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V. ce mot

IVRAIE ou YVRAIE. Lolium.

bot. phan. Cé genre, de la famille des Gi aminées , et de la Triandrie Digynie , L. , se compose de Plantes dont la connaissance remonte aux temps les plus reculés. Il est, en effet, question d'Ivraie dans la Bible et dans les productions des plus anciens poètes. Le Lolium des anciens , et particulièrement celui de Virgile, paraît être la Plante qui a formé le type du genre établi par Linné et qui est ainsi caractérisé : épillels distiques , multitlores et parallèles à l'axe de l'épi ; lépicène univalve , mais le plus souvent à deux valves inégales; glnines à deux valves lancéolées , l'extérieure mulique ou aristée audessous du sommet ; ovaire surmonté de deux stigmates plumeux ; caryopse oblonguc , convexe d'un côté , aplatie et sillonnée de l'autre. Ce genre se distingue essentiellement du Froment (Triticum) par la position de ses épillels qui regardent l'axe par une de leurs faces et non par un de leurs côtés.

On connaît une dixaine d'espèces d'Ivraies , parmi lesquelles nous citerons seulement les deux suivantes qui sont communes en Europe :

IX A 5i)

L'Ivraie enivrante , Lolium tamulentum, L. , vulgairement nommée Zizanie et Herbe d'Ivrogne , est une Plante annuelle dont le chaume dressé, haut de plus d'un demimètre , est muni de quelques nœuds ainsi que de feuilles engainantes, trèsdongues , planes , assez larges , un peu rudes au toucher ; leur gaîne , fendue , offre à son orifice une membrane tronquée. Une variété de cette Plante, dont la glume extérieure est mutique, a été élevée au rang d'espèce et nommée Lolium aivense. L'Ivi aie enivrante est une herbe que les auteurs ont présentée sous les couleurs les plus sinistres , comme un véritable Qéau pour les moissons et pour la sauté de l'Homme. Elle pullule, en effet, parmi les blés, lorsque les étés sont très-humides. Ses graines alors sont très-abondantes dans les Fromens et occasionent divers accidens, tels que des nausées, des vomissemens et l'ivresse aux personnes qui mangent du pain fait avec la farine de ces graines. Nous croyons , toutefois, qu'on a beaucoup exagéré les principaux effets de l'Ivraie , effets qui paraissent dus à un principe susceptible d'être enlevé , ainsi que Parmeutier l'a enseigné , par la dessiccation au four avant que les graines n'aient été réduites en farine.

L'autre Ivraie, indigène d'Europe, est le Lolium perenne , L. , Plante excessivement commune sur les bords des cbeminsetdansles lieux incultes.

Celle Graminéc est un fourrage excellent, mais très-peu productif; elle ne convient guère dans les prairies destinées à être fauchées ; elle est , au contraire, fort avantageuse dans les pâturages. On en forme des tapis de verdure dans les jardins paysagers ou elle porte les noms de Ray-Grass et de Gazon anglais. (g..n.)

IXA. Ixa. cnusT. Genre de l'ordre des Décapodes, famille desBrachyures , tribu des Orbiculaires , établi par Leach et ne différant des Lcucosiei que parce que le test produit , de chaque côté , une grosse proémi-

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nence cylindrique et mousse qui le rend trois fois plus large que long.

Latreille (Règn. Anim. de Cuv.) avait adopté ce genre, mais il l'a supprimé dans son nouvel ouvrage (Fam.

Natur. du Règu. Anim.) L'espèce qui servait de type à' ce genre , est le Cancer cylindrus de Her.bst. V. Leucosie et Iphis. (g.)

* IXÉRIDE. Ixeris. bot. phan. H.

Cassini nomme ainsi un sous-genre qu'il a établi dans le genre Taraxacum , de la famille des Synanthérées et de la tribu des Chicoracées ou Lactucées. Voici ses principaux caractères : involucre formé de folioles oblongues lancéolées, disposées sur un seul rang, et à la base desquelles sont cinq petites écailles membraneuses ; réceptacle nu et plane; calathides composées de demi-fleurons hermapbrodites ; akènes oblongs marqués de dix côtes longitudinales excessivement saillantes en forme d'ailes linéaires ; le sommet du fruit prolongé en un col plus court que lui; aigrette blanclie et ptumeuse. Quoique l'auteur de ce sous-genre ne se soit pas décidé à lé séparer complètement du Taraxacum , il en a fait voir néanmoins les principales différences , lesquelles résident dans le fruit et l'involucre. L'Ixeris est en outre pourvu d'une vraie tige , garnie de feuilles et de plusieurs ealathides en covymbe, tandis que le Taraxacum a une hampe aphylle et ne portant qu'une seule calathidé. Si ces différences n'offraient que peu d'importance , il était inutile ou du moins contraire aux usages reçus de créer un nouveau nom qui fait croire à l'existence d'un véritable genre et isole ainsi une espèce de ses congénères. Nous croyons donc que l'autorité de Cassini, toute puissante qu'elle est en matière de Synanthérées , ne le' sera pas assez en cette occasion pour faire adopter le nom A' Ixeris polycephala qu'il a donné à l'unique espèce du sous-genre, et que puisqu'elle appartient au genre Taraxacum on la nommera T.polycephalum.

C'est une Plante herbacée, orginaire duNapaul. (&..N.)

1XIE. Ixia. bot. phan. Ce genre de la famille des Iridées et de la Triandrie Monogynie , L., offre pour caractères essentiels : un périanthe corolloïde , dont le tube est dioit , filiforme , le limbe élalé à six divisions régulières ou presqu'égales ; un stigmate trifide. Les fleurs sont le plus souvent solitaires dans une spathe bivalve. Linné n'en décrivit qu'un petit nombre d'espèces qui lui semblèrent essentiellement caractérisées par une corolle en forme de roue. Ce fut par allusion à la roue d'Ixion qii'il nomma le genre Ixie ; mais dans toutes les autres espèces la corolle , au lieu d'être rotacée, est pourvue d'un tube long et gièle. Dans une dissertation spéciale intitulée : Spécimen Botanicum inaugurale , ele , Leyde , 1766, Daniel de la Roche soumit à un nouvel exameu le genre Ixia, et en fit connaître quatorze espèces.

En 1783, Rung de Stockholm publia, sous la présidence de Thun— berg, une disseitalion botanique sur les Ixia , dont il porta le nombre à vingt-quatre. Depuis ce temps, les divers auteurs ont donné les descriptions d'une si grande quantité de Plantes de ce genre, que le nombre s'en élève aujourd'hui à plus de cent.

Une masse aussi considérable d'espèces doit offrir beaucoup de variations dans les diverses parties. Quelquesunes de ces variations ont paru assez importantes à certains auteurs pour constituer aux dépens des Ixia , plusieurs genres dont la validité n'a pas encore été universellement reconnue. Ainsi Ker [Anu- o/Eotan. 1, p. 225) a proposé les genres Geissorr/iiza, Hesperant/ta et Sparaxis; Gawler a établi {in Ann. of Bolan. et Curt. Bot..31ag.)\e-, genres Trilonia, Tr/c/ionema, et adopté le Lapeyrousïa formé autrefois par l'abbé Pourret (in A et. Tolos., 3, p. 79). Mœncb avait également constitué un genre Beterneada, nom qui a été donné par Persoon à une section du grand genre

I.via. Le genre Romulea de Séhastiani {Flor. Romana ) est formé sur l'I. Bulbocodium. Nous renvoyons à chacun des mots précités pour apprécier la valeur des innovations proposées par ces auteurs ; nous n'avons en vue, pour le moment, que la connaissance du genre Ixie , tel qu'on le conçoit généi alement et sans avoir égard aux subliles différences qu'on a cru observer dans les organes de la fruc* tificalion de ses diverses espèces.

Néanmoins, il est juste de dire que le genre I.via se lie, par des transitions insensibles, avec d'autres genres voisins, et que les caractères exposés plus, haut n'établissent pas une distinction tranchée entre l'I.via et le Gladiolus , le T) r i taenia , le Gala.ria, le Jl'aisonia, Y/lristea , etc.

Toutes les Ixies sont indigènes du cap de Bonne-Espérance, à l'exceplion de quelques espèces (l'I.via Bulbocodium , par exemple) qui s'avancent jusqu'au nord de l'Afrique et dans l'Europe méridionale. Elles ont des racines:le plus souvent bulbeuses, tuniquées et réticulées par les impressions qu'ont laissées les feuilles des années précédentes. Leurs feuilles sont engainantes, entières, le plus souvent glabres et plus ou moins courtes que la hampe des (leurs , laquelle est simple ou à plusicuis épis. Les Heurs ne sont jamais pédonculées , car celles qui le semblent sont terminales au sommet des rameaux uniflores de la hampe. La plupart des Ixies fleurissent dès les premiers jours du printemps , au cap de lionne-Espérance leur patrie; peu d'entre elles s'y développent en hiver ou se continuent pendant la saison chaude. Celles qui se plaisent dans les localités basses , arénacées et humides , sont plus précoces ; sur les montagnes, au contraire , elles sont plus tardives.

On ne retire aucune utilité de ces Plantes , mais la beauté de leurs flein s les fait cultiver avec soin dans les j jardins des amateurs. Elles demani dent à être garanties du froid, parce que la plupart d'entre elles entrent

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en végétation pendant l'hiver. On doit aussi , pour cette raison, les placer près des jours sur les tablettes des serres de l'orangerie , afin qu'elles ne s'étiolent pas ou que la trop grande humidité ne leur soit pas trop préjudiciable. Les arrosemensdoivent être toujours modérés et proportionnés à la température de la serre. La terre qui leur convient le mieux, est un mélange de bonne terre franche avec du terreau végétal. On les multiplie par les cayeux , dont leurs bulbes sont assez abondamment pourvus et qu'on enlève lorsque les feuilles et les tiges sont mortes. On met les plus forts séparément dans de petits pots jusqu'au mois d'octobre, époque à laquelle on les place dans la serre d'orangerie , ou , ce qui serait mieux , dans un bon châssis que l'on préservciait de la gelée. Ne pouvant , dans le grand nombre des Ixies du Cap , faire un choix des espèces les plus remarquables par leur beauté, nous nous bornerons à citer celle qui croît dans les parties chaudes de l'Europe, et qui par conséquent (nérite davantage de fixer notre attention.

L'Ixte Buluocodb , Ixia Bulbocodium, L , Redouté, Liliac, 2, lab. 88.

Elle se distingue de toutes ses congénères par sa hampe simple unillore et plus courte que les feuilles, par les deux bractées vertes qui accompagnent sa fleur, et par son stigmate dont chaque division est profondément bifuiquée. On en connaît deux variétés , une à grande, et l'autre à petite fleur, que quelques auteurs considèrent comme deux espèces distinctes. Ce'tte Plante, dont le bulbe est d'un goût agréable, croît dans les terrains sablonneux de tout le ba<sin de la Méditerranée. Les botanistes qui ont herborisé dans le bassin des Landes aquitaniques , l'y ont rctrouvéedepuis Bordeaux jusqu'à Bayonnc.

Bory de S tint-Vincent l'a observée en beaucoup de parties du versant.

Lusilanique d'Espagne, et particulièrement aux environs de la Corognccn Galice. (g..n.)

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IXODE. Ixodes. ahactin. Genre de l'ordre des Trachéennes, famille des Tiques ( Latr. , Fam. Natur. du Règn. Anim.),établipar Lalreille q^ui le rangeait ( R:ègn. Anim.) dans la famille des Holèlres, tribu des Acarides, division des Tiques, avec ces caractères : corps aptère sans distinction d'anneaux , et n'ayant qu'une petite plaque écailleuse , occupant son extrémité antérieure; huit pâtes simplement ambulatoires; palpes engainant le suçoir et formant avec lui un bec avancé , court, tronqué el un peu dilaté au bout. Ce genre était confondu dans le grand genre Mite ou Acarus de Linné et des anciens auteurs. Lalreille a été obligé de subdiviser le genre Acarus en plusieurs autres basés sur l'organisation des parties de la bouche.

Hermann , dans ses Mémoires aplérologiques , avait bien senti la nécessité de diviser le genre Acarus , et il fil, avec ceux que Lalreille nomme Ixodes , son genre Cynorhœstes ; d'anciens naturalistes les désignèrent eu latin sous le nom de Ricinus que Degéer avait affecté déjà à un genre forme avec des Poux qui vivent sur les Oiseaux.

Le corps des Ixodes est presque orbiculaire ou ovale , très-plat quand l'Insecte est à jeun , mais d'une grosseur démesurée quand il s'est repu.

Leur bec est obtus en devant ; il consiste en un support formé d'une petite pièce écailleuse, servant de boîte à la base du suçoir et reçue dans une échancrure pratiquée au-devant du corselet ; en une gaîne de deux pièces fort courtes , écailleuses , concaves au côté interne, arrondies, et même un peu plus larges à leur extrémité; chacune de ces pièces, vue à la loupe, paraît coupée transversalement, et il est facile de voir que ce sont deux palpes qui se sont allongés et qui ont été transformés en gaîne.

Enhn , la bouche présente entre ces deux palpes ou pièces de la gaîne, le suçoir qui est composé de trois lames cornées, très-dures , coniques , dont les deux latérales sont plus pe-

tiles, et en recouvrement sur la troisième qui est grande , large , moins colorée, un peu transparente, obtuse au bout, mais remarquable en ce qu'elle porte un grand nombre de dents en scie et très-fortes. C'est au moyen de ces dents quel'Insecte s'attache fortement a la peau des Animaux qu'il suce ; cette lame a un sillon dans son milieu , et ses côtés ainsi que toute sa surface inférieure sont armés de dents. De chaque côté du bec sont placées les pâtes à peu près à égales distances les unes des autres; elles augmentent insensiblement de grandeur à partir des premières ou antérieures. Ces pâtes sont composées de six articles , dont les deux derniers forment un tarse conique qui est terminé par une pelote et garni de deux crochets au bout; cette partie est d'un grand secours à ces Insectes pour se fixer sur les Animaux qui se trouvent à sa portée. Le dessous de l'abdomen présente un petit espace circulaire el écailleux qui paraîtrait indiquer les organes de la généra-, lion.

Les Ixodes ne marchent pas vite, leur démarche est leute et pesante , mais ils ont une grande facilité à s'attacher, avec leurs pales, aux objets qu'ils rencontrent, même au verre le plus poli ; quand ils sont posés sur des Végétaux, ils se tiennent dans une position verticale , accrochés simplement avec deux de leurs pales et tenant les autres étendues.

Un Animal quelconque vient-il à s'arrêter dans leur voisinage, ils s'y accrochent avec les pâtes qui restent libres , et quittent facilement la branche où ils n'étaient fixés que par deux de leurs pâtes. Latrcille a observé que les Ixodes d'Europe habitent de prédilection les Genêls , mais on en trouve aussi sur d'autres Plantes. En Amérique, ces Arachnides attaqueut l'Homme : elles se trouvent dans les bois en quantités innombrables , et se tiennent sur les Plantes , les buissons, et surtout sur les feuilles sèches dont le sol est couvert. Si l'ou

s'arrête un instant dans ces cndioits, et qu'on s'asseoie sur des feuilles , on en est bientôt couvert , et ciles cherchent aussitôt à fixer lt ur suçoir dans Je corps pour pomper le sang

Les Ixodes sont connues en France sous le nom de Tiques; celle qui tourmente les Chiens de chasse est désignée par les pio^ueurs sous le nom de Louvctle ou liquc des Chjens.

Une autre nuit beaucoup aux Boeufs et aux Moulons , si on la laisse multiplier; c'est le Reduvius de quelques auteurs. Elles pullulcut tellement sur les Bœufs , que Latrcille a vu un de ces Animaux longé par elles au point qu'il en succombait presque, tant il était maigre et affaibli. Aussi les bergers doivent-ils visiter avec soin leurs bestiaux , afin de les débarrasser de ces Arachnides , s'ils ne veulent pas les voir se multipliera l'infini et nuire à la santé de leurs troupeaux.

Degécr a trouvé sous le veutre de l'Fxode Réduvc, un autre individu de la même espèce , mais tout noir et beaucoup plus petit, n'ayant que la grandeur d'une graine de Navet; il embrassait le ventre de ces Ixodes avec ses pales et se tenait là renversé, dans un parfait repos .entre les pâtes postérieures et jamais ni plus haut ni plus bas. Sa tète se trouvait placée vis-à-vis l'endroit du ventre où se trouvent les organes de la génératiou dans les femelles. Cet auteur a vu ce petit individu y enfoncer sa trompe , et il est présumable que c'est le mâle qui était accouplé avec ses femelles. Les Ixodes pondent une

Erodigieuse quantité d'œufs , et Charier prétend qu'ils ïortent par la bouche. Les Ixodes ont la vie trèsdure, et elles donnent même dps signes d'existence long-temps après qu[on leur a retranche des parties qui semblent être essentielles à la .vie. Les moyens que l'on peut employer pour détruire ces Arachnides sont à peu près les mêmes que ceux dont on se sert pour détruire les Toux, mais les préparations mercurielles sont les plus efficaces.

Les principales espèces de ce genre sont :

LTxode Ricin , Ixodes Rici/u/s , Latr. ; Acarus Rici/ius , L. , Fabr. ; la Tique des Chiens, Geoff. ; Mite Réduve, Degéer (Mém. T. vu, p.

101, pl. 6, fig. î, 2); Hermaun (Mém.

Apt. T. v, lab. 19). D'un rouge de sang foncé , avec la plaque écailleuse plus foncée ; côtés du corps rebordés, un peu poilus ; palpes engainant' peu le suçoir.

Cette espèce se trouve dans toute l'Europe, dans les bois. Elle s'attache aux Chiens.

L'Ixode réticulé , Ixodes rcliculatus, Latr.; Acarus Reduvius , Schranck ; Acarus reticulatus, Fabr., Rœmer, llermann. C'est cette espèce qui s'attache aux bœufs, aux Moutons et autres Animaux domestiques.

L'Ixode Nigua , Ixodes Xigua, Acarus Higua , Deg. ; Acarus Amcricanus , L. Long d'environ trois lignes et demie, ovale, aplati, rouge, avec une tache blanche sur le dos, et les jointures des paies blanches.

Cette espèce se Irouve dans l'Amérique septentrionale. Kalm dit avoir vu un Clieval dont le dessous du ventre et d'autres parties du corps étaient si couverts de ces Animaux , qu'il en succomba et mourut dans de grandes douleurs, k. pour les autres espèces, Fabricius , Hermann fils cl Leach. (g.)

1X0DIE. Ixodia. bot. pu an. Genre de la famille des Synanthérées , Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., établi par Rob.

brown {in Ilorl. Ketv., édit. a, vol. 4, p. 517), et qui présente les caractères suivans : involucre campanulé, formé d'écaillés imbriquées appliquées , oblongues , les extérieures arrondies au sommet, et munies sur la face externe d'une bosse charnue, les intérieures surmontéesd'un grandappendice étalé pétaloïde et hygrométrique ; réceptacle légèrement conique, garni de paillettes analogues aux écailles intérieures de l'involucre ; calathide sans rayons , composée de

fleurons égaux , nombreux , réguliers et hermaphrodites: akènes dépourvus d'aigrettes , oblongs et hérissés de papilles. Ce genre est placé , dans VHorh Kewensis, entre le Cœsidia et le Santolika , qui appartiennent l'un à la tribu des Héhanlhéés , et l'autre à celle des Anthémidées de Cassini. Cet auteur pense qu'il en doit être éloigné et Tangé parmi les Iiiulées-Gnaphaliées , près des genres Cassinia et Lepisciine.

h'Ixodia achilleoides , R. Brow n , loc. cit. , et Sims, Bot. Mag., vol. 67, n. i534, est l'unique espèce connue.

C'est un Arbuste indigène de la côte australe1 de la Nouvelle-Hollande , et cultivé maintenant dans plusieurs jardins d'Europe. Il est très-rameux, entièrement glabre , et toutes ses parties vertes sont enduites d'un vernis gluant; ses branches anguleuses sont garnies de feuilles alternes épaisses, sessiles et décurrentes. Les fleurs sont disposées en corymbes au sommet des rameaux ; leurs corolles ont le tube verdâtie , le limbe rougeâtre intérieurement , et jaunâtre supérieurement.

Le nom à'Ixodia avait été donné par Solander à un genre nommé Hydropeltis par Michaux. F. ce mot.

IXORE. Ixora. bot. phan. Genre de la famille des Rubiacées et de la TélrandrieMonogynie, établi par Linné et ainsi caractérisé : calice quadrifide très-petit ; corolle munie d'un tube long et grêle, et d'un limbe à quatre divisions obtuses; anthères presque sessiles , saillantes hors du tube; stigmate épais légèrement bifide ; baie biloculaire renfermant une seule graine dans1 chaque loge.

Ce genre est tellement voisin du Pa^~ vella , que Lamavck les a réunis en un seul ,'■ ainsi que le Chomelia de' Jacquin. Jttssieu (Mém. sur la Fam.

des Rubiacées , p- 9) pense qu'on doit également placer dans les Ixora , le Lonicera corymbosa de Linné , dont l'Héritier avait fait une espèce de JLoranlhus. Si l'on n'admet pas la fusion proposée par Lamaick , du

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Pavetta dans Y Ixora , ce dernier gen-< re sera encore composé d'une dixaine d'espèces qui sont des Arbrisseaux indigènes des Indes-Orientales et de l'Amérique équinoxiale. La plupart sont des Plantes d'ornement , remarquables par leurs Heurs nombreuses et ornées des couleurs les plus vives. Parmi ces espèces , il en est i\ne assez intéressante pour mériter d'être mentionnée avec quelques détails.

L'Ixobe ecaulate, Ixora coccinea, L.; Schetti, Rhéede (Huit. Malab. 2, t. ;i3), est un bel Arbrisseau dont la tige atteint un mètre et demi de hauteur; elle se divise en plusieurs rameaux qui dans leur jeunesse sont légèrement comprimés vers le sommet. Ses feuilles sont opposées, à peine pétiolées, ovales; cordilormes, pointues, aiguës etenlières. Les'fleurs, d'un rouge écat late très-éclatant, forment une sorte d'ombelle presque f.essile et terminale. La côte du M.dabar est la patrie de cet Arbuste. L'éiégancede ses fleurs le lait rechercher dans la foule des Végétaux qui ornent cette contrée; les habitans du pays en décorent les temples de leur divinité. C'est le nom de celle-ci (Ixora) que Linné a transporté dans la botanique , eu l'appliquant au genre qui nous occupe. L'Ixore écarlate est cultivé dans les serres chaudes des jardins d'Europe, ou il exige une grande chaleur , beaucoup d'humidité et de l'ombre. On le multiplie par marcottes et boutures que l'on fait au printemps sur couches et sous châssis, mais qui ne réussissent pas toujours. (g..n.)

IZQUIERDLA. bot. fhan. Ruiz et Pavon ( System. F/or. Feruvian:

1 , p. 278 ) ont donné ce nom à un genre de la Tétrandrie MonOgynie , L., auquel ils ont assigné les caractères suivans : fleurs hermaphrodites ou dioïques par avortement ; calice monophylle quadiidenté ; corolle à quatre pétales ; quatre élamines ; ovaire surmonté d'un stigmate ses sile. Le fruit non parvenu à l'état de

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maturité, est uuc drupe trionosperme.

Jj'Izqu/erdia aggregata , unique espèce fie ce genre peu déterminé, est un Arbre haut d'environ dix mètres

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et qui croît dans les grandes forêts du Pérou. Ses feuilles sont ovales, acuminées, et ses pédoncules agrégés , uni flores. (g..n.)

JAAJA. bot. phan. Les botanistes voyageurs doivent observer l'Arbre qui couvre, à Siei ra-Léone, de grands espaces du rivage, et qui paraît appartenir au genre R/iizophora. Est-il de la même espèce que celui des Antilles? Ce point a besoin d'être éclairci. u ' (n.)

JAATZADE. bot. phan. Selon Kœmpfei' , c'est le nom dé pays de VArcàia japonica , ïhuiib. , aussi nommé Jaats-Ta. fB.)

* JAUËBIRETTE ou JABÉBI- NETÏE. pois. L'espèce de Raie à laquelle on donne ce nom au Brésil , n'est pas encore bien déterminée, mais îje salu ait être la Raie bouclée, comme on l'a cru. (b.)

JABET. aiolxi. Adanson' ( Coquillngés du Sénégal, pl. i8, fig. 8) appelle ainsi une petite espèce d'Arche que Linné a désignée sous le nom <X A rca af ta , et que Lamarck n'a pas rapportée parmi les espèces qu'il a décrites. (o..h.)

JABIK.. moll. Linné a rapporté, à son Murex (iyrinus, avec quelque doute, la Coquille ainsi nommée par Adanson. Le Murex Gyrinus, qui est une Ranclle de Lamarck, a été désigné par ce deruier auteur sous le nom de Rauelle granilère.

De-, cliangemens dans la synon , mie ont été nécessaires, et Lamarck en a rejeté les ligures qui, comme celles d'Adansou, laissent du doute. Le Jabik se trouve dans le même cas que beaucoup de Coquilles, d' Adanson , qu'il est difficile de rapporter aux espèces que nous connaissons. (d..ij.)

JABIRU. Mjc/eria. ois. Espèce du genre Cigogne dont plusieurs auteurs ont fait le type d'un genre particulier qui offrirait cinq ou six espèces. V.

Cigogne. (db..z.)

JABORANDI. bot. phan. ( Marcgraaff.) Nom de pays du Piper ailunclim , L. (b.)

JABOROSE Jaborosa. bot. phan.

Genre de la famille des Solanécs et de la l'entandrie Monogynie , L. , établi par Lamarck ( Encycl. Méth. / qui l'a ainsi caractérisé : calice court à cinq découpures ; corolle tubuleuse, c impanulée , le limbe à cinq lobes aigus; cinq étamincs attachées au sommet du lulie, à anthères courtes ; ovaire supérieur; si} le simple; stigmate capité; fruit inconnu. Le nom donné à ce genre est tiré d'un mot arabe qui désigne la Mandragore dont le Jalwrosa est voisin et parle port et par les caractères. Les deux espèces qui le constituent sont : ift le Jaborosa i/t/egri/'u/ia, Lamk., Encycl.

Méth; et lùustr. Sem , tab. n4 ; a° et \e-Jaburvsa rujicinata , Lamk., EneycL Elles ont été découvertes aux environs de Buenos- Ayres et de Montevideo par Coininerson. Ces Hantes 'ont pourvues de tiges herbacées, de feuilles toutes radicales et de hampes uuillores. (g..N.)

JABOT. Ingluvies- ois. Plusieurs Oiseaux granivores, mais plus spécialement, les Gallinacés , sont munis de deux estomacs , le Jabot et le Gésier. Le premier est composé de deux portions : l'une mince, membraneuse, très-dilatable, ou les ali-

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mens sont simplement déposés , et qui est si visible dans les Poules et les Pigeons; l'autre à parois musculeuscs , garnies intérieurement d'une membrane muqueuse , et ou commence la digestion, jr. Intestins.

JABOTAP1TA. bot. fiian. ( Plumier.) Syn. d'Ochna. y. ce mot. (b.)

* JABOTI. b.ept. ciiÉij. (Marcgraaff.)Syn. de Testudo tubulata, Sch.

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