‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 138 sur 232 · V. ce dernier mot. (b · texte numérisé non relu

V. ce dernier mot. (b

LÉPIDIOPTÈRES. Lepidioplera.

IN8. Nom donné par Clairville aux Insectes à ailes farineuses, plus connus sous le nom de Lépidoptères.

ce mol. (g.J

LEPIDIUM. BOT. PIIAN. V. LÉPI- DIER.

LÉPIDOCARPODENDRON. bot.

ni an. ( Boerhaave. ) Svn. de Protéa.

V. ce mot. Adanson nommait Lepidoca/pus une section du même genre, (u.)

* LEPIDOCARYUM. bot. piian.

Genre de la famille des Palmiers , et de la Polygamie Diœcie , L., nouvellement établi par Martius ( Gen. et Spec. Faim. B/asiL, p. 4g, t. 45-47; qui lui a imposé les caractères suivans : régime (SpadLv) enveloppé de plusieurs spathes incomplètes; fleurs distiques , disposées en chatons légèrement comprimés , et accompagnées de petites spathes. Les fleurs mâles sont composées d'un calice campanule' à trois petites dents; d'une corolle à tiois pétales; de six étamincs dont les anthères sont ovées-oblongues , et adnées par leur dos au filet. Les fleurs hermaphi odiles offrent un calice comme dans les mâles ; une corolle monopétale , trifide ; six étamines; trois stigmates connés, linéai-

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res, dressés; une baie drupacéc, ren- M fermant une seule graine munie d'un | H 11) umen homogène , d'un embryon il latéral logé clans la fossette circulaire I ombilicale. Le type de ce genre est I un Palmier du Brésil, dont le stipe I est petit, çomposé à l'intérieur d'un bois dur et rongeâtre , revêtu des débris des pétioles , à frondes terminales , flabelliformes , irrégulièrement fendues ; les régimes placés entre les frondes, portant des (leurs roses et rougeâtres. Les fruits sont en forme de cônes, et d'une couleur brunerougrâtre. (g..n.)

* LÉPIDOKROIT. min. Variété de Fer hydraté en petits rognons, à texture fibreuse et écailleusc, d'un éclat métalloïde et d'un brun-rougeâtre, accompagnant dans quelques localités le Fer hydraté aciculaire ou fibreux. (g. del.) !

LÉPIDOLÈPRE. Lepidoleprus. i rois. Genre formé par Risso , et voi- gv sin des Gades , adopté par Cuvier, qui le place sous le nom de Grena- j (lier dans la première famille de l'ordre des Malacoptéi ygiens Subbra- % chiens. Ses caractères consistent ],,, dans les sous-orbicnlaires s'uuissant en avant entre eux et avec les os du ,,, nez pour former un museau déprimé „j qui avance au-dessus de la bouche, M et sous lequel celle-ci conserve sa, mobilité. La tête entière et tout le jJ corps sont garnis d'écaillés dures et .. hérissées de petites épines. Les ven- (. traies sont petites et un peu jugulai- ;î, res ; les pectorales médiocres; la pre- h mière dorsale est courte et haute; la 0 deuxième dors.de et l'anale sont très- 5 longues et s'unissent en pointe à la J caudale. Les dents aux mâchoires sont || hues et courtes. Les deux espèces con- i nues de ce genre vivent dans les plus ' grandes profondeurs de la Méditerranée; elles sont connues sous le nom > de ïrachyrynche et de Cœlorhynche. • " Risso, qui les a fait connaître, les a s', figurées pl. 7, fig. il et aa. (b.) 1;

LÉPIUOLITHE ou LILALITHE. 1 min. Variété dq Mica, en masses t.

composées de petites écailles ou la- ty

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moelles , ordinairement de couleur \ violette , et dont on faisait une espèce particulière , avant que Cordier eut Jdémontré son identité avec le iVIica.

(g. DEL.)

* LEI'IDOMA. bot. crtpt. (Licchens.) Sous-genre du Lecidea de la Méthode lichénographique d'Acharhusj il est caractéiisé par un thalle ecrustacé eflîguré; il correspond au igenre Psora du même auteur , genre qque nous avons cru devoir rétablir.

LLc sous-genre Lepidoma du Synopsis ILichenum et de la Lichénographic miniverselle , a reçu de l'extension et rf enferme les espèces du sous-genre SSaphcnaria , qui est notre Circinaria.

* LEPIDONOTE. Lepido/iota, anmi.ll. Genre établi par Leach aux dé- ;oens des Aplirodites de Linné et îyantpour type YjlphrodUa squiam-

<:nata , L. Savigny l'avait précédemment distingué sous le nom de P0I3njoé. V. ce mot. (aud.)

LÉPIDOPE. Lepidupus. rois, jjenre établi par Gouan , adopte par Juvier, sous le nom de Jarretière,, llans la famille des Tœnioïdes, de Vordre des Acanthoptérvgiens , et uar Duméril qui le place dans sa fannillc des Pétalosomes. Ses caractères consistent dans l'allongement du corps qui est aplati et garni d'une norsale fort prolongée. Les mâchoires ont pointues, et les ilcuts aussi lorles (t aiguës que dans les Trichiures.

./anale est fort remarquable, étant tchi posée d'un seul ra\ou; elle est uourte et située vers l'extrémité de la queue. Deux petites écadles Domines, mobiles , situées sous les pectorales , y tiennent lieu de ventrales.

')n en connaît deux espèces qui furent d'abord confondues; l'une et aa titre vivent dans la Méditerranée.

Le GouanieN, type du genre, Le- >i>idnpus Gouaiiianus , Lac, Pois. T.

il, p. âao ; la Jarretière, Encycl.

Vois., pl. 84, f. 564, a sa mâchoire [inférieure plus avancée que la supérieure oii sont trois longues dents Tochucs , outre celles qui la garnis-

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sent. Cette espèce n'atteint jamais deux pieds de longueur; sa couleur générale est argentée, avec des reflets azurés et la nuque bleue. L'anus occupe le milieu du corps. B. 7, d. 53, V. 1, a. 1. La seconde espèce connue a été décrite plusieurs l'ois comme uue espèce nouvelle , et toujours sous des noms nouveaux'; elle est bien plus grande , atteignant plus de quatre pieds et resplendissante de la pins belle teinte d'argent. Rissol'a dédiée à Pérou ; c'est le Triçhiurtts, caudatits d'Eiipbrascn et ensiformis de Vandelli; le Vandellius linitanicus de Shaw et le Zip/tot/icca tetradens de Moutagu. (b.)

* LEPIDOPHORUM. BOT. PJB AN.

Le genre formé sous ce nom par Necker (Elem. Bot., n. 22), aux dépens des Anthémis de Linné, n'a pas été adopté. (g..n.)

* LÉPIDOPHYLLE. Lepidophyllum. bot. PHAN. Genre de la famille des Synanlbérées , Corymbifères de Jussieu et de la Svngénésie superduc, L. , établi par Gassini ( Bulletin de la Soc. Pbilom. , décemb. 1816) qui l'a ainsi caractérisé : involucre oblong , c\lindracé, formé d'écaillés imbi iquées, appliquées , les extérieures ovales , les intérieures oblongues, très-obtuses, coiiaccs , à bords membraneux, ciliés ou (rangés; réceptacle petit , plane cl nu ; calathide cylindracée , dont le disque ne se compose que d'un petit nombre de llcurs (4 à 6) régulières., hermaphrodites $ la circonférence de deux on trois (leurs distantes en languettes et femelles; ovaires ohlongs , striés , surmontés d'une aigrette longue , formée de poils inégaux , paléiformes et plumeux. Ce genre est placé, par son auteur, dans la tribu des Astcrées, près du Bacc/iaris , avec lequel il a beaucoup d'affinité; il se rapproche aussi du Bracliyris de Nutlall, dont il est peut-être congénère. Une seule espèce le constitue : c'est le Lepidophyllum eu pressi forme , Cass., Baccharis cupressiformis , Pers., Arbrisseau rapporté de la Patagonicpar

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Commerson , et qui est surtout remarquable par ses feuilles extrêmement petites , rapprochées cl disposées sur quatre rangées longitudinales. (G..N.)

* LÉPIDOPILDM. bot. ciiyi't.

(?Jousses.) Sous-genre établi dans le Pilotrichum de Palisot-Beauvois pour les espèces dont la coiffe est hérissée de paillettes. Le JJi lot rie lut m scahriaetum de Richard et de Selrwaegnçhen , qui croît sur les Arbres de Fa Guiane , est la seule espèce qui figure dans ce sous-genre. V. PilormciiuM. (a.f.)

LÉPIDOPOMES. fois. Famille d'Holobranches de l'ordre des Abdominaux , et dont les caractères correspondent exactement aux genres Mugil et Exocetus de Linné , que l'auteur de la Zoologie analytique élevant ainsi dans l'ordre méthodique, divise en Exocet, Mugilomorc, Ohanos , Mugiloïde et Muge. (b.)

LÉPIDOPTÈRES. Lepidoptcru..

jns. Ordre d'Insectes établi par Liuné , et auquel Fabricius a donné le nom de Glossates ( Glossata.) H formait , dans tous les ouvrages de Latreille , le dixième ordre ; mais depuis que ce savant a converti ses Myriapodes en classes ( Fam. Nat. du Piègnc Anim.), il ne forme plus que le neuvième ordre de la classe ries Insectes : il est ainsi caractérisé :

qu-itre ailes membraneuses , couvertes d'une poussière farineuse formée de petites écailles; une trompe roulée en spirale à là bouche.

Les Lépidoptères sont les Insectes les plus beaux et ceux que la niture a le plus favorisés sous le point de vue des omemens ; ces Animaux sont, parmi les Insectes, ce que les Oiseaux-Mouches et les Colibris sont parmi les Oiseaux. Doués d'une très-grande facilité pour le vol , ils semblent destinés à régner sur les fleurs, et on dirait qu'à eux seuls est attribué le droit de choisir leur nourriture dans leur corolle, en pompant, avec leur longue trompe, le suc qu'elle contient. Leurs ailes sont,

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eu général , ornées des couleurs les L plus variées et les plus brillantes :

l'or, l'argent, l'azur, l'émeraude et la pourpre s'y mélangent de mille et mille manières pour produire des dessins de la plus grande beauté, et, tandis que la nature n'a donné aux ailes des autres Insectes que la surface rigoureusement nécessaire à l'exécution de leurs mouvemens, il semble qu'elle s'est plue à s'écarter de cette règle en faveur des Lépidoptères, en augmentant beaucoup l'étendue de leurs ailes, afin d'avoir la faculté de produire des dessins plus grands et d'exercer davantage son pinceau. Elle a employé , pour l'ornement de ces Insectes privilégiés , un genre de peinture que l'on connaît sous le nom de mosaïque. Des écailles en nombre infini , diversement colorées , implantées sur les deux surfaces de leurs ailes et disposées par imbrication, comme les tuiles d'un toit, avec une harmonie admirable , composent , par leur réunion, ces dessins si diversifiés et si élégans qui surprennent et charment les regards ; enfin la nature a été si prodigue d'ornemeus à l'égard des Lépidoptères , qu'elle a voulu, contre son habitude , que ces Animaux en eussent jusque dans leur enfance, bu sous la forme de chcndle et souvent encore sous celle de chrysalide Il semble que celte soi le de suprématie que la nature paraît avoir donnée aux Papillons a dirigé Degéei et Olivier dans leurs distribution; méthodiques dos Insectes, puisqu'ils ont placé les Lépidoptères à la lêtc de la classe des Insectes.

La bouche des LépiJoptères m diffère pas organiquement de cell< des Insectes broyeurs ou pourvus d< mâchoires. Savigny et Latreille on démontré qu'elle était composée de mêmes pièces, mais que ces pièce étaient appropriées aux fonction qu'elles étaient destinées à remplir ainsi , plusieurs sont restées rudi mcnlaires , tandis que d'autres oïi pris un accroissement excessif. Cell bouche est composée d'un labre soi

lî

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\vent presque invisible , conique ou Ettubulé; de deux mandibules cornées, iitrès-pctites , rudimentaires , poilues oou garnies de petites écailles , fixes est d'aucun usage; de deux mâchoires ccornées , en forme de filets tubulairres , ordinairement fort longs , souillés inférieurçment et à demeure , jjusqu'à. la naissance des palpes , avec la lèvre pareillement fixée et fermant lia cavité buccale, se réunissant auildelà, par leur bord interne, pour [(former une trompe {lingua, Fah.)ou , {pour la distinguer nominalement des Ifiùtres parties désignées aiusi , noinrmée par Lalreille spiritrompe ( tromppe en spirale), dont l'intérieur pressente trois canaux ; de deux palpes nmaxillaires souvent presque imperceptibles, d'un à trois articles insérrés près du coude des màcboires , et dde deux palpes labiaux ou inférieurs , tlde trois articles très-garnis de poils oou d'écai^les , remontant de chaque ccôté de la spiritrompe et lui formant uune sorte d'étui. La lèvre est formée iVTune seule pièce plate et triangulaire.

Les antennes des Lépidoptères sont wariables et toujours composées d'un ggrand nombre d'articles; elles sont toujours simples dansceux qui volent Me jour, c'est-à-dire les Diurnes, et celles se terminent par un bouton plus oou moins renflé. Dans les espèces qui ffont le passage des Diurnes aux Noctturnes , elles prennent la forme d'une ■massue allongée ou d'un fuseau, et lorsqu'on arrive aux espèces qui ne [paraissent que la nuit , elles ressemlblcnt à un fil ou à une soie tantôt «simple et tantôt peetinéc, et souvent iimême plumeusc, soit dans les deux -sexes , soit dans les mâles seulement. • Ou découvre , dans plusieurs espèces , deux yeux lisses cachés entre Mes écailles et situés entre les yeux "ordinaires; ils sont demi-sphériques, àà facettes et souvent assez gros. La itrompe n'est d'aucun usage et man- 'ique quelquefois dans plusieurs Lépidoptères crépusculaires ou noclurimes. Les trois segmens dont le. tronc :des Insectes Hexapodes est composé

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se réunissent ici en un seul corps; ils sont intimement unis, et l'auiéricur est très-court et transversal, comme cela a lieu dans la plupart des, Hyménoptères et des Diptèies; il ne varie jamais de forme , et les différences que les Lépidoptères présentent, tant sur leur dos que daus les autres parties , proviennent des écailles et des poils du dos qui imitent quelquefois une huppe ou une crète.

L'abdomen est composé de six à sept anneaux; il est attaché au corselet pa,r une très-petite portion de son diamètre , et n'oll'rc ni aiguillon ni tarière comme les Hyménoptères ; il n'y a que quelques femelles comme celles des Cossus qui aient les derniers anneaux rétrécis et prolongés pour former un oviduetc en forme de queue pointue et retractile. Le dessus de l'abdomen offre , dans quelques espèces , des écailles et des poils relevés et formant des sortes de doublures. Les quatre ailes des Lépidoptères sont simplement veinées , de grandeur et de position variables :

les premières ou les supérieures sont toujours plus grandes que les inférieures ; dans plusieurs espèces une portion de ces organes, plusou moins spacieuse , est tout-à-fait nue et transparente. Les écailles sont implantées, au moyen d'un pédicule , sur leur surface et disposées en recouvrement avec une symétrie remarquable ; leur ligure n'est pas constamment la même , et le plus souvent elles sont oblongues, arrondies à leur base du côté du pédicule qui les attache à l'aile , et tronquées à l'autre extrémité avec plusieurs petitesdenls.

Les ailes inférieures sont souvent plissées à leur bord interne et semblent former un canal propre à recevoir et à garantit l'abdomen. Les quatre sont quelquefois relevées perpendiculairement dans le repos , et c'esl ce quia lieu pour les Papillons diurnes ; dans d'autres, elles sont horizontales ou inclinées en manière de toit : c'est le cas des Lépidoptères crépusculaires et nocturnes. La nature a pourvu ces Insecte? d'un 01-

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gane propre à retenir les ailes dans cette situation : c'est une espèce de frein ou de crochet attaché aux ailes inférieures et passant dans uue boucle des supérieures.

Les pâtes des Lépidoptères sont au nonihre de six; ils ont des tarses composés de cinq articles el terminés par deux crochets : dans plusieurs Lépidoptères diurnes, les deux pieds antérieurs sont heaucoup plus petits, inutiles au mouvement et repliés de chaque côté sur la poitrine, en manière de cordons ou de palatines; ils sont terminés par des tarses gros, velus, dont les articles sont moins distincts et sans crochets apparens au bout. Quelquefois ce caractère n'est propre qu'à l'un des sexes. Les Lépidoptères qui ont les pâtes antérieures ainsi organisées ont été nommés Tétrapes ou Tétrapodes. Les Lépidoptères ne présentent jamais que deux sortes d'individus, des mâles et des femelles; ils sont toujours ailés, et on ne peut en excepter que très-peu dont les femelles sont aptères. Les mâles des Lépidoptères, surtout les nocturnes , découvrent leurs femelles d'une distance très-considérable , et à l'aide de l'odorat, qui paraît être chez ces Animaux d'une finesse ex-

3uise. Les deux sexes restent penant quelque temps unis; souvent la femelle , qui est toujours plus , grosse, entraîne dans les airs le mâle qui reste attaché à elle. Celles-ci pondent leurs œufs , souvent trèsnombreux, sur les substances ordinairement végétales dont leurs larves doivent se nourrir, et elles périssent bientôt. L'intestin des Lépidoptères est composé d'un premier estomac latéral ou jabot, d'un second estomac boursouflé, d'un intestin grêle assez long et d'un cœcum près du cloaque.

Les larves des Lépidoptères, que l'on connaît sous le nom de Chenilles , sont Composées de douze anneaux non compris la tête ; elles ont de chaque côté neuf stigmates , elles sont munies de six pieds écailleux ou à crochets, qui correspondent à ceux

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de l'Insecte parfait; elles ont, en outre , quatre à dix pieds membraneux, dont les deux derniers ou les postérieurs sont situés à l'extrémité du corps et près de l'anus. Le corps de ces larves est en général allongé , mou, presque cylindrique et coloré diversement , tantôt hérissé de poils, de tubercules , ou d'épines, et tantôt nu ou ras ; leur tête est revêtue d'un derme corné ou écailleux; on voit, de chaque côté-, six petits grains luisans , qui paraissent être de petits yeux lisses ; elle a , de plus , deux antennes très-courtes et coniques, et ime bouche composée de deux fortes mandibules, de deux mâchoires, d'une lèvre et de quatre palpes ; com me ces larves sont destinées à vivre de matières coriaces , telles que des feuilles, des racines et même du bois, la nature les a pourvues d'organes assez foi ts pour remplir ces fonctions pendant qu'elles sont dans cet état ; mais aussitôt que ces Animaux sont appelés par elle à devenir habitans fies airs et à se nourrir du nectar des fleurs et de matières fluides , elle change ces fortes mandibules et ces mâchoires dures et puissantes eu longs filets , minces et déliés , réunis entre eux, formant une trompe tortillée sur elle-même et dont la fonction n'est plus que de sucer. La matière soyeuse dont elles font usage , s'élabore dans deux vaisseaux intérieurs , longs et tortueux , dont les extrémités supérieures viennent, eu s'amiucissaul , aboutir à la lèvre; la filière qui donne issue aux fils de la soie , est un mamelon tubulairc et conique situé au bout de la lèvre. Les chenilles qui n'ont, en tout, que dix à douze pieds , ont été appelées à raison de la manière dont elles marchent , Géomètres ou Arpeuleuses.

Elles se cramponnent avec leurs pâtes écailleuses au plan de position, et, élevant les articles intermédiaires du corp-i en forme d'anneau ou de boucle , elles rapprochent les dernièics pâtes des précédentes, dégagent delles-ei , s'accrochent avec les dernières , et portent leur corps en

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Iwant pour recommencer la même Bimanœuvrc. Quelques-unes de ces che- Imilles dites en bâton , se fixent , flans Le repos , aux branches des Végétaux Loar les seuls pieds de derrière , se tiennent immobiles et ressemblent à Line petite branché. D'autres che- } illic, ayant quatorze à seize pâtes idout quelques-unes des membraneuses intermédiaires sont plus courtes, poortent le nom de demi-Arpenleuscs ou fausses Géomètres. Les pieds membraneux des chenilles soutsou- U'cnt terminés par une couronne de t'jetils crochets plus ou moins compalète. Leur intestin est composé d'un ,'^ros canal sans inflexions , dont lia partie antérieure est quelquefois uun peu séparée en manière d'estoiimac et dont la partie postérieure Ifonnc un cloaque lidé; il donne attache à quatre vaisseaux biliaires Itrès-longs et s'insérant fort en arrrière. f . , pour plus de détails , l'artticle Métamorphoses et les ouvrages dde Lyonnel sur l'aualomie de la Cheinille du Cossus, et de Hérold (Hist.

ildu Développ. des Pap. 181.5). La Iplupart des chenilles se nourrissent ilcles feuilles des Végétaux; d'autres cen rongent les racines , les boutons , lies (leurs et les graines; les parties lligneuses les plus dures des Arbres me résistent pas à quelques espèces eet entre autres à celles qui produisent le genre de Nocturnes que l'on tnoinme (,'ussus. D'autres chenilles irongent nos draps cl nos étoiles de (raine; elles 11'éparguent pas même lie cuir, le lard, la cire et dilleirenles graisses. Plusieurs vivent exclusivement d'une s,culc matière , imais d'autres s'accommodent indifféremment de plusieurs sortes de mourritures et ont mérité le nom de IPolyphages. Quelques clieuilles se 'réunissent en société sous une tente (de soie qu'elles filent en commun; (d'autres se fabriquent des fourreaux I fixes ou portatifs; plusieurs se lo- ! gent et se creusent des galeries dans Ile parenchyme des feuilles. Tou- 1 tes ces chenilles ne sortent que la : nuit , mais le plus grand nombre se

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plaît à la lumière. Les chenilles changent ordinairement quatre fois de peau avant de passer à l'état de chrysalide ou de nymphe. V. ces mots.

La plupart filent alors une coque ou elles se renferment; une liqueur souvent rougeâtre que les Lépidoptères jettent par l'anus au moment de leur métamorphose, attendrit un des bouts de la coque et facilite leur sortie; communément encore, une des extrémités du cocon est plus faible ou présente une issue propice par la disposition des fils. Quelques cbenilles lient avec leur soie des molécules de terre, des feuilles ou les parcelles des substances où elles ont vécu, et s'en forment ainsi une coque grossière. Les chrysalides des Lépidoptères diurnes sont à nu et fixées par l'extrémité postérieure du corps.

Toutes ces chrysalides ou nymphes de Lépidoptères olfrcnt un caractère particulier ; elles sont emmaillottées ou en forme de momies. Ces chrysalides éclosent en peu de jours; souvent même les Lépidoptères donnent deux générations par année ; quelques autres passent l'hiver, et l'Insecte ne subit sa dernière métamorphose qu'au printemps ou dans l'été de l'année suivante. L'Insecte parfait sort de la chrysalide à la manière ordinaire ou par une fente qui se fait sur le dos du corselet.

Les larves des Iehncumonides et des Chalcidiles , ainsi que celles de quelques Diptères, détruisent beaucoup de chenilles et de chrysalides t et nous délivrent ainsi de ces Insectes qui , sous leur état de chenilles , l'ont de grands dégâts dans les jardins et surtout à nos Arbres fruitiers.

Il serait trop long d'exposer ici les différentes méthodes qu'on a employées pour faciliter l'élude des Lépidoptères ; aucune d'elles n'est satisfaisante, et les organes de la manducalion étant beaucoup plus simples que dans les autres ordres, oll'rent moins de ressources ; il serait à souhaiter que les naturalistes fissent aux ailes des Lépidoptères l'applicationdes principes établi* par Jurine, re-

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lalivemenl à celles des Hyménoptères. Les auteurs iconographes que l'on peut, consulter pour ladélerniination des espèces d'Europe, sont Esper , Hubner , Engramolle , Godard , etc. Quant aux exotiques ils ont été traités par Cramer, Stoll , Donovan , Abbot , Lewin , (iarris , Godard, Fabricius. Valh. Ochsenbeimer est très-important pour l'épuration de la synonymie, et quoiqu'il ait établi un grand nombre de genres sans eu donner les caractères, il n'en est pas moins recommandable.

Latrcille partage les Lépidoptères en trois familles qui correspondent aux trois genres composant cet ordre dans la méthode de Linné. Ce sont les Diurnes, les Crépusculairesctlcs Nocturnes. V. ces mots. (g.)

LÉPIDOSPERME. Lepidosperma.

bot. pu an. Genre de la famille des Cypéracées, voisin des genres Cladium et Scleria, établi par Labillardière et adopté par R.Brown (Prodr.

FLor. Nov.-Holl.) qui en a décrit un grand nombre d'espèces nouvelles.

Toutes sont des Plantes herbacées, vivaces , originaires de la Nouvelle- Hollande , ayant des chaumes simples, dépourvus de feuilles, excepté à leur base. Leurs fleurs forme;:! ries panicules , plus rarement des épis divisés et terminaux. Les épillets contiennent une ou deux Heurs et se composent . d'écaillés imbriquées en tous sens et dont un grand nombre sont vides. Autour de l'ovaire on trouve six squammules bypogynes , planes , un peu épaissies, et légèrement soudées par leur base. Le >i\ le est caduc. Le fruit est un akène renflé el obtus. Ce genre ne diffère des Cladium que par la présence de ses soies hypogynes , el des Scleria que par le nombre de ses soies ou écailles hypogynes, par ses épillets toujours hermaphrodiles. Dans sa Flore de la Nouvelle- Hollande , Labillardière a décrit et figuré sept espèces de ce genre , savoir : Lepidosperma elatior, t. 11 ; L. gladiata, t. 12 ; L. longitudinalis , t. i3; L. globosa , t.

LEP

1 4; L./iliformis , t. 1 5 ; L. sqimntma- .

ta, t. 16; L. telragona , t. 17. Le nom- Si

bre des espèces caractérisées par R. :

Brown est de dix-neuf. (a. R.) •

LÉPIDOTE. rois. Pour Lépidope

dans le Diclionnaire de Déterville. !'

Les anciens paraissent avoir désigné il

par ce nom le Binny. r. Cyprin. A

LEPIDOTE. bot. crypt. (Jieau- I»

vois.) V. Lycopode. 1

LEPIDOTIS. min. La Pierre m en- } tionnée sous ce nom par Pline, imitait l'éclat et les reflets des écailles f de Poisson ; un tel caractère ne suffit pas pour reconnaître ce donlprétén- t dit parler le crédule compilateur Ro- si inani. (b.) B

* LEP1DOTOSPERM A. bot. phan. p (Rœmer et Schultes.) Pour Lépidos- d penne. V. ce mot. (g..n.) (

* LEPIGONUM. bot. ptiak. Sous ce nom générique, Wahienberg a 1 séparé les espèces àtArenaria , dont r la capsule est à Irois valves , les feuil- 1 les munies de stipules. Quelques- i unes , qui croissent dans les endroits s salés, sont des Plantes grasses, et t Kaworth en a constitué son genre t Stipularia. Pcrsoon et Seriuge (ia t De Cand. Prodr., 1, p. 4oo) ne 1 considèrent ce géni e que comme une 1 section des vlrenaria , section qu'ils I nomment Spergularia. V. Sablinh., t

LEPIMPHIS. pois. Rafinesque, t

dans son Jtiologia Siciliana , établit |

sous ce nom un genre voisin des Co- i

ryphœnes qu'il caractérise par un <

corps conique et comprimé ; la tête 1 comprimée et anguleuse en dessus ; une seule dorsale; les ventrales falciformes et réunies à leur base par une lame écailleuse. Il en existe deux espèces dont l'une, commune dans

le golfe de Palerme, y est nommée I Pesce Capone; c'est \eLepimphisHippuroides, qui acquiert jusqu'à dixbuit pouces de long;. l'autre est le Lepimphis ruber , et n'a guère qu'un pied ; on le nomme Munacada dans le pays. Ce genre n'est pas définitivement adopté. .

LEP

LEPIOTOE. bot. crypt. ( HiU. } :Syn. d'Agaric. Adopté pour un sousi genre par Persoon el par Fries. I'.

.Agaric, (a. f.)

* LEPIPTERUS. poïs. Rafinesqne ; (ltiol. Hic, p. i6) établit sous ce nom mn genre qu'il avait appelé Lepterus (dans un ouvrage précédent et qui pairaîl devoir reutrer clans les Holocen- 1 très. . Il ne coutient qu'une espèce

nommée J'etola, qui appartient à la famille des Percoïdcs , et se trouve i dans la mer de Catane où sa chair est ; peu estimée. (b.)

* LËPIRE. Lepirus. ins. Genre de 'Charansons, établi par Germar, et ; adopté par Latreille (Fam. INalur. du

Règne Anim.). Mous ne connaissons pas ses caractères ; l'espèce qui sert de type à ce genre est le Curculio Colon de Fabncius. (g.)

LÉPIRON I E. Lepironia. bot.

: Piian. Genre de la famille des Cypéracées et de l'Hexandrie Monogynie , L., établi ppr le "professeur Richard

■ dans le Synopsis Plantaruin de Persoon, avec les caractères suivans : les fleurs forment un épi latéral , sessile , ovoïde, allongé , pointu , formé d'é— cailles .imbriquées Irès-élroitement , cai tilagineuses , les plus inférieures vides el sessiles , les supérieures uniflores j chacune de ces écailles, qui est large et obtuse, renferme environ

• seize paléoles, très-rarement douze ou quatorze , dont les deux extrémités plus larges, comprimées et carences, forment une sorte tic glume qui enveloppe les autres ; celles-ci sont

fdaucs, étroites, d'une laigcur inégae, el paraissent être en quelque sorte des étamines avortées. Le nombie des étamines varie de trois à six ; leurs filets sont courts ; les anthères très-longues, linéaires, sui montées

■ d'une petite pointe. L'ovaire est comprimé, lenticulaire ; le style est court, surmonté de deux stigmates filiformes. Le fruit est un akène lenticulaire , osseux , tciminé en pointe. On ne

i connaît qu'une seule espèce de ce : genre, Lepironia mucronata, Rich., I loc. cit., Plante vivacc, originaire de

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Madagascar , ayant ses chaumes simples, dépourvus de feuilles, hauts de deux à trois pieds, articulés intérieurement comme ceux de plusieurs-espèces de Joncs , terminés à leur sommet par une pointe roide et très-aiguë , et portant latéralement un seul épi de fleurs à environ un pouce audessous de leur sommet. (a. r. )

LÉPISACANTHE. Lepisacaiitkus.

pois. Genre de la famille des Percoïdes à dorsale double, dans l'ordre des Acanlhoplér\ giens ; fort remarquable en ce qu'il tient aux Sciènes, aux Trigles et aux Gastérostées par divers points de conformation. Le corps est court, gros et entièrement cuirassé d'énormes écailles anguleuses , âpres el carénées; quatre ou cinq grosses épines tiennent lieu de la première dorsale; les ventrales sont composées d'une énorme épine chacune, à la base interne de laquelle se trouvent quelques rayons mous , presque imperceptibles; la tête est grosse, cuirassée; le front bombé, la bouche gl aride , les mâchoires garnies seulement d'un velours très-ras au lieu de dents. La membrane branchiostège est à huit rayons , et l'on distingue quelque apparence de dentelures aux opercules. On n'en connaît qu'une espèce des mers du Japon, qui fut décrite pour la première fois par Houttuyn comme un Casterosleus , ensuite par Thunberg sous le nom de Sciœna catap/iracta, et figurée par Schneider, pl. a4 , sous le nom rie Monoccntris carinata. Sa taille n'est que de cinq à six pouces, et ses grandes écailles ciliées sont terminées par un aiguillon. (b.)

* LEPISCLINE. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées , G'orymbifères de Jussieu , et de la S\ngénésie égale, L., établi par Cassinl (Uull. de la Société Philomat., février 1818) qui l'a caractérisé ainsi : involucrc ovoïde , cylindracé , formé d'écailles imbriquées, appliquées; les extérieures ovales , scarieuscs ; les.

intérieures oblongues cl coriaces intérieurement , arrondies , concaves x

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Scarieuses et colorées supérieurement; réceptacle petit , plane, garni d'écailles oblongues , larges , obtuses, tronquées ou dentées au sommet ; calathide oblongue , composée de (leurs nombreuses , égales , régulières et hermaphrodites; offrant très-souvent à la circonférence une ou deux Heurs femelles dont la corolle est plus grêle; ovaires oblongs , pourvus d'un bourrelet basilaire t surmontés d'une aigrette dont les poils sont légèrement plumeux. Ce genre est. placé par son auteur dans la tribu des Inulées , section des Inulées-Gnapharliées. Il se compose de deux espèces rapportées par Linné à son genre Griaphalhim , savoir : i° Lepiscliae cyrnosa , Cav., ou Gnaplialium cyniosurn, L.; 2° L.1 audifoLia, Cass.,ou Gn. nudifolium , L. Ces deux Plantes croissent au cap de Boune-Espérance. La dernière avait été placée par Gaerlner dans son nouveau genre Atiaxeton , mais Cassini prétend que celui-ci est formé de Plantes qui ne sont nullement congénères, que le type {Gn. fœtidum), de l'aveu même de Gaertner , lui est même élrauger par les caractères , que son Anaxetoii arboreuin est la Plante sur laquelle Wecker avait constitué son genre Argyranthus , etc. Ces motifs ont déterminé Cassini à ne point adopter le nom générique donné par Gaerner , et à le réserver pour un génie particulier qui serait composé uniquement de V Atiaxeton crispum de cet auteur.

F. ce mot. (g..N.)

LÉPISME. Lepisma. ins. Genre de l'ordre des Thysanoures , famille des Lépismènes, établi par Linné, et adopté par tous les entomologistes.

Les caractères de ce genre sont : yeux très-petits , fort écartés , composés d'un petit nombre de grains ; corps aplati et terminé par trois filets de la même longueur , insérés sur la même ligne et ne servant point à sauter.

Les Lépismes ont le corps allongé et couvert de petites écailles souvent argentées et brillantes; il est mou et déprimé. Leurs antennes sont en for-

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me de soies et partagées, dès leur base , en un grand nombre d'articles.' La bouche est composée d'un labre, de deux mandibules presque membraneuses , de deux mâchoires à deux divisions avec un palpe de cinq à six articles , et d'une lèvre à qualre découpures et portant deux palpes de qualre articles. Le tronc est de trois pièces ; l'abdomen , qui se rétrécit peu à peu vers son extrémité postérieure , a , le long de chaque coté du ventre , une rangée de petits appendices portés sur un court article et terminés en pointe soyeuse ; les derniers sont plus longs; de l'anus sort une espèce de stylet écailleux, comprimé , et de deux pièces : viennent ensuite les trois soies articulées qui se prolongent au-delà du corps. Les pieds sont courts et ont des hanches très-grandes , fortement comprimées en manière d'écaillés. Ces Insectes se distinguent des Machiles de La treille {V. ce mot) par des caractères tirés de la forme du corps , et surtout en ce que ces derniers ont la faculté de sauter, ce que ne peuvent pas les Lépismes : ce sont de petits Animaux:

qu'Aldrovande et Geoffroy avaient nommés Forbicines , et que l'on coni-

fiare à de petits Poissons à raison de a manière dont ils se glissent en courant et des couleurs brillantes de quelques espèces ; ils se cachent ordinairement dans les boiseries , les fentes des châssis qu'on n'ouvre que rarement , ou sous leî planches un pea humides, etc.; d'autres se tiennent sous les pierres. Ces petits Animaux courent très-vite, et il est difficile de les saisir sans eulever une partie des écailles dont leur corps est couvert; ils paraissent fuir la lumière. La mollesse des organes masticateurs de ces Insectes annonce qu'ils ne peuvent ronger des matières dures ; cependant Linné et Fabricius ont dit que l'espèce commune se nourrit de sucre et de bois pourri : suivant le premier, elle ronge les livres et les babils de laine; Geoffroy pense qu'elle mange les individus du Psoque pulsateur , connu sous le nom de Pou

LEP

ide bois. L'espèce qui sert de type au i genre est :

Le Lépisme du sucre , L. sacchairlita , Linn., Fabr., Latr.; la Forbiccine plate, GcofT. ( Ins. h. xx , 3 ), Ê&hîeff. (Elém. Entom. lxxv). Long tde quatre lignes , d'une couleur artgentée et un peu plombe'e, sans tacebe. Il est très-commun en Europe cet est originaire d'Amérique. (g.)

* LÉPISME. Lepisma. bot. phan.

IDe Candolle (Théorie élément, de la IBotan., p. 4o8) donne ce nom à une ssorte d'écaillés membroueuses ou un [peu charnues qui se trouvent ù la base ides ovaires dans les Pivoines, les :Ancolies , etc., et qui paraissent être ttanlôt des étamines avortées , tantôt (des expansions du torus. Dans ce dermier cas , les Lépismes très-dévelopipés entourent quelquefois les ovaires ten entier, par exemple, dans la vairiété du Pœnia Moutan appelée paipaveracea. (g..n.)

LEPISMENES. Lepismenœ. ins.

IFamille de l'ordre des Xhysauoures, (établie par Latreille, et renfermant lie genre Lépisme de Linné. Les cairaclères de cette famille sont : anlenmes divisées, dès leur naissance, en tun grand nombre d'articles ; des pales très - distincts et saillans à la ouche; abdomen muni de chaque (côté, en dessous, d'une rangée d'apipendices mobiles , en forme de fausses [pâtes , et terminé par des soies articulées, dont trois plus remarqua- Ibles. Ces Insectes se tiennent cachés ■ dans les lieux où la lumière du jour me pénètre pas; ils sont très-agiles, (quelques-uns exécutent, à l'aide de Heur queue, des sauts assez longs.

ILes Lépismènes renferment les genires Machilc et. Lépisme. F '. ces mots.

LEP1SOSTEE. Lepisosteus. rois.

(Genre très-remarquable de là famille «des Clupcs, dans l'ordre des Malaicoptérvgicns abdominaux selon la i méthode de Cuvicr, et de la famille edes Siagonotes de Duméril. « De tous lies Poissons, dit Lacépède (T. V, p.

: 333), les Lépisostécs sont ceux qui ont

LEP 299

reçu les armes défensives les plus sûres. Les écailles dures, épaisses et osseuses . dont toute leur surface est revêtue, forment une cuirasse impénétrable à la dent de presque tous les habitans des eaux, comme l'enveloppe des Oslracions , le bouclier des Acipcnsèrcs , la carapace des Tortues, et la couverture des Caïmans.

A l'abri sous leur tégument privilégié , plus confians dans leurs forces, plus hardis dans leurs attaques que les Esoces , les Synodes et les Sphyrènes avec lesquels ils ont de trèsgrands rapports; ravageant avec plus de sécurité le séjour qu'ils préfèrent; exerçant sur leurs, victimes une tyrannie moins contestée; satisfaisant avec plus de facilité leurs appétits violens; ils sont d'autant plus voraces , et porteraient dans les eaux qu'ils habitent une dévastation à laquelle très-peu de Poissons pourraiimt se dérober , si ces mêmes écailles défensives, qui par leur impénétrabilité ajoutent à leur audace, ne diminuaient pas leur grandeur et leur inflexibilité , la rapidité de leurs mouvemens , la facilité de leurs évolutions , l'impétuosité de leurs élans , et ne laissaient pas ainsi à leur proie quelque ressource dans l'adresse et l'agilité. Mais cette même voracité les livre souvent entre les mains de leurs ennemis ; elle les porte à mordre sans précaution à l'hameçon préparé pour leur perte; et cet effet de leur tendance naturelle à soutenir leur existence leur est d'autant plus funeste par son excès, qu'ils sont très-recherchés à cause de la bonté de leurchair. » Les caractères du gen re Lépisostée consistent dans un museau très-prolongé formé de la réunion des interniaxillaires , des maxillaires et des palatins, au vomer et à l'ethmoïUe; la mâchoire inférieure l'égale en longueur, et l'un et l'autre hérissés sur toute leur surface intérieure de dents en làpe, ont le long de leur bord une série de longues dents poinJues. Leurs oiàes sont réunies sous la gorge par une membrane commune qui a trois ra yons de

300 LEP

chaque côté. Ils sont revêtus d'écaillés d! une dureté pierreuse ; la dorsale et l'anale sont vis-à-yis l'une de l'autre et fort eu arrière. Les deux rayons extrêmes de la queue et les premiers de toutes les autres nageoires sont garnis d'écaillés qui les font paraître dentelés. Leur estomac se continue en un inteslin mince, deux fois replié , ayant au pylore beaucoup de cœcums courts; leur vessie natatoire est celluleuse et occupe la longueur de l'abdomen (Cuv., Kèg.

Anim. 2, p. 181). Ce sont des Poissons d'eau douce très-forts et presqu'inattaquables. Il est très-douteux qu'il s'en trouve dans les deux Indes comme on l'a avancé. Leur patrie constatée est jusqu'ici les fleuves et les lacs de l'Amérique ; on en connaît trois espèces ;

Le Gavial, Lepisosteus Gavial, Lac. , Pois. T. v, p. 333; Caïman , Encycl. Pois., pl. 71 , f. 292; Esox osseus, L., GjneJ.,, Sjst. Nat. xni ,T. 1, p. i38g. Ce Poisson présente une giande ressemblance avec le Crocodilien dont on lui -a donné le nom comme spécifique. On dirait le Gavial privé de pâtes; tout sou corps est couvert d'écaillés rhomboïdales qui semblent avoir été disposées par l'art ; sa longueur est de deux pieds et plus; sa couleur verdâtre en dessus , violâlre en dessous , et les nageoires tirent sur le rougeâtre. d. 6, F. 1 1 , v. 6 , a. 5,7, c. 12 .

La Spatule , Lepisosteus Spalula , Lac., Pois., /oc. cit., p. 6, f. 2(bonne).- L'extrémité du museau de ce Poisson est plus large que le reste des mâchoires ; la longueur de sa tête est à peu près égale à celle de la moitié du corps; les opercules sont rayonnées et composées de trois pièces. Le palais est hérissé de petites dents ; chaque mâchoire est garnie de deux rangées de dents courtes, inégales, crochues et serrées. L'œil est trèsprès de la bouche. Outre les deux rangs de dents de chaque mâchoire, celle d'en haut est armée de deux séries de dents plus longues , sillonnées , éloignées les unes des autres

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et distribuées irrégulièrement. Ces dents plus longues sont reçues dans une cavité opposée oii elles s'implantent. Au-devant des orifices des narines, deux de la mâchoire inférieure transversent la supérieure , de sorte que lorsque la bouche est fermée elles montrent leur pointe audessus du museau, r. 10, V. 7.

Le Roblo, Lepisosteus Roblo, Lac,, Pois., loc. cit., p. 33g; Esox chiliensis , Gmel., loc. cit., p. 1392, habite les côtes du Chili, acquiert jusqu'à un mètre selon Lacépède , a la chair délicate et fort transparente. Les Chiliens qui le font saler en font un certain commerce. B. 10, D. i4, P.

* LÉPISDRE. rois. ( Lacépède. ) Espèce du genre Diacope. Fr. ce mot.

* LEPOCERE. Lepocera. polyp.

Genre de l'ordre des Caryophyllaires , dans la division des Polypieis entièrement pierreux , établi par Rafinesque (Journ. de Phys. , 1819 , T.

lxxxviii, p. 429) qui le caractérise par une écorce très-distincte, et par sa bouche qui est à peine radiée. Le naturaliste américain fait mention des espèces suivantes: L. amblocra, xylopris, rugosa , lœvigaia-, il n'en donne point la description. Nous présumons qu'elles se trouvent dans les Etats-Unis. (e.d..l.)

LEPODUS. rois. Rafinesque a établi sous ce nom, aux dépens des Scarcs , un genre qui contient l'espèce appelée imperialis par Cupani, et Saragus dans les mers de Sicile. Il n'a pas encore été adopté. (b.)

LËPORINS. mam. Famille de.

Rongeurs, établie par Desmarest dans le vingt-quatrième volume de la première édition de Déterville, qui contient seulement les deux genres Lièvre et Pika. ces mots, (b.)

LÉPRAIRE. Lepraria. bot. crypt.

Pour Lèpre , Lepra. V. ce mot. (b.)

LÈPRE. Lepra. bot. crypt. (IJchens.) Avant que le genre Lepra fût

LEP

fixe , le mol qui sert à le désigner fut employé par Haïler , YViggers , Persoon et De Candolle pour nommer des Plantes dont les unes sont placées maintenant dans les Colleuia, les Urcéolaires, les Lécanores , les Xsidium et les Lécidées , et les autres reléguées dans des genres qui ne figurent plus dans l'a famille des Lichens. V. Palmella et Spokotri- CHUM. Acharius, dans sa Méthode, avait fait deux genres du Lepra, le Puheraria pour les espèces à thallus

{lulvéruleut ou nul (considérant alors es gongyles comme des apothéeions), et le Lepraria pour les espèces à I lia l— lus crtistacë. Plus tard, dans la Lichénographie et le Synopsis, il les a réunis, et c'est ce genre qu'il nomme Lepraria, que nous adoptons sous le nom de Lepra , plus ancien. Bory de Saint-Vincent , en l'an V de la 'république , constitua le premier ce genre sous le nom de Phytoconis dont Linné avait l'ait ses Byssus pul- -Vérulens. Nous le caractérisons ainsi : thalle cruslacé, lépreux, uniforme isnns limites; apothéciou nul; gon- -gyles nus, libres et agglomérés, épars.sur la surface de la Plante.

Bien que plusieurs espèces de Lepra aient été réparties dans les Lécanores et les Lécidées et que plusieurs antres aient -figuré dans les ■Coirfrrves , il serait hasardeux d'en 'conclure que toutes doivent disparaître du genre. Les Lèpres se trouvent sur les murs, les pierres et les vieilles éeorces ; on les rencontre rarement sur les éeorces d'Arbres sains; 'elles se plaisent dans les lieux sombres et humides; plusieurs sont odorantes. Le thalle, si l'on peut don- 'her ce nom à l'agglomération des :gongyles , est d'une cousistanec mol- "le et spongieuse , il varie beaucoup : Jsa couleur est ordinairement assez vive; voici l'ordre des nuances par 'degré de fréquence : jaune et jaune- "soufre, verte, blanche, giise , rose et blanchâtre. Le Lepra est \cPulina et le Conia d'Adanson ; son nom lui a été donné à cause de la ressemblance de cette sorte du Lichens avec

LEP Soi

les affections cutanées connues sous le nom de dartres. Nous ne ferons connaître que l'espèce suivante qui est cosmopolite : Phytoconis candellaiis , Bory , Lepra flava , N. ; Lepraria /lava, Ach., Lich. univ., p.

663 ; Pulveraria flava de Floerke ; Lichen flavidus de Schreber, etc., à croûte cfiuse, égale, mince, un peu ridée, très-jauuc, composée de granules globuleux, nus. Nous avons des échantillons de cette Plante, venant d'un grand nombre de régions du globe. Le genre Zn^/va commence l'ordre des vrais Lichens dans notre méthode ; il est placé dans le groupe des Coniocarpées. (a.F.)

LEPRONCUS. boj. CRYPT.

{Lichens.) Ce genre créé par Ventcuat sur une des divisions du genre Lichen de Linné , renferme les Lichens lépreux de cet auteur.

Il est ainsi caractérisé : poussière éparse sur une croule lépreuse ( organe mâle selon quelques naturalistes) ; tubercules ordinairement convexes , sphéroïdes, linéaires, oblongs (organes femelles); il renferme les Opégraphcs , les Patellaires, etc.; enfin , tous les Lichens à thalle adhérent, amorphe , ayant des tubercules ou des scutélles dont la marge est peu prononcée. Le genre Leproncus n'a pu être adopté. (a. f.)

LEPR.OP1NACIA. bot.chypt. [Lichens.) Genre artificiel, non adopté, créé par Vculeual dans la famille des Lichens; il renferme des Patellaires , des Urcéolaires et même des Yerrucaires. ce» mots. (a. F.)

*LEPl\OSIS.uoT.cnYi>T.(Z,/c/««s.) Necker avait proposé ce nom pour remplacer celui de Lichens. V. ce mot. (a. :e)

LEP TA. bot. pu an. Loureiro (Flor. Cochinc/iiu , édit. WilldenoAV, 1, p. îo'i) a établi sous ce nom un genre de la Tétrandrie Monogynie, L. , auquel il a donné les caractères suivans : calice très-petit , à qualre divisions profondes ,' étalées ; quatre

3oi LEP

pétales presque triangulaires striés, courbés en dedans; quatre étamines à filets subulés et insérés sur les angles du réceptacle ; ovaire presqu'arrondi; style à peu près nul; stigmate obtus; baie à quatre lobes monosperines. Ce genre est à peine connu ; aussi a-t-il été rapporté à divers autres genres par les auteurs. Ainsi Jussieu l'a réuni au Skiminia de Thunberg, Sprengel à Yllex , Smith au Vitis et Poiret à YOthera. Dans le second volume de son Prodromûs Sy&t.

Veget., De Candolle l'a placé à la fin de la famille des Célastrinées. Une seule espèce le constitue ; c'est le Lepta t/iphylla , Lour., Arbrisseau trèsrameux , à feuilles ternées , lancéolées et très- entières. Ses fleurs sont blanches , petites et dispersées en grappes axillaires. Il croit dans les forêts de la Çochinchine. (g..n.)

LEPTADEN1E. Leptadenia. bot.

. riJAN. Dans son travail sur les Asclépiadées , publié dans le premier volume des Mémoires de la Société Wernérienue, R. Brown appelle ainsi un nouveau genre de celle famille qui se compose de deux ou trois espèces volubiles , cendrées , à feuilles planes et opposées el à fleurs disposées en ombelles placées latéralement à côté des pétioles. Leur calice est à cinq divisions profondes; leur corolle monopétale, presque rotacée , ayant le tube très-court, la gorge munie d'écailles ; les étamines sont libres, à anthères simples à leur sommet; les masses polliniqucs sont droites, attachées par leur base et rétrécies à leur sommet. Le fruit n'est pas connu.

*LEPTALEUM. bot. phan. Genre de la famille des Crucifères, établi par De Candolle ( Syst. Vegct. Nat. , 2, p. 5io) qui l'a ainsi caractérisé : calice fermé, composé de sépales linéaires, égau'xà la base; pétales linéaires, du double plus longs que le calice; quatre étamines alternes avec les pétales , dont deux plus longs ; silique cylindracée, indéhiscente ? biloculaire , à valves convexes , et à cloi-

LEP

son étroite; deux stigmates aigus, H réunis en un seul; semences nom- y breuscs disposées en un seul rang. 1 Ce genre fait partie de la tribu des \ Sisyinbriéesde L)e Candolle. Il est ca- î raclérisé par un aspect très-grêle , particulier , et par ses quatre étami- f nés formées peut-être chacune par la t soudure de deux , une dernière étant 1 avortée. En adoptant cette théorie , ou d n'éloignerait pas le Leptàleu/n de la ( ïétradynamie de Linné , classe qui renferme toutes les autres Crucifères'. 1 Par ses fleurs il ressemble au Malcu- & //lia, par son stigmate à VHesperis, et par son calice et sa silique au Si- ^ sy/nbrium. Deux espèces, dont l'une était placée dans ce dernier genre , ' constituent le Leplaleum. De Candolle les a décrites sous les noms de L. Jilifolium et L. pygmœum , et elles ont été figuréès dans les Icônes ' Se/ectœ de Benj. Delessert (T. il, lab. ! 68). La première croît en Sibérie et la . seconde en Perse. (g..n.) ,

* LEPTAMNIDM et LEPTAM- i NUS. bot. phan. Ces noms ont été n donnés par Rafinesque-Schmaltz à un li géni e formé aux dépens des Oroban- si ches , et qui est le même que YEpifa- li gus de Nuttall. V. ce mot et Ono- Il

BANCHE. (G..N.) Il

* LEPT ANDRE. Lapiandra. bot. , phan. Nuttall (Gen. ofNorth Jmer. , j -i, p. 7 ) a proposé d'établir un genre ( nouveau pour la V~eronica virgi.nica. j de Linné, genre qui, selon ce bota- j nisle, se ^tiggfterait.^es Véroni- y ques par son calice à cinq divisions , . sa.coiolle tubuleuse , çampanulée,ses étamines très-saillantes et sa capsule 5 dont les loges sont polyspermes.

Mais ces différons caractères sont de fort peu d'importance el d'ailleurs se rencontrent soit isolément , soit réu- ! nis dans plusieurs autres espèces qui appartieunentsiireinent au genre Véronique. Nous pensons donc que le genre proposé par le célèbre botaniste américain ne peut être adopté. V .

Véronique, (a. b.)

LEPÏANTHE. Leplanthus. bot.

LEP

i ph an. Ce genre, de la Triandrie Momogynie , L., voisin du Pontederia, a (été établi par Richard {in lUichx.

F/or. Borea/i-Amcr., i, p. 24); mais lil est identique avec le genre Ilele-

rantlicra constitué antérieurement ]par Beauvois , dans le 4e volume des

Actes de Philadelphie. P. Hétiîran- •thèjik. Le Leptantlius grarnincus se i distingue des autres espèces par des i caractères qui ont paru sulHsans pour • en former un genre particulier auiquel Willdenow a donné le nom de . Ùc/iollera. y. ce mot. (g..N.)

LEPTASPIS. Leptaspis. bot. i*han.

'C'est un genre de Graminées établi par R. Brown {Prodr. , 1 , p. 211) et ■qui offre des fleurs monoïques. Los mâles ont une lépicène uniflore , bivalve , une glume plus grande , composée de deux paillettes membraneu- : ses ; l'externe ovale concave; l'interne plus étroite , linéaire, plane; point 1 desoies hypogynes. Les fleurs femel- 1 les ont la lépicène semblable à celle >dcs mâles; la valve externe de la glu- ' me est très-renflée , presque globuleuse, avec une petite ouverture à : son sommet; l'interne t> è* — petite et ! linéaire. Point desoies hvpogynes; Ile style est terminé par trois stigma- 1 tes velus. Le fi nit est renfermé daus lia valve externe de la glume, qui est

■ vésiculeuse. Ce genre se compose 'd'une seule espèce, Leptaspis Bank-

■ sii, Brown , /oc. cil. Cette Plante, 'originaire delà Nouvelle -Hollande , ra le poit du Phartis latifoiius , dont • elle se rapproche aussi beaucoup par

sou organisation , n'en différant que par l'organisation de la valve externe de sa glume. (a. h.)

LLPTE. Leptus. ar achn. Genre de l'ordre des Trachéennes , famille des Mieiophthires de Latrcille (Fam. Nat.

du Règn. Anim.}, auquel ce savant donne pour caractères : six pates ; un suçoir avancé ; des palpes appareils , couits et presque coniques; corps très-mou et ovale. Ces Arachnides ont .le corps ovale , renflé , la partie antérieure présente comme une tête , ayant de chaque côté un point noir ,

LEP ôo.7

les yeux probablement; la peau qui couvre le corps est souple , bien tendue et luisante; l'Animal la fronce et la ride quelquefois. Ce genre s'éloigne des Colis par le corps qui est mou , tandis qu'il est écailleux dans ces derniers. Ils diffèrent des Atomes, en ce que ceux-ci n'ont point de suçoirs ni de palpes visibles. Ces petites Arachnides sont parasites ; l'espèce la plus commune, Leptus Pha/angii , vil sur le Faucheur {Phalangium Opi- /io); souvent elle ne s'y tient fixée que par son suçoir. Une autre espèce est très-commune en automne sur les Graminées et d'autres Plantes ; c'est :

Le Lepte automnal , Leptus autumnalis, Latr., Acarus autumnalis , Shaw (Miscell. Zool., t. 2, pl. 4a). II est très-petit et d'une couleur rouge ; il grimpe et s'insinue dans la peau, à la racine des poils , et cause des démangeaisons très-vives; il est connu vulgairement sous le nom de Rouget par les habitans des campagnes; notre savant ami Quoy , naturaliste et médecin distingué, nous a appris qu'il est très-commun , à l'époque des vendanges, dans le département de la Charente-Inférieure , où il est connu sous le nom de Vendangeron. Latreille a apaisé les démangeaisons qu'il cause en lavant les endroits irrités avec de l'eau mêlée d'un peu de vinaigre. (g.)

LEPTEMON. bot. phan. (Rafinesque.) Syn. de Crolonopsis. V. ce mot. (b.)

LEPTÉRATNTHE. Leptcranthus.

bot. PHAN. Ncckcr {Elem. Bot. , n.

1 5o) a proposé de distinguer , sous ce nom générique, toutes les espèces Linnécnnes de Centaurées , dont les écailles de l'involucre sont recourbées, plumeuses des deux côtés, et dont les akènes fertiles sont pourvus d'une aigrette soyeuse. La section des (Jentaurea , à laquelle Persoon donne le nom de Phrygia , correspond à ce genre de Neeker, qui a pour type le Centaurca Phrygia de Linné, espèce qui croît dans les hautes montagnes

3o4 LEP

de l'Europe. Cassini a adopté ce genre , ainsi que le Jacea , formé aux dépens des Centaurées. Non-seulement ces deux genres ne sont à nos yeux qu'un seul et unique groupe , mais ils ne nous semblent pas devoir être séparés du Centaurea. V. ce mot.

LEPTERUS. pois. (Rafinesque.) V. Lepipterus.

* LEPTIDIUM. bot. phan. Nom donné par de Gingins ( in De Cand.

Prodr. , 1 , p. 5o4 ) à la cinquième section qu'il a établie dans le genre Violette, f. ce mot. (G..N.)

" * LEPTINELLE. Leptinella. bot.

phan. Genre de la famille des Synanthérées , Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie nécessaire , L. , établi par H. Cassini (Bidlet. de la Soc.

Philomat. , août 1822) qui l'a ainsi caractérisé : involucre hémisphérique , formé d'environ dix écailles appliquées, sur deux ou trois rangs, tiès— larges , membraneuses et scarieuses sur le bord supérieur; réceptacle nu, conoïde ; calathide tantôt unisexuelle , tantôt monoïque; le disque composé de fleurons nombreux , réguliers et mâles ; la circonférence composée de fleurs en languettes et femelles. Lra fleurs mâles renferment un rudiment d'ovaire qui est petit, dépourvu d'aigrette, et surmonté d'un style long», simple, terminé au sommet par une troncature orbiculaire. L'ovaire des fleurs femelles est grand, obovale, avec une bordure sur les deux côtés ; il est dépourvu d'aigrette. Le style est long, surmonté do deux stigmates larges et divergens.

11. Cassini a placé ce genre dans la ii ibu des Anlliéinidées près des genres Jlippia, Cotula et Gymnosly les ou Saliva. Il en a décrit deux espèces {Lepiinella scariusa et L. pi/mata) qui sont de très-petites Plantes herbacées <lont la palne est inconnue. Enfin, il a indiqué avec doute, comme congénères de son Leptinella , les Hippia l>eduncularis et Bogotcnsis de Kunth.

LEP

LEPTIS. Leptis. ins. Genre de l'ordre des Diptères que Fabricius nomme ainsi dans son Système des Anlliates et qu'il appelait auparavant Rhagiu. Latreille, qui a établi un genre d'Arachnides , sous le nom de Lepte,- n'adopte pas la première dénomination de Fabricius et continue d'appeler Rhagie (Rhagio) les Insectes du genre Leptis de ce dernier. P^.

RnAGIE. (g.)

LEPTOCARPE. Leplocarpus. bot.

phan. R. Brown appelle ainsi un nouveau genre qu'il a établi dans la famille des Restiacées et qu'il caractérise de la manière suivante : les fleurs sont unisexuées, dioïques , disposées en faisceaux ou en chatons.

Leur périanlhe est formé de six écailles glumacées. Dans les fleurs mâles on compte trois étamines , dont les anthères sont simples et peltées ; dans les fleurs femelles , un ovaire uniloculaire, monosperme, surmonté d'un style simple et de deux ou tiois stigmates filiformes. Le .fruit est un akène enistacé , couronné par la base du style. Ce geure se compose d'espèces qui croissent à la Nouvelle-Hollande et au cap de Bonne-Espérance.

Ce sont des Plantes herbacées don); les chaumes , dépourvus de feuilles, sont simples et environnés à leur base de gaines fendues. Les fleurs, comme nous l'avons dit, soutdispo-:

sées en faisceaux ou en chatons, différence quien entraînant quelques au?

ti cs dans l'organisation , pourrait , selon R. Brown , déterminera former un genre particulier de chacun de ces groupes. Dans l'ouvrage que nous avons cité précédemment, Brown donne les caractères de sept espèces de ce geni c , observées par lui à la Nouvelle- Hollande. Parmi ces espèces, on remarque le Leptocarpussimplex qui est \cRestiu sirnplex dcForstcr , et \cLcptucarptis tenax ou Schœriodurn tenax fœmina de Labillardière , Nouv.- Holl., t. 22g. Selon Brown, le Sc/iœnodum tenax mas du même auteur appartient à un autre genre qu'il nomme Lyginia. Il faut encore rap-

LEP

.porter au genre Leplocaipus les Resitio imbricalus de Thunberg, distaic/tjos de Rollboel, etquelques autres <cspèces également originaires du cap iide Bonne-Espérance. (a. h.)

* LEPTOCARPÉE. Leptocarpœa.

S30T. I'iian. Le professeur De Candol- 11e , dans le second volume de sou ïSystema Vtgelabilium , appelle ainsi mn genre nouveau qu'il forme dans lia famille des Crucifères , pour le Si- -syrnbrium Luese/ii , L. Ce genre a [pour caractères : une silique très- Sgrêle et cylindrique, dressée; unstigunatc sessile et bilobé ; un calice éta- Ué , formé de quatre sépales égaux; (ides graines fort petites , disposées sur uune ou deux rangées. Les fleurs sont jjaunes et inodores; les cotylédons N»ont probablement incombaus. Ce (genre nous paraît devoir être réuni nu Sisymbrium. (a. h.)

LEPTOCARYON. bot. phan.

FDioscoride.) Syn. de Noisette. (B.)

LEPTOCÉPHALE. Lwtocephalus.

peois. Genre établi par Gronou , pla- :cé dans l'ordre des ftlalacoptérygicns ifpodes, et conséquemment de la familledes Anguifoi mes, qui estla seule pju'on y trouve. Ses caractères consisent dans l'ouverture des branchies li ituces de chaque coté en partie sous la l^orge ; dans la petitesse de la dorsale H de l'anale qui sont à peine visibles, et s'unissent à la pointe de la |meue ; dans le corps qui esl comprimé online un ruban. La têle est exlrèmennent petite, ayant le museau pointu; mn n'en connaît encore qu'une espèce:

ce Mop.iusien, Lac, Pois. T. n,p. 3, .a; Lcptocephalus Morrisii , Gmel., ïjyst. Is'at. uni, T. i, p. n5o ; vulgairement le Hameçon de mer, petit Pois~on des côtes d'Angleterre , iiong de quatre ou cinq pouces , d'une -orme bizarre , lancéolé aux deux nttrémilés. Le Leptocephalus Spal- :anza/ii de Risso appartient aux Spbatébranches. V. ce mot. (h.)

LEPTOCERAS. bot. tuas. R.

•rown [Frodr. Flor. Nov.-Holl. , p.

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