‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 179 sur 232 · TOME JX · texte numérisé non relu

TOME JX

LIS 44

toute couvcite de feuilles éparses, très-rapprochées , linéaires, aiguës; un peu sinueuses sur les bords; les (leurs au nombre de cinq à huit foiment un épi à la partie supérieure de la tige. Elles sont très -grandes , blanches , pédonculées et dressées. Cette belle espèce fleurit aux mois de juin et de juillet. On en cultive plusieurs variétés dans les jardins , telles sont : i° le Lis a fleurs doubles; 20 le Lis ensanglanté, dont les sépales sont marqués de lignes ou lâches pourpres; elles existent aussi sur les feuilles , la tige et jusque sur les écailles du bulbe ; 3° le Lis a

FEUILLES PANACHÉES. La CultOlc du

Lis et de ses variétés est fort simple et n'exige pas de grands soins. La terre de bruyère est celle qui lui convient le mieux, mais il se plaît également dans les autres espèces de terrains. Tous les trois ou quatre ans on doit déplanter les oignons pour en séparer les cayeux. Le Lis blanc est non-seulement une des plus grandes et des plus belles espèces que nous culiivons dans nos jardins, mais il l'emporte sur elles par son pai fdm exquis. Cependant son odeur est aussi .suave que délicieuse dans un jardin , qu'elle devient dangereuse lorsqu'on la respire dans l'intérieur d'un appartement. On a vu les accidcnsles plus graves et même la mort survenir chez des individus qui étaient restés exposés aux émanations des fleurs du Lis , pendant une nuit. De tout temps le Lis a été cultivé avec soin et chanté par les poêles de tous les siècles comme l'emblème de la pureté virginale. Ils nous l'ont représenté Connue devant son origine à quelques gouttes de lait échappées du sein de limita, et tombées sur la terre au moment oii la déesse repousse Hercule encore enfant, qui avait profité du sommeil de l'épouse de Jupiter pour se nourrir de son lait. Le.médecins oui fait usage des diverses parties du Lis blanc. Les écailles de son bulbe, qui sont légèrement acres, cuites dans l'eau, ou mieux encore sous les cendres, ont été employées

45o LIS

pour faire des cataplasmes légèrement excitans el propres à hâter la suppuration clans les abcès froids. On a fait avec ses fleurs une eau distillée très-odorante , que l'on employait autrefois comme antispasmodique, mais qui aujourd'hui est à peu près inusitée.

Lis bulbtfère, Lilium bulbiferum, L. , Sp.; Red., Lil ., t. 210. De son bulbe, qui est également écailleux et imbriqué, s'élève une tige d'environ deux à (rois pieds , couverte de feuilles éparses et étroites, d'un vert plus foncé que dans l'espèce précédente , offrant à leur aisselle des bulbilles ovoïdes, d'un vert foncé, sessiles et écailleux ; ses fleurs aussi grandes ue celles de l'espèce précédente sont ressées et forment un épi comme dans le Lis blanc ; quelquefois la tige n'en porte qu'une ou deux ; elles sont d'un jaune rougeâtre, et inarquées de petites taches brunes et disséminées.

Cette espèce croît dans les montagnes un peu élevées en France, en Allemagne , en Italie , etc. On la cultive dans les jardins.

Le Lis orangé , Lilium croceuin , Desf. , est considéré par quelques auteurs comme une simple variété de l'espèce précédente. Il en diffère néanmoins par sa tige plus élevée, par ses fleurs beaucoup plus nombreuses , et par l'absence totale de bulbilles à l'aisselle des feuilles. Il croît plus particulièrement en Allemagne , et se cultive également dans les jardins.

Lis Martagon, Lilium Martagon, L., Red., Lil., t. i46. Cette jolie espèce se trouve dans les bois montueux d'une grande partie de la France. Sa tige s'élève à une hauteur d'environ deux pieds ; elle porte des feuilles lancéolées, étroites , aiguës , verlicillées ordinairement par six.

Ses fleurs sont purpurines marquées de taches noires ; elles sont renversées et ont leurs sépales fortement roulés en dehors. Ces fleurs répandent une odeur assez désagréable ; mais la Plante forme un très-bel effet et on la cultive 'réquemment dans les jardins. Elle réussit mieux dans la

LIS

terre de bruyère , et fleurit en mai et j uin.

Lis de Pomvone , Lilium Pomponium, L., Sp ; Red., Lil., t. 7. Il est originaire des montagnes du midi de la France. Sa tige ne s'élève guère audelà d'un pied à un pied et demi.

Ses feuilles sont lancéolées., étroites, éparses et très-rapprochées les unes des autres. Ses fleurs plus petites que dans les espèces précédentes sont renversées, d'un beau rouge ponceau, et ont leurs sépales roulés en dehors. Cette espèce, qui fleurit vers le mois de juillet, se cultive dans les jardins.

Lis tigré ou Lis de la Chine , Lilium tigrinum , Bot. Mag. , t. 1257.

Celte espèce est originaire de la Chine, du Japon et de la Cochinchine , et il n'y a guère plus d'une vingtaine d'années qu'elle a été introduite dans les jardins d'Europe parles Anglais.

Sa tige qui peut s'élever jusqu'à une hauteur de cinq à six pieds , porte des feuilles éparses , laucéolées , étroites , beaucoup plus courtes vers la partie supérieure. Ses feuilles offrent à leur aisselle des bulbilles noirâtres , comme dans le Lis bulbifère. Les fleurs sont extrêmement grandes, d'un rouge un peu orangé avec des taches d'un pourpre foncé- Ces fleuis quelquefois très-nombreuses forment une sorte de grappe simple à la partie supérieure de la tige. Cette belle espèce aujourd'hui assez commune est très-rustique , et se cultive en pleine terre.

. Lis superbe ou Martagon du Canada , Lilium superbum , L., Sp.; Red., Lil., t. io3. Il y a environ un siècle que ce Lis , qui doit être considéré comme la plus belle espèce du genre , a été introduit en Europe par Pierre Collinson , membre du la Société royale de Londres. Sou bulbe, quoiqu'assez petit, donne naissance à une tige qui souvent s'élève à six et même sept pieds. Ses feuilles lancéolées et étroites forment des vertlcilles de huit à dix feuilles. Ses fleuri d'un rouge orangé, ayant leur fonc jaune et tigré de taches pourpres

LIS

LIS

pont extrêmement nombreuses , renversées, et forment un tliyrse élégant qui souvent ne se compose pas de moins d'une trentaine de fleurs. Le Lis superbe est originaire du Canada ; on doit le cultiver dans la terre de bruyère et surtout à l'exposition <lu nord. On le multiplie parle moyen des cayeux , que l'on enlève tous les trois ou quatre ans , en déplantant les oignons. Plusieurs autres espèces de ce genre mériteraient d'être citées ici, à cause de la beauté de leurs fleurs ; telles sont : le Liiium Japonicum , Thunb.; le Liiium Philadelphicum , L. ; Liiium Chalcedonicum , L.; LiLiumPy renaicum , Gou.in , etc.

On a étendu le nom de Lis à des Plantes qui souvent u'olfrent même presque aucun trait de ressemblance avec les Plantes de ce beau genre; ainsi l'on a appelé ;

Lis Asphodèle , le genre Hémérocalle et le Crinurn américain/ m.

Lis épineux , le Ca/esbœa spinosa ,

Lis d'étang , le Nymphœa allia ,

Lis des Incas, l' Alstrœmeria Liclitu.

Lis-Jacinthe, le Scilla Lilio-Hyaciuthus.

Lis nu J apon, , l' ' Amary II 'is Sarnieusis , L. , et Y Uvaria Japonica.

Lis de mai, le Couvai laria majalis.

Lis des marais, les Iris, particulièrement le Pseudo-yJcorus.

Lis de Mathiole, le Pancratitim maritimum.

* Lis de mer, les Encl ines.

Lis nu Mexique, Y Amaryllis Belladona.

Lis Narcisse, Y Amaryllis Atamasco et li; Pancralium maritimum, L.

Lis oranoé, Y Hemerocallis fulva ,

* Lis de Perse, le Fritillaria Persica.

Lis de Saint-Bruno, le Pfialaugium liliastium.

Lis de Saint-Jacques, Y Amaryllis furmosissima.

Lis de Saint-Jean, Le Gladiolus commuais.

Lis de Surate, Y Hibiscus Surateusis.

Lis de Suze. Même ebose que Lis de Perse.

Lis des teinturiers , la Gaude et la Lysimaque vulgaire.

Lis Turc, l'Ixie de la Cbine.

Lis des vallées. Même ebose que Lis de mai.

Lis vermeil. Même ebose que Lis Asphodèle.

Lis vert , le Colchicum aulumnale. (b.)

LISEROL LE. Evolvulus. bot.

phan. Genre de la Pentandrie Digytiie , et de la famille des Convolvulacées, qui se compose en général de petites Plantes herbacées étalées, rameuses, non lactescentes, rarement dressées , portant des feuilles alternes et entières , des fleurs blanches ou bleues axillaircs et pédonculées, ayant un calice à cinq divisions profondes, une corolle monop'etale rotaaée , à cinq lobes plissés , un ovaire à deux loges contenant chacune deux ovules; cet ovaire est surmonté de deux styles profondément bifides , dont chaque division porte un stigmate simple. Le fruit est une capsule ovoïde enveloppée par le calice persistant et s'ouvrant ordinairement en deux valves. Les espèces de ce genre, au nombre d'une vingtaine environ , croissent en grande partie dans l'Amérique méridionale; d'autres dans l'Inde, et quelques-unes dans la Nouvelle-Hollande Aucune de ces espèces ne mérite d'intérêt et n'est cultivée dans nos jardins, (a.r.)

LISERON. Couvolvulus. bot. phan.

Grand genre formant le type de la famille des Convolvulacées , et appartenant à la Pentandrie Monogynie , L. 11 se compose d'un nombre très-considérable d espèces, qui croissent dans toutes les contrées du globe, mais qui augmentent vers les régions méridionales. Ce sont des Plantes herbacées , annuelles ou vivaecs , ayant souvent une racine tubéreuse et charnue, une tige volubile ou rampante, des feuilles alternes gcué-

452 LIS

ralement simples et entières, quelquefois incisées , des fleurs par- Ibis très-grandes et colorées , diversement disposées, nues ou accompagnées de deux bractées plus ou moins grandes. Leur calice est à cinq divisions profondes et égales ; la corolle est monopétale, régulière, infundibulil'orme ou campanulée à cinq lobes plissés par le milieu ; les étamines au nombre de cinq sont incluses: l'ovaire est) à deux, rarement à trois loges contenant chacune deux ovules redressés. Le style est simple et inclus terminé par deux ou trois stigmates globuleux ou allongés. Le fruit est une capsule enveloppée par le calice , à une, deux ou trois loges contenant chacune une ou rarement deux graines et s'ouvrant en général en deux ou trois valves. Dans le Prodrome de la Flore de la Nouvelle- Hollande, Rob. Brown a séparé des Liserons , pour en former un genre

Jiarticulier sous le nom de Calystegia, e Convolvulus sepium, C. Soldanella, C. spithameus , L., et deux espèces nouvelles qu'il nomme Calystegia marginata et Calystegia reniformis.

Ce genre ne diffère des vrais Liserons que par sou calice enveloppé de deux bractées foliacées, très-grandes, et par son ovaire à deux loges séparées l'une de l'autre par une cloison incomplète. Mais ces caractères nous paraissent insuffisans pour former un genre particulier , car beaucoup d'autres espèces de vrais Convolvulus , sont également munies de deux bractées , un peu plus petites, il est vrai, et l'ovaire dans un grand nombre d'autres espèces offre tous les passages entre l'unilocularité et la bilocularité. La distinction entre le genre Convolvulus et le genre Ipomcea , est assez difficile. Selon les uns le premier se distingue parce qu'il offre deux ou trois stigmates distincts , tandis qu'il n'y a qu'un stigmate à deux ou trois lobes dans les Ipomœa.

Mais le professeur Kunth a autrement circonscrit ces deux genres. Il place parmi les Convolvulus , toutes les espèces dont les étamines sont in-

LfS

cluses, et forme le genre Ipomœa de toutes celles qui les ont saillantes audessus du tube de la corolle. 11 résulte de-là évidemment que ces deux genres n'en forment qu'un seul, qui peut se diviser en deux sections principales, représentant chacune les genres Convolvulus et Ipomœa des auteurs modernes. Nous avons dit précédemment que le nombre des espèces de ce genre était très-considérable. Plusieurs d'entre elles méritent un intérêt particulier, parce qu'elles nous fournissent des médicamens ou des alimens utiles; ce sont celles-là seulement que nous mentionnerons ici :

Liseuon Jalap, Convolvulus Ja~ lapa, L.,Rich., Bot. M éd., t. i,p. 281. Cette espèce est originaire des environs de Xalappa au Mexique , d'oii est venu le nom de Jalap , sous lequel on la connaît. Elle croît également dans d'autres parties de l'Amérique méridionale et septentrionale; car il est prouvé aujourd'hui que la Plante désignée par Michaux, sous le nom d' Ipomœa macrorhiza , dans sa Fiore de l'Amérique boréale , est bien la même que celle du Mexique , dont le professeur Desfonlainesa donné la description et la figure dans le troisième volume des Annales du Muséum. Sa racine est fusiforme ou arrondie , blanche , charnue , lactescente, donnant naissance à plusieurs tiges herbacées, sarmenteuses, striées, de la grosseur d'une plume à écrire , parsemée de petits tubercules , s'élevant à une hauteur de quinze à vingt pieds et s'enroulant autour des corps voisins. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, subcordif'ormes, entières, aiguës , quelquefois divisées en deux, trois ou cinq lobes plus ou moins profonds , glabres à leur face supérieure , velues iuférieurement. Les fleurs sont grandes, violacées, solitaires à l'aisselle des feuilles ou elles sont portées sur des pédoncules assez longs. Le calice est persistant, à cinq divisions profondes. La corolle est infundibulil'orme , évasée. Les étamines sont incluses. La capsule est

LIS

ovoïde , arrondie , enveloppée parle calice, ordinairement à quatre loges contenant chacune une ou deux graines anguleuses. C'est la racine de cette Plante que l'on emploie en médecine sous le nom de Jalap. Nous avons parlé des propriétés' de ce médicament au mot Jalap, auquel nous renvoyons.

LlSEUON ScAMMO.VEE, CoiWoU'IlllIS

Scaininunea, L., Rich., Bot. Méd., i, p. 282. Cette espèce qui croît en Syrie et dans plusieurs contrées de 10nent, a une racine vivace , allongée, épaisse, charnue, lactescente , d'où s'élèvent des tiges grêles , voluhiles , un peu velues , de quatre à cinq pieds de hauteur. Elles portent des feuilles alternes, pétiolées, hastées, aiguës , glabres et entières. Les (leurs sou: rougeàtres , plus petites que dans l'espèce précédente , réunies au nombre de trois à six sur un pédoncule ramifié et placé à l'aisselle des feuilles. Le calice est également persistant. C'est de la racine de cette Plante que l'on relire la substance gommorésineuse connue sous le nom de Scarnmonée d' Alep. Pour l'obtenir on pratique à la partie supéiicure des racines, mise à nu , des incisions plus ou moins profondes. Il s'en écoule un liquide blanc et lactescent que l'on reçoit dans de petites coquilles où il se conciète. La Scarnmonée d'Alep est en morceaux peu volumineux, d'un gris foncé, à cassure résineuse , d'une odeur forte cl désagréable , d'une saveur âcic et amère.

Selon l'analyse de Bouillon-Lagrange et. Vogel , elle se compose de 60 partics de Résine; 5 de Gomme; 2 d'Extrait , et de 35 parties de débris végétaux et autres substances étrangères. Cette Gomme résine que l'on appelle aussi Diagrède est un purgatif drastique très-violent que l'on ne doit employer qu'avec beaucoup de circonspection et à des doses trèsfaibles , telle que celle de 4 à 6 grains, que l'on peut augmenter graduellement.

Liseron Meciioacan, Convulvulus SJechoacana, L. Ce Liseron est origi-

LIS 465

naire de l'Amérique méridionale ; on le connaît sous les noms vulgaires de liryone d'Amérique, lJata te purgative , Rhubarbe blanche, Scarnmonée d'Amérique. Sa racine est tubéreuse, charnue, blanche et pleine d'un suc lactescent. Ses tiges sont longues, anguleuses, sarmenteuses , flexibles , portant des feuilles alternes pétiolées, cordiformes , entières, des fleurs blanches ou rouges , axillaires, pédonculées et solitaires, grandes comme celles du Liseron Jalap. On trouve cette espèce au Brésil , au Mexique et dans d'antres parties de l'Amérique méridionale. C'est la racine de celte Plante qui est connue et employée en médecine sous le nom de Méchoacan. Cette racine , telle qu'on la trouve dans le commerce, est coupée en rouelles ou en morceaux irréguliers. Généralement elle est privée de son écorce. Elle est blanche et comme farinacée , sans odeur, ayant une saveur faiblement acre. Assez souvent cette substance est falsifiée avec la racine de Bryone, que l'on y mêle. La racine de Méchoacan eijt faiblement purgative. On en (ait aujourd'hui assez rarement usage; sa dose doit êire plus élevée que celle du Jalap. On l'administre de la même manière.

Liseron Turbitii , Convolvulus Turpethum , L. Le Turbilh est originaire de Ceylan. Ses racines , comme celles de toutes les espèces précédentes , sont grosses, charnues, allongées, blanches en dedans et lactescentes. Ses tiges sont également grêles et vol 11 biles , ses feuilles cordifoimes, anguleuses et un peu crénelées, blanches et colouneuscs , portées sur un pétiole ailé. Ses fleurs, grandes et blanches, sont réunies au nombre de trois à quatre sur des pédoncules axillaires. La racine de cette Plante est connue , dans les pharmacies, sous le nom de Turbith végétal. On l'y trouve sous la forme de tronçons cylindriques , longs de qualre à cinq pouces, sur un pouce de diamèlré, et dont on a quelquefois enlevé la partie centrale; ils offrent à lcuis deux

m us

extrémités un grand nombre de petits pertuis qui sont autant de vaisseaux coupés transversalement, de sorte que selon la remarque de G-uibonrt (Hist. des Drog. simpl.), cette r acine ressemble, au premier abord, à la tige d'une Planteinonocoty lédonée.

Le Turbith végétal est fortement purgatif, mais on l'emploie Irèsraremént aujourd'liui.

Les quatre espèces que no-us venons de décrire , savoir : le Jalap, la Scammonée , le Méchoacan et le Turbith, sont exotiques. Elles sont remarquables par leur propriété purgative, qui est plus ou moins intense. Il est important de remarquer que la même propriété se trouve également dans plusieurs de nos espèces indigènes , qui ont aussi une racine tubéreuse et charnue; c'est ce que l'on remarque surtout pour les Convolvulus sepii/m, Convolvulus SoldanelLa , Convolvulus arvensis et plusieurs autres. En effet cette action purgative est due à un principe résineux , dont la quantité variable indique le degré d'action dans les racines des diverses espèces de Liserons. Ainsi dans la racine de Jalap, d'après l'analyse faite parle docteur Félix Cadet-Gassicourt, cette résine est dans la proportion d'un dixième; tandis qu'il n'y en a qu'un vingtième dans celle du Convohulus arvensis, d'après le travail récemment publié par Cheval lier. Il résulte de-là qu'en doublant la dose de la racine du petit Liseron des champs , on peut obtenir des résultats entièrement analogues à ceux que produit le Jalap. Mais celle propriété purgative tenant, ainsi que nous venons de le voir, à la présence d'un principe résineux , pourra ne pas exister dans quelques espèces du genre , lorsque ce principe lui-même u'y existera pas. C'est ce que prouvent plusieurs Liserons et principalement les deux suivans, dont les racines sont employées comme aliment.

Liseron Patate , Convolvulus Ba~ /a/as, L. Vulgairement Patate ou Batate. La Patate originaire de l'Inde

LIS

est aujourd'hui cultivée et naturalisée dans presque toutes les parties chaudes du globe. Ses racines tubéreuses et charnues sont fusiformes , rouges, violacées en dehors, blanches intérieurement; cependant il y a des variétés à racines jaunes ou blanches extérieurement. Ses tiges sont irèsgrêles, herbacées, volubdes; celles qui s'étalent à terre s'y enracinent de distance en distance ; elles portent des feuilles alternes , pétiolées , cordiloi 'mes ou hastées, quelquefois trilobées. Les fleurs qui sont blanches en dehors , presque nues à leur face interne, sont portées sur de longs pédoncules axillaires, au sommet desquels elles sont réunies plusieurs ensemble. Les Patates sont un légume sain et agréable ; elles sont un peu farineuses et sucrées. Dans les pays chauds leur culture n'exige ni frais , ni soins Irès-mnltipliés ; on les traite comme nous faisons ici pour la Pomme de terre. Mais dans nos climats cette culture demande de grandes précautions. Voici le procédé généralement usité: on prépare vers la mi-avril uue couche de trois pieds et demi de large , sur deux d'épaisseur, en fumier de cheval bien chaud , que l'on recouvre d'environ six pouces de terre. Lorsque la couche a perdu sa trop grande chaleur , on place dans la terre qui la recouvre et à deux ou trois pouces de profondeur, des tranches, de racine de Palale, comme pour la Pomme de terre. Ces morceaux doivent être à environ huit pouces de distance les uns des autres. Quand les jets qui ne lardent pas à en naître , ont acquis environ un pied de longueur, on les enlève , on en retranche toutes les feuilles à l'exception de celle qui les termine , et on les plante presqu'horizontalement dans une planche bien profondément labourée el à environ deux pieds de distance les uns des autres. La Patate jusqu'au moment de sa récolle qui se fait vers le milieu d'octobre , n'exige d'autres soins que d'être purgée des mauvaises herbes et d'être arrosée de temps en temps,

LIS

LIS

mais abondamment. Ou calcule que chaque pied peut produire environ deux livres de racines. En général les terres légères sont celles qui conviennent le mieux à la Patate. Il y a encore plusieurs autres modes de culture qu'il n'est pas de notre sujet de luire connaître ici avec détails.

Le Liseron comestible, Convolvulus erlulis , décrit par Thunberg dans sa Flore du Japon et dout ce naturaliste u'a pas observé les fleurs, ne nous paraît pas différer de la Patate.

Ses racines se mangent au Japon comme celles de la Patate.

Quelques espèces de Liserons sont cultivées dans les jardins comme Plantes d'agrément; tels sont : le Liseron tricolore, Convolvulus tricolor, L. , connu sous les noms de Belle de jour et de Liset. Il est originaire de Poitugal et d'Espagne. C'est une Plante annuelled'un pied environ d'élévation , le plus sou veut étalée. Ses feuilles sont lancéolées ; ses fleurs solitaires, campanulées , bleues sur les bords du limbe de la corolle , blanches au milieu et jaunes à la gorge. Ou cultive encore le Liseron satiné, ConvoLmlus Cneorum, également originaire de la Péninsule.

C'est un joli petit Arbuste de deux pieds de hauteur , portant des feuilles lancéolées et satinées , couvertes d'un duvet argenté. Ses fleurs qui sont blanches, lavées de rose, s'épanouissent pendant la plus grande partie de l'été.

On a aussi, mais mal à propos, nommé Liseron rude , le Smilax aspera , L. (a. R.)

**LISERONS. bot. piiAN.Syn. de Convolvulacées. V. ce mot. (b.)

LISET BLANC et BLED ou LI- SETTE et LISERET. bot. phan.

Vieux noms des Convolvulus sepium et tricolor. /^.Liseron. (b.)

LISETTE, COUPE-BOURGEON, BÉCHK. iNS. On a donné ces noms à des Insectes des genres Attelabus , Eumolpus , Pyralis , etc., qui font beaucoup de tort aux boulons de Vignes, aux greffes des Pêchers et au-

tres Arbres fruitiers, f. Attelabe , Eumolpe , Pyrale et Vigne, (g.)

LISIANTHE. Lisianthus. bot. phan. Ce genre , de la famille des Gentianées , et de la Pentandrie L)igyuie, L., est ainsi caractérisé : calice presque campanulé, divisé au sommet en cinq segmens courts se recouvrant et diaphanes sur les boids; corolle infundibuliforme dout le limbe offre cinq divisions étalées, égales, la gorge imberbe; cinq étamines un peu inégales, à anthères sagitlées; style long, surmonté d'un stigmate à deux lamelles ; capsule biloculaire, à cloisons formées par l'introflexion des valves; graines anguleuses , non bordées. Les Lisianthes sont des Piaules herbacées , rarement ligneuses, à feuilles presque sessiles, à fleurs offrant plusieurs modes d'inflorescence, tantôt solitaires, tantôt en ombelles , en corymbes , en panicules ou en épis. Le nombre des espèces s'élève aujourd'hui à une trentaine environ; elles sont toutes indigènes de l'Amérique méridionale. et des Antilles, excepté les Léisianthus carinatus et trinervius de Lamarck qui croissent à Madagascar. Aublet a décrit et figuré , dans ses Plantes de la Guiane , plusieurs Lisianthes remarquables par leur beauté et la saveur amère qu'ils partagent avec les autres Gentianées.

Tels sont les Lisiantlius purpurascens, alatus et g/a/idi/lurus. Enfin , c'est aux auteurs de la Flore du Pérou et à K h ni h que l'on doit la connaissance de la plupart des autres espèces.

LISIMACHE. bot. phan. Pour Lysimaque. V. ce mot. (b.)

LISIZA. pois. Syn. de Japonais, espèce du genre Cotte, V. ce mot , sous-genre Aspidophore. (b.)

* LISONGÈRE. ois. Ce mot qui signifie en espagnol Flatteur, dans le sens gracieux, a été appliqué par Pcrnelty, dans son Voyage aux Malouiues, à un Oiseau-Mouche. F.

Colibri. (b.)

456 LIS

LISOR, conch. Blainville (Dictionnaire des Sciences Naturelles) pense que le Lisor d'Adanson (Voyag. au Sénég. , pl. 17 , fig. 16) a été rapporte à tort, par Gmelin , au Mactra s/ultorum , et que c'est probablement une Ve'nus et peut-être la Venus lœta. Nous ,ne partageons pas l'opinion de Bl.u'n ville , car en lisant la Description d'Adanson , p. a3i , nous voyons que le ligament est intérieur, placé dans une fossette entre des dents lamelleuses, et qu'il y a de plus, à la charnière, des dents latérales , également lamelleuses, caractères qui conviennent essentiellement aux Mactres et non aux Vénus. Si on joint à cela la ressemblance dans la couleur, la disposition des rayons et le bâillement des valves, on sera porté à croire que le Lisor est bien la même Coquille que le Mactra stultorum. (d..h.)

LISPE. molTj . Adanson (Voy. au Sénég. , pl. il, fig. 2) a placé sous ce nom, dans son genre Vermet, une agrégation de tubes calcaires contournés irrégulièrement', et qui appartient plutôt aux Serpules qu'à ce genre. Linné lui a donné le nom de Serpula glomerata. V. Servule.

LISPE. Lispa. INS. Genre de l'ordre des Diptères , famille des Athéricères, tribu des Muscides, division des Créophiles , Latr. (Fam.Nat. du Règn. Anim.), ayant pour caractères : une trompe distincte; cuillerons grands, recouvrant en majeure partie les balanciers ; côtés de la tête non prolongés en manière de cornes portant les yeux; ailes couchées sur le corps; antennes insérées près du front, plus courtes que la tête, en palette allongée, avec une soie plumeuse; second article un peu plus long que le troisième. Ces Diptères s'éloignent des Mouches et autres genres voisins , parce que ceux-ci ont les ailes écartées; ils diffèrent du genre Achias par la tête qui, dans ceux-ci, est prolongée de chaque côte. La seule espèce qui com-

LIS

pose ce genre se trouve fréquemment sur le sable des bords des mares où.

elle court très-vite.

Lisr-E tentaculaire , Làpa tentacutata, Degéer,Latr. Elle ressemble à la Mouche domestique pour la '.aille et la couleur ; son coi ps est d'un noirâtre cendré avec le devant de la tète blanchâtre, les palpes jaunâtres et l'abdomen marqué de plusieurs taches d'un blanchâtre soyeux , dont deux très-distinctes sur son dernier anneau; ses ailes sont transparentes et sans taches; les palpes sont grands, très-déliés à leur base, et s'élargissaut ensuite en forme de spatule ciliée sur les bords. Elle se trouve dans toute la France et à Paris. (g.)

* LISSA, pois. (Delaroche.) Nom donné aux îles Baléares à une variété du Mugil cephalus , L. V. Muge.

LISSANTHE.Z,M«a«/Ae.BOT.PHAN.

Genre établi par Rob. Brown (Frudr.

Flot: Nov.-Hpll. 1, p. 54o) dans la famille des Ëpacridées , et la Pentandrie Monogynie , L., pour quelques espèces placées d'abord dans le genre Styp/ielia, dont elles diffèrent par les caractères sui vans . le calice est nu ou accompagné de deux bractées ; la corolle est infundibuliforme ; son limbe est à cinq divisions étroites , dépourvues de poils. L'ovaire est à cinq loges et devient une drupe charnue , renfermant un noyau osseux et solide.

Les espèces de ce genre , au nombre de six, sont de petits Arbustes dresses , ayant des feuilles éparses, trèspetites , persistantes, entières j des Heurs blanches et petites formant des grappes ou des épis axillaircs; quel- 1 uefois elles sont solitaires à l'aiselle es feuilles.

Parmi ces espèces, on dislingue le Lissanthe daphnoides , R. Bro-\yn, loc. cit.; Styphelia daphnoides, Smith, Netv.-Holl. 48 ,dont les feuilles sont elliptiques, lancéolées, mucronées au sommet; les fleurs axilloires , le calice accompagné de deux bractées ; la corolle infundibuliforme. (a. r.)

■ LISSE. Lissa, crdst. Genre de

LLS

D'ordre des Décapodes , fumillo des IfJracbyures, tribu d&S Triangulaires, | établi par Leacb (Mise. Zuvl. T. H, tab. US) et ayant pour caractère-, se- . Ion lui : pi emiei article de antennes ffptéi ieures eyliudiique , plus gros et plus long que le second : quelques poils in uiassu*: - » j i les aftteuues ^ serves beaucoup plus giosse- el un peu plui longues que 1er. inities pale-, qui

boni ton 1 «•■> noduleuses , ains q ie les biasqui diminuent progtessivenien!

de giaudeui depuis la seconde pitre insqu à la cinquième ; ourles i > i . : . < ■ s . lisses au bout j carapace loi li mi ni Boduleuse, sausépiues , avec h- liont avancé el échancté au bout; orbites des jeux ayant uni; li-suie en dessus et eu arrière: yeux portés sur de Courts pédoncules.

Latreillc n'a pas adopté ce genre; il le réunit à ses Inac/ius. La seule espèce que nous connaissions et qui sert de t > pe au génie esl le JÀssa C/iiragia , Leacb (lue. cit.); Caticti Chiragra , Herbst, lab. 17, lig 96; Jnac/ius CMragra, Fabr. , Litr.; JUaia Uùnigta bosc. Elle Se tiouvedans la Méditerranée, (g.)

* .lissochilf. LissocUiius. but.

y H an Genre nouveau établi par Ko- Lert browu , publié par J Liudley {Collect. t. 5i, et faisant partie de ia laimJle des Oicbi ci s el de la Cvn.nidrie Monaudi ie , L. Voici se-, ca ra cl ères tels qu ils ont été donnés pat Liudiey , /oc. cit. Les trois folioles intérieure!» du calice sont très-grau les, étalées et en loi nie d'ailes; les tiois extérieures sont beaucoup plus petites el réllécbies. Le labelle est i.oncave à s* base et redressé dans sa partie supérieure ; il s'unit intérieurement avec les deux côtés du gy- DOslème. L'autlièie est teuninale et opercubloi me , elle reufeime deux «nasses polliuiques bilobées ilans leur partie intérieure , et allacbées au somme! du stigmate par un appendice lamelleux qui leur est commun à toute:, les deux. Ce génie ne se compose encore que d'une seule espèce, Ussoc/tilus speclovue , LindJey, dont

LIS 457 ce jeuue et savant botaniste a donné une excellente' ligure à la plancbe Si de ses C'ol/ecla/tca. 11 y rapporte a vec doute le Saiyiium fâjganùiuin , Lm ,

Suppl.j 4o2. C'est utje l'ianle 1:011 palasite, ayant la lige r nflée. el bulbilbrme intérieurement; les teuilles longues , planes , charnues, sans nervures et eusifunues hs tleur- jaunes, giandes, disposées eu un long épi teiininal. Celle e-pece croît au cap de bouiic-Lspéiaiice. [A.Ji.)

* LISSONOTL. Lissonotus. me.

G'iin: de l'ordre des Coléoptètes, section de's 'J'éliamères , famille des Lungicornes , liibu dcsCér.unbycins, établi par D.ilmau el adopté par Lalieille [l'am. Nat. du Fiègn. Anim.) qui ne donne- pas ses caraclèies. L espèce qui sert de type à ce genre est le J,usviiotus eu uesi / is , ( ' ait ii/i um cyues- Iris , Fabr. Scbouuber en cite quatie espèce* dont il dit une petite famille dans sou genre Ceiambyx. (c.)

LISSOSTYLIS. jjot. fhak. Tour Lyssosty is. V. ce mol. (a.)

* LIS'J'KKA. nor. m an. l'.ober!

Biown , dans la seconde édition du Jardin de Rtw , a l'ait un genre C4etera qui a pour type les O/j/ujs ovata et Ojj/ujs con/ata de Linné. Mail ces espèces ne diffèrent pas génériqueiiient de 1 Ojj/i/ys nid un avis , L. , qui constitue le type du génie Iscottia. Le piol'csseur Kicbard , daus son travail sur les Orchidées d'Luiope, a doue <;i u devoir réunir le génie JAstera au hvottia. f . NÉoïtie.

Adanson avait donné le nom de Listera à un geuie qu'il avait formé dans la famille des Légumineuses et qui correspond à peu près au genre SjtartiuinAn Linné; mais ce nom de genre n'a pas été adopté. (a. K..)

LISTIUJMTL conch Lui-1 donne ce nom à une Coquille fossile qui a des stiies rayonnantes à sa surface, et dont les deux valves sont également bombées, il est à présumer que ce n'est pas une Huître véritable; mats

LIT

LIT

à quel genre rapporter ce corps ?

LITTA. bot. piian. Syn. de Vohiria d'Aublel. V. ce mot. (b.)

LITCHI ou LETCHI. bot. piian.

Nom vulgaire d'une espèce du genre Euphoi'ia. pr. ce mot. (a. h.)

LTTHACNE. bot. man. Genre de la famille des Graminées', et de la Monœcie Triandrie, L. , établi par Palisot-Beauvois (Agi ostographie , p.

j35) qui lui a imposé les caractères suivans : chaume rameux ; épis sim- ])les , dissemblables, celui qui termine l'axe à épillets unifloies et mâles; lépicène nulle; glumes ( paillettes , Palisot-Beauv.) très-aiguës ; trois élamines; les épis axillaires sont composés d'épillets unilloi es et femelles , ceux-ci ont les valves de la lépicène très-aiguës; les glumes coriaces, dont la valve inférieure est tronquée , naviculaire et gibbeuse; les écailles tronquées, frangées; le style est simple, et les stigmates sout plumeux.

Ce genre ne se compose que d'une seule espèce que Swarlz plaçait dans ' le genre Olyra sous le nom d'OIjra pauciflora. Cette d'aminée croît dans les forêts de la Jamaïque. (g..n.)

LTTHAGROSTiS. bot. piian (Gaertner.) Syn. de Coix Lachryma- Jobi. (b.)

LTTHANTHRAX. min. Syn. grec de Charbon de pierre {Steinkokle des Allemands), employé par Boetius de Boot et vVa'llerius. On a confondu sous ce nom la Houille et le Jayet.

fO. BEI,.)

LITHARGE. m'tn. chim. On désigne par ce nom , dans le commerce , le protoxide de Plomb fondu et cristallisé en lames jaunes par le refroidissement. Elle est souvent colorée en rouge par un peu de Minium; mais elle redevient jaune lorsqu'on la chauffe dans un tube de verre fermé , le Minium se réduisant à l'état <lo protoxide. Toute la Litharge du commerce provient de l'exploitation des mines de Plomb argentifères.

Elle contient presque toujours une petite quantité d'Acide carbonique qu'elle enlève à l'air humide et qui s'y trouve à l'état de sous-carbonate de Plomb.

Litharge d'Argent. Protoxide de Plomb fondu, qui, ne contenant pas de Minium , n'est point rougeâtre , et a un brillant argenté.

Litharge d'Or. Protoxide de Plomb fondu , qui a une couleur jaune assez éclatante. (g. del.)

LITHÉOSPHORE. min. Targioni et Licetus ont donné ce nom à la Pien e phosphorescente deBologne, et dans ces derniers temps ,de Laméiherie l'a pareillement appliqué à la Baryte sulfatée radiée. (G. DEL.)

* LLTHINE. min. chim. Oxide de Lithium. Pr. ce mot. (g. del.)

* LITHIUM, min. Nouveau Métal qui, par ses propriétés, doit être placé entre le Barium et le Sodium , et qui, en punissant à l'Oxigène dans laproportion de 100 à 78,2, produit un Oxide alcalin appelé Litldon par les Suédois et Lit/due par 1 es F rancais. Davy l'ayant obtenu à l'étal métallique, a trouvé qu'il possè le des propriétés analogues à celles du Sodium et du Potassium. La Litbine a été découverte en 1818 par Avfwédson dans la Pétalile , le Triphane et la Tourmaline verte. Berzelius l'a retrouvée depuis dans la Rubellite ; elle est blanche , très-caustique , sans odeur ; elle verdit fort et sent le sirop de Violettes ; fond à un degré de température qui n'est pas très-élevé , et forme des sels neutres avec tous les Acides. Sa tendance à attaquer le Platine par la chaleur fournit un moyen de reconnaître sa présence dans les Minéraux. Pour ceia , il suffit de traiter le Minéral au chalumeau par le carbonate de Soude sur une feuille de Platine. S'il y a de la Lithinc , elle est mise à nu et colore le Platine en jaune brunâtre tout autour delà masse fondue. (g. del.)

LITHIZONTOS. min. Variété d'Escarboucle , suivant Pline , d une

LIT

i couleur bleue assez faible, et que Uou soupçonne être une variété de

• Grenat, plutôt que de Corindon

i bleuâtre, f . Escarboucle. (g. del.)

LITHOBIBLION. min. Nom donné par Wallerius aux empreintes de

• feuilles sur les pierres et aux feuilles fossiles elles-mêmes. (g. del.)

LITHOBIE. Lithobius. ins. Genre delà classe des Myriapodes, ordre des Chilopodes, famille des iEquipèdes de Latreille (Fam. Natur. du liègn. Anim.J , établi par Leacli,et ayant pour caractèlés : antennes sétacées , composées d'articles presque coniques, dont les deux premiers sont plus grands; lèvre largement échancrée en devant, avec le bord supérieur dentelé et les yeux grenus; quinze paires de pie.ls ; plusieurs des demi-segmens supérieurs cacbés sur les autres. Ces Aniniauxsedistinguent des Scutigèrcs par les pieds qui , dans ceux-ci , sont inégaux ; ils s'éloignent des Scolopendres et des Crytops par les anneaux du corps, qui, dans ceux-ci , ont tous les demi-segmens dorsaux découverts. Léon Uufour (Ann. des Se. Nat. T. 11, p. Si) a donné l'anatomie de ce genre: d'après ce savant, les organes de la digestion se composent : i" de deux glandes salivaires; 2° d'un tube alimentaire droit, de la longueur de l'Animal; et 3° d'une paire de vaisseaux hépatiques Les organes générateurs mâles sont composés: i°de deux testicules com|)osés chacun d'une paire de glandes allongées, pointues et parcourues par une rainure médiane; ils ont été pris parTréviran us pour des* masses graisseuses; a0 de trois vésicules séminales, deux latérales et une intermédiaire. Celte particularité qu'offre seul le Lilhobie, d'avoir trois vésicules séminales , est fort remarquable , et Léon Uufour dit qu'il n'en a jamais rencontré que dans ce genre en nombre impair ; 3° d'une verge qui est placée dans le dernier segment dorsal du corps du Lithobius. Les organes femelles se composent : i° de l'ovaire qui con-

LIT 4fy

sistc en un seul sac allongé qui contient des œufs globuleux et blancs ; u° des glandes sébacées de l'oviducte; et 3° de la vulve qui est flanquée à droite et à gauche par une pièce crochue , bi-articulée , terminée par une pointe bifide et armée à sa base de deux dents courtes. Les Lithobiés vivent à terre , sous des pierres, comme les Scolopendres; on en rencontre souvent en été sous les tas de Plantes , le bois pourri , etc. Leach en décrit trois espèces dont deux se trouvent en Angleterre. Celle que nous tiouvons en France et qui sert de tvpe au genre est :

Le Lithobie fourchu , L. foijicatus , Leach , Latr ; Scolopendra forjicata, L. , Tréviranus (Verm. Schrit.

Anat. tab. 4 , fig. 6-7) ; L. fuijicata et coleopliatra? Panz. [Fa un. Ins. , fasc.

5o, fig. i3-ia); la Scolopendre à trente pales, Gcoff. Longueur, un pouce au" plus, lisse , luisante, tan-< tôt d'un brun de poix, tantôt d'un roux qui tire sur l'ambre. Elle se trouve fréquemment en été dans les jardins du midi de la France et de Paris. (g.)

* LITHOBRYON. bot. crypt. {Lic/tens.) Ddlcn nomme Lilhobryon corallo'uies le Cladonia. ceranoides d'Acharius. (A. F.)

LITI10CA.LAMES ou STÉLË- CIUThS. bot. foss. On trouve ce mot dans les anciens orvetographes pour désigner ce qu'ils regardaient comme des liges de Bambous ou de l'ioseaux fossiles. (b.)

LrTHOC AH DIUM . conçu. Les moules des Bucardes fossiles dans les anciens ory ctographes. (b.)

LTTHOCARPES. bot. foss. Syn.

de fruits fossiles. V. Carpolitiies.-

* LITIIÛC1 A. bot. crypt. [Lichens.) Troisième sous-genre du genre f^errucaria d'Acharius(S/«. Me/à. Licâ., p g3). Il renferme les espèces h thalle sous-tartareux , crustacé, contigu , fendu en aréoles ou pulvérulent. 11 est

LIT

ainsi nommé , parce que la presque totalité des espèces se fixent sur les pierres. (a. F.)

UTHODE. Lithodes. civust. Genre de l'ordre des Décapodes , famille des Brachy u'res , tribu des Triangulaires, é.labli par Leach et Latreille en même temps et ayant pour caractères : pieds -mâchoires extérieurs étroits, avancés , allongés et semblables à de petits pieds; yeux rapprochés à leur base; les quatre antennes saillantes ; serres plus courtes que les pieds suivans, les deux pieds postérieurs très -petits, repliés et point piopres à la marche. Ces Crustacés ressemblent beaucoup aux Inachus , aux P.irthcnopes et aux JVIaïas ; mais ils en diffèrent surtout par la forme de leurs deux pieds postérieurs et par d'autres caractères tirés des antennes , de la carapace et des autres parties du corps. Leur carapace est triangulaire, très - épineuse , renflée postérieurement de chaque côté parle grand développement des régions branchiales et terminée en avant par un rostre bifurqué , garni de fortes pointes sur les côtés. Les yeux sont gros, rapprochés et portés sur de courts pédoncules; les antenn.es extérieures ont à peu près la moitié de la longueur du corps; elles sont insérées sous les yeux , et. leurs deux premiers articles sont plus longs que les autres; les intermédiaires sont avancées , assez longues, divisées en deux soies comprimées , multiarticulées. L'abdomen est membraneux , composé de six plaques crustacées.

L'espèce qui sert de type à ce genre et qui se trouve dans nos mers est :

Le Litiiode arctique , L. arclica, Latr. ; Lithodes Maia , Leach (Moll.

Brit. , tab. 24); Cancer Maja, L.; Jnachus Maja, Fabr. ; Parthenope Maja, id. et Herbst {Carter. , tab.

]5, lïg. 87); Crabe épineux, Ascan.

[Icon. rar. natiir., tab. 4o). Long de trois pouces, tout hérissé d'épines ; serres et trois pieds suivans chargés de tubercules épineux ; doigls des pinces ayant de petits faisceaux ; il se

LIT

trouve dans les mers du l'Europe.

* LITHODÉMON, min.

Jayet.

nord de

de (P.)

Syn.

* LiTIlODENDRON. polyp. Genre établi par Schweigger. Caractères :

polypier calcaire , rameux , portant des cellules lamelleuses ; rameaux écartés, cylindriques; cellules cyathiformes. Il compiend les Oculines et les Caryophylles à tige rameuse de Lainarck. (e. d..l.)

LITHODENDRUM.polyp. C'està--dire Arbi e-Pieri e. D'anciens oryctographes nommaient ainsi des Polypiers coralloïdes ou cornés.

LITHODOME. Liihodomus. conçu.

Cuvier(Règn. Anim. T. 11 )a proposé un sous-genre sous ce nom pour des Coquilles du genre Modiole qui ont la propriété, comme beaucoup d'autres Mollusques acéphales , de percer la pierre ou les Polypiers pierreux. On a pi étendu que ces Modioles se creusaient des loges aussi bien dans le Granité ou les Roches non calcaires que dans les Pierres calcaires. Ce fait n'est pas encore bien certain ; quoi qu'il en soit, ce sous-genre ne saurait être conservé, puisque l'auatomie des Animaux ne diflère en rien de celle des autres Modioles et que la coquille elle-même ne présente pas de différences suffisantes pour légitimer cette coupe. V. Modioi.e et Li-

TIIOPHAGES. (D..H.)

LITHOFTJNGTJS. polyp. On trouve ce nom dans les anciens oryclographes pour désigner des Polypiers fossiles qui présentent quelques rapports de forme avec des Champignons. (B0

LITHOGÉNÉSIE ou FORMA- TION DES PIERRES. Partie de la Lithologie qui a pour objet la recherche des causes qui ont donné naissance aux substances pierreuses et des lois qui président à leur formalion. (G. DEL.)

LITHOGLOSSE. Lithoglossum.

LIT

ifois. Wss. L'un des synonymes de I Glossopèlres. A', ce mot. (b.)

LITHOGLYPHITES. min. Nom ; générique donné par VVallcrius à des Pierres qui présentent la forme de i différens objets connus. En ce sens , il est synonyme de Pierre figurée. On l'a regardé aussi comme l'équivalent du Bildstein des Allemands ou du Talc graphique d'Haiiy. (g. del.)

LITHOLOGIE. Partie de la Minéralogie qui s'occupe plus spécialement des Pierres. Ce dernier mot n'yant plus une acception bien déterminée, le nom de Lithologie a été presque entièrement abandonné.

(g. dix.)

LITHOMARGE, min. V. Abgile.

LITHOMORPHYTES. min. Même choseque Lilhoglyphites. V. ce mot.

* LITHONTHLASPI. bot. phan.

( Columna. )' Syn. de Thlaspi saxatile, L. (b.)

LIT H O iN T R IRI O N. bot. phan.

(Daléchamp. ) Syn. d'Herniaire glabre, (u.)

' LITHOPHAGE. Lithophagus.

INS. Genre île l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères , famille des Xylophages , tribu des Trogossitaii es, établi par Latreille (Fam. iNalur. du Règn. Anim.), et dont il ne donne pas les caractères. Ilavoisine les Mycétophiiges et les Agathidies.

Le nom de Lithophage ou Mangeur de pierres a été donné par Desbois ( Dict. des Animaux ) à un petit Ver qui se trouve dans l'ardoise ; Desbois dit que ce Ver s'en nourrit , qu'il a qtialre mâchoires qui lui servent de dents , et qu'il subit des métamorphoses dans une petite enveloppe qu'il se fabrique dans la pierre dont il suce le suc. Personne , à notre connaissance, n'a encore retrouvé cet Animal remarquable, et nous craignons bien qu'on ne doive le langer parmi les Animaux créés par l'imagination. Latreille (Nouv. Dict.

d'Hist. JNat..) demande si ce serait la chenille d'une espèce de Tinétte. (g.)

LIT 46 i

LITHOPHAGES. conch. Les Mollusques Lithophagcs ne se rencontrent que parmi les Acéphales ou Conchiferes. On a réuni sous celte dénomination tous ceux qui ont la singulière propriété de ronger les pierres calcaires , pour se loger et se mettre à l'abri des chocs extérieurs.

Presque toutes les familles des Conchilères ont des genres qui préfèrent soit le bois, soit la pierre. Nous en parlons à mesuie que l'occasion se présente ; nous ne les considérons pas non plus ici comme une famille particulière , mais comme offrant une propriété qui leur est commune. On a eu des opinions fort différentes sur la manière dont ces Animaux peuvent percer les pierres ; quelques personnes pensent qu^ l'Animal choisit les pierres dans l'état de mollesse, parce qu'elles ont vu des Pholades dans quelques dépôts va3eux blancs, peu consistans , qu'elles auront regardés comme une pierre commençante; mais cetteopinion ne peut supporter le moindre examen approfondi ; car s'il faut une pierre tendre à l'Animal , lorsqu'il s'y introduit , il faut qu'elle res.le dans le même état pendant toute la durée de la vie; si elle vient à durcir il ne trouve plus les conditions convenables pour vivre, il doit nécessairement périr ; il serait impossible alors de trouver vivant un Lithophage quelconque dans une pierre .dure, ce qui est loin d'être vrai. On a supposé que l'Animal , par des mouvemeus multipliés el les frottetemens nombreux des aspérités de sa.

coquille contre les parois de son étroite prison, était dans le cas d'augmenter lentement la cavité qui le contient, mais ce moyen tout mécanique trouve des objections puissautes: i° les Pcrforans se trouvent souvent dans des pierres d'une dureté et d'une densité quelquefois plus grande que la coquille elle-même, qui est d'ailleurs souvent fort mince; 3° les aspérités quelconques de la coquille ne sauraient servir à augmenter la cavité qui la contient, puisque l'on devrait les trouver

46a LIT

émoussées ou usées par les froitcinens , et il n'en est pas ainsi ; que toutes s'y trouvent clans une trèsbclle con-ei vallon , même dans les lames ou les aspérités les plus délicates, qui quelquefois les couvrent.

Un grand nombre de Coquilles perforantes soni entièrement lisses, et sont dans l'impossibilité de se retourner dans la cavité qui les contient par une crête pierreuse qui s'enfonce dans la rainure que laissent les crochets des deux valves. Fleuriau de Bellevue qui a fait un grand nombre de recherches sur ces Animaux, a observé que les Pholades étaient constamment enveloppées d'une liqueur épaisse , noire , qui sans doute était une liqueur corrosive. Ayant observé aussi que ces Animaux étaient phospliorescens , il pensa que ce pouvait bien être à l'Acide phosphoreux qu'était due la propriété de corroder les pierres, qui est particulière aux Lilhophages.

Supposer aux Peiforans une liqueur corrosive, il faut également en supposer la sécrétion et son organe sécréteur; je dis supposer parce qu'on a cherché inutilement l'organe sécréteur. Fleuriau a pensé que ce devait être le pied qui en devait fournir le plus; mais si l'on fait attention que les Saxicaves , par exemple, et les Modioles on cet organe entièrement l'û'âirnfeiftairet , que Jes Animaux de ce premier genre ont le manteau à peine ouvert à l'endroit du pied ,on se demandera, pour ceuxlà au moins , où pourrait être placé l'organe sécréteur. Si l'orgaue qui produit la liqueur corrosive des Lithophages n'est pas connu, il ne s'ensuit pas qu'il n'existe pas , et cette seule objection raisonnable contre l'opinion de Fleuriau de Bellevue , ne me semble pas suffisante pour la détruire. 11 est à présumer que la liqueur sécrétée est acide , car les Lithophages vivent toujours dans les pierres calcaires. On n a point encore une observation constatée qu'ils puissent vivre dans des pierres d'une nature différente, et ce fait confirme

LIT

beaucoup l'opinion du savant observateur que .nous venons de citer.

Nous n'admettrons donc pas l'opinion de Blainville, qui pense que la macération de la piene par le mucus de l'Animal, est dans le cas de la dissoudre lentement; il donne à l'appui de son opinion les Patelles qui se creusent sur les rochers une place qu'elles adoptent; mais il faul dire que c'est sur une pierre calcaire tendre que cela se remarque; il faudrait que le même phénomène" se répétât sur les calcaires les plus durs , et l'observation manque. Il serait difficile de concevoir au reste, même à un chimiste, comment un morceau de piene calcaire exposé à une longue macération dans un mucus de Mollusque qui ne contiendrait aucun principe dissolvant, pourrait cependant se ramollir, ou se dissoudre , ou se désagréger. On voit par ces doutes nombreux que la question qui nous occupe est loin encore d'être résolue ; il manque une foule de conditions avant d'arriver à une solution complète : ce serait d'examiner les mucosités des Lithophages , par les moyens chimiques, de chercher sut un grand nombre et dans tous les genres les organes de sécrétion qui sont probablement placés dans les bords du manteau, s'assurer que ers Animaux ne peuvent vivre que dans les pierres calcaires, elc. C'est ainsi que l'on pourrait prétendre résoudre une question intéressante ci importante tout à la fois. (d..h.)

* LITHOPHILTS. Lilhophilus. iNs.

Genre de Coléoptères de la Famille de-: Ta\icornes, tribu des Diapériàlçs.

établi par Megeile , et dont nous ne connaissons pas les caractères. La.

seule espèce de ce genre est le Triluma coronata de Fabricius. (g.)

LITHOPHILE. Lithophila. bot.

puan. Genre delà famille des Amaranthacées, et de la • Monadelphic Diandrie , L., établi parSwarlz {F/or.

Jnd. -Occid. , 1 , p. 48 ) et qui , trèsrapproché du Gomphrc/ia , s'en distingue par les caractères suivans : ses

LIT

fleurs forment des épis terminaux' , ovoïdes ou allongés, composés d'un très-grand nombre de fleurs imbriquées etsessilcs; chaque fleur est accompagnée de trois bractées sqnamniacées, minces, membraneuses et scaiieuscs , enveloppant la fleur en totalité. Le calice est mince et membraneux , comprimé , à cinq divisions un peu inégales, glabres ou couvertes de poils lanugineux- Les élamines, au nombre de deux, partant d'une sorte de tube membraneux qui. embrasse la base de l'ovaire et se termine par les deux filets staminaux qui sont opposés. Les anthères sont oblongues , dressées, jaunes, à une seule loge L'ovaire est arrondi cl presque lenticulaii e , surmonté d'un style très-court que terminent deux stigmates subulés et divergens. Le fruit est un akène membraneux et un peu vésiculeux. Swartz,n'a décrit qu'une seule espèce de ce genre , Lilhophila muscoidës , lue. cit. Cette petite Plante forme des touffes d'un à deux pouces d'élévation sur lesRocbcs maritimes de toutes les Antilles. Swartz Dé l'avait trouvéequedansla petite île déserte de Navazra. Nousen possédons des échantillons recueillis par le professeur Richard, à Sainte-Croix , à An ligue , Spauislitown , Sainl-Eusiache , etc. Les feuilles radicales sont linéaires , étroites, entières , un peu obtuses , glabres, excepté vers leur base où elles sont chargées de longs pods soyeux. Les tiges, qui sont le plus souvent étalées , sont longues d'un à deux pouces ; elles poitent des feuilles opposées, plus courtes que les radicales. Les fleurs entourées de bractées scarieuses et blanches forment un petit épi ovoïde allongé, (a. n.)

* L1THOPUILLES. Lithophillœ.

ABACHN. fr. DnASSE.

LITHOPHOSPHORE, min. Ou Pierre phosphorescente. Synonyme de la Baryte sulfatée radiée de Bologne, (g. del.)

LITIIOPHYLLES. bot. foss. Dans quelques oryetographes , ce mot dé-

LIT 46 5

signe les empreintes de feuilles dans les couches calcaires. (b.)

LITHOPHYTE et LITHOXYLE.

polyp. D'anciens auteurs désignent communément par ces .mots les Polypiers dendroïdes pierreux. (e.d..e.)

LITHOPHYTES. foeyp. C'est-àdire Plante- Pierre. Cuvier (Uègn.

Auim. T. iv, p. 80) adopta ce nom empiunlé des anciens naturalistes pour désigner un groupe de Polypiers dont l'axe intérieur est de substance pierreuse et fixé. Il comprend les ïsis , les Madrépores et les Millépores. K. ces mots. (e.d..l.)

LITHOPORE, folyp. r. Mil-

LÉPOBE.

LITHOSIE. Lithosia. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes, tribu des Tinéiles , établi par Fabricius , et ayant pour caractères: antennes et yeux écartés, les premières simples dans la plupart ; spiritrompe très -distincte et allongée ; palpes inférieurs plus courts

3 ué la tête , cylindriques , recourbés, e trois articles dont le dernier plus court que les précédens ; palpes supérieurs cachés; ailes couchées horizontalement sur le corps ou en toit arrondi. Chenilles vivant à nu, à seize pates. Les Lithosies se distinguent des Ecailles et des Callimorpb.es dont Latreille avait fait des sections de son genre Lithosie dans la première étlition du Dictionnaired'Histoire Naturelle de Déterville , parla manière dont, ces deux génies portent leurs ailes , par les palpes et par les chenilles qui sont toujours renfermées dans des tuyaux. Les Yponomeutcs s'en rapprochent beaucoup , mais elles en différent par les palpes inférieurs qui sont plus longs que la tète. Ochsenheimcr rauge avec ses Eyprepia , qui comprennent plusieurs espèces d'Arcties et les Callimorphes de Latreille , quelques-unes des Lithosies de ce dernier. Olivier (Encycl. Méth.) ne distingue pas les Lithosies des Bombyx. Ce genre, tel qu'il est restreint aujourd'hui, répond presque entièrement à celui de

464 LIT

Lithosie deFabrieius, ainsi qu'aux Sélines [Setinà] de Schrank. Les Lithosies sont des Nocturnes ornées de couleurs assez variées et très-agréables ; leur forme est étroite et allongée. Elles se'tiennent tranquilles pendant le jour sur le tronc des Arbres ou sur la tige des Plantes. Leurs chenilles ont de grands rapports avec celles des Arcties et des Callimorphes; elles sont allongées, cylindriques, velues et rayées ou tachetées de rouge ou d'autres couleurs. Elles se nourrissent de Lichens et de Plantes phanérogames. Lalreille divise ce genre ainsi qu'il suit :

f mintermes des mâles pectinées.

Lithosie-Ciiouette , L. grammica, Fabr., Latr. ; la Phalène-Chouelte, Geoft'r.; l'Ecaillé - Chouelte , Engram. (Pap. d'Eur.,pl. i56, fig. 20a).

Ailes jaunes, les supérieures rayées de noir ; les inférieures avec une bande noire sur le bord postérieur.

ff Antennes simples dans les deux sexes, tout au plus ciliées dans les mâles.

Lithosie gentille , L. pulchella , Fabr., Latr.; Bombyx pulchelta , Oliv. ; la Gentille, Engram. {Ibid. , pl. 221 , fig. 009). Ailes blanches , les supérieures ponctuées de noir et de rouge sanguin, les inférieures ayant une bande noire le long du bord in- ' férié ur. Sa chenille vit sur l'Héliotrope d'Europe. Du midi de la France ; extrêmement rare à Paris. (g.)

LITHOSMUNDA. bot. ross. On a quelquefois désigné sous ce nom les empreintes de Fougères deshouillières. (B.)

LITHOSPERMUM. bot. phan. V.

Ghemil.

LI T H O ï H L AS PI. bot.' phan.

Pour Lithonthlaspi. V. ce mot.

LiTHOXILE.poi.yp. et bot. foss.

Page 1