‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 140 sur 232 · TURE · texte numérisé non relu

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LEPTYNITE.min. Nom donné parHaiiy à un Roche composée de Feldspath subgrariulaire dans un état d'atténuation qui lui donne un as-

{>ect analogue à celui du Grès. C'est e Weisstein des minéralogistes allemands. Elle a beaucoup de rapports avec la Pegmatile. Ses teintes sont ordinairement blanches, quelquefois verdâtres. Le Minéral qui s'y trouve le plus fréquemment disséminé est le Grenat. On y trouve aussi le Mica , et plus rarement l'Amphibole et le Corindon, (g. DEL.)

* LEPDROPET ALON. bot. phan.

Genre de laPentandrie Trigynie, L. , établi par S. Elliot [Sketch of Botany of South-Carolina and Geurgià) , et caractérisé de la manière suivante :

calice à cinq divisions profondes ; cinq pétales squammiformes , insérés sur le calice; capsule libre supérieurement, uniloculaire et bivalve. Le Lepurupetalon spathulatum , Ell. , Pyxidanthera spathulata, Muhlemberg, Catal. , est la seule espèce du genre; on la trouve dans le sud des Etats-Dnis d'Amérique. (g..n.)

LEPDS. mam. V. Lièvre.

* LEPDSCDLI. bot. civyft. [Champignons. ) Le Bouc a nommé ainsi plusieurs Agarics que l'on tenleiait vainement de déterminer. (a. f.)

LEPDSCDLDS. mam. (Klein.) Syn.

de Lapin. (b.)

LËPYRODIE. Lepyrodia. bot.

PHAN. Genre de la famille des Restiacées , établi par Rob. .Brown , et caractérisé par des fleurs hermaphrodites ou uniséxuces , et dioïques ; un calice formé de six écailles glumacées, presque égales , saillant au-dessus de la bractée, à l'aisselle de laquelle il est placé. Dans les Heurs maies on compte trois élamincs , à anthères

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simples et peltées , avec un rudiment de pistil. Dans les fleurs femelles l'ovaire est surmonté de trois styles et le fruit est une capsule triloculaire à trois lobes et à trois angles saillans par lesquels elle s'ouvre. Chaque loge contient une seule graine. Ce genre est rapproché de VElegia du même auteur, et par son calice accompagné de bractées , et par ses fleurs mâles dont le calice est semblable à celui des fleurs femelles. Il se compose de quatre espèces qui ont été observées à la Nouvelle - Hollande.

LEQDE. bot. pu an. V. Léchée.

LERCHILE. Lerchea. bot. phan.

Genre de la Monadelphie Pentandrie, établi par Linné qui lui a donné pour caractères essentiels : un calice a cinq dents; une corolle infundibuliforme, quinquéfide ; cinq antlières insérées sur un tube formé par la réunion des filets; un style ; une capsule triloculaire et polysperme. Ce genre, qui est trop peu connu pour qu'on puisse en déterminer les affinités naturelles , ne se compose que d'une seule espèce , Lerchea /o/igicanda, L. C'est un Arbrisseau sans élégance , dont les branches sont comme articulées et portant des feuilles opposées , lancéolées, accompagnées de stipules. Les fleurs sont très-petites, et forment un épi terminal très-allongé. Cette Plante croît dans les Indes-Orientales.

Haller [Hort. Gotting., 2, p. 21 et 22 ) a donné le nom de Lerchea à des espèces de Salsola et de Chenopodium. (g..n.)

* LÈRE. mam. On ne sait quelle est la Chauve-Souris brésilienne à laquelle Marcgraaffa donné ce nom.

LEREOD. mam. L'un des noms de pays du Lamantin en Afrique, particulièrement au Sénégal. (B.j

LÉRIE. Leria. bot. phan. Genre de la famille des Synanthérées, et de la Syngéuésie superflue, L. , établi par De Candolle (Annales du Mus.

d'Hist. INat. T. xix ) , adopté par

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&unth et Cassini qui en ont modifie ees caractères. Parmi ceux qu'a proposés ce dernier botaniste , voici les plus ■.essentiels : involucre presque cyliniilrique ou campaniforme , formé d'é- :<<aillcs nombreuses, disposées sur plusieurs rangs, inégales, imbriquées, linéaires , aiguës, membraneuses sur ces bords et au sommet; réceptacle iblane et absolument nu; calatbide Mont les fleurs offrent une grande Uiversité dans leurs formes. Celles llu centre possèdent une corolle variable , à cinq découpures inégalement profondes, foiman't ordinaireiment deux lèvres dont l'intérieure est partagée en deux jusqu'à la base et "extérieure à trois segmens plus ou moins longs; le tube des anthères est muni au sommet de cinq appendices arrondis ou tronqués et à la base de diîx appendices très-longs et filiformes. Les fleurs des rangées internes ùle la circonférence ont la corolle ccourte , très-grêle , tubuleuse et comnmc terminée au sommet par une Irèsppetite languette ; point d'étamines.

ILes fleurs de la rangée externe de la circonférence ont la corolle tubuleusse , étroite, à languette longue, linoéairc , irrégulièrement dentée au ssommet; point d'étamines ni de lannjuelte intérieure. Le style est semlblahle à celui des autres genres de MMulisiées, tribu dans laquelle Cassini [place le Leria. Les akènes sont légèrremcni pédiccllés , oblongs ,parsemés dde papilles, surmontés d'un col trèsggrêle et d'une aigrette dont les soies ssont à peine plumeuses.

En décrivant le genre Leria, Kurith line s'accorde pas parfaitement pour Ues caractères avec Cassini; il n'adnmel que deux sortes de fleurs , celles iide la circonférence femelles , en 'rayons, ayant la corolle à deux languettes , el toutes les autres hermaphrodites el à corolles bilabiées.

CCeite 'dissidence dans l'énoncé des icaraclcres génériques porte Cassini à econjeelurer que la Plante qui a servi ilde type <à Kuuth n'est pas identique aavec la sienne , quoique cet habile l'botanistc {Nov. Gêner. e/Spcc. Plant.

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œquin. , 4 , p. 5 ) ait indiqué comme synonyme le Tussilago nutans de Linné. C'est la Plante qui peut être considérée comme l'espèce fondamentale du genre Leria. De Candolle lui en avait associé cinq autres , dont une seulement ( Tussilago albicans , Swartz) est sa congénère , selon Cassini. Le Tussilago de Linné, aux dépens duquel le nouveau genre a été constitué , était un groupe monstrueux que plusieurs botanistes se sont appliqués à diviser. On serait tenté de croire que le Thyrsanthema , un des quatre groupes formés par Necker avec le Tussilago , est le même que le Leria; mais quelle confiance doit-on accorder à cet auteur, puisque ses quatre genres « sont des énigmes impossibles à deviner, parce que Necker n'a indiqué aucune des espèces qui les composent, et que leurs descriptions caractéristiques contiennent les plus grossières absurdités? » Tels sont les considérans d'un jugement, un peu sévère à la vérité, mais assez juste , que Cassini a porté contre le novateur de Manheim.

De Candolle avait placé le genre Leria dans ses Labialiflores. La diversité des corolles ne peut être un argument contre l'existence de cette tribu; leur labibtion, d est vrai, est quelquefois si peu manifeste qu'on pourrait y voir les passages des corolles labiées aux corolles régulières. Mais ce caractère, combiné avec ceux fournis par les autres organes floraux , a servi utilement à Cassini pour distinguer les Mutisiées et Nassauviées qui ne sont autre chose que les Labiatiflores de I Je Candolle ou Chœnanlopliorcs de Lagasca. V. ces mots.

Les genres avec lesquels le Leria offre le plus d'affinités sont le Cliaj>~ talia de Ventenat et le Leibnitzia de Cassini. Nous n'en ferons point ressoitir les différences, parce qu'elles pourront être facilement senties par la lecture des caractères de ces genres dont nous avons seulement exprimé les plus essentiels.

On ne connaît avec certitude que deux espèces de Leria. Cassini les a

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nommées L. lyrata et L. integrifulia, et leur a donné comme synonymes douteux les Tussilago nuians(L. nutans , D. C. et Kunth) et albicans des auteurs linnéistes. Ces Plantes sont indigènes des Antilles et de l'Amérique méridionale. (o..N.)

* LERN ACANTHE, zool. Sousgenre de Lernée. f. ce mot. (b.)

* LERNANTHROPE. zool. Sousgenre de Lernde. P~. ce mot. (n.)

LERNÉE. Lernœa. zool.. L'un des genres dont il est le plus difficile de déterminer la place dans nos méthodes de classification , et qui semble former le type d'un ordre particulier qu'on ne saurait rapporter avec cerlitude à ce qu'on nomme les Vers intestinaux où les place Cuvier (Règn.

Anim. T. rv, p. 36) , ou bien aux Vers mollusques de Linné où ce législateur, qui créa le genre dont il est question , l'avait intercalé. Duméril , ne sachant qu'en faire , selon l'observation de Blainvilie , l'omit dans sa Zoologie analytique. Dès 3809 , Lamarck eut l'idée de rapprocher les Lernées des Sangsues et des Lombrics ; il les plaça vers le commencement de sa classe des Annelides. Enfin ce savant a senti la nécessité de le retirer encore de ce groupe pour en former un particulier , qui marche à la suite' de sa classe des Vers en terminant sa grande série des Animaux inarticulés sous lé nom d'Epizoaires. f^. ce mot. Tous ces changemens prouvent que non-seulement les Lernées n'étaient pas faciles à colloquer , mais qu'elles étaient encore assez mal connues. Leur histoire était une sorte de chaos, malgré tout ce qu'on en avait écrit et les figures qu'on avait données d'une douzaine d'espèces, quand Blainvillepublia d'abord, dans le vingt-sixième volumedu Dictionnaire de Levrault, un de ces articles qui peuvent être considérés comme des dissertations préférables par leur importance à tant d'ouvrages qui ne contiennent rien de neuf que les figures, mais qui n'en sont pas

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moins mis en avant comme des titres à l'Institut. Dans Ce savant travail, qui n'est modestement donné que comme l'extrait d'un travail plus étendu qui a paru depuis dans un Journal , Blainvilie convient qu'on sait encore fort peu de chose sur l'organisation des Lernées , qui n'ont guère été examinées jusqu'ici que par des naturalistes qui , se bornant à décrire les formes extérieures des êires, ne passaient guère O'.itre, et ne pénétraient jamais dans ces détails anatomiques sur lesquels on sent aujourd'hui la nécessité de baser la science.

Les Lernées sont munies d'une enveloppe transparente, jaunâtre ou brunâtre, (lexible , quoique plus ou moins résistante; et elle nous a paru, dans trois espèces que nous avons eu occasion d'examiner, surtout à lét partie supérieure du corps, comme celle à peu près des Ecrevisses que l'on surprend au moment où elles viennent de changer d'enveloppe. La forme de ces Animaux varie beau-1 coup, elle est très-bizarre , mais elle commence déjà à présenter cette sy-*métrie qui se remarque à partir des Epizoaires , comme un des caractères les plus importans de l'animalité. On y distingue un partie antérieure plus petite, plus étroite, que Blainvilie appelle sans difficulté un thorax , où la tête est quelquefois tant soit peu sentie. Cette partie offre les premières traces des véritables appendices dans les crochets dont la bouche est armée et même dans certains rudimenà d'antennes qui motivent le rapprochement qui existe dans la méthode de Lamarck (Anim. sans vert. T. 111) entre les Epizoaires et les Insectes.

Ces antennes, comme d'essai, sont déjà subarticulécs, et l'on trouve jusqu'à des traces d'yeux sessiles ou slemmates. Ces parties et d'autres rapports lient encore les Lernées aux Crustacés branchiopodes par les Calyges, selon la remarque de Cuvier.

« Quant aux appendices de toutes les espèces que j'ai pu examiner avec soin , dit Blainvilie , j'ai trouvé que la bouche était constamment pour-

il); M

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;ue d'une paire de crochets mobiles •jpnvergens , quelquefois de deux et même a une sorte do lèvre inférieure.

Vour les véritables , qui se joignent iu thorax , ils sont généralement peu iiiombreux. Dans les espèces que leur ;i raudeur m'a permis de disséquer, j'ai ;rouvé que la couche musculaire qui iiouble l'enveloppe extérieure, le liilus ordinairement fort simple el composée de fibres longitudinales coycuses, se subdivise eu portions ..atéralcs pour les appendices et subi|ppendiccs. Le canal intestinal est vomplct , c'eat-à-dire étendu de la oouche à l'anus. Il paraît même qu'il jait quelquefois des replis ou circonvolutions. La bouche , médiocre , située ordinairement à la paitie inférieure du cépbalothorax , est au milieu d'un espace dont la peau est inolee; elle est constamment accompagnée, à droite et à gaucho, d'un trochet court, aigu et corné; mais '»n ne le voit souvent qu'à l'aide d'urne trù;— forte loupe. Le canal intestinal se termine en arrière dans un Lubercule ou mamelon plus ou moins iaaillant et médian. Je n'ai pu disséquer le système circulatoire ; mais il ASt certain qu'il existe , ou du moins ces auteurs qui ont observé ces Aninaux vivans en parlent d'unemaniève certaine. On ne peut cependant aas dire qu'il y ait d'autres .organes !lp respiration que les subappentlices iJe la peau. Les organes de la génération ne sont pas connus plus complètement. On sait seulement que Uans toutes les espèces du groupe il existe de ebaque côté du tubercule mal une sorte de sac de forme uu Jeu variable et qui est rempli par une infinité de coipuscules quelquebis ronds , d'autres fois anguleux ou même discoïdes, qui sont indubitablement des ceuls , comme nous l'apprend une observation curieuse du idoetcur Surrirai qui habile le Havre.

D'après cette observation , ces Aninnaux naissent sous une forme qu'ils 'oerdent par la suile en avançant en ijge; et cette forme est beaucoup noins anomale que celle que l'Ani-

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mal finit par acquérir , de sorte que c'est une métamorphose en sens inverse de ce qui a lieu ordinairement.

Nous ignorons du reste s'il existe des sexes distincts. Ou ne peut non plus rien dire du système nerveux , mais il paraît qu'il doit exister. »

Les Lernécs sont des parasites qu'on trouve sur les Poissons, soit de rivière, soilde mer; elles sont poulies autres babitans des eaux ce que les Taons sont pour ceux de la terre el de l'air; elles en attaquent les parties les plus sensibles , y pénètrent , s'y fixent et s'y nourrissent , causant souvent d'insupportables douleurs à leurs victimes au point d'en rendre plusieurs comme furieux. Les Ler— nées se fixent jusqu'entre les écailles; mais c est autour des yeux , aux plis des nageoires oii la peau est plus fine . dans lu bouebe même et dans les ouies, qu'elles choisissent leur domicile; elles s'y enfoncent en suçant et longeant jusqu'au point d'y disparaître. Biaiuville , élevant le genre Lernée à la dignité de famille, y établit huit genres que nous conserverons

i. Lernéogèhe, Lerneocera. Corps plus ou moins allongé, renflé dana son milieu ou ventru, droit ou contourné, couvert d'une peau lisse et presque cornée antérieurement ; terminé en avant , à la suile d'un long cou, par un renflement céphalique bien distinct, armé de trois cornes immobiles , branchues à l'extrémité , deuxlatérales el une supérieure ; trois petits yeux lisses à la partie antérieure de la tète; bouebe inférieure en suçoir; aucune trace d'appendice au corps. Nous citerons comme type de ce genre le Lc/viœa branc/iialis , L. , Gmel., Syst. iïat. , xm , T. i, p.

5 1 4 r ; Mu II., Zool. Dan., tab. u8, f. 4 ; Enr-ycl. Vers , pl. 78 , f. 2 , qui se tient sur les branchies des Morues dans, les mers du Nord où les Groenlandais la recherchent pour s'en nourrir. Les Lernœa cyclupterina , Miill., Prodr., 3745, Gmel., /oc. èit..

p. 5ié7; — Suiririensis , Blaiuv.,/oc.

c//.,u. 5; —et Cjpri/iacea , h. , Gmel.,

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loc. cil., p. 3i44; Encycl. , pl. 78, f. 6., sont les autres Lernéocères connues.

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