces de Mélilot, le I Fénugrec , sont très -odorantes et < employées surtout comme sudorilit ques et délersives. La Fève Tonka ,

qui répand une odeur si agréable, est

■ la graine d'une Légumineuse américaine , nommée par Aublet Couma-

' rouria odorata. La racine de quelques

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espèces est diurétique et sudorifique ; telles sont celles de Bugraneet d'Astragale sans tige.

La racine de la Réglisse a une saveur douce, sucrée et mucilagineuse, que l'on relrouve aussi dans celle de Y Abrus precaiorius en Amérique, qui porte le nom de Réglisse des Antilles et dont les graines luisantes et dures, d'un beau rouge, marquées d'une tache noire, servent à faire des colliers , des bracelets et d'autres oruemens. Cette saveur sucrée existe encore dans la racine du Trètle des Alpes, dans les feuilles de l'As— tragalus glycyphyllos , etc. YÏHedysarum A Lliagi , qui croît en Egypte, se couvre d'une exsudation sucrée, que l'on recueille, et qui porte le nom de Manne Alhagi.

La gomme existe dans un grand nombre de Légumineuses , des genres Astragale et Acacic. Ainsi la gomme Adragante est produite par les Astragalus gummifer, Labill. ; Astr.

creticus , L. ; et Astr. vents d'Olivier. La gomme Arabique et la gomme du Sénégal découlent spontanément des Acacia vera , A. arabica , A. Sénégal , et probablement de plusieurs autres espèces encore mal connues.

Nous feions la même remarque à l'égard de l'huile grasse qui se trouve en abondance dans les graines de l'Arachis et du Moringa uleifera.

La famille des Légumineuses est riche en principes colorans. Le plus précieux de tous est , sans contredit , l'Indigo, que l'on retire des espèces du genre liuligofera , mais qui existe aussi dans d'autres Plantes de la même famille et même de familles différentes. Nous devons encore mentionner ici les différens bois de teinture, tels que le bois du Brésil et le bois dcSapan , produits par deux espèces du genre Caesalpinie, le bois de Campêche par l'Ilémaloxylon, el le Santal rouge par le Pterocarpus Santalinus.

Ces différens genres appartiennent à la section des Cœsalpiniées et fournissent un principe colorant rouge.

Les diverses espèces de Genêt , auconti aii e , donnent uue belle teinte jaune.

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La famille des Légumineuses n'est pas moins importante par le grand nombre de substances alimentaires qu'elle nous fournit. En efiet, les graines de toutes les espèces de cette famille qui ont les cotylédons épais et charnus, sont en grande partie formées de fécule amilacée et servent utilement à la nourriture de l'Homme. Qui ignore en effet que les Pois , les Haricots , les Fèves , etc. , appartiennent à cette famille '?

Enfin , si nous récapitulons les différens matériaux qui existent dans les Légumineuses; si nous faisons attention aux différences qu'ils présentent dans leur nature et leur mode d'action , nous ne pourrons nous empêcher de conclure que celte famille s'écarle sensiblement des lois d'analogie dans les propriétés médicales, et que malgré des ressemblances assez grandes entre la nature de quelques-uns de ses produits , cette famille doit être comptée parmi celles qui s'éloignent des lois générales de l'analogie entre la structure des organes et les propriétés médicales.

* LEIANITE. min. Nom donné par Delamétherie à une roche qui est le Polierschiefer des minéralogistes allemands. H y a réuni les Pierres à faux, lesquelles sont des roches mélangées de parties distinctes et de Tripoli. (G..N.)

* LEIBINITZIE. Leibnitzia. bot.

PHAN. Genre de la famille des Synanthérées , Corymbifères de Jussieu , et de la Syngenésie superflue , L. , établi par H. Cassini (Dict. des Se. Nat.

T. XXV, p. 420) qui l'a placé près du Leria dans la tribu des Mutisiées.

Voici ses principaux caractères : involucre ovoïde, cachant entièrement les fleurs , formé d'écaillés très-inégales , imbriquées , appliquées, étroites , oblongues- lancéolées , épaisses, coriaces, carénées, membraneuses sur les bords, obtuses et colorées au sommet; réceptacle large, plane et nu; calathide dont les fleurons du disque sout npmbrènx , hermaphrodites, à

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deux lèvres, l'extérieure tridenlée, M l'intérieure divisée en deux jusqu'à | la base; ceux de la circonférence 9 presque sur un seul rang, biligulés 1 et femelles; akènes oblongs , compri- I més, allongés en col, surmontés d'une I aigrette composée de pods très-légèrement plumeux.

Le Leibnitzia cryptogama , H.

Cass. , Tussilago Anandria , L. , est une Plante herbacée qui croît dans les champs montueux près du fl cuve Jénisée en Sibérie. De I sa racine s'élèvent immédiatement des hampes et des feuilles. Celles-ci varient de forme et de grandeur; les unes sont lyrées , les autres non lyrées. Les hampes, hautes de deux à trois décimètres , portent des calathides solitaires dont les folioles de l'irivolucre sont rougeâtres au sommet.

Cette Plante fut d'abord nommée Anandria par Siegesbeck , qui , n'ayant pas aperçu ses étamines, en tira un argument contre la théorie de la fécondation sexuelle. Cependant , quelques années plus tard, ïursen, un des disciples de Linné , publia, sous sa présidence , dans les Aménités Académiques , une dissertation sur celte Planie , oii il prouva l'existence des étamines , et proposa de la réunir au Tussilago. Linné inséra, dans son Hortus Upsaliensis , de nouvelles observations sur Y Anandria. Il prétendit que cette Plante, exposée au scHeil et dans un terrain plus sec, changeait de caractères et qu'elle devenait semblable à l'espèce décrite par Gmelin [FL Sibirica, T. il, p.

i45, t. 67, f. a). En conséquence il en lit deux variétés dépendantes , selon lui , de l'exposition plus ou moins chaude et de la nature du terrain.

Néanmoins l'auleur de la Flore de Sibérie fit connaître des observations toutes contraires à celles de Linné , et ajouta comme une preuve de plus en faveur de la diversité des deux espèces , la différence des contrées de la Sibérie qu'elles habitent. La Plante de Gmelin est indigène des environs d'Irkulsk et d'Okotsk. Elle a été adoptée comme espèce distincte par

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\ Willdenow sous le nom de Tussilaigo lyrata , et par Cassini sous celui ilde Leibnilzia phœnogarna. Celui-ci a c confirmé les observations de Tursen, i relativement à la présence des étarmines dans les Plantes decegenre; > il est vrai qu'elles sont d'une pctittesse extrême et analogues à celles I d'uue espèce d'Eupatoue , nommée jpar Cassini E. microslemon, en raison cde l'exiguilé de ses organes mâles, y . ] Bulletin de la Société Philoma tique, 1 1822, p. l45. (G..N.)

LEICHE. Scymnus. pois. Sous- ; genre de Squale. V. ce mol. (b.)

* LEIGHIE.Z-e/^/a. bot. phan. H.

(Cassini a proposé, sous ce nom , un ! sous-genre des Helianlhus , caractérisé d'après la structure de l'involucre 1 et de l'aigrette. Le premier de ces 1 organes est formé de folioles réguliè- 1 rement imbriquées, appliquées, sur- 1 montées chacune d'un grand appen- ■ dice très-étalé, analogue aux feuilles. L'aigrette est composée de squamellules sur un seul rang , persistantes , dont deux grandes opposées , triquètres , filiformes , et les autres petites et en forme de paillettes. Ce sousgenre a, selon l'auteur, beaucoup 1 d'affinité avec le Piguicta de Kunth. Il renferme les espèces suivantes : i° Leighia elegans , H. Cass. , qui est peut-être \ Helianlhus squarrosus de Kunth (Noi>. Gêner, et Spec. Aiquin.

T. iv, p. 222, t. 377) ou l'H. linearis de Ca vanilles. Ou cultive cette Piaule au Jardin du lioi à Paris. 20. Leighia bicolor, Cass.; Helianlhus angustifolius , L. et Michx. , espèce indigène de la Virginie. 3°. Leighia microphylla , Cass. ; Helianlhus microphyllus , Kunth (loc. cil. T. iv, p. 220 , t. 375). Cette espèce a été trouvée au Pérou par Humboldl et Bonpland.

LEIMANTHIUM ou LEIMAN- THEMUM. bot. fhan. Willdenow a constitué ce genre sur plusieurs espèces placées dans les genres Helonias et Melanthium par les auteurs.

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