‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 16 sur 232 · AG · texte numérisé non relu

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d'une longueur médiocre, ne dépassant pas celle de la lête , droit , grêle, comprimé légèrement , i enflé vers la pointe , déprimé à sa base , qui se dilate sur le iront en plaque ou se relève en crête; mandibules d'inégale longueur, l'inférieure un peu courte et formant avec ses bases un triangle un peu plus ouvert ; narines placées sur les côtés et vers le milieu du bec> ovales, ouvertes , percées d'outre en outre; pieds très-longs , grêles , avec la majeure partie de la jambe nue; quatre doigts très -longs et trèsminces , entièrement divisés , munis d'ongles droits et fort acérés ; le pouce portant à terre sur plusieurs articulations, un peu moins long que l'ongle qui le termine ; ailes années d'un éperon corné et très-pointu ; première rémige presque égale aux se* coude et troisième qui sont les plus longues.

Le nom imposé à ce genre est celui que l'espèce principale, qui fut long-temps la seule connue des ornithologistes , porte au Brésil; on eût pu le changer depuis que l'on a trouvé des Jacanas dans toutes les contrées chaudes et humides des deux contineus ; mais comme à ce nom ne se rattachait aucune application paiticulière , rien ne s'opposait à ce qu'on t'eût conservé. Il n'en était pas de même avec celui de Chirurgien , que les pointes acérées dont les ongles et les poignets de ces Oiseaux sont munis leuravaient, comparativement avec des lancettes , fait appliquer vulgairement. t

Les Jacanas, au moyen des- longs doigts qui tei minent leurs jambes élevées et grêles , se soutiennent aisément sur les Plantes aquatiques dont les feuilles s'étendent a la surface des eaux dormantes; ils courent awc mie extrême légèreté d'une feuille à l'autre pour saisir les petits Insectes qu'ils savent apercevoir de très-loin.

Cette agilité, jointe à beaucoup de défiance naturelle , rend très-rares l'approche et la surprise des Jacanas.

Ces Oiseaux, quoiqu'armés de manière à devenir redoutables, soit dans

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l'attaque , soit dans la défense, ont cependant l'humeur très-pacifique; tous les observateurs qui sont parvenus à les approcher et à les étudier dans l'état de liberté s'accordent à dire qu'ils n'ont trouvé les Jacanas aucunement querelleurs et médians j ils les ont vun , au contraire, Irès-familiers entre eux et se prodiguant entie époux, qui semblent être réciproquement fort attachés , "les témoignages d'une vive affection. Lorsque, pressé d'échapper à quelque danger , l'un des deux a dù fuir d'un vol précipité , on l'entend , après avoir donné en partant le signal d'alarme par un cri bref et aigu , rappeler bientôt l'objet de sa tendresse par un sifflement plaintif. Tout porte à croire que chez ces Oiseaux les unions sont durables. Us établissent leurs nids au sein des Herbes les plus' élevées, dans le voisinage des marais dont ils s'éloignent rarement; il arrive même quelquefois que ces uids, composés de Joncs et de brins d'Herbes entrelacés ,sont portés par ces larges feuilles que l'on voit surnager en tous lieux où se trouvent de grandes mares. La ponte est de quatre à cinq œufs verdâtres , tiquetés de brun foncé. Les Jacanas onl le vol rapide, mais peu élevé ; très-silencieux pendant le jour, ils font , la nuit , retentir les airs de cris de rappel qui s'entendent de très-loin et portent partout des impressions désagréables.

Jacana Aguapeazo, Parra ChiLensis , Var. , Lath. V. Aouapecaca de ce Dictionnaire. Parties supérieures d'un rouge de carmin; front, tête, cou, poitrine, abdomen et grandes tectrices alaires d'un noir pur ; flancs, croupion, tectrices caudales etrectrices d'un rouge vif; îémiges nuancées de jauneetde vert , terminées de noir; petites tectrices alaires noirâtres , terminées de blanc; tectrices alaires inférieures roussâtres ; barbes des plumes généralement désunies ; bec jaune, couvert sur la moitié de sa longueur par une membrane rouge qui s'étend jusqu'à l'angle de l'œil, puis remonte sur la tète où elle forme

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deux lobes iftVOndtf , non adhcren- ; celte membrane descend ensuite circulai* cmi-nt sous le bec; pieds «l'un gris de plomb; OOglel IleXibbs r;r <;!;<»-

tiques, noirâtre*. Taille, dix pouces.

'.Son ni ni piéteud que cette cs|«éce est identique avec le Jacana l'Intel De l'Améi i(|iic im'i idionalc.

.1 m:\na Bnoszt, Parratenea ,Cuv.

l'ai lies supérieures '1 un v<;rl bronzé, avec Ici teeti ires alaires vertes; croupion , teelrkef caudales et icctricc»

d'un roux sanguin; corps noir, insé

«lit lu un ql • i • ' viole! ; une tache hwn-

i lu: (lin ici c I œil. Du Biésil. Kspécc

douteuse.

Jacana cannki.i.k, ParraÀj'ricana, OmeJ., Lnth. Parties su périetueed'iin brun roux; dciriérc du cu.ii , nuque cl rémiges il un noir pur) sourcils biitacs , gai ge Manche ; poUrtne jau-

uue , tachetée et rayée di! noir comme MU cotés, du cou; pailic> uil'ci icures d'un brun foncé; bec noirâtre avec la pointe cendrée; plaque Cronlale bleue, ipii devient noirâtre api es la imoi t; pieds d'uu noir verdâlie; épine numérale petite et noire. 'l'aille, neuf ■pouces. I)' Afrique.

Jac\na commun, Paria Jacana, L., Bull'., pl. enl. 3-21. Partie» supérieures d'uu brun marron , les inférieures d'une teinte plu-, obscur*; tète, gorge, cou et poitrine d'un noir irisé; rémiges d'un vert jaunâtre, bordées de noirâtre ; bec jaune ; 'membrane frontale non adhérente, jaune et divisée en trois lobes; deux hululions charnus descendant de chaque coté de la mandibule supérieure, d'un jaune rnugeâtre ; pieds d'un gris verdâlre ; épine huméialc grande, conique et blanchâtre. Tailie, dix pouces. Les jeunes (Bull., pl.

enl. A if)) ont , eu général, «lu blanc à la tète et aux parties inférieure»; les teintes de noir, de brun marron et de verlsont moins loin ces ; ils sont aussi d une taille un peu moindre.

Jacana C'oudi'.y , Parra ïndlaa , Lalh. l'ai tics supérieures d'un brun cendré, les inférieures ainsi que ta tète et le cou d'un noir bleuâtre ; lémiges d'un violet noirâtre ; sourcils

TOMK IX

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blancs; Itec jaune avec la baie de la mandibule supérieure d'un bleu uoirâlic; une la<;he muge à l'angle des mandibules; pied- biunâtrcs.

Taille, neuf lignes. Du Bengale.

til(ANI) Jacana vkht a ciiétb , l'aria crislala, Vieill. Parties supérieures d'un vert bronzé; tôle, cou, haut du dos, poitrine et ventre d'un vert sombre; un large -ouicil blanc; grandes tectrice:» alaires cl lémigea d'un vert noiiâtre; croupion , lianes, abdomen cl rectiices d on brun iougcâlie; bec jaune; uuiubraiie 1 1 o»— taie relevée en créle charnue, lisse, d'un lougc cramoisi ; pieds et doigts verts ; ongles bruns. Taille , dix pouces. De Ceylen,

Iaoas'a ji vt ssr coi. ijouk, Paria ciimaniomca , Cuv. Parties supéiicuresd'un bi un marron , le» inférieures d'un brun foncé ; tête noire; bas du cou blanc ; poitrine loussâlie; bec jaunâtre , avec la membrane frontale' d'uu gris bleuâtre; pieds verdâtres.

Taille , on/.e a douze pouces. Du Sénégal.

Jacana a i.omu i; orj'.t k, Pana Sinemia , Luth. Parties supérieures d'un brun rougeâtre , les inférieures d'un brun pouipré foncé; tête, gorge cl devant du cou blancs, encadrés de noir; occiput noir; derrière du cou d'un jaune doié brillant ; tectrices alaires blanches; grandes rémiges noues, les moyennes blanches, bordées de noirâtre , les suivantes entièrement blanches, enfin les plus rapprochées du corps d'un brunmarron , quelques-unes d'elles terminées par un appendice pédicule, formant une petite rame allongée; lectrices noires, les quatie intermédiaire» dépassant de beaucoup les auties par une courbure élégante; DM bleuâtre; point de plaque fronl.dc; pieds verts; épine numérale moyenne et de couleur de corne.

'J'aille , dix -huit à vingt pouces. Les jeunes ont le sommet de la tête d'uu In un foncé; un sourcil blanc , puis une ligne oui borde le cou et descend jusqu'à l'épaule; celte ligne est blanche, lisérée de brun, et dégénère;

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en jaunâtre; les parties supérieures brunes ; la gorge et le ventre blancs; le milieu de la poitrine brunâtre , rayé de noir; les grandes rémiges noires, les autres blanches, les trois extérieures ont les appendices pédiculés ; le bec grisâtre; les pieds noirâtres. De l'archipel des Indes.

Jacana noir , Parra nigra , Lath; Parties supérieures noires; les inférieures et les tectrices alaires brunes; rémiges vertes , bordées de noirâtre ; rectrices noires ; bec jaune ; membrane frontale rouge ; pieds cendrés.

Taille, dix lignes. Du Brésil. Celte espèce, distinguée par plusieurs auteurs, paraît n'être qu'une variété du Jacana commun.

Jacana Peca , Pana Brasiliensis , Lath. Tout le plumage d'un vert obscur, avec les ailes brunes; l ectrices d'un noir verdâtre ; bec jaune; point de plaque frontale ; pieds d'un gris verdâtre ; épine humérale droite, très-pointue et jaune. Taille, onze pouces. De l'Amérique méridionale.

Jacana Thégel , Parra Chilensis , Lath. Parties supérieures d'un brun violet ; tête, gorge et portion de la poitrine noires; rémiges et rectrices d'un brun noirâtre; ventre blanc; bec très-long, noiiâtre ; plaque frontale épaisse, charnue , divisée en deux lobes rouges; pieds d'un noir verdâtre ; doigts médiocrement longs; épine humérale grande et jaune.

Taille , douze pouces. De l'Amérique méridionale. Il paraît que c'est cette espèce d'un naturel criard et querelleur qui a fait penser que toutes les autres partageaient les mêmes habitudes. Molina , qui a observé ces Oiseaux pendant son séjour au Chili, dit que jamais ils ne quittent les prairies voisines des savanes noyées , qu'ils y sont constamment appariés, qu'ils ne témoignent pas une grande défiance, si ce n'est lorsqu'on cherche à s'emparer de leurs nids; alors ils entrent en fureur, se jettent sur l'agresseur et défendent leur progéniture avec un courage extraordinaire. Leur ponte est de qualre œufs fauves, picotés de noir.

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Jacana vert, Parra oirulis, Lath., Parties supérieures d'un vert noirâtre ; tête , gorge , cou , poitrine , rémiges et rectrices noirâtres, irisés en violet; base du bec rouge , l'extrémité jaune; plaque frontale ronde et bleue; pieds verdâtres; épine humérale petite et grise. Taille , douze pouces. (DR..Z.)

JACAPA. Ramphoceltis . ois. Espèce du genre Tan gara , dont Vieillot a l'ait le type d'un genre particulier. fF\

TaNGAHA. (DR..Z.)

JACAPANI. ois. Le Japacani de Marcgraaff espèce du genre Troupiale. V.. ce mot. (DR..Z.)

* JACAPAS. ois. Dénomination donnée par Desinarest à sa troisième division des Tangaras. (dr..z.)

* JACAPE. bot. phan. La Graminée du Brésil et de Saint-Domingue designée sous ce nom par Marcgraaff etparNicolsou, n'est pas déterminée.

JACAPU. ois. ( Marcgraaff.) Syn de Jacapa. V. ce mot. (b.)

JACAPUCAYA.BOT.niAN. (Marcgraaff. ) Espèce brésilienne du genre L.ecythis. (b.)

JAC ARA ou JACARE. beft. saur.

(Marcgraaff. ) Nom de pays du Caïman à lunette. /"". Crocodile, (b.)

JACARANDA. Jacaranda. bot.

phan. Genre établi par Jussieu (Ge/i.

Plant.) dans la famille des Bignoniaçées et qui oïlre pour caractères : un calice monosépale campanule , à cinq dents; une corolle monopétale, tubuleuse , infundibuliforme ou subcampanulée , ayant son limbe à cinq lobes inégaux, disposés en deux lèvres; quatre étamines inégales et didynames , avec le rudiment d'une cinquième avortée ; un style terminé par un stigmate formé de deux lamelles rapprochées. Le fruit est une capsule allongée, comprimée, ligneuse , h deux loges et à deux values , portant chacune la moitié de la cloison sur le milieu de leur face interne. Les graines sont striées , bor-

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dées d'une aile nieinbruueuse. Ce genre a été forme" aux dépens du génie Bignonia, dont il diffère surtout par le mode de déhiscence et la loi me de sa capsule , qui est allongée, siliquiforme, avec la cloison opposée aux valves, taudis qu'elle leur est parallèle dans les véritables espèces île J3ignou.es. Au genre Jacaranda se rapportent 1rs Bignonia cœrulea et B.

Jacaranda, 1j., ainsi que Irois espèces nouvelles, cioissant également en Amérique , savoir : Jacaranda acutifblia et J. obtusif'olia de Kurith (in Humh. Nov. Gen. , 5 , p. 145) , et J. r/tumbifoliaAe Rleyer (/■'/. Essequeb ) Ce sont toutes de grands et beaux Ar- Jjrcs, ayant le port des Mimosa , des leuilles opposées, pinnées, et dont les fleurs , en général violettes , sont axillaires ou terminales, quelquefois disposées en panicules. (a.r.)

' JAC A 13 ATI A. bot. phan. Les tiges desséchées du Cacte brésilien désigné sous ce nom par Pison , servent de flambeau aux naturels pendant leurs voyages. L'espèce n'en est pas déterminée. (B.)

JACARD. mam. fBelon.) Syu. de 1 Chacal. V. Chien. • (b.)

* JACARE. reft. saur. Jacara. Le nom de Jacahe est aussi donné dans l'Inde au Gavial , sans qu'on sache de quel pays ce nom est origi- : naire , s'il est passé d'Asie en Amérique ou d'Amérique en Asie. (b.)

JACARINl. ois. Espèce du genre i Gros-Bec. P~. ce mot. (b.)

JACCHDS. mam ^".Ouistiti.

JACEE. Jacea. bot. phan. Tournefort fonda un genre Jacea qui fut adopté par Vaillant , mais que Linné réunit aux Centaurea. Jussicu, formant de nouvelles coupes dans ce dernier genre, rétablit le Jacea , mais il en élimina une espèce fort remarquable (J. pratensis) qu'il relégua : parmi les Rhaponlicum. Enfin plusieurs auteurs adoptèrent la séparation des Jacécs d'avec les Centaurées ; mais ces auteurs n'ont ni bien caractérisé ni bien composé les groupes

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qu'ils ont proposés. Du moins tel est le sentiment de Cassini qui fait remarquerquelecaractèrc essentiel des JacéeS réside dans la structure de l'appendice des folioles intermédiaires de l'involucre, lequel n'est point spinescent au sommet, ni décurrent sur le bord de la foliole- Il ajoute que le Jacea diflère du Cyanus par le style dont les branches stigmatiques sont plus ou moins soudées , tandis qu'elles sont complètement libres jusqu'à la base dans les Cyanus. Jje genre Jacea qui doit renfermer le Centaurea pratensis éloigné mal à propos par Jussieu et Mceucb, fait partie de la tribu des Centaurées de De Candolle et Cassini.. Il en a été fait mention à l'article Centaurée de ce Dictionnaire , où tous les groupes formés aux dépens de ce genre vaste et très-natuiel sont considérés comme de simples sections.

La Violette a quelquefois été nommée Jacée de printemps; le Lychnis dioica, Jacée des jardiniers, et le Serratula tinctoria, Jacée des bois.

JACINTHE. JJyacinthus. bot.

phan. Ce genre , de la famille des Liliacées ou Asphodélées , et de lTIexaudrie RJonogynie , L. , se compose d'un grand nombre d'espèces qui toutes sont des Plantes à racine bulb use tuniquée, ayant toutes les feuilles radicales étroites , les fleurs disposées en épi à la partie supérieuie delà hampe. Chaque fleur se compose d'un calice tubulcux , un peu renflé vers sa partie inférieure, ayant son limbe évasé , à six divisions recourbées et égales. Les élamines sont au nombre de six , incluses , attachées à la paroi interne du calice; leurs filets sont très-courts ; les anthères introrse;, allongées et à deux loges. L'ovaire est libre, sessile , ovoïde ou globuleux, à six côtes, à trois loges contenant chacune environ huit ovules attachés sur deux rangées longitudinales à l'angle interne. Le style est d'une longueur variable, à trois angles obtus , terminé par un stigmate à trois lobes. Le fruit

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est une capsule ordinairement triangulaire, quelquefois déprimée vers son centre , oit rapt trois loges et plusieurs graines dans chacune d'elles.

Elle s'ouvic en trois valves septilëres sur le milieu de leur face interne. Les graines sont ovoïdes ou globuleuses , offrant quelquefois à leur point d'attache un rendement caroncuhfoime ; elles contiennent sous un tégument propre noirâtre , un endosperme blanc et charnu vers la base duquel se trouve un embryon dressé, presque cylindrique.

Quelques auteurs, à l'exemple de Miller, ont retiré jdu genre Jacinthe les espèces qui ont le calice globuleux, resserré à sa partie supérieure,

Îiour en former le genre Muscari ; télés sont VHyacinlhus Muscari , \'H.

racemosus , Y H. comosus , VH. botrjuules de Linné. F . Muscari.

Le genre Hyucintkus est extrêmement rapproché par ses caractères et par sou port du genre Scilla. Mais dans ce dernier, le .calice est formé de si\ sépales distincts les uns des autres jusqu'à leurbase et plus ou moins étalés, tandis que dans les Jacinthes les six sépales sont tellement soudés que le calice paraît monosépale.

La plupart des espèces de Jacinthes sont des Plantes d'agrément. Mais, parmi toutes ces espèces, il en est une surtout qui est cultivée en abondance, c'est la Jacinthe des Jardiniers. Nous allons d'abord la décrire à son état naturel de simplicité , après quoi nous ferons connaître quelquesunes de ses principales variétés et son mode de culture et de multiplication.

Jacinthi'. p'O rient, Hyacinthus Orientalis, L.. Vulgairement Jacinthe des Jardiuieis. Cette belle espèce est originaire d'Orient et de l'Asie -Mineure ; mais aujourd'hui elle est en quelque sorte naturalisée dans toutes les parties de l'Lurope où l'on s'occupe de la culture des Heurs. Son bulbe est simple, ovoïde, foi nié de tuniques emboîtées les unes dans les autres, et recouvertes extérieurement d'écaillés sèches d'un gris violacé.

Du plateau ou de la couronne sur la-

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quelle le bulbe est assis à sa partie inférieure naît une racine composée de fibres cylindriques, simples et blanches. Les feuilles sont les unes dressées , les autres étalées, allongées, étroites , un peu Canaliculées et pointues , d'un vert agréable. Du centre de ce faisceau de feuilles s'élève une hampe nue de six à neuf pouces d'élévation , quelquefois davantage , cylindrique, glabre, terminée par un épi de jolies fleurs bleues ou blanches, répandant une odeur extrêmement suave. A ces deurs succèdent des capsules déprimées, à trois angles trèssaillans et obtus , s'ouvrant en trois valves eteontenant des graines globuleuses qui offrent chacune une caroncule tres-saillante à leur point d'attache. C'est l'espèce que nous venons de décrire qui , transpoitée il y a plus de deux siècles dans les jardins de la Hollande, et particulièrement dans ceux de Harlem , a fourni à la longue , par les soins du cultivateur, ces innombrables variétés à fleurs simples et doubles dont le nombre s'élève aujourd'hui au-delà de deux mille. Aujourd'hui le goût des Jacinthes, de même que celui des Tulipes , n'est plus aussi généralement répandu qu'autrefois , surtout eu France.

11 fut un temps où les amateurs de Jacinthes pavaient jusqu'à deux et trois mille francs un seul oignon d'une variété nouvelle. Dans les premiers temps où la culture de cette belle Liliacée commença à s'introdui-»

re en Hollande, on ne recherchait que les variétés à (leurs simples; celles à deurs doubles étaient considérées comme des monstruosités et sans nulle valeur. Plus tard , le goût des amateurs changea entièrement, et l'on n'attacha plus de valeur qu'à celles dont les deurs étaient bien pleines. Pour qu'une Jacinthe ait encore du prix, il faut mi'elle soit non-seu* lement grande et bien pleine , mais il faut qu'elle soit bien rég hère , c'està-dire que ses divisions soient égales et recourbées en dehors. Elle acquerra une voleur plus grande encore si le cœur est d'une couleur dif-

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féi eule de celle des divisions externes.

On peut établir Lois classes parmi lies nombreuses variélésde Jacinthes :

celles à fleurs etiliè: emenl simples, celles qui sont doubles et enfin celles qui sont pleines. Les deux premières classes se multiplient de cayeux et de graines, les dernières seulement par le moyen des cayeux, parce que leurs fleurs sont tout-à-l'ait stériles. C'est | par le mo\en des graines que les lieu— ristes hollandais obtiennent chaque année un grand nombie de variétés nouvelles; par les cayeux, au contraire, ils piopagent et conservent les variétés déjà connues. Dans une excellente histoire des Jacinthes publiée à Amsterdam en 1768 , l'auteur cite plus de dix-huit cents variétés qui toutes ont un nom particulier. On conçoit que depuis celte époque le nombre s'en est encore de beaucoup augmenté.

La culture des Jacinthes , bien que ces Plantes soient assez rustiques , exige des soins particuliers , surtout à cause de leur floraison très-précoce.

En effet , sous le climat de Paris il n'est pas rare do voir les Jacinthes fleurir dès la fin de mars ou dans les premiers jours d'avril. Les Jacinthes se plantent ordinairement en planches de trois -pieds environ de largeur sur une longueur variable, sui- ■ vant le nombre que l'on en possède.

Chaque planche doit être creusée à une profondeur de dix pouces et rem- ; plie d'une terie particulière qui est un mélange de fumier de Vache et de sable de Bruyère. On unit bien cette terre et l'on y trace des lignes longitudinales et transversales, éloignées les unes des autres de six pouces ; on enfonce un oignon à chaque ' point d'intersection , apiès quoi on recouvre le tout d'une nouvelle couche de terre prépaiéc de tiois à quatre pouces d'épaisseur que l'on soutient sur les côtés avec des tringles de bois. Ce travail doit se faire vers le milieu de septembre ou le commencement d'octobre. La Plante doit être ensuite recouverte avec des coquilles d'Huîtres pilées, si l'on peut

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s'en procurer. Lorsqu'on craint de trop fortes gelées pendant l'hiver, on recouvre les oignons d'un lit de paille sèche. Quand au printemps les Jacinthes commencent à fleurir, elles exigent île nouveaux soins. Les amateurs sont dans l'habitude de recouvrir chaque planche d'une sorte de petite tente qui les garantit à la fois et de la neige et du soleil , qui hâte trop le développement des fleurs.

Ceux qui n'ont pas de tente se servent de paillassons soutenus sur des traverses de bois et qui remplissent à peu près le même objet. Il faut néanmoins avoir soin de ne pas les laisser couvertes trop long temps, afin que les liges ne s allongent pas trop par suite d'unesorted'étiolement. La tige d'un grand nombre de variéiés demande à être soutenue avec un petit tuteur de bois , à cause du poids des fleurs qui la terminent. Quand les fleurs sont passées, on attend que la tige et les feuilles jaunissent et se fanent, avant de retirer les oignons de terre. Pour cela on doit choisir un beau jour. On peut, si le temps est bien sûr , les laisser à terre pendant une quinzaine de jours , afin qu'ils achèvent de bien mûrir. On les rentre ensuite et on les place sur des tablettes. Quartd ils sont bien secs, on les épluche, c'est-à-dire que l'on ôte les feuilles et les racines desséchées , ou détache les cayeux que l'on met de côté. Apiès quoi on replace de nouveau les oignons sur des planches jusqu'à l'époque oii l'on doit les replanter. Il y a des variétés dont les oignons durent ainsi vingt et même vingt-cinq ans. Ce sont particulièrement celles qui ne poussent que deux ou un très-petit nombre de feuilles chaque année.

Parmi les espèces indigènes , nous signalerons les suivantes :

Jacinthe des uors, Hyacint/ius non scriplus, L., Scilla nutans, O.C., Fl. Fr. Celte espèce est excessivement commune dans quelques bois, au printemps. Son hulbe est petit, globuleux; ses feuilles linéaires; sa hampe ; haute d'environ ua pied,

954 JAC porte un épi tic fleurs d'un beau bleu de ciel et reu versées. C'est à toi t qu'elle a été placée par quelques auteurs dans le genre Scilla.

Jacinthe de Rome, Hyacinthus romarins, L. Celte espèce croît en abondance dans les ebamps incultes de la campagne de Rome où nous l'avons recueillie en fleurs vers la fin de mars; elle vient également dans le midi de la Fi ance. Son bulbe est très-gros; ses feuilles sont linéaires , étroites; ses fleurs d'une teinte grise, sombre, forment un épi très-serré à la partie supérieure de la hampe.

Jacinthe tabdive, Hyacintkus serolinus , L. Cette espèce ressemble à la précédente par la couleur sombre de ses fleurs. Ses feuilles pont plus étioites et comme canaliculées ; ses fleurs forment un long épi unilatéral, les trois lobes externes du calice sont recourbés en dehors. Elle croît dans le midi de la France et la Barbarie; Bory de Saint-Vincent l'a retrouvée en Andalousie , surtout dans les détritus schisteux de la Sicrra-Moréna.

On a beaucoup discuté pour savoir si l'Hyacinthe des anciens était une espèce du genre auquel Linné appliqua ce nom. On sait en effet que ce nom était célèbre dans les fables mythologiques des Grecs et des Romains.

Apollon , jouant au disque avec le jeune et bel Hyacinthe, son favori, le frappe involontairement à la fête d'un coup auquel il succombe. Désespéré, le dieu change en fleurs les gouttes de sang de son ami et leur donne le nom d'Hyacinthe. Les poètes qui nous ont transmis cette fable n'ayant pas donné de description de la Plante qu'ils nommaient Hyacinthe , les botanistes modernes ont beaucoup varié sur ce sujet. Ainsi, les uns , tel que Linné, ont cru que l'Hyacinthe était le Delphinium Jjacis, parce que, suivant Ovide, on lisait les mots ai ai sur les fleurs de l'Hyacinthe , rappelant les cris plaintifs que poussa le mourant. Sau-, maisc , Sprengel et» Siblhorp pensent que c'est le Glayeul , Gladic- •liis commuais. D'autres, et en plus

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grand nombre, croient que l'Hyacinthe des anciens est Je Liliitui Martagon de Linné, parce que cette Plante présente dans la couleur de ses fleurs, dans les lignes qu'elles offrent, beaucoup de ressemblance avec ce^ que les anciens nous ont transmis sur leur Hyacinthe. Mais ou conçoit qu'une pareille question ne saurait être résolue d'une manière positive et incontestable , el tel est le vague qui règne sur ce sujet que, quelle que soit l'opinion qu'on adopte, on ne manquera ni d'argumens pour la défendre, ni de raisons pour l'attaquer.

Le nom de Jacinthe a été étendu , par les jardiniers, à la Tubéreuse, à plusieurs Scilles , à une Ornithogale , ainsi qu'à une variété de Prunes.

JACKA. BOT. phan. y. Jac.

JACKAASHAPUCK. bot. phan.

Selon Valmon de Bomare, les Américains du Canada donnent ce nom à l'Airelle dont ils fument la feuille eu guise de Tabac. (b.)

JACKANAPER. mam. Ce nom désigne dans quelques anciens voyageurs qui ont parlé des îles du cap Vert , le Simia sabœa , espèce du genre Guenon. V . ce mot. (b.)

JACKIE. rept. batr. Espèce du genre Grenouille V. ce mot. (b.)

* JACKIE. Jackia. bot. phan.

Genre de la famille des Rubiacées , et de la Pentandrie Monogvnie, L., établi par Wallich (IL Ind. 2 , p.

3a i ) qui lui attribue les caractères suivans : calice adhérent avec l'ovaire infère, à limbe unilatéral trifide; corolle monopétale infundibuliforme, à tube filiforme, à limbe campanule , à cinq lobes; anthères filiformes sessiles et incluses; style trèslong terminé par un stigmate bilobé.

Capsule couronnée par le limbe du calice unilatéral et développé ; à une seule loge contenant une seule graine. Ce genre ne se compose encore que d'une seule espèce, Jactia ornata, toc. cit., grand Arbre tiès- touffu et

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nimlié qui croît aux enviions de -Singapore dans l'Inde ; ses feuillus vioru opposées et presque décussécs , .obovales , elliptiques , acuminées , icourtemcnt pétiolées ; les fleurs formnent de grandes panicules axillaires ■opposées et pendantes. (a.B.)

JACKOU. ois. (Dampier.) Et non JJacion. Syn. d'Ara rouge. P Ara.

J ACKSONIE. Jacksnnia. BOT.

PH an . Genre de la famille des Légu-

. mineuses et de la Uécandrie Rlouo-

.gynie, L., établi par K. Brown {Hurt.

tXjew. , 2* édit. , vol. 5, p. u) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq divi-

• sions profondes et presque égales ; corolle papilionacée dont les pétales

-sont caducs, ainsi que les étamines

3ui ont leurs filets libres ; ovaire à eux ovules, surmonté d'un style sn- ! bulé et d'un stigmate simple. Le : fruit est un légume un peu renflé, ové ou oblong , à valves pubescentes intérieurement; graines dépourvues d'arilles calleux (Strop/iiolœ). Ce geni re a d'abord été constitué sur une i Plante que Labillardièrc {Nov.-Iloll.

Spec, i,p 137, t. i 36)avaitdécrite et : figurée sous le nom de Gompliolobium sp ht os uni. Outre cette espèce, Brown en a publié une autre sous le nonvde Jacisonia scoparia. De Candolle {Proilrom. Syst. liegn Veg. T. u, | p. 107) vient d'augmenter ce genre de trois espèces, savoir : J. horrida , nouvelle espèce ; J. furcettata ou Gumpholubiurn furcellatum , Bon pl.

{Noi>. , 5o , t. 1 1 ) , et J. reticulala ou Daviesia reticulala de Smith {Traits.

Linn. Soc, 9, p, a56). Les Jacksonies sont des Arbrisseaux particuliers à la INouvelle-Hnllande , presque dé-

f»ourvus de feuilles lorsqu'ils ont pris euraccroissement , ayant leurs branches souvent anguleuses, et les ramuscules foliifonnes. Leurs Heurs sont jaiines. (g..n.)

JACO. ois. Nom vulgairement donné à la plupart des Perroquets réduits en domesticité. (b.)

JACOB/EA. BOT. l'HAN . V. Jaco- M&E.

JAC .î5

J ACOByEASTRUM. bot. phan.

Ayant subdiviséle genre Jacobœadc Tournefort, Vaillant donna le nom de Jacobœastruni au groupe dont les espèces étaient pourvues d'un iuvulucre simple, de fleurs mâles et de demi-fleurons femelles. Comme ce nom était contraire aux règles imposées par Linné dans sa Philosophie botanique, il le changea en celui d'Ot/ionna. f '. ce mot. (g..N.)

JACOBtEOIDES. bot. tiian. Ce nom avait été donné par Vaillant à l'un des genres qu'il avait formés aux dépens du Jacobœa de Tournefort.

Linné le changea en celui de Cineraria. V. Cinkbaibe. (g..N.)

JACOBEE. Jacobœa. bot. phan.

Sous ce nom Touruefoi t distinguait des Senecio les espèces dont les clemifleuron3 marginaux étaient tiès-apparens , mais il y confondait plusieurs Corymbifères dont on a fait depuis les genres Cineraria et Uthonna.

Vaillant subdivisant le Jacobœa de Tournefort , sépara ces deux derniers sous les noms de Jacobœoides et de Jacobœastruni qui n'ont point été admis vu leur désinence contraire aux règleS delà glossologie botanique. Le caractère essentiel du Jacobœa ne parut point assez important à Linné pour être employé comme générique; en conséquence ce genre ne devint plus à ses yeux qu'une section du Senecio. La ptupait des auteurs se sont rangés à l'avis de Linné , et avec d'autant plus de raison qu'il devenait fort difficile de connaître les limites du Jacobœa. En effet, ceux qui ont admis ce genre s'accordent trèspeu sur sa composition. Vaillant en avait séparé sous le nom de Solhlago les espèces à feuilles entières ; cellesci lui furent réunies par Adanson , auxquelles il adjoignit les Plantes formant le Jacobœoides ou Cineraria de Linné. Gacrtner , en excluant ces dernières , s'estconforméàpeuprèsau sentiment de Vaillant. Necker imagina inutilement le nouveau mot de Senecio pour désigner le groupe en question. Les genres Senecio et Jaco-

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bœa de Mœnch sont distingués comme ils l'étaient par Tournefoi t , mais ce botaniste a créé en outre sur le Senecio cernuus , L. , uu genre Crassocepkalum , L. , qui n'a pas été adopté. Enfin, comme pour augmenter la confusion, Thunbcrg a changé les anciens noms, donnant au Jacobœa celui de Senecio et au Senecio celui de Jacobœa. Cet exposé sommaire des versatilités des, auteurs louchant le genre Jacobœa ne nous semble pas inutile; il doit prémunir contre les innovalions faites d'une manière inconsidérée ou parun syslèmedc subdivision qui tend de plus en plus à rompre certains groupes très-naturels, quoique ceux-ci présentent de légères modifications dans la structure de leurs divers organes. Il nous semble donc plus convenable aux intérêts de la science d'en revenir, relativement au Jacobœa, aux idées ^Je Linné, c'est-à-dire de ne point le séparer complètement du Senecio. C'est ce qu'a fait H. Cassini qui ne l'admet que comme un simple sous-genre; néanmoins il en a tracé des caractères tellement circonstanciés qu'on serait disposé à lui donner une grande importance. C'està 4'article Séneçon que nous donnerons ceux qui seront nécessaires pour distinguer ce sous-genre.

Ôn a quelquefois appelé Jacobée maritime le Cineraria maritima, L.

* JACOBËES. Jacobeœ. bot. piian.

ï)ans ses Familles naturelles des Plantes , Adanson donnait ce nom à l'une des dix sections suivant lesquelles il partageait les Composées; mais la manière artificielle dont il l'a caractérisée, et l'exclusion du genre Senecio si étroitement lié avec le Jacobœa que Linné les a réunis, ont empêché d'admettre la tribu formée par Adanson.

Le nom de Jacobeœ a été récemment donné par Kunth (A'of. Gêner, et Spec. Fiant, œquinoct. T. iv, p.

i54) à la quatrième section qu'il a établie dans les Synanthérées de l'Amérique équinoxiale, et qu'il a com-

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posée des genres suivans : Perdicium, Dumerilia , Kleinia , Cacalia , Culcitium , Senecio , Cc/ura/ ia , JVerneria , Tagetes et Bœbera. F. ces mots et Synanthérées. (g..n.)

JACOBIN, ois. Espèce des genres Corbeau et Gièbe. P' . ces mots. Ce nom est encore synonyme de Morillon, espèce de Canard. On a aussi appelé J acobin Huppe , la femelle de l'Edolio , espèce du genre Coucou. V. ce mot- (b.)

" JACOBIN, bot. cbypt. Paulet appelle ainsi un Champignon du genre Agaric, qu'il nomme également Ventre brun et Ventre blanc. (b )

JACOBINE, ois. Espèce d'Oiseau- Mouche. V. Colibri. On a aussi donné ce nom à la Corneille mantelée. (B.)

JACODE. ois. Syn. vulgaire de Draine, r. Merle. (dr..z.)

* JACOS. pois. Les Poissons gros comme des Veaux , qu'on pêche à la Côte-d'Or en Guinée, et dont il est question dans l'Histoire des voyages, ne sont pas connus. ^b.)

JACOD. ois. /^Marail et Yacou.

JACQUIER, bot. pn an. Pour Jaquier. V. ce mot. (b.)

JACQUINIE. Jacquinia. bot.

pu AN. Ce nom imposé par Linné et par Jussieu à un genre de la famille des Sapotées , a été donné postérieurement par Mutis au genre Trilix dé Linné. Le premier de ces genres doit seul conserver le nom de Jacquinia; il offre les caractères suivans : le calice est monosépale, persistant, à cinq lobes incombans par leurs parties latérales; la corolle est monopétale, subcampanulée. Son limbe est à dix lobes, cinq alternes plus peiils, en général dressés, et cinq plus grands , réfléchis cl externes. Les élamines, au nombre de cinq, sont insérées à la base de la corolle. L'ovaire est uniloculaire contenant un assez grand nombre d'ovules attachés à un trophosper'me basilairc. Cet ovaire est surmoulé d'un style très-court que

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i termine uu stigmate obtus. Le fruit i est une baie sèche , globuleuse , api- • Culée à son sommet , cnvirpnnée à sa I base par le calice persistant, contenant d'une à six graines attachées à sa base. Ce genre se compose de huit i espèces , toutes originaires du continent ou des îles de l'Amérique méridionale. Ce sont des Arbrisseaux ou des Aibustes, ayant leurs feuilles tantôt éparses , tantôt opposées ou verlicillces , toujours très - entières. Les fleurs sont terminales, disposées en épis ou en grappes, rarement solitaires. Le genre Jacquinia avait été place par Jussieu dans la famille des tapotées. Mais aujourd'hui il fait partie du nouveau groupe des Myrsinéts ou Ardisincées. Il faut en exclure le Jacgui/iia venosa de Swaitz, qui est une Plante de la famille des Rubiacées , à laquelle Valu* a donné le nom de Psychotria megalosperma. (a.r.)

* JACUAGANGA. bot. tuan.

(Pison.) Syn. de Co.slus. (ît.)

JACULUS. mam. Nom scientifique d'une Gerboise. F. ce mot. (u.)

* JACULUS. hept. oi'ii. V. Erix.

JACURUTUou JACUTURU. ois.

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